Salut !

Voilà donc la chapitre qui fait suite au chap précédent dont la fin était une peu sadique, je l'avoue. Qu'allez vous dire pour la fin de celle-ci ?

Zeeve lelula : merci d'avoir lu tous mes chap ! Je sais pas comment tu as eu le courage ! C'est long mine rien ! En tout cas, j'espère que celui ci te plaira aussi !

Lisalune
: oulà... ! Tu as reviewer chaque chapitre... J'en reviens pas ! Et comment je vais répondre à tes questions ? J'en ai une qui m'a fait tilter et que je te remercie d'avoir soulevé ! L'âges des persos est bien évidemment pas le même (Majesté JK Rowling ne m'env euillez aps mais c'était purement pour les besoins de ma fic) Hermione a 16 ans. Et Harry, Ron et Drago ont 18 ans. J'ai fait cet écart parce qu'à cette époque une fille qui n'était pas mariée à 18 était presque une vieille fille et comme Clayburn voulait une jeune fille fraiche... (sale pervers va !) Et pour les garçons, c'est Drago qui m'a dit qu'il préférait avoir 18 ans, donc j'ai pas pu dire non... Il a des arguments trèèèèès comvaincant, vcous savez, mdr.

Ensuite, tu as été bien courageuse de reprendre certaines phrases de ma fic. Oui, elles sont assez LOL. Je me défoule en les écrivant, mdr. Et sadik moi ? J'avoue ce méfait ! Et enfin, il m'arrive de "glisser" sur le clavier et que je ne vois pas les fautes à la re lecture. Excusez moi.je vais essayer de faire plus attention à l'avenir !

Sinkha : Moi aussi j'espère que les jumeaux feront leur sacré tour dans les deux prochains volumes

Oceana-666 : que dire à part merci ? Merci beaucoup, tiens !

DarkDreamer
: oui, un peu obligé de finir là vu que j'avais pas d'idée pour la suite et que mon cerveau refusait de continuer à réfléchir. Mais dans ce chap je finit en beauté !

Rose Potter : Harry ne va surement dramatisé vu que ce chap lui est trèès favorable, pauvre Drago...

Lunder : vu que je suis de la génération "feu de l'amour" je sais comment frustrer les lecteurs, mdr

Bvv31389 : je vais t'avouer que j'ai eu du mal avec la scène de Voldemort. Je savais pas comment la faire et j'ai dû replonger dans les livres pour revenir dans l'ambiance de ce cher Voldy. Durant un moment, j'ai cru que j'étais devenu lui, mdr ! Ne me croyez pas ! Je rigole ! Et... j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer... Hermione est...

Sam malefoy : je répondrais à vos questions devant mon avocat... allez lire mon chap pour savoir la vérité, mdr

Estelle01 : T'as une boule de cristal pour avoir deviné ça ? Je me demande vraiment si vous ne lisez pas dans mes pensées... ca fait peur ça... mdr

Girl-of-Butterfly : T'es une sanguine toi. Te fâche pas ma puce, mdr. La suite est là. Bisous.

Lyn-chan : Viens dans mes bras ! Ca y est bientôt nous pourrons nous retrouver sur le net car mes exams seront du passé, mdr. Tu vas bien ? Sniff... ca fait trop longtemps... dans mes bras !

Laumie
: une autre sanguine mais qui est trèèèèèèèèès dangereuse. Si tu m'ébouillantes je pourrais plus taper la suite. Et si je tape pas la suite, tu vas le regretter car la fin de ce chap va donner des sueurs froides à certaines... alors calme et laisse moi travailler au pole nord là où il fait bien froid et où y a pas de sanguin, mdr

Dragonia : normalement on pourra se parler soit ce soir, soit dans la semaine vu que je serai beaucoup plus libre. Et Dray risque de faire une syncope à la lecture de ce chap... Je te laisse juger

Etincelles de vie : pour la "maladie" t'es pas la seule à avoir trouvé, mdr. Mais pour la suite, faudra ma dire ce que tu avais prévu était bien ce que j'ai taper...

Maintenant, je vais vous laisser !

Bonne lecture !

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Chapitre 9 : Quand Rita fait des siennes

A grand pas, Hermione se dirigea vers la maison des Weasley. Le besoin de fuir Ron et Harry - même si opter pour la Weasley n'était pas vraiment s'éloigner de Ron - était grand. Ces deux-là ne comprenaient rien, ne comprendraient sans doute jamais rien ! Comment le pourraient-ils puisqu'ils ignoraient tout de ce qu'elle avait enduré à Winsdor auprès de Clayburn et de Malefoy. Et leur avouer... Elle avait honte à l'idée de devoir leur dire ce qu'il s'était passé avec Malefoy, leur pire ennemi.

Que diraient-ils ? Que penseraient-ils d'elle surtout ? Et puis les rumeurs ? Elle faisait déjà l'objet d'une attention vigilante de Rita Skeeter qui avait su - on ne sait par quel miracle - qu'elle recevait des cours particuliers de la part des professeurs de Poudlard. Lorsque Rita avait su, en plus, qu'elle vivait chez Harry, la journaliste s'était acharnée sur elle. Alors si elle apprenait qu'elle avait été violentée par Malefoy, l'ennemi juré de Potter... Elle n'oserait plus sortir de peur que les gens ne la regarde d'un mauvais oeil.

Pourtant, il fallait qu'elle en parle à quelqu'un. Elle n'était pas obligée de tout dévoiler. De toute façon, tôt ou tard, son entourage apprendrait la nouvelle. Autant le faire maintenant et se libérer l'esprit d'un poids bien trop lourd à supporter seule.

Malheureusement, en arrivant chez les Weasley, Hermione ne vit personne. Et elle eut beau appeler, elle ne reçut aucune réponse des propriétaires. Etrange car Molly désertait rarement sa maison. Et puis soudain, elle se souvint que Ginny rentrait à Poudlard aujourd'hui même. Molly avait logiquement dû accompagner sa fille jusqu'à la gare.

Il ne lui restait plus qu'à attendre patiemment le retour de Molly... Ce qui était plus facile à dire qu'à faire. Vu la façon dont elle ruinait le tapis avec ses allers-retours dans le salon.

Calme-toi, Hermione, se dit-elle. Ce n'est pas de cette manière que tu réussiras à évacuer ta colère, ta frustration et... ta colère, mais...

"- Je n'y arrive pas !" s'écria-t-elle soudain.

"- Quel est donc votre problème, Hermione ?"

Vivement, Hermione tourna la tête vers l'entrée du salon et vit son autre cauchemar sur le pas de la porte. Elle ne tenait vraiment pas à parler à cette femme. Cette journaliste sans conscience qui insufflait ses mensonges dans tout le pays avec ses articles publiés dans La Gazette du sorcier.

"- Allez-vous en !"

"- Ecoutez Hermione, je voudrais vous poser quelques questions au sujet de vos liens avec Harry Potter, et..."

"- Vous êtes donc sourde d'oreilles ? Je vous ai dit de disparaître !"

"- Je comprends que votre dispute..."

Hermione resta coite. Ce qui eut pour effet de satisfaire Rita qui esquissa un sourire.

"- Pouvez-vous répéter ?"

"- Votre dispute avec Harry Potter et Ron Weasley."

"- Mais comment... Comment le savez-vous ?"

"- Ne changez pas les rôles. Je suis la seule à pouvoir poser des questions, très chère. Alors, dites-moi, les Weasley sont-ils devenus une seconde famille pour vous ?"

"- Laissez-moi en paix !"

"- De qui vous sentez-vous le plus proche ? Ronald Weasley ou Harry potter ?"

"- ALLEZ DEVERSER VOTRE VENIN AILLEURS QUE DANS MA MAISON !"

Rita Skeeter sursauta en entendant les hurlements derrière son dos, lui faisant lâcher la plume qu'elle tenait dans sa main, prête à servir. Quant à Hermione, elle soupira de soulagement en voyant Molly postée derrière Rita et qui semblait bien décidée à la virer sans préavis de sa maison.

"- Quelle plaisir de..." commença Rita en se retournant.

"- Ce plaisir n'est pas partagé, coupa Molly. Sortez avant que je n'utilise un sort contre vous."

"- Vos menaces ne..."

"- Furu..."

"- J'ai été ravie d'avoir pu discuter avec vous, l'interrompit Rita. Nous nous reverrons certainement un autre jour."

"- Oui, certainement, répliqua froidement Molly alors que Rita passait à ses côtés pour sortir.

Molly suivit Rita jusqu'à la porte d'entrée - pour s'assurer que la fouineuse ne tenterait pas à nouveau une intrusion dans sa maison - et la referma.

"- Cette femme est une vraie plaie ! dit-elle en poussant Hermione à s'asseoir. Ne parlons plus d'elle. Veux-tu que je te prépare... ?"

" - Molly, je ne suis pas venue pour ça ! J'ai besoin de vous parler sérieusement."

"- Et de quoi s'agit-il ?"

"- Et bien..."

Son courage s'effrita subitement devant le regard de Molly. Elle n'osait pas avouer à cette épouse et mère de famille qu'elle était devenue une femme de mauvaises moeurs sans le vouloir. Les mains moites, la bouche subitement sèche, Hermione perdait contenance alors que les battements de son coeur s'accéléraient au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient.

"- Oh, ce n'est rien... Je voulais m'excuser pour l'intrusion de Rita dans votre maison, à cause de moi", balbutia-t-elle.

"- Pas de cela avec moi, dit Molly sur un ton sévère. J'ai eu sept enfants et je sais reconnaître une personne qui me cache quelque chose. Tu as une chose à me dire alors dis-le. Sois certaine que je t'écouterai sans émettre un seul jugement.

Hermione hésitait toujours.

"- Tu peux tout me confier, Hermione. Cela a un rapport avec Harry ?"

"- Pourquoi voudriez-vous que cela ait un rapport avec lui ?"

"- Observation et analyse... J'aimerais beaucoup vous voir ensemble. Vous avez besoin d'amour tout les deux et..."

"- Non ! Je vous en prie, Molly, ne... Harry ne m'acceptera jamais ! Ce sera le cas de tout homme raisonnable..."

"- Ne dis pas cela. Tu es une personne ravissante, pleine de qualités et..."

"- Et je porte un enfant", lâcha-t-elle avec fatalité.

Cette révélation coupa le souffle de Molly.

"- ... Harry... Harry est-il... ?"

"- Non, ce n'est pas lui le père."

Un silence tomba avant que Molly reprenne la parole.

"- Tout d'abord, en es-tu certaine ? Ce n'est peut-être..."

"- Non... ce n'est pas un simple retard dans mes menstruations. Ces derniers temps, je suis prise de nausée chaque matin."

"- Tu es sûrement fatiguée, nota Molly qui tentait à tout prix de trouver une explication. La pratique de la magie..."

" - NON ! Molly, écoutez-moi ! Je vous dis que je porte un enfant ! C'est la vérité ! Ne cherchez pas comme moi à vous cachez cette évidence..."

"- Qui est donc le père, Ron ? Si c'est lui..."

"- Ce n'est pas lui, non plus."

"- Alors qui est-ce ?"

"- Je ne peux rien vous dire sur l'identité du père."

"- Pourquoi ?"

"- C'est une décision que j'ai prise et que je vous demande de respecter, Molly. Je ne dirai rien ni à vous ni aux autres... à personne ! Croyez-moi, nous aurions plus de problème à savoir le nom du père qu'à ne pas le connaître."

"- Est-ce un sorcier ou un moldu ?"

"- Un sorcier."

"- Il faudra que j'en parle aux garçons."

"- Pas maintenant ! Pour le moment, ils n'ont rien remarqué. Je vous en supplie, attendez encore un peu avant de le leur dire !"

"- ... Je n'aime pas devoir cacher des choses aussi importantes mais... Je te comprends. Entendu, je garderai le secret. Mais, j'aimerais vraiment que tu leur en parles le plus vite possible."

"- Je le ferai en temps et en heure, oui. Merci, Molly."

Les deux femmes se prirent dans les bras.

"- Ma pauvre enfant, soupira Molly en caressant les cheveux de la jeune sorcière. Tu n'avais vraiment pas besoin de cela maintenant."

"- Oui, le destin n'a jamais été tendre avec moi..."

Soudain, deux voix masculines hurlèrent le nom de Hermione.

"- Ron et Harry, cessez donc de hurler comme cela !"

Les deux garçons étaient sur le pas de la porte, visiblement essoufflés.

"- Vous aviez le diable à vos trousses ?" se moqua Hermione.

"- On te cherchait ! s'écrièrent-ils d'une même voix.

"- Pourquoi ? fit la jeune fille innocemment.

"- Tes affaires étaient toutes dans ta malle ! lui reprocha Harry. Tu comptais fuir ?"

"- Absolument pas", répondit-elle.

"- Alors pourquoi avoir fait... ?"

"- Je suis venue habiter chez les Weasley. Du moins leur demander la permission."

"- Pourquoi ? Tu ne te plais pas chez moi ? demanda Harry étonné. C'est à cause de notre dispute ?"

"- Non, mais j'ai compris qu'il était inconvenant que deux personnes de sexes opposés partagent le même toit alors qu'ils n'ont aucun lien."

"- C'est à cause de ce matin... la scène du..."

"- Harry !"

"- Désolé. C'est à cause de cela ?"

"- De quoi parlez-vous ? Quelle scène ?"

"- Aucune ! Si je veux quitter ton château, c'est à cause des mensonges que Rita Skeeter profère contre moi. Nous ne sommes ni frères et soeur, ni cousins et encore moins mariés ! Avoue que notre situation est gênante."

"- Et alors ? Peu importe ce que les gens diront puisque nous savons qu'il n'y a rien dont nous puissions rougir."

"- Harry, intervient Molly. Je crois que Hermione a raison. Il vaut mieux qu'elle reste chez nous pour le moment."

Harry ne comprenait pas. La seule chose dont il était certain était que Hermione lui cachait quelque chose. Pourquoi cette subite envie de quitter son château ?

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(Feylie : attention roulement de tambour ! Notre Dray international va faire son entrée ! T'es contente Mando ? Mando, aux aguets : Où ? Où ? Méga bave, allez poussez vous les gens, je ne le vois pas ! Feylie : zut, Mando ! T'as écrasé quelqu'un...)

Il ouvrit à peine les paupières qu'une douleur lancinante au dessus de son oeil gauche lui fit refermer les yeux. Ses côtes le faisaient souffrir comme jamais, son crâne lui reprochait d'avoir jouer sous une pluie d'enclumes et sa bouche lui réclamait un peu d'eau pour y faire disparaître le goût du sang.

Quelle honte ! Lui, Drago Malefoy, trahi, battu et emprisonné par des Moldus. Un rire amer s'éleva dans le cachot humide et malodorant. Si son père apprenait dans quelle situation il se trouvait...

(Mando : Nnnnooonnn, MEGA SUPER SNIFF…Mon chéri, tu vas bien? Je te retrouve après une longue absence et voilà...Sniff...regard plein de larmes et envie de meurtre Feylie vient voir, j'ai un truc à te dire. Feylie : j'ai rien fait ! Je suis innocente sur la tête de... Pansy ! Et puis je veux mon avocat ! Eifer vient vite me défendre ! Mando veut ma mort !)

Serait-il capable de renier son fils ? se demanda Drago en passant ses mains sur son visage. Ce serait certainement la meilleure chose qui puisse m'arriver en ce moment... M'éloigner de mon père.

Lucius avait toujours été son modèle. Le père et le fils semblables dans leur physionomie. Lucius était cet homme puissant, influent et charismatique que Drago avait voulut devenir à tout prix quitte à embrasser tous ses préjugés, ses opinions et ses décisions. Et même jusqu'au point d'accepter, sans rechigner, les punitions de Lucius qui avaient pour but de lui faire apprendre que le corps pouvait supporter la souffrance, qu'il fallait toujours garder cette froideur même à travers les mots et qu'il ne fallait pas céder face à la mort.

Il avait accepté tout cela pour devenir aussi fort que son père. A défaut d'avoir son amour, recevoir sa fierté... Ne constituer qu'un futur soldat pour Voldemort mais ne pas rester invisible aux yeux d'un père qui lui avait pourtant causé tant de douleur... tant de pleurs...

J'aurais tué le premier qui lui aurait manqué de respect. J'aurais risqué ma vie, sans hésiter, pour lui prouver ce que je valais mais...

Tout cela pour quoi ? Pour rien ! Car au final, il ne se retrouvait plus dans la vision de Lucius. Devenir fort, oui. Mais pas jouer les chiens pour un autre.

Je ne veux pas qu'on décide pour moi... Je ne veux pas être contraint dans aucun de mes choix...

S'il devait prendre parti pour le mal, il le ferait mais sous sa propre bannière et pas sous la bannière d'un homme perdu entre la vie et la mort. Parce qu'en vérité, il n'avait aucune envie de risquer sa vie pour Lucius ni pour aucune autre personne...

Je ne suis pas un saint mais je ne suis pas plus mauvais qu'un autre. Je n'ai pas envie de devenir un Potter mais je n'ai pas envie de devenir un Voldemort... Je veux juste être moi...

Un lâche, c'est cela que tu veux devenir ! lui demanda une voix dans sa tête.

Non, mais ce n'est pas en devenant un Mangemort que je parviendrai à être aussi courageux que ce Potter... Je n'ai pas son idiotie maladive. Je n'ai pas sa vision de l'amitié... Je n'ai rien de lui...

Alors, malgré ce que tu dis, tu veux bel et bien devenir Potter. Avoue que l'idée d'être à sa place te plairait...

Il ne connaîtrait jamais la douceur d'une vraie famille, celle d'un vrai amour et encore moins la douceur d'un réveil sans haine. Existait-il un seul endroit où il pourrait fuir cette fatalité ?

Dans l'Au-delà.

Pourquoi ne pas jouer les lâches jusqu'au bout et s'enchaîner à la mort. S'enfuir une bonne fois pour toute de cette vie sans intérêt... Personne ne le regretterait. Son père allait certainement le maudire, sa mère n'aurait plus à feindre son amour pour lui. Il aurait enfin sa liberté. C'était la meilleure solution. Partir sans témoin vers un autre monde. La faucheuse, la plus mystérieuse des femmes. La plus cruelle et la plus douce, soeur des détraqueteurs - ces gardiens de la prison d'Azkaban - dont le baiser emportait inexorablement votre âme vers l'obscurité...

Il posa un regard tout autour de lui. Il était au milieu de ruines. Des ruines sinistres d'un ancien château sans vie. Paysage sinistre. Que faisait-il ici ?

Il entendit alors les cris d'un homme provenant de la forêt. Il se dirigea prudent vers cette voix mainte fois entendu. Il s'approcha de plus en plus. Il vit dans la clairière un autel où reposait un corps. Il se dissimula derrière un arbre lorsqu'il vit un homme encapuchonné avancer vers l'autel, une baguette à la main. Il riait comme un hystérique. Il s'écroula lentement à genoux et frappa le sol de son poing.

Drago se figea en entendant les mots sortir de la bouche de l'homme.

"- JE TE TUERAI MALEFOY ! Je te tuerai pour ce que tu as fait ! "

"- Po... Potter ? s'étonna Drago."

Il était certain que cet homme était Harry Potter. Il était le seul à prononcer son nom avec autant de haine.

Le coeur battant, Drago s'approcha et vit le cadavre...

Le serpentard s'agita brusquement sur son lit de fortune et tomba à terre, lâchant un cri de douleur. La gorge sèche, il prit un certain temps avant que les battements de son coeur ne ralentissent et prennent un rythme régulier.

Il s'adossa contre le lit et se prit la tête entre ses mains.

"- Maudit cauchemar !"

Ce séjour dans les cachots français allait le rendre fou. Depuis combien de jours était-il enfermé ? Il avait quitté l'Angleterre, il y avait un mois pour rejoindre la cour du roi Philippe IV. Il lui avait présenté ses hommages puis tendu la lettre cachetée que Edouard lui avait remise de la main de Clayburn. A sa grande surprise, le monarque français avait prononcé des mots assez virulents et des soldats lui étaient tombé dessus sans crier gare avant qu'il n'ait eu le temps de saisir sa baguette. Battu, il l'avait dépouillé de sa cape et de tout ce qu'il possédait - baguette y comprise - et l'avait enfermé sans ménagement dans un cachot.

"- Lorsque je mettrai la main sur ce traître de Clayburn (car Drago était certain que Clayburn était le responsable de son emprisonnement), je jure qu'il ne jouera plus jamais un sale tour à aucun Malefoy", dit-il entre ses dents.

Mais Clayburn mis à part, pourquoi bon sang de bonsoir Harry s'était-il invité dans son rêve ! Il ne le supportait déjà pas dans la réalité mais si en plus il venait empoisonner ses nuits.

(Mando : Le Harry est mateur, voyeur, ça on le savait déjà mais maintenant on apprend qu'il est pollueur de vie de Bad Boy adoré, mais jusqu'où ira-t-il ? Feylie : vous le saurez dans le prochain épisode de "amour, gloire et sorcier", mdr)

La mort...

Non, il ne pouvait pas mourir tant qu'il n'aurait pas mis la main sur Granger. Si elle croyait se débarrasser de lui aussi facilement, elle rêvait ! Même le destin ne pourrait pas l'éloigner de cette furie !

Elle m'appartient et ce qui m'appartient je ne m'en défais jamais !

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Me voilà à nouveau enchaînée, soupira-t-elle en posant les yeux vers son ventre encore plat.

Elle qui croyait que sa vie chez les sorciers était le signe d'une nouvelle existence... La chute était douloureuse. Elle perdrait inévitablement l'amitié et la protection de ses amis et se retrouverait de nouveau seule. Et même si Molly lui apportait son soutien, Hermione imaginait mal vivre avec un enfant. Sa réputation serait à jamais entachée.

Comment arriverais-je à élever seule un enfant alors que je n'ai rien, pas de toit ni d'argent. Comment lui expliquerai-je plus tard qu'il n'a pas de père ? Malgré tout l'amour que je pourrai lui apporter... La réalité sera cruelle, tout comme elle l'a été avec moi. Des innocents qui paient pour les erreurs et les actions des plus forts... Un petit être tente de creuser un nid au fond de moi mais même s'il est en sécurité... Le malheur est déjà suspendu au sommet de sa tête alors qu'il n'est pas encore né. Quel avenir a-t-il ?

Il était là au fond d'elle mais comment se l'imaginer concrètement alors que son seul souhait était d'effacer toute trace de cette présence.

Allait-elle l'aimer ? Sans soute avec le temps. Pour le moment elle ne ressentait rien pour cet être qui s'imposait ainsi dans sa vie. Elle n'éprouvait aucun sentiment comme l'amour ou la haine contre lui, mais une immense colère contre sa stupidité d'avoir tenu à évoluer en son sein alors que rien dans l'avenir ne lui sourirait. Et tout cela à cause de qui ?

"- Malefoy, je te déteste ! Si seulement tu pouvais souffrir en cet instant... souffrir le quart de ce que j'endure à cause de toi !"

Elle n'avait jamais autant pleuré que depuis sa rencontre avec Malefoy. Et dire que tôt ou tard, elle tomberait sur lui... non ! Elle n'avait qu'à retourner chez les Moldus et s'installer dans un village où personne ne la connaîtrait. Elle prétendrait que son mari était décédé et le tour serait joué. Harry et les autres n'entendraient plus parler d'elle et elle n'entendrait plus parler de Malefoy. Surtout, il n'apprendrait jamais qu'elle attendait un enfant de lui. De toute façon, elle ne l'imaginait pas accepter cet enfant.

Elle partirait d'ici et ainsi tout le monde s'en trouverait soulagé. Et son enfant ne subirait jamais la honte d'être traité de bâtard en grandissant. Cette perspective d'avenir soulagea légèrement sa peine.

Hermione se rallongea enfin, serrant son oreiller contre son coeur puis s'endormit.

Fuir toujours fuir... Sa vie n'était qu'une fuite perpétuelle...

Jusqu'à se retrouver dans un endroit inconnu, perdue dans une forêt. Ses pieds nus frissonnèrent au contact de l'herbe mouillée. Il avait plu durant cette nuit sans lune...

Elle avança à travers les bois et parvient à une clairière où se dressait un autel. Un homme dans une cape sombre se releva. Ses mains se serrèrent autour du bord de la pierre froide et grise.

"- Je te tuerai Malefoy ! Je te tuerai pour ce que tu as fait !"

"- Ha... Harry !" s'étonna-t-elle.

Elle s'approcha du jeune homme et vit son profil. Il était inondé par les larmes. Puis soudain, un sourire narquois se dessina sur ses lèvres. Hermione recula d'un pas. Il lui faisait peur à sourire ainsi comme si plus rien ne comptait à ses yeux que ce sentiment qu'elle sentait jaillir en lui.

"- Tu as fait couler le sang et voler une vie... Tu en paieras le prix, toi et les tiens !"

Elle le vit ôter sa cape et l'étendre sur l'autel. Hermione prit enfin conscience de la présence du corps étendu. Mais Harry s'éloignait.

"- Harry ! Harry !" cria-t-elle en tentant de saisir son bras mais ses mains passaient à travers le jeune homme comme si elle avait été un fantôme.

Elle se détourna un moment de Harry pour se tourner vers le corps. Elle écarta le pan de la cape, suffisamment pour voir le visage du cadavre.

Un cri aigu s'échappa de ses lèvres alors qu'elle se redressait sur son lit.

Le coeur au bord des lèvres, Hermione se leva et se dirigea vers le seau que Winky laissait chaque nuit au cas où elle aurait des crises de nausées en pleine nuit. Les battements de son coeur se répercutaient dans ses tempes qu'elle sentait battre.

Ce n'était q'un cauchemar mais il lui laissait une drôle d'impression. La vue du cadavre, la colère de Harry contre Malefoy... Elle priait pour ne plus revivre un tel rêve.

Elle porta les yeux vers les fenêtres où le soleil filtrait.

Un nouveau jour s'est levé, se dit-elle.

Elle ôtait sa chemise de nuit lorsque la porte s'ouvrit brusquement - comme si ses émotions n'étaient pas assez aiguisées et à fleur de peau.

Si c'est encore Harry, je vais avoir le plaisir d'inaugurer un nouveau sort sur lui, se dit-elle.

Elle soupira d'aise en voyant Winky sur le pas de la porte. Visiblement, elle était terrorisée.

"- Winky est désolée, maîtresse. Winky demande à être excusée."

"- Excuser pour quoi ?"

"- Winky ne savait pas qu'en parlant à Dobby, Dobby irait raconter le secret à son maître."

"- QUOI ! Comment ? Que lui as-tu dis exactement ?" paniqua Hermione.

"- Winky ne comprend pas"

"- Winky explique-moi depuis le début."

"- Le hibou est venu apporter La Gazette du sorcier et..."

Winky avança vers Hermione et lui tendit le journal qu'elle cachait derrière son dos depuis son entrée. Hermione le lui arracha et découvrit, en première page, sa disgrâce. Winky recula, craintive, comme si elle s'attendait déjà à recevoir des remontrances de la part de sa maîtresse.

Hermione lâcha le journal puis se vêtit sans prendre la peine de s'intéresser aux mélanges qu'elle faisait dans les tissus. Le regard vide, elle descendit les escaliers et sortit de la maison des Weasley en direction du château de Harry. Soulagée de ne pas être tombée sur l'un des Weasley, elle hâta ses pas.

Elle trouva Harry dans le grand salon. Sa silhouette encadrée par la longue fenêtre qui donnait sur le jardin. Impossible de savoir s'il avait lu la Gazette.

"- De qui est-il ?" lâcha-t-il froidement sans se retourner.

Hermione enfonça ses ongles dans sa paume. Il savait.

"- Harry attend !"

"- Je répète : de qui est-il ? Clayburn ?"

"- Pourquoi tiens-tu à le savoir ?"

Il se retourna vivement pour lui faire face.

"- Parce que je voudrais savoir de qui est le bâtard que cette Maudite Rita Skeeter me met sur le dos !"

(Mando : Bâtard ! Bâtard toi-même ! Espèce de…BIP..BIP... Feylie : désolée pour l'arrêt de ce programme mais la commentatrice est légèrement... à cran ces derniers temps... Mando ressaisie-toi !)

"- Je t'interdis d'insulter cet enfant ! Si tu veux médire sur quelqu'un fais-le sur moi mais pas sur un être qui n'est pas encore là et qui n'a pas les moyens de se défendre ! La fautive, c'est moi, pas lui !"

"- Ce n'est pas moi le père puisque je n'ai jamais posé la main sur toi, maudits scrupules puisque tu n'en as pas eu pour coucher avec un homme alors que tu étais fiancée à un autre ! Mais comme on le dit, les femmes sont extrêmement volages !"

"- Il suffit que Rita déverse ses mensonges dans un journal pour que tu me compares à une putain ! Quel ami, tu fais, Harry ! Vraiment, tu es aussi lamentable que Rita !"

"- Je sais très bien que l'histoire selon laquelle cet enfant serait soit de moi soit de Ron est inventé de toute pièce. Mais ce qui est certain, c'est ta grossesse ! Tu ne peux pas le nier !"

"- Non, et je n'en avais nullement l'intention !"

"- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? Pourquoi m'avoir caché..."

"- Je craignais ta réaction. Et aujourd'hui, tu me prouves que j'avais raison de me taire ! Je n'ai pas besoin d'un jugement, je veux seulement un ami qui puisse comprendre !"

"- Comprendre quoi ? Que tu te donnes à un autre et que tu portes son enfant !"

" - Vraiment très intéressant, railla-t-elle. Au lieu d'écouter ton bon sens, tu écoutes ton orgueil de mâle ! Oui, je ne suis pas la jouvencelle que tu croyais ! Oui, j'ai perdu ma virginité avec un autre. Et oui, je suis enceinte de ses oeuvres ! Te l'avouer me fait mal. Me le rappeler me ronge davantage encore. Mais ce qui me tue, c'est la manière dont tu me regardes en ce moment même ! Non, je n'ai jamais eu l'intention de trahir Clayburn en me donnant au plus offrant. Il se trouve que les circonstances..."

"- C'est la raison de ta fuite ?"

"- Oui... je n'avais pas le choix. Clayburn avait payé pour une épouse vierge, j'ai perdu ce que je pouvais lui apporter..."

"- Etait-ce consenti ou non ?"

" - ..."

La porte s'ouvrit et une ombre fendit sur Harry.

"- COMMENT AS-TU PU ! DERRIERE MON DOS EN PLUS !"

Soupirant, Hermione posa une main sur son visage. Ces deux-là étaient impossibles !

"- Ron, arrête !"

"- Je vais venger ton honneur bafoué !" répliqua-t-il en tenant Harry à bout de bras.

"- Continue à débiter des sornettes et je sens que tu vas quitter ce château transformé en rat. Veux-tu, s'il te plait, lâcher Harry et lui permettre par la même occasion de respirer ?"

"- Mais..."

"- Rita est une menteuse !"

Ron lâcha Harry qui toussa et reprit son souffle, soulagé d'être encore vivant.

"- ... Tu veux dire que... Tu n'es pas..."

"- Si."

Ron sauta à nouveau sur Harry. Ils tombèrent tous les deux au sol et se chamaillèrent de plus belle.

"- HARRY N'EST PAS LE PERE DE L'ENFANT !" s'égosilla Hermione pour se faire comprendre une bonne fois pour toute et faire cesser cette agitation.

"- Ah, bon ? C'est vrai ?"

"- Puisqu'elle te le dit", rétorqua Harry en se relevant.

"- Alors qui est le père ?"

"- Pour le moment, je n'ai pas réussi à lui arracher la réponse", répondit Harry.

"- Et vous ne l'aurez pas", répliqua Hermione dans l'espoir de clôturer enfin le sujet.

"- Rassure-moi, ce n'est pas Clayburn ?" l'interrogea Ron.

"- Non."

"- Bon, c'est déjà ça... Mais ce qui ne veut pas dire que je sois heureux d'apprendre la nouvelle de ta grossesse ! Pourquoi ne nous as-tu rien dit ?"

"- Elle craignait notre réaction", dit Harry.

"- Exact ! s'écria Hermione. Et vous m'avez donné raison tous les deux !"

"- Je déteste quand elle dit qu'elle a raison", murmura Ron, ce qui eu pour effet de détendre légèrement les traits de Harry.

"- Puisque tu sais que j'ai toujours raison, dit-elle, je ne comprends pas pourquoi tu uses inutilement ta salive pour me contredire."

"- Juste dans l'espoir que dans ma tonne de bêtises, l'une d'elle puisse te clouer le bec", ronchonna-t-il tout bas alors que la sorcière quittait les lieux.

Il provoqua une nouvelle fois une crise d'hilarité de Harry.

"- Je voudrais être aussi joyeux que toi mais je n'oublie pas un certain détail."

"- Il est vrai que la situation ne se prête pas à la comédie, se rembrunît Harry. Mais si je me mets à penser sérieusement à la grossesse de Hermione, je vais encore m'emporter et lui dire des mots que je ne pense pas..."

Je sais maintenant ce qui nous sépare, elle et moi... C'est cet enfant... et surtout le père que je voudrais voir croupir en enfer, songea Harry en serrant les poings.

"- Qu'allons-nous faire ? demanda Ron. Cette fois-ci, Rita est allée trop loin. Révéler la grossesse de Hermione alors qu'elle n'est pas mariée. Elle va recevoir des hiboux venant de toutes les vieilles filles outrées par son "comportement libertin", comme le dit Rita. Et beaucoup vont croire que c'est toi le père de l'enfant vu que vous vivez tous les deux sous le même toit et sans chaperon. Hermione va souffrir. Et même si là, elle ne semble pas atteinte...Si seulement nous pouvions savoir qui est le père."

Mais nous ne le serons jamais, pensa Harry en s'enfonçant dans son fauteuil.

Il aurait tout donné pour connaître le nom de celui dont les mains s'étaient posées sur le corps de Hermione et l'avait parcouru sans pudeur. L'idée même d'imaginer leurs ébats, le rendait furieux.

Six semaines passées aux côtés d'une femme qui d'un seul sourire pouvait faire bondir son coeur de plusieurs mètres. Six longues semaines passées à se demander si ce sentiment était un simple désir ou une réelle attirance. Six interminables semaines passées à se demander si l'amitié valait d'être sacrifié pour l'amour.

La voix tremblante de la jeune sorcière vibrait encore dans sa tête. Est-ce que cet homme savait à quel point Hermione avait souffert chez sa tante ? Savait-il à quel point ses parents décédés lui manquaient ? Non ! Et pourtant, cet inconnu paraissait bien plus proche de Hermione qu'il ne l'était lui avec elle. Et même cette nuit où ces doigts s'étaient mêlés à ceux de la sorcière et qu'elle lui avait tendrement souri ne le rapprochait pas assez d'elle. Pourtant ce sourire était si envoûtant. Bien plus envoûtant que tous ceux qu'elle lui avait offert jusque là.

Hermione était sans doute devenue un vrai puits de connaissance et se donnait un malin plaisir à le faire savoir mais il l'aimait ainsi. Et savoir qu'elle pouvait perdre autant son sourire que son envie de rester chez les sorciers n'était pas pour lui plaire. Il était prêt à lui venir en aide aussi longtemps qu'elle lui demanderait. Et malgré ces quelques semaines ensemble, ils étaient devenus plus que de simples hôtes, de véritables amis. Et la savoir en mauvaise posture à cause d'un imbécile...

Si Rita veut des informations pour épicer ses articles et bien je lui en fournirai, songea-t-il en se levant. Et elle aura plus que ce qu'elle veut entendre !

"- Harry, où vas-tu ?" demanda Ron en voyant son ami quitter la pièce sans rien dire.

"- Je reviens ! En attendant, ne quitte pas Hermione des yeux. Fais-la rire avec tes bêtises."

"- Je ne suis pas un bouffon pour égayer la galerie", ronchonna-t-il.

Harry s'élança hors de la maison après avoir pris son balai puis s'élança dans les airs.

En revenant vers la fin de l'après-midi, Harry était persuadé d'avoir agi pour le mieux autant pour le bien de Hermione que pour celui de l'enfant qu'elle portait.

Il garda le silence durant toute la fin de la soirée et même Molly ne réussit pas à lui tirer les vers du nez. Il paraissait très heureux et cette joie intriguait toute la maisonnée qui se coucha avec ses interrogations.

Mais le lendemain, l'optimisme de Harry le quitta à la lecture de La Gazette du sorcier. A peine avait-il ouvert le journal qu'il découvrit sa version de l'affaire allègrement modifiée par Rita.

COMMENT HARRY POTTER, LE MAL-AIME, A ETE CONTRAINT D'EPOUSER UNE GOURGANDINE

C'est avec une mine de chien battu que Harry Potter, le garçon qui a mis à mal Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononçer-Le-Nom, est venu confessé la tragédie qui l'a touché ces dernières semaines en la personne de Miss Granger, écrit Rita Skeeter notre reporter.

Harry Potter a paru grandement affecté par le jeu que menait Miss Granger, cette orpheline venue dont on ne sait où et qui a sans scrupule joué avec le coeur de deux hommes fragiles moralement. N'hésitant pas à s'établir dans le château de Harry Potter, elle en a profité pour le séduire et le mener vers la luxure. Son principal but - de son propre aveu - était de mettre main basse sur la fortune de Harry Potter.

Cela devrait bientôt être rendu possible car Miss Granger n'a pas hésité à contraindre Harry Potter de l'épouser et cela en usant d'un stratagème odieux. En effet, Miss Granger porte bel et bien l'enfant de Harry Potter (voir la précédente édition). Et ce dernier ne voulant pas abandonner ses droits sur l'enfant a décidé - bien malgré lui - de mettre la bague aux doigt à la future mère indigne.

Harry n'eut pas le courage de continuer la lecture. Hermione était dépeinte comme une femme sans foi ni loi qui n'hésitait pas à vendre son corps pour obtenir ce qu'elle désirait. Hermione ne s'était jamais intéressée à sa fortune ! Et puis, en quoi était-il contraint ? Ce serait plutôt elle qui aurait l'impression d'être obligée de l'épouser.

Je n'aurais pas dû aller voir cette Rita ! Je savais de quoi elle était capable mais je pensais que pour une fois que j'acceptais de lui parler..., songea-t-il. C'est mal parti pour moi.

Et en effet, lorsqu'il frappa à la porte de la maison des Weasley se fut une Hermione rouge de colère et de honte qui lui ouvrit. Il entra et devant les yeux de Ron et de Molly, il s'assit et écouta d'une oreille les cris de la jeune sorcière.

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"- Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire !" criait Hermione depuis une bonne heure.

Et pas moyen de placer un mot d'explication. A chaque syllabe qu'il tentait de prononcer, elle le coupait sans préavis et reprenait ses reproches depuis le début.

Il n'avait aucune autre solution tout comme Ron et Molly qui avaient chacun leur propre opinion sur la question. Pour Ron, Harry avait tout simplement joué les princes charmant avec un art fort médiocre. Sa prestation ne valait rien et avait conduit Hermione dans le gouffre de la honte. Quant à Molly, la perspective que Harry et Hermione puisent devenir mari et femme la transportait de joie. Elle imaginait déjà la cérémonie de mariage.

"- Euh..."

"- Ma réputation est finie !"

"- Mais..."

"- Je n'oserai plus sortir d'ici !"

"- Je..."

"- Il ne me reste plus qu'à retourner chez les Moldus!"

Ca suffit, j'en ai assez ! se dit Harry, exténué.

"- Silencio !" prononça-t-il en pointant sa baguette sur Hermione.

Et le silence fut.

"- Merci Harry", dit Ron en évitant de regarder Hermione.

"- Ce n'est vraiment pas gentil, Harry, le réprimanda Molly.

Hermione quant à elle fixait Harry d'un oeil noir. C'est fou comme ces derniers temps, il parvenait à la mettre hors d'elle.

"- C'est pour ton bien, Hermione."

Pour toute réponse, elle tapa du pied durant deux bonnes minutes avant de s'avouer vaincue et de consentir à s'asseoir sur le fauteuil.

"- Bien, dit Harry. Ecoute, maintenant..."

Je suis bien obligée vu que je ne peux plus parler, songea Hermione en serrant des dents.

"- ... La meilleur solution est que je t'épouse effectivement. Peu importe ce que diront les mauvaises langues car dès que nous serons mariés tu seras une épouse respectable et l'enfant aura un nom et un père. Rita aura beau écrire ses torchons, elle se lassera et empoisonnera la vie d'une autre victime."

"- Le problème est que tu demeures son sujet préféré", fit remarquer acidement Ron.

"- Oui, mais ses articles ne concerneront plus que ma sois disante folie et plus Hermione. Qu'en dis-tu ? demanda-t-il en s'adressant à la sorcière qui avait croisé ses bras sur sa poitrine pour signifier son refus.

Puis soudain son visage se fit moins menaçant. Elle lui souriait.

"- Tu y consens ?"

Elle fit comprendre à Harry qu'elle ne pouvait rien dire tant qu'elle resterait muette. Il s'excusa puis lui redonna l'usage de la parole... Mal lui en prit.

"- TU ES UN IMBECILE, HARRY ! hurla-t-elle. NON TU ES PLUS QUE CELA MAIS IL N'Y A PAS DE MOT ASSEZ FORT POUR QUALIFIER TON IDIOTIE !"

"- J'adore quand tu me remercies aussi gentiment", ironisa-t-il.

"- Harry ! s'écria-t-elle après avoir reprit son souffle. Si tu m'épouses, tu t'enchaîneras à moi et à l'enfant. C'est de cette vie dont tu rêvais ? Epouser une femme que tu n'aimes pas et élever l'enfant d'un autre ? A ta place, je ne pourrais pas."

"- Heureusement, tu n'es pas à ma place. Donc, nous sommes d'accord pour nos futures noces."

"- NON !" crièrent Ron et Hermione.

"- Mets donc ta jalousie de côté, Ron, dit Molly. Tu sais que c'est la seule solution."

"- Et pourquoi serait-ce Harry qui se dévouerait ?"

"- Se dévouer ? Au cas, où tu ne le serais pas, Ron, je ne suis pas une cause à défendre", fit remarquer Hermione d'un ton cassant.

"- Cesse donc de jouer les gamins capricieux Ronald Weasley ! ajouta Molly. Si tu épouses Hermione, Rita fera ses choux gras avec cette affaire. Hermione passera réellement pour une femme de petites vertus. Harry est supposé être le père. Leur mariage mettra fin à ces stupides rumeurs."

"- Et si je meurs, je saurai à qui léguer ma fortune", dit Harry.

"- Ne dis pas cela ! s'opposa Hermione.

"- Je vais avoir mon premier petit-fils ! s'enthousiasma Molly. Je désespérais d'en avoir un jour !"

"- Harry n'est pas ton fils", nota Ron.

"- Oui, mais il fait partie de la famille. Je suis si heureuse pour vous deux, mes enfants", dit-elle en prenant Harry et Hermione dans ses bras.

Et encore une fois, le destin décide pour moi, soupira Hermione. Décidément, ma vie n'est pas banale.

A suivre...

Mando :………Mes réactions viendront dans le futur commentaire, là je suis encore sous le choc, veuillez m'excuser...je vais…je...Snifff…Je vais m'acheter des mouchoirs ! Ooouuuuiiinnnnnnn

Feylie : je viens de tuer ma chère et grande amie, Mando ! Qu'ai-je fais, mdr ! Allez, soeurette ne t'en fais pas ! Tu sais que ta Feylie adorée aime bien provoquer quelques crises cardiaques chez toi et chez les lecteurs... ce qui ne veut pas dire que je souhaite votre mort. Allez, dans mes bras !

Promis dans le prochain chap, Drago viendra remettre un peu d'ordre dans tout ce désorde, mdr. Et oui ! Enfer et damnation ! Cette fic vire à 200 degré vers un Harry/ Hermione ! Mais que fais le CSA, je vous le demande !

Alors, y aura-t-il vraiment un futur mariage entre ces deux-là ? Harry volera-t-il la place de Drago ? Drago abandonnera-t-il la femme qu'il convoite et l'enfant qu'elle porte ? Vous le saurez dans le prochain chapitre, chers lecteurs... quoi, je suis sadik ? mais non ! C'est jusqte pour le plaisir de vous voir prier pour notre cher Drago !