Coucou tout le monde!
Ma formation est enfin terminée et je suis un peu plus dispo pour reprendre mes fics :). J'espère que je n'aurais pas fait fuir mes lecteurs après cette longue attente :(...
Ainsi... me revoilà avec un nouveau chapitre de notre Romione et pour me pardonner cette longue absence, celui-ci est plus long ;). Un beau cadeau de Noël à l'avance, n'est-ce pas? ^^
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j'ai pris de plaisir à l'écrire. La suite lève le voile sur quelques questionnements :).
Info : le chapitre 9 sera en écriture après les fêtes ;). Passez de bonnes fêtes! J'espère que vous serez tous bien gâtés ^^. Toutefois, attention à la crise de foie! lol.
Bonne lecture! ;)
Chapitre 8 : La marque noire
Une demi-heure plus tard, allongée sur le lit et les larmes taris, Hermione se releva péniblement. Le cœur au bord des lèvres, elle en sortit et contempla d'un air absent le lieu qui l'entoure. Elle lâcha un soupir tremblant et se leva puis son regard se porta de nouveau sur la commode où était posé le cadre à photo d'elle jeune avec Harry et Ron. Comme elle souhaiterait tant se rappeler... Ron était trop terre à terre avec son besoin de vouloir toujours la protéger et de la ménager. Le problème étant qu'il est la clé pour défaire le sort mais elle n'était pas en mesure de lui faire cet aveu de crainte qu'il ne s'emporte vis-à-vis de Luna.
Elle l'avait confronté à un de ses secrets mais le rouquin ne lui avait rien confié. Il était resté évasif et mystérieux. Comment faire ?
Hermione fit des allers-venues dans la chambre en méditant puis scruta de nouveau le cadre photo. N'étaient-ils pas avant tout des meilleurs amis ? Ils étaient certains qu'ils se confiaient des choses à Poudlard et c'est ce qu'ils les avaient rapprochés. Elle se concentra attentivement sur l'image et comme venu de loin, elle perçut un écho :
« - Ce que tu as fait Ron est très brave, répondit une petite voix féminine ».
C'est alors qu'un bref souvenir apparut.
Ron et elle étaient dans une étrange salle dont le sol présenté un damier et des pions géants autour d'eux. Le dernier fils Weasley était étendu par terre près de débris de pierres et elle était à genou près de lui. Elle s'inquiétait. Ron avait reçu une blessure au front suite à sa chute.
« - Ça va aller, Hermione. Je suis plus costaud que j'en ai l'air… Maintenant que cette épreuve est franchie, espérons qu'Harry puisse récupérer la pierre philosophale que Rogue a volé pour tu-sais-qui, déclara le roux en touchant sa blessure et grimaçant par la douleur.
-Attends. »
Ayant une idée, elle sortit un mouchoir de sa poche et avec sa baguette penchée près du front du blessé, elle souffla :
« -Aguamenti ! »
Un jet d'eau jailli de la baguette et coula sur le front de Ron puis il cessa. L'élève studieuse essuya ensuite le sang avec son mouchoir. Le blessé la regarda d'un air silencieux ou bien était-ce de l'admiration par tant de savoir ?
« -Voilà c'est mieux comme ça maintenant que la blessure est nettoyée, annonça-t-elle avec sérieux.
-Merci…
-Je t'en prie », lâcha-t-elle avec un petit sourire à son encontre.
Revenue à elle, ébahie, Hermione passa une main sur sa bouche et un petit sourire naquit. Sa prière avait-elle été entendue ?
Enfin, elle s'est souvenue d'un moment du passé !
Par impulsion, elle se mit à fouiller dans la pièce afin de trouver d'autres photos d'eux qui pourraient de nouveau réveiller des souvenirs lointains mais aucune autre photo n'y trainait. Les autres étaient au salon sur un meuble et dans l'album souvenir. Or, elle ne se sentait pas encore disposer à revoir Ronald. Elle était toujours furieuse après lui. Hermione contempla alors ses livres de première année à Poudlard sur la table de chevet. Les coins des livres étaient légèrement abîmés mais dans sa globalité, les ouvrages avaient toujours bien été entretenue par ses soins. En se mettant à feuilleter un des livres, Hermione plongea de nouveau dans ses rêveries.
Plus âgée, probablement en 4ème année, lors d'un échange avec ses amis, Hermione ne fut-elle pas surprise de constater encore une fois leur manque de culture. Atterrée, elle soupira et leva les yeux en l'air.
« -Est-ce qu'un jour, vous allez enfin prendre la peine de lire l'Histoire de Poudlard, tous les deux ?
-A quoi ça servirait ? dit Ron. Tu connais le bouquin par cœur, il suffit de te demander. »
Subitement, une bagarre entre chats se firent entendre dans la rue interrompant le songe de la jeune fille. Le livre toujours dans les mains, elle se dirigea vers la fenêtre et chercha des yeux l'origine de ce bruit. Un chat roux quitta un buisson et traversa à toute vitesse la route pour aller se réfugier dans une maison d'en face. Un nom vient alors spontanément à ses lèvres. Pattenrond. Elle visualisait sa bouille rousse. Elle avait eu un chat de gouttière comme familier lors de son parcours scolaire. Elle passa une main dans ses cheveux en réalisant que peu à peu des fragments de souvenirs venaient surgir. Comme la petite madeleine de Proust, le moindre détail était sujet à une réminiscence.
« - Ne me dis pas que tu as acheté ce monstre ? lança Ron.
- Il est magnifique, tu ne trouves pas ?
- Hermione, cette chose m'a quasiment scalpé !
- Il ne l'a pas fait exprès, n'est-ce pas, Pattenrond ? Pauvre Pattenrond, cette sorcière m'a dit qu'il est resté dans cette boutique pendant une éternité. Personne ne voulait de lui.
- Je me demande bien pourquoi. »
En pensant à l'air scandalisé et cynique de son ami, elle lâcha un petit rire. Ron et Pattenrond n'avaient jamais été amis et cela avaient entraîné de nombreuses disputes. Pourtant avec du recul, Hermione eut sa confirmation suite à ce moment passé. Elle aimait décidément les roux.
D'un air morose, Ron guettait le retour d'Hermione tout en préparant le dîner. Allait-elle rester dans la chambre ? Il comprenait bien sa colère mais il ne pouvait en dire plus. La voir si jeune, l'empêchait de se confier. A ses yeux, elle demeurait une enfant. Aussi idiot soit-il. L'adulte ne doit-il pas tout faire pour préserver l'enfant des cruelles vérités et des insécurités ?
Soudainement, un bruit répétitif à la fenêtre l'interpella. Ron Weasley reconnut le hibou tacheté gris de sa famille. Il se dirigea vers la fenêtre et l'ouvrit. Il tendit son bras et l'animal s'y installa. L'auror le fit entrer et referma la fenêtre derrière lui.
« -Serait-ce une lettre de ma mère? » lui questionna-t-il en grattant la tête du hibou.
Il déposa l'animal sur l'accoudoir du canapé et enleva l'enveloppe maintenu par son bec. Il la décacheta et voici le message qui lui était adressé :
« Chéri, je viens aux nouvelles. Toujours pas de changement pour Hermione ? Je m'inquiète pour toi. J'imagine combien ça doit être difficile…Tu sais que je suis là si tu as besoin de parler à quelqu'un. Je t'embrasse. Maman. »
Le rouquin pensa à sa tendre fiancée, à son sourire et à son fort tempérament. Merlin, qu'elle lui manquait… Il aimerait tant qu'elle apparaisse à l'instant et qu'elle le prenne dans ses bras. Il avait tellement besoin d'être rassuré, de savoir qu'elle l'aimait toujours malgré ses secrets. Bien que préoccupé par ses réflexions, il prit un stylo qui trainait sur la table basse et chercha du papier à lettres dans un tiroir du meuble. Dès qu'il eut trouvé, il alla s'installer dans la cuisine pour répondre à la missive de sa mère.
Chez Harry et Ginny Potter – Au même moment
Ginny préparait le thé dans le salon pendant que son époux lisait tranquillement la gazette du sorcier dans un fauteuil. Soudain, la sonnette d'entrée retentit et la rouquine cessa le service pour aller se diriger à l'entrée. Elle ouvrit la porte et avec un grand sourire, elle salua Luna et Neville.
« -Quelle surprise ! Vous arrivez à temps pour le thé, entrez ! répondit l'hôtesse en s'effaçant et les laissant rentrer dans sa modeste maison.
-Bonjour Ginny ! On sait qu'on vous a vu pas plus tard qu'hier mais je souhaitais voir Harry. A l'occasion, Luna voulait m'accompagner, s'excusa platement leur ami.
-Pas de soucis. Il est dans le salon », indiqua-t-elle d'une voix douce.
Sur ces mots, elle les guida vers cette pièce et constata qu'Harry s'était relevé à leur approche. En voyant son collègue et sa compagne, il s'avança vers eux et les étreignit l'un et l'autre.
« -Avoue que je te manquais, Neville ! Tu peux tout me dire à moi, lâcha le jeune homme à la cicatrice avec un air malicieux.
-Dans tes rêves, Harry ! Non, plus sérieusement… je viens te voir par rapport à Ron…, répliqua-t-il avant de prendre un air grave.
-Qu'est-ce qui se passe ?
-On s'assoit ? » proposa Neville à tous.
Ils acquiescèrent silencieusement. Harry s'installa dans son fauteuil et Ginny prit appui sur un des accoudoirs. Quant à Neville et Luna, le couple prit place sur le canapé d'angle, face à eux. La blonde triturait ses doigts tandis que ses amis scrutaient l'air sérieux de Neville suite à cette information. Bien qu'hésitant, ce dernier soupira légèrement et se lança dans le vif du sujet.
« -Ecoute Harry… je ne sais pas ce qui s'est passé avec Ron et toi que vous ne souhaitiez pas divulguer mais lors de la fête, j'ai bien compris qu'il y avait un problème lié certainement à une de vos missions. Ron était craintif à l'idée que les derniers fidèles mangemorts s'en prennent à ceux qu'il aime surtout compte tenu de la situation actuelle avec Hermione… Je tiens à te dire que je ne t'en veux pas, ni à toi ni à Ron, d'avoir gardé pour vous des choses que vous y auriez vécu. C'est légitime. Je… je peux imaginer les raisons qu'il y a derrière cela, admit l'auror d'un air pensif.
-Ou veux-tu en venir, Neville ?
-Ou je veux en venir ? Aujourd'hui, j'ai eu un appel du chef, Harry. Il me demandait si j'étais bien en mission éclairée avec Seamus puisque nous sommes partenaires. Apparemment Seamus lui aurait donné cette information parce qu'il n'était pas disponible aujourd'hui pour lui récupérer un rapport. Devine ma surprise face à ce retour ! Bien évidemment, je l'ai couvert mais c'est désagréable d'être pris ainsi au dépourvu. De ce fait, j'ai appelé Finnigan pour avoir le fin mot de l'histoire et c'est là qu'il m'a confié votre combine, à toi et à Ron. Par Merlin… Déjà que le directeur de notre service ne nous porte pas dans notre cœur, s'il savait ça… Il se plaint déjà assez de l'absence trop prolongé de Ron qui selon lui est, je cite « exagéré, bidon surtout pour une histoire de femme ». Il a d'ailleurs dit que Ron s'était ramolli depuis qu'il restait au bureau à faire de la paperasse administrative. Ainsi, j'en ai conclu qu'il y avait anguille sous roche. Alors je peux comprendre que vous ayez des secrets mais si vous ne souhaitez pas m'en parler, ce serait bien que vous ne l'empiétez pas sur mon travail.
Face au mécontentement de Neville, Harry se gratta nerveusement la nuque.
« -Je suis désolé, Neville. Je… Pour rien au monde, Ron et moi, on aurait souhaité te créer des problèmes, annonça le survivant d'un ton sérieux.
-D'aussi loin que l'on se connaît Harry, il y a toujours eu des problèmes dans lesquels vous étiez trempés. Certains dont j'ai fait parti. C'est juste que… plutôt que d'être pris sur le fait accompli, il aurait été plus judicieux de m'éclairer sur cette affaire. Je ne demande pas les détails mas en souvenir du bon vieux temps… Par merlin, vous savez que vous pouvez compter sur moi, non ?
-Oui, bien sûr mon vieux. C'est le cas, je t'assure. C'est que…on voulait limiter l'info par rapport à Hermione c'est tout.
-Harry, tu devrais leur dire », annonça sa femme avec un réel sérieux.
Son mari la sonda du regard, ferma les yeux brièvement et acquiesça.
-Bon…vu qu'on en est là, au nom de notre amitié d'enfance, autant vous raconter ce qu'il s'est passé et les raisons qui ont poussé Ron à vouloir cacher la vérité sur notre dernière mission… Il comprendra », décréta-t-il en inspirant un coup.
Sur ces mots, Harry exposa l'enlèvement de Ron, sa torture, l'attaque avec les mangemorts, la disparition de certains et leur passage à l'hôpital Saint Mangouste à l'insu de son entourage proche. Luna écarquilla des yeux face à ces aveux tandis que Neville, l'air grave, acquiesçait silencieusement aux propos de son ami, semblant méditer suite à ce flot d'informations.
« -Depuis cet évènement traumatisant, Ron cache ce secret à Hermione. Il tait aussi ses cicatrices et fait des heures au bureau pour essayer de retrouver les réchappés. Il refuse la moindre mission tant qu'il n'a pas réglé cette affaire et qu'Hermione ainsi que sa famille ne soient plus en danger. Il tient à régler ça personnellement. Ron ne me parle pas forcément de ses recherches… Il était toujours débordé et préoccupé. Je vois bien qu'il est à cran ces temps-ci…, confia Harry, soucieux.
-Et ceci n'atténue en rien avec cette métamorphose inattendue d'Hermione…, compléta Ginny, tracassée par l'état de son amie.
-C'est vrai…ainsi Hermione est plus vulnérable que jamais », réalisa Neville suite à ces propos.
Aux dires de son compagnon, Luna se leva et fit des allers-venues, regrettant à présent d'avoir créé et jeté ce sort pour rassembler son couple favori.
« -Luna ? » l'interrogea Ginny, perplexe par sa contrariété évidente.
Harry fronça des sourcils. Neville alla rejoindre sa compagne et posa ses mains sur les avant-bras de sa blonde d'un air apaisant.
« -Qu'est-ce qui te tourmente, ma douce ? » lui lança-t-il.
Luna Lovegood posa ses yeux bleus sur ceux de son amoureux puis elle trifouilla son pendentif en forme de croissant de lune d'un air rêveur avant d'avouer :
« -C'est moi…
-De quoi, Luna ? lui questionna Neville, à présent tendu.
-C'est moi qui est jeté un sort à Hermione. Pas ces mangemorts. Je n'ai que de bonnes intentions… Hermione était si esseulée… Elle m'a avoué que rien n'allait dans son couple. Il arrivait à un point de rupture. Je voulais les aider, les rassembler à nouveau… »
A cette confession, les trois amis écarquillèrent les yeux. La sœur de Ron secoua la tête d'un air tracassée.
« -En quoi lui redonnait son apparence à 11 ans, fera-t-il qu'Hermione et mon frère puissent de nouveau se rapprocher ? Tu as vu l'écart d'âge ? s'exclama-t-elle d'un air interdit.
-Eh bien, pour leur rappeler leurs plus beaux moments à Poudlard en compagnie d'Harry. Retrouver ce qu'ils ont perdu…leur amitié sans faille, leur complicité et surtout les confessions que vous avez partagé tous les trois. C'est ce qui manquait à Hermione. Elle voulait tant retourner à ces moments où il n'y avait aucun secret entre vous », informa Luna en regardant Harry avec attention.
A ces mots, ce dernier comprit et hocha de la tête.
« -Il faut le dire à Ron…, décréta Ginny, anxieuse.
-Non », s'écrièrent alors Luna et Harry.
Choquée par cette véhémence, Ginny scruta son mari et son amie sans comprendre.
« -Et pourquoi donc ? Ron serait rassuré de savoir que ça ne provient pas des mangemorts…, commença-t-elle à dire.
-Ron en aurait gros sur le cœur pour cette métamorphose… Et…il ne pardonnerait pas facilement à Luna », coupa Harry après réflexion.
Cette dernière réalisa effectivement que Ron pourrait lui en vouloir, ce qui l'attrista elle qui voulait toujours bien faire.
« -Il a raison… Puis j'ai fait ce sort de façon à ce que ce soit uniquement Ron qui puisse le défaire. Il n'est que temporaire puisque peu à peu les souvenirs vont revenir pour Hermione. Ron doit juste lui ouvrir son cœur et lui dire la vérité sur ce qui les a éloignés. Il doit assumer les conséquences de ces actes. En le faisant, il retrouvera sa fiancée…, murmura Luna d'un air mélancolique.
-Mais à quel prix ? Hermione va le quitter en apprenant tout ça. Elle avait peur qui lui arrive malheur en suivant cette vocation. Et si elle lui posait un ultimatum…comme tu l'avais suggéré, Harry, déclara la rouquine avec appréhension.
-C'est Hermione… N'envisageons pas le pire. Elle tient plus que tout à Ron. En 4ème année, il y a eu un froid entre vous trois. Cela n'a pas duré plus de 3-4 mois. Vous tenez trop l'un à l'autre pour vous éloigner aussi longtemps, annonça Neville en se grattant le menton.
-Il a raison… Le choc sera rude pour Hermione mais elle finira par comprendre et lui pardonner avec le temps, reconnut Harry.
-Nous ne sommes plus des enfants. On ne peut pas se baser sur des suppositions, rétorqua Ginny Potter.
-C'est pourquoi il ne sert à rien de craindre le pire, coupa Harry avec sérieux.
-Je suis désolée… A cause de moi, vous vous disputez. Tout part en vrille. Je fais plus de mal que de bien », annonça Luna avec peine.
La blonde renifla et ses yeux s'embuèrent de larmes. Elle mit ses mains sur son visage pour cacher son émoi. Surpris de la voir pleurer, Harry et Ginny se regardèrent un instant interdit avant d'aller vers elle pour lui frotter son dos et pour la réconforter.
« -Hey… On ne t'en veut pas. On comprend parfaitement tes agissements. Tu as été la seule à voir clairement que ça n'allait pas pour Hermione et pourtant nous la connaissons depuis bien plus longtemps que toi. Tu es une vraie amie. N'en doutes pas…, répondit la sœur de Ron avec douceur.
-On va t'aider à leur donner un coup de pouce tout en gardant l'anonymat sur le responsable qui a transformé Hermione, avisa Harry avec un sourire à l'intention de Luna.
-Oui, tu peux compter sur nous. De plus, on gardera un œil sur eux. »
A ces mots, elle sécha ses larmes avec le revers de son bras puis leur adressa un faible sourire avant de scruter son petit-ami. Celui-ci la contemplait avec tendresse et passa une main dans ses cheveux avec délicatesse.
« -Ça va mieux ? » lui demanda-t-il doucement.
Sa copine hocha de la tête, rassurée.
« -Bon sur ces bons sentiments, tout ça m'a étrangement donné l'appétit », avoua Harry quelque peu déstabilisé en entendant son ventre grogner.
Cet aveu fut accompagné de fous rires nerveux de la part de tous. Ginny frappa gentiment l'arrière du crâne de son mari face à son humour déplacé bien que bienvenu au final. Ils avaient bien besoin de décompresser suite à ces révélations. Ce dernier adressa un sourire penaud au couple d'invité et passa une main dans ses cheveux d'un air embarrassé.
« -Cela vous dit de manger avec nous ? proposa Ginny en adressant un sourire amical à Neville et à Luna.
-Oh…volontiers, murmura celle-ci, touchée par l'invitation.
- J'en serais honoré. Permets-moi de t'aider ! » déclara alors son compagnon en suivant Ginny dans la cuisine.
Harry et Luna les suivirent et s'amusèrent du comportement enjoué de leur conjoint pour la cuisine.
Le ventre d'Hermione criait famine. Elle avait faim et sentait de bonnes odeurs se dégager dans le couloir et qui menait sans aucun doute dans la cuisine. Elle luttait depuis 10 minutes mais n'y tenait plus. C'est donc bon gré mal gré qu'elle sortit de la chambre pour se diriger vers la cuisine. Ron avait préparé la table et cuisinait lorsqu'elle prit place sur un tabouret sans un mot. Il arrêta ce qu'il faisait et risqua un œil vers elle. Hermione le regarda d'un air impassible. Elle n'avait pas l'intention de lui parler puisqu'il ne voulait rien partager. Elle lui en voulait toujours. Comprenant face à son mutisme qu'elle ne discuterait pas avec lui de l'incident, Ronald soupira puis capitula en lui servant son repas. Après s'être également servi, il s'installa et se renferma dans le silence aussi. Ils mangèrent ainsi peupler de songes et d'incertitudes pour l'avenir. Hermione le regarda manger et eut à nouveau un flash.
A la table des griffondors, Ron mangeait comme un glouton tout en lisant la gazette face à Ginny. Cette dernière le regarda d'un air interdit. Ce manque de bonne manière exaspéra Hermione qui était à côté de lui. Elle lui donna un coup de livre sur son épaule.
« -Arrête de manger ! »
Disant par là qu'il ne prenait pas le temps de faire des pauses.
L'air de rien, la brunette mangea avec appétit. Avec les années passées, il semblait que Ronald Weasley savait déguster son repas. Elle but un verre d'eau et se concentra sur son assiette. Ron releva alors les yeux pour l'observer à son tour. Il avait bien senti ses yeux se poser sur lui. La voir si jeune, lui fit remonter des souvenirs au temps de Poudlard. Ils avaient été complices. Ils s'étaient disputés. Ils s'étaient incompris. Puis ils étaient tombés amoureux l'un de l'autre. Du moins, Ron s'en était rendu beaucoup plus tard par rapport à Hermione. Elle avait été si jalouse de Lavande à l'époque… et quand il y repensait, lui aussi avec Vicky… Il étira un faible sourire face à ces moments. Son air renfrogné. Son expression interdite. Ses soupirs exaspérés. Son ton enjoué. Il avait tout aimé en elle et se serait toujours le cas. La situation actuelle l'attristait plus qu'il ne voulait se l'avouer. Il ne savait malheureusement pas comment la régler, comment se réconcilier avec elle en sachant ce qu'elle lui demandait en échange. Il allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose, n'importe quoi mais Hermione le prit de vitesse. Elle se leva, prit son assiette, ses couverts et les trempa dans l'évier puis elle lâcha un : « Bonne nuit Ronald ». Elle quitta les lieux et le seul bruit qu'il entendit par la suite fut celui de la porte de la chambre. Il cessa de manger et fourragea ses deux mains dans ses cheveux roux d'un air dépassé. Il était totalement dans une impasse.
Du côté de Mini-Hermione, cette dernière se changea et s'allongea dans le lit. Epuisée par tant d'émotions, elle ne prit pas longtemps à s'endormir. Ses rêves furent peuplés de nombreux autres souvenirs mais cela ne dura qu'un temps…
A un moment, Hermione finit par se promener dans le vide, où rien ni personne n'était présent à part elle. Il n'y avait qu'elle et le noir complet aux alentours. Elle frissonna de peur et l'appréhension augmenta au fur et à mesure de ses pas.
« -Hey ho ? » lança-t-elle autour d'elle mais elle n'entendit que son propre écho.
La jeune fille s'immobilisa et serra ses bras tout contre elle. Le pressentiment était toujours présent… C'est alors qu'apparut de nulle part des serpents qui s'enroulèrent autour de ses chevilles. Elle lâcha un cri d'effroi à cette vue puis l'instant d'après, ils disparurent dans une fumée grisâtre et à la place, elle vit des traînées noires parcourir peu à peu son corps, des pieds à la tête. Comme une maladie, elles se propageaient et lui montraient des visions macabres. Elle voyait la mort des êtres qui lui sont chers et leur agonie. Terrorisée, Hermione hurla et appela à l'aide.
Endormi dans le canapé, l'auror se réveilla en sursaut face à ce cri, prit sa baguette sous l'oreiller et courut précipitamment vers la chambre. Ouvrant la porte à la volée ce qu'il vit lui glaça le sang. En sueur, Hermione se débattait dans son lit, semblant livrer un combat intérieur dont elle seule faisait face.
« -HERMIONE» s'écria-t-il en la prenant par les épaules et en la secouant pour la sortir de ce cauchemar.
A cet appel, Hermione ouvrit brusquement les yeux. Ces derniers étaient hagards. Elle trembla de frayeur. Elle regarda ses mains et elle ne vit plus aucune trace. Avait-elle rêvé ?! Le souffle saccadé, Ron scruta la chambre un tantinet méfiant.
« - Homenum revelio ! » lança-t-il d'un air alerte en observant les lieux.
Rien ne se produisit. Il n'y avait donc aucune présence intruse ici. Que signifiait tout ceci ?! Avec inquiétude, il s'assit sur le lit et prit Hermione dans ses bras. Stoïque, elle ne réagit pas à ce contact. Le rouquin la rassura comme la dernière fois tout en se demandant ce qu'il pouvait bien faire d'autres... Hermione pleura silencieusement en accrochant à deux mains le maillot de son compagnon. Elle avait la peur au ventre... Subitement, elle eut alors un flash. Sensation différente… Elle était dans une cellule humide et crasseuse. Des rats se faufilaient entre ses pieds. Elle sentit une douleur vive sur sa joue et sur son avant-bras gauche. Elle contempla ce dernier et aperçut un mot écrit en trainées de sang. Sale sang de bourbe. Elle hoqueta en revenant à elle suite à cette vision. Elle chercha Ron du regard et elle vit que celui-ci avait pris une mine sombre. Il semblait avoir bien gambergé.
« -Cela n'a que trop duré… nous allons de ce pas au ministère de la magie demandez audience au 1er ministre. Il saura quoi faire pour défaire ce sortilège…, décréta-t-il, d'un air sérieux.
-Ron, ce n'est pas…
-Habille-toi. Plutôt on sera parti, plutôt se sera réglé. Je te promets que plus une seule fois tu n'auras de cauchemars », répondit-il, déterminé.
Il se redressa avec elle et la relâcha. L'auror quitta la chambre pour laisser de l'intimité à la jeune fille afin qu'elle puisse se changer. Mini-Hermione soupira faiblement. Ce cauchemar était-il lié à un souvenir ou était-ce un présage ? Au fond d'elle, elle opta pour la deuxième réponse. Puis elle fixa ses mains d'un air absent. De nouveau, la marque noire était apparue et lui lançait. Serait-elle la seule à la voir ?
Non loin d'eux – à 2-3 pâtés de maison
Une silhouette encapuchonnée fumait avec délectation contre un lampadaire tandis que l'autre à son côté, vêtu à l'identique faisait une incantation silencieuse avec sa baguette.
« -Le sort fonctionne ? questionna une voix âpre.
-Oui. Je ressens de nouveau la détresse de la fiancée de Weasley. La marque noire fait son effet. Le test d'hier soir nous permettait de savoir si le sortilège était connecté à cette sang de bourbe. A présent que nous sommes sûrs, nous allons pouvoir agir et mener à bien notre plan, éclaira son acolyte, la baguette en main.
-Bien…alors il n'y a plus qu'à attendre qu'elle sorte de nouveau de cette fichue maison blindée de pièges et de sort de protections. Dès que c'est fait, on l'approche, on la maîtrise et on l'emmène, déclara celui qui semblait prendre les directives dans la mission.
-Oui…encore un peu de patience. Et si elle était amenée à se déplacer par un moyen magique encore comme hier, nous saurons où elle irait puisque le sort maudit sert également à retrouver la personne ciblée », annonça-t-il en montrant un petit objet à son voisin tout en lui adressant un sourire narquois.
Son complice sourit en coin suite à cette remarque.
Dès qu'elle fut emmitouflée dans un manteau de fortune à sa taille, Ron ne perdit pas de temps, prit sa main et transplana avec la jeune fille. La seconde suivante, ils se trouvèrent sous un petit pont londonien. A l'arrivée, Hermione s'éloigna rapidement du roux et se mit à vomir au sol quelque peu recourbé. Le voyage avait été éprouvant pour elle. En réalisant que c'était une première pour l'adolescente, il se confondit en excuses. S'il avait pu, l'auror aurait opté pour la voie de la cheminée mais celles du ministère sont fermés hors des horaires d'ouverture au public. De ce fait, il n'y a qu'une entrée possible. Celle des visiteurs par cabine téléphonique. Elle essuya sa bouche du revers de sa main et le somma de l'autre main pour qu'il ne s'approche pas. Elle se sentait dégoûtante.
« - Ce n'est rien…, murmura-t-elle avant de se redresser et d'essuyer sa main sur son manteau tout en restant digne.
-La première fois peut être difficile à encaisser », admit Ron, soucieux de son état.
Hermione acquiesça de la tête sans rien dire. Au même instant, elle constata que la marque avait disparu de sa main.
« -Par ici…Nous allons passer par l'entrée visiteur. J'ai de la monnaie sur moi », informa-t-il tout en se dirigeant à son côté vers l'angle d'une grande bâtisse à 500 m.
Il faisait nuit noire et il n'y avait pas un chat dehors ce qui s'expliquait puisqu'il était seulement 6h du matin. Sans hésitation, il l'invita à entrer dans la cabine téléphonique et referma la porte battante. Il sortit quelques livres sterling et les glissa dans l'habitacle prévue à cet effet. Il composa un code et la cabine bougea les faisant disparaître sous terre.
« -Hermione, tu devrais te couvrir. Nous devons éviter de rendre publique ta situation avec le peu de membres présents à cette heure au ministère. Nous sommes à l'abri de rien avec les partisans de Voldemort toujours en vadrouille…, avertit Ronald, préoccupé.
-D'accord… »
Sur ces conseils, elle mit sa capuche et se tint prête. Pensive, elle regarda ses mains à nouveau. La marque noire y était à nouveau. Un coup elle apparaissait et 5 minutes plus tard, elle n'y était plus. La tâche noire sur le papier n'était pas un fait de son imagination. Quelqu'un lui voulait du mal par cette marque et idiote qu'elle était, elle était tombée dans le panneau. La jeune fille aurait dû se méfier de cette enveloppe adressée à son nom. Elle baissa la tête, ferma les yeux et contint un gémissement douloureux. Face au silence de sa voisine, Ron lui porta son attention avec inquiétude. Hermione avait la tête baissée et ses mains tremblées. Il les contempla et il n'y avait…rien. Ron les attrapa à deux mains et plongea son regard azur dans ceux troubles de la jeune fille.
« -Ne t'inquiète pas Hermione. On va mettre fin à ce sort aujourd'hui », lui rassura-t-il avant de réaliser qu'il n'avait pas informé Harry du retournement de situation.
Ignorant sur le moment son émoi, Ron sortit son téléphone de la poche de son manteau et essaya de le joindre. Aucune réponse. Il soupira puis le rangea d'un air ennuyé. Tant pis. En attendant, il prendra soin d'elle. Son meilleur ami le rappellera quand il aura remarqué son appel.
Du côté d'Hermione, elle était totalement déstabilisée. Comment pouvait-elle lui dire que tout était de sa faute ? Elle déglutit et baissa les yeux, trop honteuse. Devait-elle lui dire ce qu'il ignorait au risque de briser une amitié et le peu de confiance qui leur restait ?
Alors qu'ils venaient de disparaître de la cabine, les deux reconnaissables silhouettes qui les surveillaient non loin de chez eux étaient à leur poursuite. L'un d'entre eux, un grand baraqué et brun scruta les alentours d'un air alerte pendant que l'autre, un chauve costaud et barbu lui montrait le chemin à suivre, à l'aide d'une boussole. Ils s'arrêtèrent net quand celle-ci s'affola devant la cabine.
« -Elle est au ministère..., constata le chef.
-Comme elle n'arrive pas à dormir, elle est partie bosser plus tôt. C'est une occasion inespérée ! informa son bras droit.
-A cette heure, il n'y aura pas foule là-bas, appuya son acolyte, indécis.
-D'en moins d'une heure, ce sera l'heure de pointe, rétorqua son voisin.
-Tu as toujours les deux gourdes de polynectar ?
-Celui du sorcier et du gobelin ?
-Oui Schief.
- Toujours mais ça sera notre dernière utilisation.
-Très bien. Tu feras le gobelin cette fois-ci. Moi, je l'ai déjà fait.
-Ok… »
Ils rentrèrent à deux dans la cabine et burent chacun le reste de la potion. Ensuite, ils usèrent de la magie pour modifier leur habit et pour faire un sort d'extension pour celui qui se transformerait en gobelin. Ils rangèrent leur gourde, l'un deux mit une pièce et usa de magie pour révéler le code d'activation.
A peine était-elle sur ses réflexions que la cabine termina son ascension quand elle toucha un parquet vieux et usé. Ron ouvrit la porte et laissa Hermione en sortir. Seulement quelques membres se baladaient dans ce grand couloir d'accueil. Bientôt les nombreux agents du ministère circuleront ici pour commencer leur journée de travail. De chaque côté des murs en granit noir avec de nombreuses dorures était présenté plusieurs cheminées pour les arrivées. Ron quitta l'habitacle, le referma et fixa Mini-Hermione avec anxiété. Il sentait que quelque chose n'allait pas mais l'adolescente se murait au silence.
« -Suis-moi », répondit-il, quelque peu contrarié.
Il marcha d'un bon pas et elle le suivit du mieux qu'elle pouvait. Hermione scruta les lieux avec étonnement mais aussi avec appréhension. Qu'allait-on lui faire quand on apprendra son état ? Un élancement supplémentaire la frappa de plein fouet. Cela ne s'arrêtera pas ?
« -Encore un petit effort, Hermione. Plus vite tu verras le ministre, qu'il saura la situation que l'on pourra t'en défaire. », songea-t-elle pour elle-même.
Avec courage, elle pressa le pas à son tour. En chemin, elle vit une grande fontaine se dresser. Elle exposait un rassemblement uni de sorciers et sorcières de tous pays, pointant leurs baguettes magiques vers le ciel. Non loin de là, en hauteur, une affiche animée dévoila le ministre actuel de la magie. Un certain Kingsley Shacklebolt.
« -Par-là », indiqua son compagnon en lui montrant un ascenseur et en lui reprenant spontanément la main.
Un agent de service en uniforme y était posté et avait pour but de conduire tout visiteur ou membre vers leur destination désirée.
« -Bureau du 1er ministre s'il vous plaît, annonça Ronald Weasley d'un air grave.
-Vous connaissez le protocole, Weasley ?
-Oui. Ordre du Phoenix.
-Très bien ».
Hermione fronça des sourcils face à cet échange. C'était apparemment un code mais elle n'en comprenait pas le sens. Au même moment quelques avions de papier se joignirent à eux et vinrent flotter au-dessus d'eux. L'agent ferma l'ascenseur et activa un levier pour les amener à leur destination. Quelques minutes plus tard un PIM retentit. L'ascenseur s'ouvrit et ils en sortirent. Ils tombèrent sur un dédalle de couloirs d'un blanc cassé avec de nombreux liserés argentés partout sur les murs. L'ascenseur se ferma et disparut derrière eux. Sur les différentes portes blanches une pancarte affichait un nom et le poste de ces représentants. La douleur toujours lancinante, Hermione serra son poing et contempla son compagnon d'un air tracassé. Elle avait ce pressentiment qui ne la quittait pas. Il était plus fort que jamais. Un mal la rongeait au fur à mesure des minutes qui s'écoulaient ensemble.
« -Ron, je dois te dire…, commença-t-elle à lui avouer.
-Attends-moi ici. Je n'en ai pas pour longtemps. Je vais lui expliquer la situation et je viens de te chercher. Ok ? éclaira-t-il d'un ton décidé.
-Ok… », capitula-t-elle en hochant la tête et s'adossant contre le mur, près de l'ascenseur.
Ron lui adressa un sourire rassurant puis se dirigea vers une porte plus éloignée et toqua à celle-ci. Une voix grave l'autorisa à entrer et sans plus de cérémonie, il se présenta et referma la porte derrière lui. L'adolescente souffla sur sa frange bien trop longue et attendit avec une certaine anxiété. C'est alors qu'un PIM raisonna non loin d'elle. L'ascenseur était réapparu et deux silhouettes vinrent en sortir. En la voyant, elles furent surprises puis elles lui adressèrent un sourire carnassier. Comprenant que quelque chose clochait à l'arrivée de ces deux étrangers, Hermione commença à reculer et à ouvrir la bouche pour crier que l'un d'entre eux, le gobelin la prit de vitesse et lui lança un sort avec sa baguette. Hermione s'arrêta alors net dans son action et ses yeux prirent une couleur blanchâtre. Il indiqua avec sa baguette l'ascenseur et sans un mot, elle suivit les instructions. Dans un état second, Hermione y entra avec les deux mangemorts. Elle ignora superbement l'agent de service mort dans la cabine. A ses pieds. Tout sourire, le chef tira sur le levier, les portes de l'ascenseur se refermèrent et ils disparurent.
A suivre…
Tadam ! Oui oui, je suis un peu sadique mais c'est pour mieux rebondir par la suite ;).
Avez-vous des hypothèses sur ce qui va suivre?
J'attends vos retours, vos impressions à ce sujet et sur ce chapitre avec impatience :).
