The Evil's Taste


Disclaimer : Tout appartiens à JKR... blablablablabla

Auteur : Moi

Titre : The Evil's Taste. c'est à dire : Le Goût du mal

Genre : Drama - parce que je vais écrire quelque chose d'assez noir. Romance - parce que je ne savais pas où classer les scènes à caractère sexuelle mais je ne prévois pas forcément de relation amoureuse.

Rating : M. Pour présence de relation sexuelle, violence morale et sûrement physique.


Petit mot de l'auteur : JOYEUX NOEL LES GENS !!! (et oui elle est contente de publier aujourd'hui) Bulle-de-savon se remet un peu en question du au fait que mon niveau de review à diminué de moitié. Alors si vous lisez celà dite moi si c'est à cause de ma lenteur de publication ou parce que mon histoire traîne trop, ou que c'est tout simplement ennuyeux. Dîtes ce que vous pensez je le prendrais pas mal. J'espère que vous passez de bonnes vacances et que vous vous reposez bien (elle en tout cas elle glande). Je remercie mes fidèles lectrices et ma merveilleuse bêta Manelor, je vous aime fort. Bonnne lecture et Joyeuse fête.


IX/Révélation et deal.

Je marchais d'un pas rapide dans les couloirs bondés. Les élèves me regardaient bizarrement, chuchotant à mon passage. Ma présence ici n'était pas normale. J'avais cours à cette heure-ci. Moi, la préfète-en-chef qui trainait dans les couloirs au moment des cours, ça avait de quoi faire jaser. Oui je séchais, mais je ne pouvais pas aller étudier. Ma tête était trop pleine de questions. Il me fallait absolument les réponses. Hier soir j'étais rentrée frigorifiée, plus perturbée que jamais par les mots et les lèvres de Théo. Je voulais juste me réchauffer devant la cheminée et puis aller me coucher. Malheureusement Harry m'attendait. J'avais oublié qu'il voulait me voir. Dans ma panique je n'étais pas arrivée à trouver d'excuses valables à mon absence. Mes lèvres gonflées n'avaient rien arrangées à mes piètres mensonges. Pourtant j'aurais voulu me faire pardonner. Je voulais m'accrocher à mes idées de la journée. Harry était mon ami, je devais jute l'aider et fermer ma gueule. Je voulais supporter en silence ces assauts. J'ai essayé de ressentir du plaisir à le voir si excité par mon changement d'apparence. Mais tout cela me dégoutait, seulement, terriblement. Il n'y avait et il n'y aura jamais aucun plaisir, aucun orgueil à trouver dans le fait d'être le joué sexuel d'un ami. Ma relation avec Harry était proche de l'inceste. J'avais envie de vomir chaque fois qu'il me touchait. Comme supportait-il, lui, de poser ses mains sur moi ?

Je dus ralentir ma course, ma cheville me suppliant d'arrêter de la faire souffrir encore plus. Mes côtes aussi me malmenaient. Peut-être en avais-je une cassé ? Harry avait le pied dur. Les bleus sur ma peau étaient là pour me rappeler qu'il valait mieux pour moi que je sois à l'heure aux rendez-vous qu'il me donnerait dorénavant. Toute sa violence me faisait trembler. D'où venait-elle ? Pourquoi était-ce sur moi qu'il la déversait ? Pourquoi devais-je être le réceptacle de toute sa haine ? Sa pute, son martyre, son punching-ball.

Je me dirigeais vers le bureau de Dumbledore, ruminant encore et toujours de mauvaises pensées. Il fallait qu'il m'explique, qu'il me rassure. Il fallait qu'il me maintienne dans le camp de la lumière. Je me sentais dériver, il allait me ramener à bon port. Il allait m'aider, j'en étais sûr. Il allait rendre ma vie belle à nouveau. Même mort je savais qu'il avait le pouvoir de tout changer. La preuve, il nous maintenait toujours en sécurité à Poudlard. Notre école était une bulle hors du temps dans ce monde de chaos et c'était grâce à lui. S'il pouvait nous maintenir un tant soit peu en dehors de la guerre il pourra stopper le changement que je sentais si vaguement opérer en moi. Il devait me sauver de ce que je sentais arriver.

Une fois parvenue devant la statue de son bureau je donnai rapidement le mot de passe et la laissa me monter jusqu'à la porte. Cette fois-ci je frappais sans hésitation et rentrais dans la pièce sans attendre l'accord de la directrice.

- Miss Granger ?! s'exclama-t-elle surprise de me voir. Par Merlin, vous devriez être en cours ! Je ne tolérerais pas un tel comportement venant d'une élève de ma maison !

- Oui je le sais excusez-moi. Mais il faut vraiment que je parle au professeur Dumbledore. C'est urgent ! plaidais-je maladroitement.

- Cela ne pouvait-il pas attendre la fin des cours ?

- Non il faut absolument que je lui parle maintenant. Je ne peux pas attendre jusqu'à se soir. Je rattraperais mes cours, vous n'avez pas à vous inquiétez pour cela.

Elle me fixa quelques minutes dans un grand silence pénible. Allait-elle me demander ce qu'il y avait de si urgent ? Comment réagirait-elle si je lui disais que mon meilleur ami me violait ? Je l'imaginais les mains écrasées sur sa bouche pour contenir une exclamation d'horreur, les yeux écarquillés me fixant comme si je n'étais pas réel. Mais peut-être n'en serait-il rien. Peut-être était-elle au courant aussi. Je ne faisais plus confiance à personne. Même pas à ma directrice de maison. Ma situation devenait intenable.

- Bon d'accord, accepta-t-elle me tirant de mes réflexions. Je vous laisse avec lui. Mais ne tardez pas trop Miss Granger.

Elle se leva de son siège et se dirigea lentement vers la sortie. Je voulais la pousser dehors, lui hurler de se dépêcher. Mais j'attendis en silence, raide, les yeux fixés sur le mur en face de moi, essayant d'ignorer son regard inquisiteur qui me fixait. Qu'est-ce qu'elle attendait encore ? Que j'avoue tout comme si j'avais commis un meurtre ? Que je me mette à pleurer ? La porte se referma doucement derrière elle, j'entendis le bruit de ses pas dans l'escalier et comptai le nombre de marches qu'elle descendait. Ce fut seulement une fois que je fus sûr qu'elle était arrivée en bas, qu'elle ne pouvait plus entendre, que je me dirigeais vers le plus grand des tableaux.

- Bonjour professeur, murmurais-je doucement.

- Miss Granger, me répondit-il avec le sourire. Que me vaut l'honneur de cette visite ?

Il était toujours le même que dans mon souvenir. Avec son sourire bienveillant, ses yeux malicieux qui me transperçaient derrière ses lunettes en demi-lune, sa barbe et ses cheveux de neige, sa robe de sorcier aux motifs célestes. Ce Père Noël pouvait-il vraiment avoir fait tout ce qu'on me disait ? Avait-il vraiment dit à Harry de se servir de mon corps ? Avait-il bridé mes pouvoirs ? Contrôlait-il ma vie ? Il avait toujours été un grand-père pour nous tous. Il ne pouvait pas véritablement être l'auteur de tout cela.

- J'ai des questions. Il me faut des réponses et vous êtes le seul à pouvoir me les donner, lui répondis-je au bout d'un temps.

- J'ai toujours mis un point d'honneur à répondre aux soucis de mes élèves. Qu'est-ce qui vous tracasse à se point ?

Son attitude bienveillante m'agaçait. Je ne voulais pas de sa politesse, ni de sa gentillesse si elles ne cachaient que des mensonges. Pour une fois je voulais la vérité toute nue. Même si elle était laide. Même si elle faisait mal. Ce monde ne m'épargnait pas. Pourquoi en serait-il différent avec lui ? Ses yeux brillaient comme s'il connaissait tout les secrets de l'univers. Savait-il ce que je vivais ? Connaissait-il la souffrance psychologique et physique que je ressentais ? Je ne savais pas quels mots mettre sur ma douleur. Quels seraient les bons pour exprimer toute ma détresse ? Il y avait trop de choses en moi. Tout cela devait sortir.

- Pourquoi ? demandais-je doucement incapable de parler fort. Pourquoi avoir dit à Harry de me faire toutes ces choses ? Comment pouvez-vous avoir le cœur assez dur pour me faire subir ça ? Vous lui permettez de me violer. Il détruit ma vie et vous le laissez faire. Pourquoi ?

- Nous vivons une période de trouble Miss Granger, commença-t-il sur le ton du parent faisant la leçon à un enfant récalcitrant. Nous devons tous donner de notre personne pour que le bien triomphe. Vous savez que sans Harry nous ne gagnerons pas. Si Harry perd nous mourrons tous. Plus personne ne pourra arrêter Voldemort. Je sais que vous êtes une personne très généreuse. Alors était-ce trop vous demander, était-ce trop espérer que de vous permettre de le soulager un tant soit peut ? Nous souffrons tous Miss Granger. Harry plus que n'importe qui. Ne vous montrez pas égoïste, c'est de votre devoir de l'aider.

Je n'arrivais pas à croire qu'il me dise des choses pareilles. Comment était-ce possible ? Pensait-il ce qu'il disait ? Je voulais vomir. Le camp de la lumière pouvait-il être ainsi ? Tout cela me dégoutait. Je me sentais révoltée à l'intérieur. Mais tellement faible. Je tremblais. Etais-je vraiment égoïste ? Avait-il raison, ne pensais-je vraiment qu'à moi ? Il n'avait pas le droit de dire cela. Il avait tord.

- Mais je veux l'aider, tentais-je de me justifier. Mais pas comme ça. Non pas comme ça ! Ça c'est mal ! C'est une chose que ferait un mangemort. Vous ne voyez pas ce qu'il devient ? Il me bat en plus de s'amuser avec mon corps ! Il me frappe jusqu'à ce que j'en saigne ! Il est violent, pervers et sadique ! C'est cela que vous voulez comme héro ?! Il devient un monstre, au même niveau que Voldemort, et je suis sa première victime ! Vous me faîtes rire avec vos paroles pour me faire culpabiliser ! Harry n'est pas un martyre ! Il n'arrête pas de se plaindre qu'il souffre. Il se prend pour le centre du monde. Comment peut-il souffrir de la mort de personnes qu'il n'a jamais connu ? Il amplifie chaque sentiment qu'il ressent pour qu'on le prenne en pitié. Je comprends sa souffrance dû à la mort de Cédric et de Sirius. Mais il n'est pas le seul à avoir perdu des personnes qu'il aime ! Combien d'élèves ici ont perdus leurs parents dans cette guerre ? Mes parents ne savent même plus que j'existe ! Harry me blesse physiquement et moralement et je devrais le plaindre ? Il me viole dans l'enceinte même de votre château ! C'est cela la belle paix que vous voulez pour vos élèves ?

Les mots sortaient tous seuls. J'avais l'impression de voir Harry sous un nouveau jour. D'ouvrir les yeux pour la première fois sur ce qu'il était. Comme si la vision de Rogue s'était infiltrée dans ma tête. Je voyais le gamin pourris gâté que lui voyait. Je n'étais pas là pour cela. Je n'étais pas là pour le haïr mais pour qu'on me soutienne de continuer ma vie comme avant. Pourquoi tout dérapait ? Et Dumbledore qui me regardait sans rien dire. Comme s'il ne m'avait jamais vu. Comme s'il n'avait rien à dire pour se justifier. Et puis son regard changea. Il était fâché par ma réaction. Déçu peut-être.

- Ne pouvez-vous pas supporter un peu de souffrir pour que les gens vivent ? me reprocha-t-il. Je ne vous pensais pas si égoïste Hermione. Il ne vous viole pas. D'après ce que je sais vous avez accepté sa demande. Vous êtes consentante.

Un spasme me secoua, je dus me plier en deux pour éviter de vomir. La nausée remuait mes tripes. Il me dégoutait. Il pensait vraiment tout ce qu'il disait. Il n'avait aucune pitié pour moi, aucun regret quant à son geste. Je voulais le faire souffrir autant que je souffrais. Lui montrer l'horreur de ce que je vivais. Je voulais qu'il me rassure et tout ce qu'il faisait c'était me briser un peu plus.

- Il ne me viole pas ?! explosais-je. Consentante ?! Ça se voit que personne n'a jamais enfoncé sa bite dans votre cul jusqu'à se que vos chaires se déchirent ! Personne ne vous a jamais forcé à le sucer jusqu'à l'étouffement ! Vous ne vous êtes jamais retrouvé attaché à un lit pendant que votre meilleure amie vous brûler le corps ! Vous ne passez pas des journées à préparer des potions pour éviter que votre intimité saigne ! J'ai perdu mes amis ! La précieuse aide que vous me demandez de lui fournir est entrain de me détruire !

- Dîtes-vous qu'Harry est plus important que votre vie, me répondit-il implacable. Dîtes-vous que tout cela est pour le plus grand bien.

- Et c'est aussi pour le plus grand bien que vous avez bridé mes pouvoirs ?

Un instant je lus la surprise sur son visage. Il ne s'attendait visiblement pas à une question comme celle là. Je n'avais pas besoin de ses mots, son expression suffisait. Il avait vraiment bridé mes pouvoirs. Je n'avais pas assez de force pour encaisser cela. Je pensais qu'il nierait tout. Je ne m'étais pas préparée à ça. Mon corps ne pouvait plus me tenir et je m'effondrai à genoux devant le tableau. Trop faible encore une fois. Pitoyable. Je n'avais même plus assez de force pour hurler.

- Pourquoi ? pleurnichais-je. Pourquoi brider mes pouvoirs ? Pourquoi me laisser si impuissante dans un monde si dangereux ? Que gagnez-vous à cela ?

- Je n'avais pas besoin que vous soyez puissante, me dit-il comme une évidence. Harry est là pour cela. Je ne voulais pas qu'il se décourage en voyant que son amie est plus puissante que lui, alors que c'est lui l'enfant de la prophétie. Il n'aurait pas trouvé cela juste. Et il me fallait quelqu'un qui irait s'enfermer dans la bibliothèque et y apprendrait par cœur tout ces ouvrages. Quoi de plus utile qu'une personne possédant un immense savoir ? Harry avait besoin de quelqu'un pour lui donner des idées, pour lui apprendre de nouvelles choses. Vous êtes là pour ça. Il lui fallait quelqu'un qui saurait les choses à faire en cas de situation inhabituelle. Je dois dire que vous remplissez se rôle à merveille. Si je vous avais laissé tous vos pouvoirs, vous n'auriez jamais lu, ni appris tous ces livres. Cela aurait été inné chez vous. Je vous ai façonné tel que vous deviez être pour aider Harry.

Je ne voulais pas entendre tout cela. Ce n'était pas les mots qu'il aurait dut me dire. Ne voyait-il pas que c'était une erreur de me dire cela ? Ne voyait-il pas que toutes ces paroles me conduisaient droit vers les mots des Serpentards ? Il signait ma perte. Le savait-il ? Moi non. Mais c'était le cas.

- Je ne suis qu'une marionnette pour vous. Vous jouez avec ma vie comme un enfant joue avec celle de ces poupées ! J'aurais quand même appris tout ces livres, lui signalais-je. Parce que j'aime lire et étudier. Pourquoi un grand sorcier comme vous n'a pas simplement envisagé cela ?

- Prendre des précautions est mieux que de laisser faire le destin. Mon plan devait être parfait. Et pour l'instant il l'est. Ne gâchez pas tout Hermione.

Ne pas tout gâcher ? Comment osait-il me dire cela ? Lui qui avait participé au gâchis de ma vie. Ce n'était pas moi qui ne pensais qu'à elle dans l'histoire. C'était lui l'égoïste. Lui qui pourrissait la vie des gens pour que son précieux plan fonctionne. Ses méthodes ne valaient pas mieux que celles de Voldemort. Je voyais d'où venait la violence d'Harry. Il était comme son mentor. Froid et cruel, se cachant sous l'apparence du héro de notre monde. Il me le paierait.

- Ne pas tout gâcher ? Je vais me gêner ! Je vais vous montrer à quel point je peux être juste moi aussi. Rendez-moi mes pouvoirs, exigeais-je.

- Hélas vous n'aviez peut-être pas remarqué mais je suis mort mon enfant, me répliqua-t-il sarcastique.

- Je ne suis pas votre enfant ! Vous n'êtes qu'un vieil homme rendu fou par l'âge ! Vous n'aviez aucun droit sur ma vie !

- Ce qui est fait est fait. Pourquoi remuer le passé Miss Granger ?

Pourquoi remuer le passé ? Parce qu'il avait pourris ma vie. Cela n'était-il pas suffisant ? Parce que je voulais reprendre les commandes. Il avait repris son regard bienveillant. Croyait-il gagner si facilement ? Croyait-il que j'allais me plier à sa volonté comme un gentil petit chien ? Il pouvait rêver. Plus personne ne me dirigerait comme il l'avait fait. Je me redressais sur mes jambes, le toisant autant que je le pouvais vu ma taille. Pour avoir assez échangé avec Malfoy ces derniers temps je savais comment me comporter pour l'inquiéter, pour lui faire réaliser qu'il venait de faire une erreur.

- Vous avez dis vous-même que je connaissais tout les livres par cœur. Si je connais le sort qui libérera mes pouvoirs il ne me reste plus qu'à trouver une personne pour l'exécuter, dis-je calmement, mes lèvres se tordant dans un sourire mauvais. En faîtes, je n'ai pas besoin de vous. Vous venez juste de me montrer la vois que je devais suivre. Merci professeur.

- Et qui sera cette personne ? apparemment vos relations avec Harry sont plutôt… tendues.

- Dans vos calculs vous avez oublié d'intégrer le fait qu'Harry n'est pas le seul élève puissant de cette école. Je n'aurais pas de mal à trouver la personne qu'il me faut, en vérité, je la connais déjà. Maintenant je m'en vais. Sachez que je vous déteste et que vous venez de briser mes dernières illusions. Sachez que je n'ai plus aucune raison d'aider Harry ni votre précieux camp qui ne m'a apporté que le malheur. J'espère que savoir cela vous fera un tant soit peu regretter vos actes. Il est bien sûr inutile de parler de cela à McGonagall. Un sortilège de silence n'aurait sans doute aucun effet sur un sorcier tel que vous. Mais ne l'oublions pas, vous n'êtes qu'une peinture. Adieu professeur.

A défaut de pouvoir lacérer son portrait, je l'empêchai de parler de notre entretien à qui que se soit et cela grâce à un petit sortilège. Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver suivit par la directrice. Ni internée à Saint-mangouste pour folie ou à Azkaban pour traitrise. Mais que faire maintenant ? En l'espace de même pas une heure mon monde venait de s'écrouler. Que faisait-on lorsqu'on devait se reconstruire totalement ? Par où commençait-on ?

Je me fichais des regards interrogateurs que je croisais sur mon chemin, je me moquais de savoir quelle tête je faisais. Je n'en avais rien à faire de louper les cours. Tout cela n'avait pas d'importance. La seule chose qui comptait, la seule chose à laquelle je pouvais penser, c'était que Malfoy avait raison. On se servait de moi et une fois que je n'étais plus utile on me jetait. Le bien être de ses élèves ne comptait pas pour Dumbledore, tout ce qu'il voulait c'était gagner. Que devais-je faire maintenant ? Dans cette guerre pouvait-on rester neutre ? Je devais faire une chose pour commencer. Récupérer mes pouvoirs. Pour cela je devais aller voir le blond. Je n'étais pas sûr d'être bien accueillis, probablement qu'il ne voudrait même pas se donner la peine de m'insulter. Mais c'était la seule option que j'avais. A cette heure-ci il ne serait certainement pas dans ses appartements. Sa majesté ne séchait pas les cours. Il ne me restait donc plus qu'à l'attendre en priant pour qu'il vienne. Quelle certitude avais-je qu'il irait dans ses appartements ? Aucune. Mais je n'avais rien d'autre à faire. Bien que ça m'écorche le cerveau de le penser, j'avais besoin de lui.

A croire que la chance me souriait pour une fois. Je n'avais pas attendu bien longtemps que déjà je le voyais apparaître à l'angle du couloir. Je savais que c'était lui. Je le connaissais par cœur. C'était parfaitement normal, ne disait-on pas qu'il fallait être plus proche de ses ennemis que de ses amis. C'était particulièrement vrai dans mon cas. Aujourd'hui il ne fallait pas que je me perde dans la contemplation de son corps, même si je le savais particulièrement attirant, même si j'en avais envie. Cela ne m'aidait pas à lui parler, si bien sûr on considérait que l'on se parlait.

- Que veux-tu Granger ? m'agressa-t-il une fois arrivé à ma hauteur.

- Si je suis là à t'attendre ce n'est certainement pas pour te parler, répliquais-je ironique.

- Et qui te dis que j'ai envie de te parler ?

- Peut-être le fait que tu ne m'as pas encore viré de devant chez toi.

Je devais me forcer à lui parler ainsi. Ce n'était pas ma façon de parler, ce n'était pas moi. Pas encore. Mais je savais que c'était son langage à lui. Je savais qu'il m'écouterait si je montrais un minimum d'assurance. Même si au fond je n'en avais aucune. Je savais que ça marchait. Je le voyais dans son regard qui me portait un minimum d'intérêt. Rien qu'un peu. Je le voyais se battre intérieurement pour ne pas montrer son immense sentiment de victoire.

- Mais entre je t'en pris. Tu es bien sûr toujours la bienvenue.

- Ça va épargne moi tes sarcasmes, crachais-je agacée.

Son appartement étais toujours le même. Refusant de me retrouver encore une fois piégé j'allais directement m'asseoir sur un des fauteuils et le fixais de peur de le perdre de vue. Faisant comme si je n'existais pas il se mit à l'aise, enlevant sa veste, dénouant légèrement sa cravate, défaisant un peu sa chemise. Il ne manquerait plus qu'il se serve un vers de whisky pur-feu et j'aurais été certaine de voir la copie conforme de son père. Une fois à moitié allongé sur son canapé il daigna enfin me regarder de ses yeux orages. Je pourrai dire tout ce que je voudrais mais il avait des yeux fait pour qu'on les admire. Combien de personne pouvait se venter d'avoir pareil couleur d'iris ? Il ne fallait pas que je commence, il ne fallait pas que je l'admire. Mais par où commencer ? Comment lui demander un service ? Il était mon pire ennemi. Quel honte je me faisais subir à moi-même en venant lui demander de l'aide. Ça allé être comme lui avouer qu'il avait raison depuis le début. Merlin venait moi en aide. Et comme j'aurais dû m'en douter ce n'est pas Merlin qui est venu m'aider mais Malfoy. S'il avait entendu mes pensées il se prenait vraiment pour un Dieu vivant.

- Je sais pourquoi tu es là, commença-t-il.

- Le contraire m'aurais étonnais.

Il ricana à ma remarque. Manifestement la situation l'amusait. Oui, ma situation devait être tellement drôle pour lui.

- Tu veux que je libère tes pouvoirs. Tu as enfin admis que j'avais raison.

- Tu n'as pas raison, répliquais-je. Je n'admettrais jamais cela. Mais oui je veux que tu enlèves les barrières qui retiennent mes pouvoirs.

- Et pourquoi ferais-je ça ? me demanda-t-il plus sérieusement. Je n'y gagne rien bien au contraire. Je ne ferais que fournir quelqu'un de plus puissant à la lumière. Tu sais très bien Granger que je ne suis pas de se côté-là. Quel avantage ai-je à trahir ainsi mon camp ?

- Je ne veux plus rien avoir à faire avec les sous-fifres de Dumbledore. Alors la lumière ne gagne strictement rien. Et puis tu auras la satisfaction de me voir envoyer valser Harry la prochaine fois qu'il essaiera de s'approcher de moi.

Je l'avoue c'était bien mon seul argument. Ma demande ne profitait bien sûr qu'à moi. Je le savais et il le savait. Mais je savais aussi qu'il arriverait très bien à tourner la situation à son avantage. Malfoy est très doué pour ça.

- Cela je pourrais le faire aisément moi-même. Et qui te dis que de te voir dans des positions coïtales avec Potter ne m'amuse pas ?

- Tu es écœurant.

- Oui je sais, me répondit-il fièrement. J'avoue que je ne pensais pas Potter comme cela. Pas la peine de me regarder ainsi. Vous n'êtes pas les seuls à connaître l'existence de la salle-sur-demande. Alors oui je vous ai observé. J'avoue que Potter ne sais donner aucun plaisir aux femmes. Et pas la peine de m'insulter. Je le sais, je suis une ordure pour toi. Mais Potter n'est pas vraiment mieux d'après ce que j'ai vu. Alors encore une fois je me le demande et je te le demande : qu'est-ce que je gagne à libérer tes pouvoirs ? Qu'est-ce que je gagne à te rendre service ?

Je ne savais pas quoi répondre. Je n'avais rien à répondre. A voir sa tête il attendait simplement que j'avoue que je n'en savais rien pour me proposer un truc sordide. A choisir un mal le quel serait le pire ? Harry ou Malfoy ? Mon ancien ami ou mon ennemi ?

- Qu'est-ce que tu propose ? soufflais-je vaincu.

- Tu passes chaque soirée en ma compagnie, ici.

- Non mais ça ne va pas ?! hurlais-je. J'en ai déjà un qui me culbute si tu crois que je vais échanger tu te trompes ! Je ne vois pas ce que je gagnerais à coucher avec toi plutôt qu'avec Harry.

- Comme tu y vas. N'oublie pas que tu n'es qu'une sang-de-bourbe. Je ne touche pas à cela.

- Alors pourquoi ?!

- Ça, ce sont mes affaires. Soit tu acceptes le marché soit tu continue de jouer la prostitué de Potter. D'après ce que j'ai entendu il avait envie de t'organiser une petite sauterie avec ces amis. Tu dois être heureuse il parait que tu étais amoureuse de Weasley.

Que devais-je faire ? Il disait ne jamais me toucher mais que valait la parole d'un Malfoy ? Et puis si j'acceptais, même s'il essayait de me toucher, j'aurais tout mes pouvoirs, je pourrais me défendre. Alors que je ne ferais jamais le poids face à Harry sans toute ma puissance.

- Alors que décides-tu ? Je n'ai pas que ça à faire, ironisa-t-il pour la forme.

- D'accord, j'accepte.

- Merveilleux.

Trop vite pour que je puisse savoir ce qu'il se passait, il pointa sa baguette vers moi et lança un sortilège informulé. Mon corps fourmillait bizarrement, comme sous les baisés de Théo ou sous les doigts de Blaise. J'aimais cette sensation. Je me sentais comme libérer d'entraves invisibles. J'étais enfin libre. Sur mes lèvres je sentis naître un sourire de victoire. Devant moi Malfoy exultait presque.

- Je t'attends se soir à vingt heure. Ne sois pas en retard. Et essaye d'être présentable.

Ce furent les derniers mots qu'il me dit avant que je ne me retrouve hors de ses appartements. Présentable. Pour qui il se prenait ? J'allais lui en faire baver. Finalement peut-être que ces rendez-vous allez être plaisant. Ce qui est sûr, c'est que plus jamais je ne laisserais Harry me toucher. La suite je ne la connaissais pas. Si j'avais sût ce que ces soirées allaient faire de moi, aurais-je reculé ?


Alors verdict ?

Pas trop ennuyeux ? Que penez-vous de Dumbledore. Je voulais pas le faire méchant parce que je ne pense pas ça crédible, mais je voulais montrer qu'il était près à tout pour gagner.

Normalement maintenant ça va avancer plus vite.

Pitié des reviews !!

JOYEUSE FETES A TOUS !

Noyeux Joel et Bonne Année 2010.

Bisous les gens on vous aime.

Manelor et Bulle-de-savon.