Chapitre 9: Je t'aime
Narration Hermione
Seule dans mon appartement, je pensais encore une fois à Drago. En fait, surtout du baiser avec lui.
Ou de l'avenir...
Ou de mes sentiments...
Ou tous à la fois.
Je me demandais si je serais capable de l'aimer.
Ce n'était pas vraiment un gros dilemme. Drago était charmant avec moi et je l'appréciais de plus en plus au fil des jours. Je savais qu'il ne me laissait pas indifférente et je savais aussi que j'étais anormalement attirée par lui. Peut-être trop, mais j'adorais être près de lui.
J'adorais toutes ses petites attentions envers moi et le regard qu'il posait sur moi. J'adorais la manière qu'il avait de me faire sentir bien et spéciale, de me sentir tout simplement aimé. J'adorais ses cheveux, son visage, ses yeux... absolument tout.
Peut-être que je l'aimais déjà.
C'était vrai que mon coeur battait la chamade en sa présence, que je ressentais une chaleur dans mon ventre quand il était là, que je l'appréciais pour ses qualités et ses défauts... Oui, peut-être que je l'aimais déjà, mais ça restait à voir.
Je me demandais aussi si je serais capable d'envisager être marquée.
Serais-je prête à m'engager dans une vie complète avec lui? À ce que j'avais compris, être marqué équivaut à une sorte d'engagement de mariage, mais sans divorce. Si je me faisais marquer, c'était à vie. Malgré toutes mes pensées négatives à ce sujet, penser à être avec lui le reste de mes jours me séduisait beaucoup.
Ce qui me faisait le plus peur, c'était que je ne savais pas vraiment dans quoi on s'embarquait avec ça. J'ai toujours connu ce qui m'attendait, j'ai toujours su à quoi m'attendre avec tout... sauf à une situation comme ça. Je ne savais pas comment c'était de vivre avec lui, de se faire aimer profondément par lui, et je ne savais pas non plus comment était le marquage.
Ginny avait beau m'avoir tout expliqué, ça me laissait perplexe. Il ne ferait que me mordre? Bien sûr, je savais que je devrais aussi avoir une relation sexuelle avec lui et ça m'inquiétait de deux façons.
Premièrement, je savais avant tout que je voulais attendre d'avoir confiance en un garçon avant de me donner à lui plus intimement. Je savais bien que ça sonnait vieux jeu, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'avais bien le droit d'être sûre de ce que je faisais. Pas que je n'ai pas confiance en Drago, mais ça m'angoissait quand même.
Deuxièmement, il y avait quelque chose dont seule Ginny était au courant. J'étais encore vierge. Bon, ça ne devait pas être une surprise pour des tas de personnes, mais ça rendait la chose encore plus effrayante. Faire l'amour était quelque chose de sérieux pour moi et je ne savais pas vraiment si ce l'était pour lui.
Alors ces deux points m'effrayaient plus que tout. Ça me freinait légèrement dans l'avancement de notre relation et je savais qu'un jour ça viendrait sur le tapis pendant une conversation avec Drago. Il faudrait que je lui explique pourquoi j'étais réticente, il faudrait que je lui dise que je n'ai aucune expérience dans ce domaine, que je lui dise que malgré tout, j'essayais de mon mieux pour ne pas avoir peur...
Mais d'un autre côté, pourrais-je envisager de le laisser mourir?
Je ne pouvais pas m'y résoudre. Peut-être qu'auparavant j'aurais eu moins de remord, mais maintenant j'étais profondément attachée à lui et sa mort resterait à jamais gravée dans ma mémoire. Le laisser mourir n'était définitivement pas une option possible.
Je savais aussi qu'une conversation serait nécessaire avec lui, car il devenait de plus en plus étrange avec moi. Plus distant, plus tendu. Je ne savais pas vraiment comme le prendre. Avais-je fait quelque chose mal? Il semblait tout le temps éviter les contacts physiques avec moi et il évitait aussi de se retrouver seul en ma présence.
Tout ça me rendait confuse.
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Narration Drago
Le mauvais côté d'être un veela, c'était la façon dont Hermione me manquait.
Le mauvais côté d'être un veela, c'était la façon dont je ne pouvais plus m'approcher d'elle tellement je la désirais.
Le mauvais côté d'être un veela, c'était la façon dont je ne pouvais plus dormir le soir
Le mauvais côté d'être un veela, c'était la façon dont ça devenait douloureux de ne pas avoir de contact physique avec elle.
Le mauvais côté d'être un veela, c'était la façon dont penser à elle me suffisait pour devenir excité.
Il y avait des tas d'avantages à mon héritage de veela, mais les mauvais côtés faisaient souffrir.
Debout dans mon manoir, seul, encore une fois, je tentais de rester les pieds ancrés ici. Pourtant, mon membre douloureux me rappelait à quel point j'avais envie d'Hermione et ça en devenait insoutenable. Ça faisait mal, littéralement. Je devais faire quelque chose, car je ne devais pas mettre sa santé et sa sécurité en danger. Je devais penser à une façon de me garder ici obligatoirement.
Peut-être pourrais-je demander à Blaise de m'enchaîner? Non, mauvaise idée.
Peut-être pourrais-je utiliser ma technique de penser à quelque chose de dégoûtant? Pourtant ça ne marchait plus si bien ces temps-ci.
Peut-être pourrais-je... non. Hors de question.
Cependant, je baissai mon regard vers mon pantalon où une bosse se faisait maintenant voir. Je m'étais toujours interdit de le faire. Je ne voulais pas qu'Hermione l'apprenne et pense que je suis un impatient ou quelque chose du genre.
Pourtant...
Après un moment d'hésitation, je regardai autour de moi. Personne n'était là. Les elfes étaient partis, Blaise était au travail...
(Âmes sensibles, abstenez-vous pour la suite)
Après avoir pris une grande inspiration, j'ôtai rapidement ma ceinture, descendis mes pantalons et mon boxer sur le sol. J'observai un instant mon membre gorgé de sang, maintenant douloureux, avant de le prendre en main.
Un soupir de contentement traversa mes lèvres. Je me mis à faire des mouvements de va-et-vient.
J'imaginais Hermione faire rouler sa langue autour de mon organe sexuel dans un mouvement sensuel, totalement nue.
Je lâchai un doux râle de plaisir en accélérant la cadence.
Je l'imaginais au-dessus de moi, montant et descendant au rythme de nos gémissements. Sous le plaisir, je reculais sur un divan non loin de là et m'assit tout en continuant mes mouvements. Je me cambrai légèrement en l'imaginant, elle, en train de me faire des choses inimaginables.
Je penchai la tête par en arrière, les yeux mi-clos et laissai échapper un long gémissement.
Dans mon esprit, les images défilaient...
Hermione sur moi.
Hermione en dessous de moi.
Hermione dans plein de positions...
Instinctivement, je me mis à donner des coups de bassins tandis que je continuais mes va-et-vient.
- Oh oui, Hermione... gémis-je d'une voix rauque.
Je commençai tout doucement à perdre contact avec la réalité et à me mouvoir sous les vagues de plaisir.
Soudain, un imagine me vint en tête.
Moi, en train de marquer Hermione.
- Oui... soufflais-je. Oh oui...
Ma tête descendant tout doucement de ses lèvres à son cou alors qu'elle se cambrait de plaisir sous mes coups de reins. Mes canines proéminentes qui s'approchaient de sa veine. Ses parois qui commençaient à se serrer sur mon membre alors qu'elle était à son apogée. La morsure exquise et son cri -littéralement- de plaisir. La sensation d'appartenance, la façon dont je l'aimais, et mon propre orgasme.
Je me reconnectai avec la réalité pendant deux secondes et réalisai que mes canines étaient sorties. Mon membre masculin était de plus en plus douloureux, même sous le plaisir. Chaque contact avec lui produisait un râle de plaisir de ma part ou gémissement.
J'imaginais alors Hermione criant mon nom. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois.
Je sentais que je n'allais pas tenir longtemps, mais c'était trop bon.
Une cinquième fois.
- Oh, Hermione! m'écriais-je entre mes gémissements, la tête penchée vers l'arrière.
Dans un dernier geste de la main, j'atteignis le septième ciel en me cambrant et eut l'érection la plus longue de ma vie. Mon râlement de plaisir se répercuta dans la pièce d'une façon presque douloureuse alors que je me libérai enfin.
(Âmes sensibles, vous pouvez recommencer à lire)
Environ une quinzaine de secondes plus tard, je retombai sur le fauteuil, soudainement épuisé, un sentiment de culpabilité me tiraillant. Que penserait Hermione si elle apprenait que je m'étais masturbé en pensant à elle dans des situations pas très catholiques?
Reprenant mon souffle, je me relevai rapidement pour me diriger vers la douche. J'allumai une eau glacée et me glissai sous le jet. Elle comprendrait sûrement, si elle savait... Elle comprendrait que je fais ça pour l'attendre, n'est-ce pas? De toutes façons, elle ne l'apprendra pas...
Et si elle était en colère contre moi? Et si elle ne voulait plus jamais me voir? Je m'en voudrais toute ma vie.
Allais-je lui dire? Non. Peut-être... Ça serait stupide de lui dire, pourquoi voudrait-elle le savoir? En quoi est-elle concernée excluant le fait que j'ai pensé à elle? Ce n'était pas nécessaire, n'est-ce pas?
Le mauvais côté d'être un veela, c'est qu'on avait tout le temps envie de tout dire à notre compagne, même les mauvaises choses.
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Narration Hermione
- Ginny, je ne sais vraiment plus quoi faire.
- Tu es en train de me dire que tu as embrassé Drago Malefoy pendant tout l'après-midi et que ça a été le meilleur baiser de ta vie?
- Oui! m'exclamais-je au bord du désespoir.
- Alors, est-il au niveau de sa réputation?
- Ginny! m'outrais-je.
- D'accord, d'accord, fit-elle en levant les yeux au ciel. Alors, que comptes-tu faire?
Il y eut un moment de silence.
- Que devrais-je faire?
- Est-ce que tu l'aimes?
- Je ne sais pas.
- Est-ce que tu l'apprécies?
- Évidemment.
- Est-ce que tu tiens à lui?
- Énormément.
- Alors peut-être que tu devrais penser à passer à une autre étape de votre relation.
- Une autre étape?
Elle croisa les bras et me sourit.
- Oui, sortir ensemble.
(...)
- Hermione, pourquoi me racontes-tu ça? demanda Harry au bord du désespoir. Je vais être mentalement marqué pour le reste de ma vie!
- J'ai besoin de tes conseils! m'exclamais-je alors immédiatement.
- Va voir Ginny, alors.
- J'y suis déjà allée, mais je veux ton avis, répliquais-je.
- D'accord, se résigna-t-il enfin, mais pas de détails sur vos baisers torrides.
- Ce n'était pas torride, Harry, c'était...
- Stop! s'exclama-t-il alors. Pas de détails.
Je soufflais bruyamment.
- Est-ce que je devrais sortir avec lui, oui ou non?
- QUOI?
(...)
- Attends, dit Drago d'une voix abasourdie, répète-moi ce que tu viens de dire.
Rougissant, je fis ce qu'il m'avait dit.
- Est-ce qu'on sort ensemble? demandais-je en baissant la tête. Je veux dire, officiellement?
Bouche bée, le blond essaya de trouver une réponse.
- Euh... je... balbutia-t-il, tu veux sortir avec moi?
Je relevai la tête soudainement.
- Enfin... fis-je, seulement si tu veux que...
- Oui, répondit-il immédiatement.
Je souris timidement alors que, sans le savoir, de son côté, son coeur bondissait de joie. Il s'approcha de moi et m'embrassa en me soulevant du sol, montrant ouvertement que ça le rendait heureux.
(...)
Ça s'était passé il y a deux semaines. Deux semaines qu'on sortait ensemble officiellement. Deux semaines qu'on était presque collés aux basques l'un de l'autre, sans que ça soit pour me déplaire. Deux semaines que je pouvais l'embrasser à ma guise, comme ça me chantait.
Pourtant, j'avais remarqué des changements vraiment étranges dans son comportement. Comme je l'avais fait remarqué plus tôt, il y avait comme un fossé entre lui et moi qu'il n'y avait pas auparavant. Il était toujours aussi attentionné qu'auparavant, mais j'avais l'impression que parfois il dormait sur place. Bien sûr, ce n'est qu'une image, mais vous comprenez le principe.
C'est pour cette raison qu'alors qu'on était chez lui, je décidai de le confronter.
- Drago, est-ce que tu vas bien? demandais-je.
- Bien sûr, fit-il d'une voix surprise. Pourquoi ça n'irait pas quand tu es avec moi?
- Tu as l'air... différent.
- Différent? dit-il en haussant les sourcils.
- Oui. Tu es plus distant.
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Narration Drago
- Je vais parfaitement bien, amour, mentis-je d'un ton réconfortant.
- En es-tu sûr? questionna-t-elle d'une manière soupçonneuse.
Bien sûr que non. Tu es ma petite amie, ce qui en soit serait un grand avantage, mais ça me fait souffrir plus qu'autre chose parce que tu n'es pas marqué.
- Bien sûr, fis-je d'une voix énervée.
Vexée, elle se renfrogna.
- Je ne faisais que demander, dit-elle avec mauvaise humeur.
Elle se leva rapidement et se dirigea vers la porte.
- Je vais y aller, continua-t-elle en me lançant un regard noir.
Une petite voix en moi me dit soudainement que je ne devrais pas la laisser partir en colère.
- Hermione, fis-je doucement en m'approchant, je suis désolé, je ne voulais pas te parler comme ça.
Elle ne dit rien pendant un moment en contemplant le sol.
- Excuses acceptées, souffla-t-elle.
Je m'approchai encore plus et la prit dans mes bras.
- Drago, dit-elle en se décollant de l'étreinte, j'étais sérieuse. Il y a quelque chose qui cloche avec toi.
Mon coeur se serra devant le regard d'Hermione. Elle avait tellement inquiète de mon état. Tellement que ça avait l'air de lui faire de la peine. Et je ne voulais pas qu'elle soit triste.
- Hermione... fis-je à voix basse, ce n'est rien, d'accord?
- Non, insista-t-elle, ce n'est pas rien. Tu es mon petit ami et tu ne vas pas bien.
- Je vais très bien! m'exclamais-je presque avec colère.
- Non, tu ne vas pas bien, Drago, dit-elle d'une voix finale, alors je veux savoir ce que tu as.
- Pour la dernière fois, ce n'est rien.
- Je tiens à toi, idiot, et je te connais. Je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
- Hermione... fis-je dans une dernière tentative.
- Drago! s'exclama-t-elle en serrant mes deux mains dans les siennes. Qu'est-ce qui ne va pas?
Je baissai les yeux sur le sol et le relevai doucement vers elle.
- Ce n'est rien, je te le dis, seulement mon héritage de veela qui fait des siennes, dis-je en capitulant.
Elle parut intriguée.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là?
J'hésitai pendant un moment.
- Le temps avance, Hermione, c'est normal que ça arrive, tentais-je de dire dans une vaine tentative.
- Je ne comprends toujours pas, dit-elle.
- J'ai quelques difficultés à dormir, j'ai de la difficulté à contrôler mes canines, mes pulsions envers toi, des fois j'ai mal physiquement... mais c'est tout, je te le jure.
J'évitai de lui mentionner que je ne dormais absolument plus, que mes canines poussaient presque tout le temps, que mes pulsions étaient presque meurtrières et que j'avais des douleurs, que ce soit à la tête, au ventre, au dos, à chaque fois qu'elle n'était pas là.
- Je suis désolée, fit-elle d'une voix étrangement remplie de larmes.
Je relevai soudainement la tête et vit que ses beaux yeux marron étaient remplis d'eau.
- Je... je ne voulais pas te causer de problème, continua Hermione en laissant couler ses larmes.
- Ne pleure pas, amour, fis-je en la serrant dans mes bras.
Elle posa sa tête dans mon cou et commença à pleurer de plus belle.
- C'est ma faute si tu vas mal, dit-elle entre ses sanglots.
- Pas du tout, ma belle. C'est normal.
- Peut-être, fit Hermione tout en pleurant, mais si je n'étais pas là...
- Je serais mort, complétais-je, alors cesse de te blâmer pour quelque chose qui n'est même pas ta faute.
- Oui, mais...
Je me retirai soudainement de l'étreinte et prit son visage en coupe, la regardant droit dans les yeux.
- Je t'ai déjà dit que ça n'avait pas d'importance. Je t'aime, c'est tout ce qui compte.
Il y eut un moment de silence pendant lesquelles Hermione me fixa. Soudainement, elle me sauta littéralement dessus et plaqua ses lèvres contre les miennes. Sous le choc, je reculai de plusieurs mètres jusqu'à heurter la base de mon lit. Je posai mes mains sur ses hanches et répondit furieusement à son baiser passionné...
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Narration Hermione
Les pieds décollant du sol, j'entourai sa taille de mes jambes et passai mes bras autour de son cou. Je le sentis répondre à mon baiser presque automatiquement. Son je t'aime m'avait réchauffé le coeur. J'avais senti une bouffée d'affection pour lui remonter le long de ma colonne vertébrale et je n'avais pas pu m'empêcher de l'embrasser.
- Eh bien, fit Drago à bout de souffle, je dois vraiment avoir fait quelque chose de fabuleux pour mériter ça.
Souriant doucement, je capturai une nouvelle fois ses lèvres tandis qu'il s'assoyait sur le lit, moi à califourchon sur lui. Tout doucement, on finit par se coucher côté à côté tout en s'embrassant aussi passionnément.
Je sentais les mains de Drago caresser mes hanches alors que je passai les miennes sur son torse musclé. Il passa alors doucement sa main en dessous de mon chandail. Sur ma peau, directement sur mon ventre.
Je frissonnai immédiatement et prit peur quand ses canines poussèrent, ce qui était pourtant rendu naturel quand on s'embrassait. Je le sentais s'embraser de plus en plus à mon contact et j'avais peur que ça aille trop loin.
Sans vraiment que je m'en rendre compte, trop enivrée par le moment, il se retrouva à califourchon sur moi. Je sentis son excitation contre mon bas-ventre et me tendit imperceptiblement. Toutefois, je continuais de l'embrasser dans l'espoir que ça passe. Descendant mes mains sur son torse, il grogna dans ma bouche sous le plaisir. Il plaqua encore plus son corps contre le mien et je sus que ça allait trop loin.
Je n'étais absolument pas prête pour ça.
Je n'étais même pas sûre de l'aimer.
Je repoussai alors rapidement Drago quand ses baisers humides descendirent dans mon cou.
- On devrait peut-être arrêter là, dis-je, les joues rougies.
Il me regarda pendant un moment pendant qu'on reprenait notre souffle.
- Qu'est-ce que tu veux di... oh, fit-il quand il comprit.
Je baissai lentement la tête en rougissant.
- Bien sûr, continua-t-il en me serrant dans ses bras.
On se blottit l'un contre l'autre dans son lit.
- Tu sais bien que je ne veux pas te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas... chuchota-t-il à mon oreille. Surtout quand il s'agit du marquage.
Je fus alors soulagée. Il comprenait.
- Je sais que c'est difficile pour toi, dis-je, alors merci.
- Je ferais tout pour toi, ma douce, dit Drago en jouant avec une de mes mèches de cheveux.
Il déposa un baiser sur mon front et me serra dans ses bras. On resta en silence pendant un bon moment tandis qu'il respirait mon odeur.
- Il se fait tard, fit-il finalement, tu devrais commencer à te préparer si tu veux rentrer chez toi.
Pourtant, on ne fit pas un geste et il se blottit encore plus en mettant sa tête dans le creux de mon cou.
- Drago? demandais-je.
- Oui, amour? fit Drago.
- Est-ce que je pourrais... rester avec toi?
- Rester avec moi? dit-il avec surprise.
- Pour la nuit.
- Dormir ici? demanda-t-il,
- Eh bien... oui, répondis-je en rougissant.
Je le sentis sourire contre mon cou.
- Évidemment, ça me ferait plaisir.
Doucement, sans prendre le temps de nous changer, il passa la couverture par-dessus nos deux corps. Je posai la tête sur son torse et il entoura ma taille d'un bras protecteur.
- Bonne nuit, Hermione.
- Bonne nuit, Drago, fis-je alors que je m'endormais.
Cette nuit là, sans que je le sache, il passa la nuit à m'observer dormir.
~ Elle a bâti des ponts
Entre nous et le ciel
Et nous les traversons
À chaque fois qu'elle
Ne veut pas dormir
Ne veut pas dormir
Je l'aime à mourir ~
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Désolé, je sais qu'il n'y a pas vraiment beaucoup de dialogue dans ce chapitre, mais il en fallait bien un! Ah oui, et pour le lemon, je sais que ça peut paraître un peu précipité ou autre, mais il faut prendre en compte l'espèce d'abstinence dans laquelle Drago c'est mise en décidant d'être patient avec Hermione. Son instinct lui dit de la mordre, et il résiste. En tout cas, j'espère que vous ne trouvez pas cette scène trop déplacée pour la situation. Sinon, j'espère que leur discussion vous a plu!
Réponses aux reviews anonymes:
London123: Haha, on peut dire qu'au moins ça a le mérite d'être clair ^^. J'ai fait de mon mieux, c'est tout ce que je peux dire. Et on peut dire, c'est vrai, que c'est Drago qui attendait le plus ce baiser. Et il la bien mérité, le pauvre :). Mais au fond, qui lui refuserait vraiment? Bref, merci pour ta review!
Laya: Moi aussi! Je dois dire que je me suis particulièrement forcée sur le dernier chapitre. Pas seulement pour le reste, mais surtout pour le baiser. Je voulais qu'il soit parfait étant donné la situation. J'espère que j'ai réussi! Et aussi: un gros merci pour la faute que tu as remarqué, j'oublie souvent que je dois oublier le langage familier dans les textes. En tout cas, merci pour ta review!
Tatiana: Je suis d'accord avec toi, ils sont vraiment mignon. Et puis, avec Hermione et son esprit ultra rationnel, je crois qu'il était un peu impossible qu'elle panique pour les canines (enfin, selon mon avis). Merci pour ta review!
mariiiie: Ça fait plaisir à attendre! J'espère que la suite t'a plu et merci pour ta review!
Rosina12: C'est toujours un passage où je m'imagine la tête de Drago pendant qu'il pense Rogue... et son expression n'a pas de prix! Et pour répondre à ta question, il reste huit chapitres + l'épilogue. Merci pour ta review!
memoria: Heureuse de le savoir! Et pour la suite, tu es servie. Merci pour ta review!
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