Bonjour à tous et bon début de week-end! Il est grand temps d'installer les décorations de Noël non? Je n'ai même pas encore commencé mon calendrier de l'avant :'(

Enfin bref, je n'ai pas posté de nouveau chapitre depuis plus d'un mois, et après celui-là, cette histoire ne va pas l'être pendant un moment. Les études sont prioritaires, et je n'ai pas de chapitres d'avance. Je sais à peu près ce que je veux à la fin (le dernier chapitre est écrit dans presque son intégralité), mais ce que je peux mettre à l'intérieur reste encore flou. Si vous voulez participer à sa création, vous êtes les bienvenues (ChefPopo, ne t'inquiète pas, tes voeux seront exhaussés), laissez un commentaire ou un message privé, et je serai ravie de vous répondre et de vous faire participer :) C'est ça la communauté 'fanfiction' après tout!

Enfin bref, je poste ce chapitre avant une pause sur cette histoire. Mais pour ceux qui veulent encore me suivre, 'Ce lien qui nous unit' continue d'être posté (j'ai une dizaine de chapitres d'avance), et j'espère que vous comprendrez ma décision de faire un break :)

Je voulais remercier aussi un/e Guest qui m'a posté un commentaire très sympa! Je te remercie de me suivre et j'apprécie le fait que tu aimes cette histoire! J'espère que la suite te plaira aussi, voire davantage :)

Mais tout de suite, il est temps de prendre du temps pour lire ce chapitre! Bonne lecture et bon week-end!


Jimmy venait de revenir dehors, et Boden se jeta sur lui sans prévenir.

« Borelli ! Comment va Casey ? »

« J'en sais trop rien chef. J'en sais pas plus que vous ».

Boden soupira et ferma les yeux. Cela le rendait malade de savoir que ses hommes étaient là-dessous, sans aucune aide extérieure ou presque, sans que quelqu'un puisse intervenir.

« Les structures sont là, et j'ai demandé aux ambulanciers de préparer plus de stock. Un médecin va arriver pour aiguiller Gabby quand on aura un contact avec les Trois Mousquetaires ».

« Je lui dirai ».

Vermulen passa une bouteille d'eau à Jimmy et il la but presque entièrement avant de reprendre la route à travers les débris. Tony l'attendait dans la poche car le tunnel était trop étroit pour lui. D'un coup, un bloc de béton leur tomba dessus. Tony attrapa sa radio et cria.

« Stop ! Arrêtez ce que vous faites ! STOP ! »

Quelques secondes plus tard, il n'y avait plus aucun bruit venant de l'extérieur. Tony se rua sur Jimmy et retira le bloc de béton.

« Ça va Borelli ? »

« Ouai... Juste... Un peu mal au dos. Je crois que je vais avoir un bleu ! »

Tony laissa exprimer son soulagement par un soupir et une légère tape amicale sur l'épaule.

« Tony, au rapport ! »

« Chef ? Faites vraiment très attention quand vous creusez. Ça s'effondre ! »

« Compris. Toi et Jimmy, allez près de Gabby et des autres, et donnez-leur le matériel. Ensuite revenez un peu sur vos pas pour placer quelques balises de détresse pour qu'on sache où vous êtes, et revenez après vers les autres. Je ne peux pas me permettre de mettre en danger vos vies ».

« Chef... »

« C'est un ordre Tony ».

Tony comprenait parfaitement Boden. Si la structure commençait à s'effondrer, alors cela allait continuer. Ils devaient se mettre dans un endroit sûr, et ce seul endroit, c'était sous les structures stabilisatrices, c'est-à-dire près des autres. C'était donc un endroit sûr pour tout le monde.

« À vos ordres chef ».

Jimmy se releva non sans mal et avec l'aide de Tony, en émettant un grognement de douleur.

« Tu es sûr que ça va ? »

« Oui... Je crois que... Je crois que je vais vomir ».

Il eut juste le temps de tourner la tête vers gauche avant de déglutir le petit déjeuner. Tony, malgré une expression de dégoût, l'aida à se rasseoir quelques minutes et tenta de calmer ses nausées.

« Gabby t'examinera quand nous serons arrivés. Il vaut mieux prévenir que guérir ».

Borelli ne pouvait qu'acquiescer, tant il ne voulait pas de nouveau vomir.

De l'autre côté, peu à peu, Matt retrouvait sa capacité à respirer, mais celle-ci était très laborieuse. Même avec le masque à oxygène, c'était dur. Cela lui faisait vraiment très mal dans la poitrine. Il ne se tordait pas de douleur, mais il avait les yeux fermés, il fronçait les sourcils, il luttait contre cette douleur qui le lacérait malgré la morphine que Gabby lui avait injecté. Kelly était aussi étendu sur le sol, moins pétrifié mais aussi mal en point que son meilleur ami. Il commençait à avoir de la fièvre, mais la chaleur qui envahissait l'espace commençait à peser sur et dans les organismes. Borelli et Tony venaient de revenir avec les structures de maintien et commençaient à les placer stratégiquement entre le sol sur lequel ils étaient tous et la dalle de béton qui menaçaient sans cesse de s'effondrer sur eux, celle sur laquelle Kelly avait été prisonnier.

« Vermulen et son équipe sont en train de creuser au niveau de la poche d'air, mais il y a un risque que cela s'effondre, alors le chef nous a ordonné de nous rassembler ».

Gabby acquiesça et se retourna vers les blessés. Matt avait toujours les yeux fermés mais elle savait qu'il n'était pas inconscient. Il luttait encore et toujours contre la douleur, mais elle ne pouvait pas augmenter la dose de morphine. Si elle le faisait, il risquait de plonger dans un sommeil qui pouvait se transformer en coma, voire pire encore. Cela pouvait le tuer. Kelly tentait aussi de lutter contre cette douleur qui lui parcourait le ventre. Son état se dégradait. Quant à Hermann, il était assis près de Kelly et Matt, se tenant légèrement la poitrine. Il avait quelques côtes cassées, et c'était sans doute cela qui causait cette douleur. Elle se tourna vers Tony.

« Tony, assieds-toi cinq minutes. Je vais changer ton bandage dans le dos ».

Sachant qu'il n'avait aucune chance de passer outre et de gagner contre Gabby, il soupira et s'exécuta. Il retira sa veste de pompier puis son t-shirt très doucement et minutieusement. La peau tirait, et les compresses et bandages de son dos étaient totalement souillés. Gabby grimaça et demanda à Borelli de lui amener les trousses médicales et d'en sortir des compresses et des bandes.

« Je vais devoir retirer les compresses et les bandes, mais ton dos commence à suinter. Ton corps réagit à la brûlure et c'est tout à fait normal. Certaines seront sans doute collées alors je suis désolée par avance du mal que je vais te faire endurer ».

« Ne le sois pas Gabby. Ne t'inquiète pas, ça va aller ».

Tony avait confiance en Gabby. Il l'avait vu travailler en tant qu'ambulancière en chef sur l'ambulance 61 pendant sept ans, alors il savait qu'elle savait ce qu'elle faisait. Doucement pour ne pas qu'il éprouve une quelconque douleur, elle retira les compresses une par une, désinfecta son dos avec du sérum physiologique puis reposa des compresses stériles. Cela devrait aller pour le moment.

« Il faut aussi que tu examines Borelli. Il s'est pris un gros bloc de béton dans le dos, et... Je ne sais pas si c'est la douleur mais il s'est mis à vomir ».

Elle se tourna vers lui, elle voyait qu'il n'était vraiment pas bien. Il était blanc comme un cachet d'aspirine. Elle le fit asseoir près des autres et l'examina.

« Tu as pris un coup sur la tête ? »

« Euh... Je ne m'en souviens pas... Peut-être, je ne sais vraiment pas ».

Elle prit la lampe et fit rapidement un examen de ses pupilles.

« Tes pupilles sont légèrement dilatées, tu dois avoir une légère commotion. Tu sais si tu as perdu connaissance ? »

« Euh... Je ne saurai pas te dire. Je ne crois pas. Ou alors une petite micro-seconde ».

Il ferma les yeux, mit une de ses mains sur son front et soupira.

« Mal à la tête ? »

Il ne voulait pas parler. En fait il ne pouvait pas. Une vague de nausée était revenue le hanter. Alors il acquiesça. Il avait l'impression que sa tête ressemblait à un punching-ball : on frappait, on frappait, on frappait. Sans s'arrêter, jusqu'à l'épuisement. Il avait aussi quelques vertiges.

« Laisse-moi voir ton dos, le choc que tu as reçu et la douleur peut te donner ce genre de symptôme. Pas de nausée ou de vertiges ? »

Encore une fois, il acquiesça. Il avait tellement envie de vomir qu'il mit sa main gauche devant la bouche pour tenter d'éviter cette vague de nausée de transformer en vomissement. En voyant cela, Gabby attrapa un sac en papier qui se trouvait dans une des trousses médicales, le vida et le tendit à Jimmy. En toute hâte, il l'attrapa, le mit à sa bouche et vomit une nouvelle fois. Gabby passa doucement sa main dans le haut de son dos, au niveau de sa colonne vertébrale et forma de petits cercles afin de calmer ses nausées et vomissements. Borelli ferma les yeux, par douleur mais aussi par fatigue. Gabby continua de l'examiner: prendre son pouls, sa pression sanguine, tout cela avec l'aide de Tony.

« Borelli, concentre-toi sur la voix d'accord ? »

Elle attendit qu'il acquiesce avant de continuer.

« Tu as une commotion cérébrale, ce qui fait que tu es nauséeux et que tu as mal à la tête. Tu as aussi un gros hématome dans le dos, au niveau de ta vertèbre dorsale trois. C'est cela qui cause la douleur dans ton dos, et donc les vomissements. Tu vas t'allonger près de Kelly et Matt, légèrement sur ton côté pour éviter que l'hématome soit en contact direct avec le sol et t'éviter toute douleur supplémentaire. Je ne peux pas te donner de morphine car Kelly et Matt en ont plus besoin que toi ».

« Ils vont bien ? »

Gabby soupira profondément et reprit une grande inspiration.

« Kelly fait une péritonite à cause de la barre de métal qui s'était logée dans son flanc. Quant à Matt il a une fracture du bassin et il respire très mal. Et Hermann a des côtes cassées, ce qui lui cause des douleurs à la poitrine ».

Borelli hocha sa tête, comprenant ce que Gabby lui disait et l'état dans lequel les deux lieutenants se trouvaient. Gabby se tourna vers le groupe de blessés et accompagna Jimmy près d'eux pour l'allonger. Elle enleva son manteau, le mit en boule et le plaça sous la nouvelle recrue pour surélever son côté droit. Il grinça des dents quelques secondes le temps d'étendre son corps sur le sol. Avec le bruit que cela avait occasionné, Matt ouvrit les yeux et les tourna vers ce bruit d'une personne qui hurlait de douleur.

« Hey gros dormeur ! »

À travers le masque à oxygène, Gabby vit un léger sourire se dessiner sur les lèvres de Matt.

« Tout va bien ? »

Elle savait qu'il ne pouvait pas réponde que tout allait bien, mais elle voulait lui donner une chance de lui répondre très honnêtement. Il ferma doucement les yeux, puis essaya de prendre une grande inspiration. Mais il s'arrêta d'un coup et fronça des sourcils.

« Hey Matt, ne force pas d'accord ? De petites inspirations ».

Après quelques secondes, il acquiesça. Il rouvrit les yeux, une vision floue l'envahissait.

« Matt ? Tout va bien ? »

Il referma les yeux, puis les rouvrit. Il fit ce processus plusieurs fois afin d'essayer d'évacuer cette vision trouble.

« Flou... »

« Flou ? Tu vois flou, c'est ça ? »

Encore une fois, il hocha la tête.

« Tu as mal quelques part ? Une endroit inhabituel ? »

Matt semblait réfléchir. Il tentait de localiser la douleur qui le paralysait.

« Mal... Dos... »

« D'accord tu as mal au dos... Au même endroit que tout à l'heure ? »

Il secoua doucement et légèrement la tête de haut en bas.

« Ventre... »

« Tu as mal au ventre ? »

Il ferma les yeux, fronça les sourcils et rouvrit les yeux. Puis il acquiesça.

« Le bas du ventre ? Ici ? »

Gabby tâta la zone de la vessie, en espérant que Matt puisse sentir sa main sur celle-ci.

« Mh... ».

Matt n'avait pas vraiment mal, c'était plus une gêne qu'une douleur.

« Matt ? Écoute-moi et tu comprendras d'accord ? Cette douleur est normale : l'endroit où ton bassin est fracturé comprime les nerfs de tes jambes et du bas de ton ventre. Cela te donne une douleur ou une gêne dans la région de la vessie. Tu comprends ce que je dis ? »

Il acquiesça. Au moins Matt répondait à la voix, à la douleur, était conscient et parlait. C'était une très bonne chose. Mais il fallait vraiment sortir vite de là, avant qu'il ne soit trop tard.