Auteur : My-Bella

Traductrice : Moi

Spoilers : -

Rating : M

Genre(s) : Supernatural/Romance

Disclaimers : Tout l'univers des Cullen appartient à Stephenie Meyer. L'histoire que vous allez lire appartient à My-Bella. Quand à moi, je ne suis qu'une humble traductrice.

Notes : Pour ceux que ça intéresse de lire cette histoire en version originale, le lien se trouve dans mon profil.


- Chapitre 9 : Deux lettres et un marché -

-PoV Bella-

Mes cheveux furent pratiquement secs avant que je ne me sois calmée et que mes larmes ne se soient taries. Rosalie en avait eu marre de me passer un mouchoir après l'autre et elle m'avait lancé la boîte sur les genoux.

"De qui vient la lettre suivante ?" me demanda gentiment Esme.

Je mis la lettre du père d'Edward derrière les deux autres et regardai au bas de la seconde lettre. Je relevai la tête vers Esme et lui fit un petit sourire. "Sa mère."

"Est-ce que tu aimerais que je te la lise, ma chérie ?" me demanda Esme, en voyant que mes yeux étaient déjà à nouveau remplis de larmes. Je ne pus qu'hocher la tête en lui tendant les feuilles.

Lorsque Esme prit la parole, sa voix était mélodieuse et apaisante.

-A ma nouvelle fille,

Une mère pense toujours que le mariage de son unique enfant est trop tôt. C'est tout à fait mon cas pour mon Edward. Il a été une telle bénédiction pour son père et moi. Notre maison ne sera plus jamais la même sans ses interactions quotidiennes avec nous.

Mais hélas, nous ne pouvons pas garder nos enfants avec nous pour toujours. Ils grandissent et forment leurs propres familles. Je dois me souvenir de ce jour comme de celui où j'ai gagné une fille - pas perdu un fils.

Donnez lui votre coeur, il ne mérite rien de moins. Partagez toutes vos pensées avec lui pour qu'il vous connaisse aussi bien dehors que dedans. N'ayez pas de secrets puisque c'est le moyen le plus sûr de perdre sa confiance. Ne vous quittez jamais énervés - cela détruit la passion bien trop rapidement.

Je vous souhaite tout l'amour et tout le bonheur du monde à mon fils et vous. Vous êtes la femme d'une perle, cher ange. Ne l'oubliez jamais. S'il vous plaît, rendez mon fils heureux. C'est tout ce que je vous demande.

Elizabeth Masen-

Rosalie essayait de ne pas rire de la perte de contrôle de mes émotions alors que je fondais une fois de plus en larme. "Est-ce que tu es sûre que tu arriveras à supporter ce que Edward t'a écrit ?"

J'éclatai de rire alors que j'essayai de me moucher. Cela se finit mal; je manquai de m'étrangler avec mes propres sanglots et cela fit rire tout le monde. Une fois que je me fus suffisamment calmée pour contrôler mes émotions, je regardais Esme. "Est-ce que ça te dérangerait de me lire la dernière lettre ?"

"Pas du tout, Bella," répondit Esme, en me tapotant gentiment le genou.

"Essaye de ne pas trop pleurer," me prévint Alice. "Ton visage ne doit pas être trop bouffi ou on n'arrivera pas à faire tenir ton maquillage."

Je rougis alors que Rose gloussait et Esme s'éclairçit la gorge avant de lancer un regard d'avertissement à Alice.

"Je plaisantais, maman," dit rapidement Alice.

Esme hocha la tête et baissa les yeux sur moi. "Prête ?"

"Non," rigolai-je nerveusement. "Mais vas-y quand même."

"Avant que tu ne commences Esme, j'ai une question pour Bella," annonça Rosalie.

Je relevai la tête pour voir une étincelle machiavélique briller à nouveau dans son regard. J'espérai vraiment que ce ne serait pas quelque chose de trop horrible.

"Bella, tu nous connais depuis quelques temps maintenant et tu as vu la manière dont on se chamaille," dit Rosalie.

Je ne savais pas vraiment vers où se dirigeait cette conversation, mais je savais que je n'aimerais probablement pas ça. Plus important, je savais qu'Edward n'aimerait pas ça. Lorsque je ne répondis pas, son sourire s'élargit.

"Je me demandais si ça te dérangerait qu'on utilise le contenu de cette lettre contre lui. Si c'est le cas, tu ferais mieux de lire cette lettre lorsque tu seras seule, plus tard," me dit Rosalie.

"Je vais faire un marché avec toi, Rosalie," lui dis-je lorsque je fus frappé d'inspiration. "Si Edward utilise quatre phrases guimauve ou plus, tu as le droit de te moquer de lui. Si ce n'est pas le cas, alors le contenu de cette lettre ne quittera jamais cette pièce."

Esme et Alice eurent toutes les deux l'air satisfaite de ma rapide idée. Rosalie grimaça légèrement, en réfléchissant aux probabilités d'avoir une chance d'utiliser cette lettre contre son frère plus tard. Le sourire qui éclaira son visage me fit me demander si je n'aurais pas dû augmenter le nombre de phrases guimauve.

"Ça marche," dit-elle.

"Allons-y, Esme," dis-je en croisant mes doigts avant de serrer les poings.

Esme me sourit et commença à lire.

-Ma Bella, Mon Amour,

Demain est le jour de notre mariage. Le simple fait d'écrire ces mots m'emplit de joie.

"Ça fait une !" renifla Rosalie.

J'y réfléchis pendant une seconde et ne pus m'empêcher d'être d'accord avec elle. "Okay. Une."

"Vous avez vraiment l'intention de tout compter ?" demanda Esme. Elle essayait de dissimuler son sourire mais elle n'y arrivait pas.

Je regardai Alice. "Tu le tiens toujours loin de ton esprit ?"

"Bien sûr, stupide Bella," rigola-t-elle. "Il le faut, pour qu'il ne te voit pas avant de te voir."

"Okay. Un marché est un marché," répondis-je. "Voyons ce qu'il a écrit d'autre."

Esme rigola un peu avant de continuer à lire.

Tu m'as tant donné au cours des deux dernières années, bien plus que ce que je mérite.

Je levai les yeux au ciel en entendant cette phrase. On s'est tellement disputé au sujet de qui méritait quoi.

Esme continua à lire, en ignorant mon expression.

Je voulais te donner quelque chose de très spécial pour commencer ce jour si spécial sur une note joyeuse. Je savais que mon père avait ces lettres que ma mère et lui avaient écrit pour le jour de mon mariage. Je les ai trouvé il y a bien longtemps, lorsque j'ai vidé son bureau. La première fois que je les ai lu, je me suis sentit incroyablement triste. Mes parents avaient de grands espoirs pour moi et me trouvaient incroyable. Je doutais qu'ils aient continué à penser ça de moi s'ils m'avaient vu à cette époque, s'ils avaient pu voir la créature sans âme que j'étais. J'avais mis ces lettres dans une boîte, convaincu qu'elles y resteraient jusqu'à ce qu'elles tombent en poussière. Une fois encore, j'avais tort, et pour la première fois, j'en suis heureux.

"Bordel," grogna Rosalie.

"Qu'est-ce qui ne va pas ?" demandais-je, vraiment inquiète.

"Il admet finalement qu'il a tort et il le fait sur papier et ce n'est pas guimauve alors je ne peux pas l'utiliser contre lui," soupira-t-elle.

Alice, Esme et moi, on éclata de rire. J'étais de plus en plus heureuse d'avoir fait ce pari.

Esme baissa les yeux sur la lettre et reprit.

Alors que je te regardais dormir la semaine dernière, les mots écrits sur ces lettres me revinrent à l'esprit. Je sus à cet instant que je n'aurais jamais dû lire ces lettres, qu'elles t'avaient toujours appartenues. Je me suis rendu dans la maison où j'ai grandi à Chicago pour les récupérer. J'ai pensé qu'elles seraient parfaites pour toi, mon ange, comme preuve d'amour. Sachant à quel point tu aimes ta chanson, je n'ai pas pu résister à l'envie de l'écrire pour toi. Et connaissant la curiosité que feraient naître ces lettres, j'ai pensé que je devrais t'écrire une petite explication. Je ne voulais pas que tu réfléchisses tellement à la signification de ces lettres que tu oublierais de descendre et de m'épouser.

Je t'aime,

Edward-

"Okay, il a été plutôt bon," admit Rose. "Seulement deux."

"C'était quoi la seconde ?" demandai-je.

"Celle où tu risques d'oublier de l'épouser," rigola Rosalie.

"Si ça arrivait, il viendrait ici la chercher," rigola Alice.

Une formidable idée explosa soudainement dans mon cerveau. Je sentis mon visage s'étirer en un immense sourire à cette pensée. "J'ai un cadeau pour Edward, si tu veux bien m'aider, Esme."

Alice et Rosalie stoppèrent leur actions, impatiente d'entendre mon idée. Esme me fit un petit sourire et attendit que je continue.

"Je pensais que tu pourrais lui donner l'étreinte que je ne peux pas lui donner pour le moment," lui expliquai-je.

Les ricanements de Rosalie et les gloussements d'Alice emplirent la pièce.

Esme se contenta d'hocher la tête, son sourire s'élargissant. Elle se tourna et quitta la pièce sans un autre mot.

Alice et Rosalie reprirent ma coiffure, et aucune d'entre elles ne fit de commentaires non plus.

J'étais contente qu'elles aient décidé de ne pas me taquiner. Je fermais les yeux en me demandant si Edward apprécierait son cadeau.


Prochain chapitre : Le cadeau d'Edward

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