Bonjour à tous!

C'est coccinellealbinos qui reprend cette merveille (attention, vantardise...) où elle avait été laissée!

Pour ceux qui nous ont demandé si on allait refaire un concours, la réponse est non. On est beaucoup trop proches de la fin pour ça... Mais ne vous en faites pas la fin arrive vite!

Donc pour ceux qui se demandent s'il en reste long, voici la réponse punch (roulement de tambours s'il vous plait...) : Hey bien il reste encore 5 posts, soit 4 chapitres et un épilogue. Ça pourrait être rapide... Sauf qu'on carbure aux reviews! Allez! Donnez-nous ce 80 et on vous donne le chapitre 9!


Chapitre 8 - Sueurs froides et... sucrées?

Le visage d'Hermione fut la dernière chose que je vis avant de sombrer dans l'inconscience.

Il parait que j'ai bougé, parlé, marmonné… Je ne me souviens de rien.

Mon esprit s'est réveillé quelques minutes après mon arrivée à l'infirmerie. Ça a prit quelques secondes pour que toutes les parties de mon corps s'ajustent avec ma tête. À la seconde où ça s'est produit, cependant, j'ai commencé à regretter; La douleur était revenue.

Certains disent que quand on vit dans une maison où se trouve une horloge de grand-mère pendant plusieurs années, il vient un moment où on n'entend plus son tic-tac. Même que, quand l'horloge s'arrête, c'est là qu'on se rend compte que quelque chose cloche.

Je me demandai s'il viendrait un moment, après peut-être une semaine d'événements comme ceux qui s'étaient produits cette semaine, où je ne remarquerais plus la douleur. Qui sait, je ne me rendrais peut-être même pas compte quand elle cesserait – si elle cessait un jour, du moins.

À mon réveil, donc, j'étais seul dans l'infirmerie. Parmi les faibles sons qui me parvenaient malgré les rideaux fermés, je pus distinguer la voix de mme Pomfresh.

– Depuis quand non veut-il dire oui pour moi, mademoiselle Parkinson…? J'ai dit aucune visite, pour moi ça signifie : Aucune visite.

– D'accord, ça va…

– Très bien, alors, je pars pour un petit moment, je dois ramener cette potion ici. D'après mes calculs, il ne me reste que sept minutes avant de gaspiller toute cette pommade!

Sept minutes, pensai-je. Cela voudrait dire que j'étais là depuis un peu moins de moins deux minutes… Ça semblait étrangement court, un nombre négatif de minutes… Que c'était-il donc passé?

– Bonjour, mon chaton! S'exclama ce qui me sembla être une tornade dotée de la parole.

– Hum… Bonjour, Pansy. Je ne suis pas autorisé à recevoir de visite.

En fait, je souhaitais gagner le plus de temps possible avant la prochaine catastrophe. Et selon moi, la meilleure façon de les éviter était de rester seul.

Dans l'état où j'étais – et ça ne cessait d'empirer –, je doutais d'être réellement en mesure de me faire du mal. Pansy, par contre, pouvait m'en faire sans difficulté – et sans même s'en rendre compte.

– Je sais, Draquinou, mais j'ai envoyé Mme Pomfresh faire un sprint jusqu'à l'autre bout de l'école… Juste le temps qu'elle va mettre pour reprendre son souffle, tu seras sur pieds!

J'aurais normalement rie à cette insulte. Dans le cas où j'aurais été simplement malade, j'aurais au moins souri. Mais, elle avait prononcé les mots :

« Avant qu'elle ne soit revenue, tu seras sur pieds »

Avant?? De quel genre de médecine allait-elle user sur moi? Et surtout, pourquoi devait-elle le faire pendant qu'on était seuls?

– Pansy, TU T'EN VAS!!

– Pas avant d'avoir tout tenté pour te guérir, Draco! La fatigue et la douleur te font délirer, présentement, mais reste que c'est mon devoir de future petite amie de tout faire pour toi!

– QUOI?

– « Dans la santé et la maladie jusqu'à ce que la mort nous sépare… »

– Et tu dis que c'est moi qui délire?

Je me relevai sur les coudes et tentai de lui agripper le bras avant qu'elle ne me lance un sort de son cru.

Elle recula d'un pas, se rendant hors d'atteinte.

– Je croyais que tu comprendrais à quel point c'est important, mais on dirait que la maladie t'empêche de voir toute la compétence en moi… Tu ne me laisses plus le choix, Draco! Stupefix!

Je senti mon corps entier se figer. J'étais partagé entre la colère et l'amusement. Pourquoi le seul sort qu'elle soit capable de jeter convenablement était-il celui-là?

Accio Neige d'Everest! Ajouta-t-elle.

Si j'avais eu un minimum de contrôle sur mes mouvements, j'aurais sans doute demandé « QUOI? », mais pour l'instant je devais me contenter de me taire et d'attendre de voir.

Quand arriva dans un sac une très grande quantité de neige – et un bulletin de paiement – je compris que Pansy était vraiment prête à tout pour sortir avec moi. Elle signa et donna à voix basse le numéro de son coffre de Gringotts. Le hibou sembla se satisfaire de cela et repartit, en laissant bien entendu son paquet devant mon lit.

– C'est une bonne chose que tu ne bouges pas, ce sera plus simple…

Elle me mit – non sans difficultés – sur mes pieds et commença à me mettre de la neige sur le bas des jambes.

– L'idéal, dit-elle, ça serait que tu sois tout nu… Autrement, la neige n'est pas directement sur ton corps. Mais comme tu t'en doutes sûrement, je ne suis pas une voyeuse donc je vais m'y prendre autrement.

Elle regarda de tous les côtés du sac qu'elle avait reçu.

– Hum… J'en étais sûre… Neige Corpas!

Aussitôt, la neige se colla à mon corps. Ma robe était là, pliée à côté de moi. Se cette neige fondait, je me retrouvais complètement nu. Si on avait été seuls, ça aurait été bien – enfin, moins pire – mais cette semaine la chance n'avait pas vraiment été de mon côté…

La porte s'ouvrit, et Blaise et (encore elle?) la sang-de-bourbe entrèrent. Et Granger hurla :

– QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA?

– De la neige… pour diminuer les brûlements de sa peau… de la neige magique de l'Everest, répondit Pansy avec un sourire assez fier.

– Non, je parle du bonhomme de neige… en Harry Potter…

Elle semblait terrorisée.

– En Harry Potter? Mais non, voyons! Dit Pansy. C'est ton imagination, tout ça! Les instructions étaient claires : Une seule formule pour retrouver la peau d'un héros!

J'aurais hurlé. J'étais vraiment DANS un bonhomme de neige en forme de Harry Potter? Y a des jours, ma foi…

– Tu trouves pas que Draco est drôlement calme, demanda Blaise à Pansy.

– C'est que…

Mais je ne les écoutais plus. Je fixais Hermione. Son visage devenait de plus en plus blanc et ses yeux, par contraste, semblaient rouges. Elle porta sa main à sa bouche et recula d'un pas, comme si elle perdait l'équilibre. Je la vis très clairement hocher la tête en murmurant « non, non, non », comme si elle voulait elle-même se convaincre de quelque chose.

– Je… commença-t-elle. Je dois y aller.

C'était une excellente idée. Elle a ainsi évité le retour de Mme Pomfresh. Les joues en feu, les cheveux entremêlés et le souffle court, elle renvoya les deux Serpentard aussi vite que l'éclair, les menaçant d'un bon coup de pied au derrière.

Une fois seule avec moi, cependant, elle redevint beaucoup plus calme. Elle me redonna l'usage de mes membres et fit disparaître la neige.

Aussitôt, je cachai de mes mains ma nudité découverte.

– Voyons, Mr Malfoy, cessez ces enfantillages! Vous croyez peut-être que j'en ai jamais vu?

– Vous voulez dire… pour votre travail?

À cet instant, je fermai mon cerveau complètement. JE NE VOULAIS PAS savoir la réponse.

– Bon, restez calme, s'il vous plaît.

Ben oui, comme si j'allais m'enfuir tout nu par la fenêtre du je sais pas moi, cinquième étage?

– De la neige! Murmura Mme Pomfresh pour elle-même. Comme si le froid aidait contre les brûlures! On dirait presque qu'elle est de descendance moldue!

– Je suis désolé, madame, mais je ne vois pas où vous voulez en venir…

– Ho, Mr Malfoy… Non… Je me parlais toute seule… Habitude de vieille fille, sans doute!

Entendre Mme Pomfresh parler comme ça me troubla. Depuis quelques jours, elle ne semblait pas dans son état normal… Comme si elle n'était pas elle-même.

– Malgré tout, continua-t-elle, reprenant où elle était rendue, les moldus ont parfois d'intéressantes façons de se guérir. Les sangsues, par exemple, ont mené à la découverte de ce remède.

Elle pointa sur l'étagère une petite bouteille écarlate.

– Le principe que je vais utiliser avec vous ressemble beaucoup à celui des sangsues, d'ailleurs. Sauf que ce sont des abeilles.

– Des… des abeilles? Comme dans le sens… Qui volent, là? Comme… Comme l'insecte, là? COMME DANS BEE, LÀ???

– Mr Malfoy, franchement! Je n'ai pas besoin de la traduction de tout ce que je dis! Oui, des abeilles! Maintenant, restez calme si vous ne voulez pas que je vous relance un autre stupefix.

– Mais, dis-je en m'efforçant de rester le plus immobile possible, ça va faire mal, madame.

– Toujours en train de vous plaindre… On n'entendrait jamais le jeune Potter chialer comme ça, comme un gamin!

Bon. Si elle était rendue au point de me comparer avec Potter, c'est qu'elle était soit aveugle, soit complètement frustrée. Mieux valait ne pas répliquer. Elle sortit sa baguette et s'approcha de moi.

Abeillos!

Vraiment, il n'y avait que les docteurs pour inventer un nom de formule pareil. Malgré toute la stupidité de l'incantation, cependant, une ruche de taille moyenne se forma à l'extrémité de sa baguette. Je pouvais voir les abeilles se mouvoir à l'intérieur, sans pour autant sortir de leur maison.

Mme Pomfresh prit, sans aucune crainte, la ruche dans sa main droite et, d'un coup sec, la décrocha de sa baguette. Elle la déposa devant moi, puis recula vers la porte. Elle sortit, me laissant seul avec ce qui était pour moi de miniatures scrouts à pétards avec des ailes.

Me faire piquer sur le bras, ce serait désagréable, mais je survivrais. Mais me faire piquer…?

J'aperçu soudain un bout de bois glissé sous la porte. Jusqu'à ce que je me rende compte que c'était la baguette de Pomfresh, rentré dans l'interstice!

Bizzzzzzzzoo, prononça-t-elle, à plat ventre de l'autre côté.

À la même seconde, des dizaines d'abeilles me foncèrent dessus. Je pouvais sentir qu'un mur invisible avait été formé devant ma bouche, les empêchant de me piquer dans la gorge, mais c'était bien là mon seul réconfort, un bien faible réconfort…

Un liquide chaud me coulait maintenant entre les épaules, ce qui les rendait encore plus nerveuses. Bien sûr, c'était du miel! Merci, Mme Pomfresh, merci BEAUCOUP!!!

Mme Pomfresh avait annulé le stupéfix, mais malgré cela je restais figé sur place. Les abeilles me tournaient tout autour, comme si elles étudiaient leur ennemi. Puis, l'une d'entre elles s'attaqua à mon genou. Comme si c'était leur signal, toutes les autres chargèrent.

Une minute (la plus longue de ma vie) plus tard, je m'effondrai sur le sol, mon corps brûlant et meurtri trempé de sueur.

Mon cerveau était à nouveau déconnecté.

S'il avait été réveillé, il aurait sans doute paniqué face à cette septième épreuve qui venait de me frapper, s'additionnant aux autres comme les dix plaies d'Égypte.

Au mon Dieu; les DIX plaies.

Que restait-il?