La petite blonde, au corps délicieusement sensuel, offrit à Blaise un sourire tel qu'il aurait pu dresser sur-le-champ un bilan dentaire de la jeune femme et l'envoyer au Dentistomage. Elle sortit de la chambre du jeune homme, tendant les bras comme une enfant qui désire être portée, et il se racla la gorge, ses yeux sombres œillant l'horloge qui indiquait minuit.
Se tournant à nouveau vers sa dernière conquête- dont il ne se souvenait pas du nom, d'ailleurs. Cassandra ? Cassiopeia ? Casser La Voix ? Bref- il lui lança un sourire faussement joyeux et dit,
-Bon allez, machine. Quand faut y aller, faut y aller, n'est-ce pas ? À plus.
-D'accord, répondit-elle d'une voix innocente. À demain, alors ?
-Euh...non. Demain je dois aller...euh...visiter ma grand-mère. Oui, c'est ça.
-Oh ? Mais je peux peut-être t'accompagner ?
Réprimant une grimace horrifiée- pourquoi devait-il toujours tomber sur des filles aussi collantes?- Blaise secoua la tête, faussement navré.
-Impossible. Vois-tu, je...ahem. Grand-mère vit loin, oui, très loin. Elle habite dans une bergerie au fond de l'Alaska...
-Mais je peux t'accompagner tout de même ? Tu te sentiras moins seul, pendant le voyage.
-Non, non, refusa Blaise légèrement paniqué à présent. Comprends-tu, grand-mère...elle n'aime pas trop voir de nouvelles têtes. En fait, elle souffre d'une maladie rare. Lorsqu'elle voit quelqu'un qu'elle ne connaît pas, elle se jette dessus pour leur arracher les bras avec le dentier. Terrible, vraiment. Ensuite, elle prend son déambulateur et elle leur enfonce la tête dans les murs avec. Et puis sa canne...ah, ce qu'elle fait avec sa canne...horrible, horrible. Je ne peux pas te risquer. Elle pourrait te tuer. Elle a déjà vingt ou trente meurtres de la sorte à son compteur, et cela concerne uniquement la dernière année. C'est pour cela qu'on l'a envoyée en Alaska. Elle tue des ours polaires à mains nues pour aider les tribus de phoques, ça lui fait du bien...
Une voix froide coupa le monologue dramatique de Blaise, alors que la petite blonde le regardait bouche bée, horrifiée.
-Cela ira. Toi, l'idiote, tu sors.
Jamais Blaise n'avait été aussi content de voir le visage belliqueux de Pansy Parkinson entrer dans son salon, magnifique dans une petite robe rose pâle greffée Chanel et perchée sur de hauts talons, sa chevelure retombant en mèches lisses parfaites le long de son dos. La blonde la dévisagea, puis fondit en larmes, avant de lever un bras accusateur vers Blaise.
-Tu me trompes, affirma-t-elle d'une voix aiguë. Quand je pense que j'aurais été au bout du monde pour toi, malgré notre rencontre récente ! J'aurais même été prête à aller voir ta grand-mère tout de même ! Salaud !
Sur ce, la demoiselle éplorée s'élança en direction de la sortie, en pleurs, les laissant seuls.
Pansy la regarda sortir, satisfaite, puis tourna sur un talon vers Blaise. La belle brune hocha la tête, puis déclara tristement,
-Tu es tombé bien bas, Zabini. Tu vois le sol ? Plus bas. Tu vois les Enfers ? Plus bas encore. Tu vois le centre de la Terre ? Tu as accompli l'exploit d'aller encore plus bas. Je vais t'appeler Bas Zabini.
-Ta gueule, répondit Blaise en reconnaissant quelque part qu'elle avait effectivement raison, et allons-y. Nous avons un plan à mettre à exécution.
Pansy hocha la tête et ils transplanèrent en deux cracs sonores bien distincts.
…
Les yeux de Hermione s'écarquillèrent alors qu'elle regardait la façade du bâtiment. Un frisson d'excitation la parcourut et Ginny, à ses côtés, cacha un rictus d'autosatisfaction. Devant elles, au beau milieu de la campagne écossaise, se trouvait, soigneusement cachée aux moldus, une immense discothèque sorcière, la plus grande et la plus élégante du Royaume-Uni, le fameux Aurum Iuventus. Pourtant, rien n'indiquait la grandeur des lieux : une grosse bâtisse sombre, comme un boîtier noir perdu dans les landes rugueuses.
-Je ne suis jamais venue ici, déclara Hermione lentement. D'autres m'en ont parlé, mais je n'y ai jamais posé les pieds.
-Cela m'étonne, répondit la rousse en fronçant les sourcils. C'est le lieu pour être vu. Le saint des saints. Le Dumbledore des boîtes de nuit. Le Merlin de la jeunesse dorée. Le...
Ginny partit dans de grandes métaphores et Hermione tenta de lisser sa robe. Les mains de son amie ôtèrent immédiatement les siennes :
-Tu es ravissante, assura Ginny avec une grimace de colère. Cesse de te toucher.
Ginny, splendidement moulée dans une robe bleu roi, chaussée de talons dorés, tira Hermione par le bras jusqu'à l'entrée, où les quatre vigiles les saluèrent respectueusement, l'un d'eux assurant, grâce à sa baguette, qu'elles ne portaient pas de produits stupéfiants sur elle. Puis, le portier...un portier, sérieusement ? leur ouvrit, et elles entrèrent.
…
Drago scanna la salle du regard avec un ennui consommé. Il porta à nouveau son Whisky Pur Feu sec à ses lèvres, draina le verre, et tendit l'objet en cristal vers la bouteille, qui se pencha pour le remplir à nouveau. Sirotant sa quatrième consommation de la demie-heure, Drago reprit, avec un soupir, son attentive observation des lieux. Ils avaient exigé le carré VIP pour leur utilisation exclusive ce soir, et Drago, tel un roi surveillant la populace, traînait son regard sur la piste en-dessous.
L'Aurum Iuventus était célèbre pour la qualité de ses cocktails, pour sa musique prédisant la vogue, et pour le silence étudié des patrons sur leur comportement parfois limite. Par exemple, Blaise était actuellement occupé à pencher une jeune rousse caquetante et ivre sur ses genoux. La poitrine de la jeune femme était à l'air, et le métis ricanait en coulant quelques gouttes de champagne entre ses seins ronds pour ensuite les lécher avec délices. Pansy, assise non loin de Drago, tournoyait sa baguette entre ses doigts glacés, regard fixé devant elle et bouteille de rhum à ses côtés descendant à toute vitesse. Ne serait-ce que pour la santé mentale de Pansy, Drago espérait que les autres allaient se presser. Sinon, la rousse entre les bras de Blaise allait se retrouver épinglée contre un mur par un talon aiguille, et le métis lui-même allait passer par-dessus le balcon du carré.
Soudain, Pansy se redressa, posant son verre, et sourit. Blaise, qui devait avoir toute son attention sur son ex-petite amie plutôt que sur l'idiote saoule devant lui, le remarqua, et poussa la rousse loin de lui, lui ordonnant à voix basse de les laisser tranquille. Pour la deuxième fois en une heure, une femme le quittait outragée, et il soupira.
Pansy sortit du carré, dévalant les marches, et disparut dans la foule.
…
Les yeux de Hermione se plissèrent dangereusement alors qu'elle et Ginny n'avaient pas fait trois pas à l'intérieur. Son soupçon se confirma en voyant Pansy Parkinson bondir vers elles.
-Ginny, grogna-t-elle. Ne t'avais-je pas expressément demandé que nous sortions ce soir, seulement nous deux, sans personne d'autre ?
Ginny lui jeta un grand regard innocent, et sembla soudain voir la brune venant en leur direction.
-Pansy ! s'exclama-t-elle avec joie. Tu es là, je te cherchais !
-Attends une seconde...
La phrase de Hermione et son doigt prophétique levé furent noyés dans la masse tandis que Pansy et Ginny se serraient dans leurs bras et échangeaient quelques mots ravis. Hermione parvint douloureusement à s'extirper des bras d'un homme évidemment ivre qui, la méprenant pour quelqu'un d'autre, venait de l'embarquer sur la piste en chantant à tue-tête, malgré la musique techno :
-Hey, macarena !
Elle revint vers ses amies et fixa Ginny d'un regard réprobateur, et la rousse déglutit.
-Ça alors, s'exclama-t-elle d'une voix monocorde et faussement innocente. Ça alors, Pansy Parkinson ! Mais que fais-tu là ?
La belle héritière sourit malicieusement, et cria par-dessus le bruit ambiant :
-Oh, quel hasard ! Bon, autant dire que nous n'avons plus d'autre choix que de passer la soirée ensemble...
Hermione allait répliquer, mais déjà, Pansy lui saisissait le poignet et la tirait vers le carré VIP. Ce serait mentir de dire que Hermione n'appréciait pas la discrète et élégante beauté des lieux, pavé de noir et blanc, et l'allure des canapés de cuir. Ah, et le fait aussi qu'une bulle réglable permettait de taire tout bruit provenant de la salle, aussi. Pansy s'affala sur un fauteuil avec une grâce innée, aussitôt imitée par Ginny, et Hermione eut à peine le temps de paniquer en voyant une masse de cheveux blond pâle avant que tout d'un coup, du blanc obstrua sa vision.
Elle cligna des yeux.
Qu'est-ce que...
Un soupçon la prenait soudain, Hermione leva une main timide et rencontra une surface. Elle continua à pousser vers le haut, et peu à peu, le blanc disparut tandis que la bouche de Blaise Zabini se fermait et que ses dents éclatantes disparaissaient. Ayant recouvré sa vue, la jeune femme lâcha un soupir de satisfaction.
-J'imagine, dit-elle au jeune homme, que Ginny a préparé ceci ?
-Avec de l'aide, reconnut Blaise en haussant les épaules. C'est sans gravité, Granger.
-Sans gravité ? Tu crois ?
Notant soudain que Drago, Pansy et Ginny se taisaient pour écouter la conversation, Hermione fit un pas de côté, mains sur les hanches, et les foudroya du regard. Elle tremblait de fureur, ce qui était rare, et le sourire aimable de Blaise se fana peu à peu.
-J'en ai plus qu'assez, déclara-t-elle d'une voix sévère, que tout le monde module et modifie ma vie comme bon leur semble. J'en ai plus que marre que l'on ne me consulte pas avant de m'imposer des choses. J'en ai assez, hurla-t-elle.
Pansy en lâcha son verre, abasourdie, mais le cristal se brisant n'arrêta pas la jeune femme dans sa lancée.
-On veut s'acquérir mes services au travail ? On falsifie mon courrier pour faire croire que je donne ma démission, s'époumona-t-elle en pointant un doigt tremblant sur Blaise. On veut jouer aux grands amis des Serpentards ? On me traîne ici en me mentant, beugla-t-elle en désignant Ginny. Et toi Parkinson, tu gagnes quoi dans tout cela, hein ? De me ridiculiser ? De se dire que vous pouvez manipuler ma vie comme bon vous semble ? Et toi, siffla-t-elle en direction de Drago. Je ne taris pas de pensées négatives à ton sujet. Tu es sexiste, raciste, horrible, une putain au masculin, avec un taré de père et une adolescente de mère, et je ne sais même pas comment ta société fonctionne étant donné ton manque d'intérêt ! Tu es pourri jusqu'à la moelle, Malefoy. Je te hais.
Hermione s'arrêta pour respirer. Il y avait un silence de mort dans le carré. Ginny semblait au bord des larmes, figée, Blaise était bouche bée, une certaine tristesse imprégnant ses traits, et Pansy était raide d'indignation. Et Drago...oh, Drago. Il semblait trembler de fureur, et Hermione reconnut qu'elle avait été trop loin, mais elle était à bout. Elle les haïssait tous en ce moment. Elle tourna sur ses talons, et au moment où elle s'apprêtait à descendre les escaliers pour sortir, une voix résonna derrière elle.
-Petite bite.
Sourcils haussés, Hermione s'arrêta et regarda derrière elle, tandis que tous les regards divergeaient vers Blaise qui leva les yeux au plafond, confus.
-Nan, attends, c'était pas ça que je voulais dire, marmonna-t-il avec confusion. Ce que je voulais dire, c'est...
-Mais on a saisi l'idée générale, interrompit une voix glaciale derrière lui.
Drago Malefoy se leva, posant brusquement son verre sur la table à ses côtés. Il irradiait de fureur, et elle comprit lorsque Ginny et Pansy se recroquevillèrent imperceptiblement dans le canapé et que Blaise fit un pas en arrière.
-Très bien, Granger, déclara froidement Drago en mettant ses mains dans ses poches.
Elle nota qu'il était splendide ce soir, vêtu d'un jean moldu et d'un polo noir, et son cœur rata un battement. Ce n'était pas donné à tout le monde d'être aussi beau, et aussi glacial.
-Puisque tu veux bien balancer ton avis sur nous, permets que nous en fassions de même pour toi, dit-il.
Hermione se tourna lentement vers lui, et il en profita pour la détailler. Belle. Il n'y avait pas d'autre mot. Elle était ceinte d'une robe blanche, avec des sandales à talons. Très détendu et très joli. Néanmoins, sa fureur lui rappela qu'il ne devait pas céder au beau regard de Granger.
-Tu es coincée, commença-t-il de sa voix la plus froide.
-Mec, tenta d'interrompre faiblement Blaise.
-Laisse-le, Zabini, cracha Hermione sans quitter les yeux de Drago du regard. Qu'il dise tout. Vas-y, Malefoy. Traite-moi de Sang-de-Bourbe, de...
-Tu n'as rien compris, cracha-t-il alors. Tu es coincée, donc, tu manques totalement d'humour. Tu te crois mieux que tout le monde et tu parles de préjudice ? Mais c'est toi qui n'arrives pas à lâcher des impressions vieilles de plusieurs années. Tu es aussi intéressante qu'une plante verte qu'on mettrait là pour décorer, sans plus. Tu es méprisante et hautaine.
-Tu ne me connais pas, Malefoy, répliqua-t-elle.
Il put néanmoins voir les larmes s'amasser dans les yeux de la jeune fille. Elle avait mal ? Très bien. De quel droit critiquait-elle ses parents, ses amis ?
-Et il n'y a aucun intérêt à te connaître, assura-t-il avec un bruit dédaigneux. Cela ne m'apporterait rien de plus.
Il se détourna d'elle, et elle serra les poings et la mâchoire avant de lancer malgré elle,
-On parie ?
Il s'arrêta, la regardant par-dessus son épaule.
-Que veux-tu parier, Granger ?
-Si à la fin de la nuit, tu n'as pas changé d'avis sur le fait que je manque d'intérêt, déclara-t-elle, tu pourras me demander tout ce que tu veux.
-Tout ?
Elle n'aimait pas du tout l'étincelle de son regard, mais hocha la tête tout de même.
-Tout.
Il se rassit sur son canapé, indiquant celui en face de lui, et aboya,
-Assis.
Hermione hésita, puis obéit. Les autres vinrent s'asseoir près d'eux, et Drago produisit la bouteille de Whisky et les verres. La bouteille les remplit pendant qu'il expliquait.
-Nous allons jouer à un petit jeu, Granger. J'ai déjà. Chacun de nous assure qu'il ou elle a déjà fait ceci ou cela, et tous ceux qui en ont fait autant doivent boire. Vu ?
-Vu.
-Je commence, s'époumona Blaise.
Ils se tournèrent vers lui, attendant la suite.
-J'ai déjà fait l'amour avec deux filles à la fois, avant de rentrer tellement ivre à la maison que ma mère m'a trouvé occupé à rouler des pelles au porte-manteau, suite à quoi elle m'a pourchassé à travers tout le domaine en hurlant de rage, alors j'ai sauté dans la piscine pour lui échapper, et c'est là où j'ai réalisé que j'avais oublié mes vêtements chez mes conquêtes et que je me promenais cul nu, et ma mère m'a sorti de la piscine par l'oreille, donc je suis monté dans ma chambre m'habiller, mais je me suis trompé de chambre et j'ai enfilé un slip à mon grand-père, et puis comme le chat n'aime pas l'odeur de grand-père, il m'a pissé sur la jambe, et...
Il s'arrêta alors que tout le monde le regardait. Toussotant légèrement, il but une gorgée avant de leur lancer un regard innocent :
-Ne me dites pas qu'il n'y a qu'à moi que c'est arrivé ?
-Bref, l'interrompit Ginny. J'ai déjà été abandonné devant l'autel.
A sa grande surprise, Hermione vit Pansy boire aussi. Gardant soigneusement les questions pour plus tard, elle regarda Drago qui lui lança un rictus froid. Néanmoins, les paroles qu'il prononça ensuite lui provoquèrent un frisson dévastateur et délicieux dans tout le corps sans qu'elle comprenne tout à fait pourquoi. C'était Malefoy, après tout, et elle le détestait.
-J'ai déjà fantasmé sur une Gryffondor, déclara-t-il sans la quitter du regard.
-Ah, les sœurs Patil, soupira rêveusement Blaise en finissant son verre.
-J'ai déjà souhaité une vengeance sanglante et pénible contre mon ex, enchaîna Pansy et chacun d'eux sans exception but goulûment.
Hermione remarqua la tension montante entre Pansy et Blaise et se lécha nerveusement les lèvres.
-J'ai déjà commis un acte brutalement violent contre un ennemi, prévint-elle en fixant Drago qui lui décocha un petit rictus provocateur.
-Granger, tu m'excites, s'exclama Blaise tandis que tous buvaient. Rien de tel qu'un peu de violence pour...ow ! Weasley !
Ginny roula des yeux tandis que le tour reprenait.
…
-J'ai déjà fait un lap dance en petite tenue devant les pensionnaires femelles d'une maison de retraite, hurla Blaise en portant la bouteille à ses lèvres, son verre, trop petit, oublié depuis longtemps.
Il se renversa sur le canapé, tomba derrière, et roula jusqu'à la balustrade. Pansy éclata de rire tandis que Ginny essuyait ses larmes de joie. Drago ricana en les regardant faire, ses yeux jamais trop loin de Granger cependant.
Hermione avait la tête qui tournait. Les couleurs et les sons se mêlaient en une orgie des sens, et sa soif semblait inextinguible. La bonne humeur faisait pétiller son âme et son cœur.
Pansy et Ginny se levèrent tandis que Ginny s'écriait qu'elle avait déjà dansé la valse sur un air de samba, et les deux amies entreprirent de danser à travers le carré, tandis que Hermione se levait brutalement, ressentant à son tour le besoin de bouger. Ils étaient tous bourrés, mais elle l'était plus que les autres, manque d'habitude oblige. Sentant un vertige, elle manqua défaillir, mais elle sentit deux mains attraper ses bras pour la stabiliser. Drago lui décocha un rictus qu'elle ne put que trouver sexy, et se leva à son tour, la tenant toujours. Sans rien lui dire, il l'attira à lui, et elle posa sa tête contre son épaule, totalement désinhibée. Ensemble, ils bougèrent, peut-être pas au rythme de la musique, puis avec un temps de retard, Drago demanda,
-On danse, Granger ?
-Je croyais qu'on dansait déjà, hoqueta-t-elle. Où est Blaise ? Blaaaise...
Elle le chercha du regard et vit qu'il était parvenu à se relever, effectuant le moonwalk sans but tandis que les filles dansaient le Madison. Elle ricana et enfonça sa tête dans la poitrine de Drago.
-Malefoy, ça tooouuurne, marmonna-t-elle.
Hilare, il répondit,
-Tu es bourrée, Granger. C'est normal.
-Vraiment ?
-Oui, vraiment.
Elle éclata de rire et répondit,
-C'est sympaaaaa...
-Demain, tu ne diras pas cela, prévint-il.
-De quoooiii ?
-Tu es consciente que tu danses avec Drago Malefoy, au moins, Granger ?
-Ouiii...et alors ?
-Alors, cela ne te dérange pas ?
-Nan, décida-t-elle après un temps de pseudo-réflexion. Naaan. T'es plutôt beau gosse. Et t'es pas stupide. Même si j't'aime paaaas.
Roulant des yeux, Drago tomba en arrière dans le canapé, et naturellement, elle suivit le mouvement, puisqu'il ne l'avait pas lâchée. Elle atterrit sur ses genoux, l'air profondément surprise. Mais avant que Drago ait pu tenter quoi que ce soit- et c'était peut-être mieux ainsi, étant donné leur état- Blaise les interrompit en tombant à genoux à leurs côtés. Il saisit les bretelles de Hermione et la secoua doucement, l'air paniqué.
-Herm's, il n'y a plus rien à boooiiire !
-Mais c'est une catastrooooophe !
L'instant d'après, ils pleuraient fraternellement dans les bras l'un de l'autre. Drago leva la tête alors que Ginny, la moins atteinte d'eux tous, approchait.
-Il est cinq heures du matin, déclara-t-elle. Nous devrions y aller.
-After chez moi ! hurla Pansy quelque part derrière.
Hermione bondit sur ses pieds, surexcitée.
-Ouais !
-Non, interrompit Blaise. Parce que moi, eh ben, moi, je vais chez Pansy et on va faire l'amour !
Il fit trois grands pas en avant et saisit le bras de Pansy, prêt à transplaner, avant de lancer en leur direction,
-Bonne nuit !
Pansy éclata de rire, et ils disparurent. Ginny saisit Hermione à son tour et demanda,
-Tu arriveras à rentrer, Malefoy ?
Il hocha la tête, mais avant de les laisser partir, saisit doucement le bras de Hermione et l'attira à lui, lui murmurant dans l'oreille,
-Pari gagné, Granger.
Et, parce qu'il ne put s'en empêcher, il déposa un léger, très léger baiser à la commissure de ses lèvres. Elle le fixa avec des yeux ronds, foudroyée, jusqu'à ce que Ginny le salue avant de les faire transplaner à leur tour.
.
Et voilà! Je suis sur mon téléphone donc pas de grands discours. À bientôt!
PS: bonus à celui qui trouvera l'origine et la signification du nom de la boîte.
