Le coin(-coin /VLAN/) des prévenus \o/

Bon va falloir rattraper les commentaire en retard ! Désolé de ne pas y avoir répondu dans les deux chapitres précédent, je n'ai aucune idée de pourquoi je ne l'ai pas fais '-', enfin bref, merci de votre patience ! :3

Lulu-folle (chapitre 7) : Oh mais ne t'inquiète pas, il y a eu un relâchement mais je compte bien reprendre la publication à intervalle régulière ! c:

Neiflheim (chapitre 7) : Ahaha, merci ! Sinon et bien...elle arrive de suite cette p'tite quête ! Mais bon, elle sera un peu pus..compliquée au niveau de l'organisation ;3

Lulu-folle (chapitre 8) : Je crois bien que oui, mais ce serait moins marrant si ce n'était pas le cas x')

J0ticette (chapitre 8) : Oh eh bien merci ! J'ai eu cette idée en lisant Percy Jackson et les Héros Grecs où dans un passage il parlait d'une demi-titanide, je me suis demandée ce que ça donnerait à notre époque et pis...je crois que la relation "demi-dieu, demi-titan" est plutôt mal partie :').

Ah d'ailleurs, au niveau de la publication je posterai un chapitre toutes les 3 semaines le samedi (étant en 3ème j'ai le brevet, tous ça donc c'est plutôt compliqué de gérer en faisant un laps de temps plus court, désolé).


Un frisson parcouru la jeune fille, sans trop comprendre le pourquoi du comment elle se rendit compte qu'elle était assise sur un siège, un peu à l'écart de l'estrade. Perdue, elle regarda autour d'elle et constata avec surprise qu'il n'y avait presque plus personne dans la grande salle, seul restait quelques petits groupes, plongés dans leurs pensées. De ce qu'elle avait connu de la colonie (c'est à dire très peu) elle les avaient tous vu souriant, heureux de vivre...mais en même temps avec ce qui venait de se produire.

Elle se pencha en avant et cacha sa tête dans le creux de ses mains, ses cheveux graissés par la sueur lui collaient à la joue.

-Bordel de merde...murmura Mayline.

Elle n'avait compris que la moitié de ce qu'il venait de se passer, titanide, Gaia, Chronos...elle avait vaguement étudié la mythologie grec lors de ses plus jeunes années mais il n'en restait qu'un vague souvenir. Elle ferma ses yeux, respirant avec difficulté, elle se massa ensuite les tempes, sentant un mal de tête venir doucement mais surement gagner son cerveau. Déjà qu'elle n'avait pas encore très bien assimilé toute cette histoire de Dieux...et...elle n'était même pas sûr de vraiment y croire ! On n'avait pas vraiment demandé son avis à la jeune fille, on l'avait juste trainée alors qu'elle était en état de choc, elle avait fais une petite descente sur terre en arrivant à la colonie, puis avait commencé à s'acclimater doucement et puis...des demi-titans...elle n'avait jamais entendu parler de ça, surement que ça existait dans la mythologie grec "basique".

Mayline se redressa en passa une main derrière sa nuque trempée.

Demi-déesse, elle ne comprenait sa signification que maintenant, elle était la fille d'un Dieu, elle en était elle même une à moitié, bordel de merde elle avait du sang divin dans les veines !

Elle respirait maintenant avec beaucoup plus de difficultés, un peu comme quelqu'un qui ferait un crise d'asthme et même si elle n'en avait jamais fais elle avait entendu dire que sa grand-mère en avait fait, alors si ça se trouve...

Au prix d'un effort surhumain elle parvint tant bien que mal à se calmer un minimum pour retrouver une respiration normal.

Surhumain.

Elle lâcha un gémissement de douleur en se rendant compte que c'était ce qu'elle était, elle était une surhomme, et en faîte...

Mayline prit violemment sa tête entre ses mains, se balançant doucement en gémissant quelques mots.

-Ça va aller, ça va aller, ça va aller, ça va aller...

L'adolescente venait de s'en rendre compte, elle n'avait jamais fais parti intégrante de l'espèce humaine, ou du moins qu'à moitié...et ça revenait au même. Elle n'était tous simplement pas humaine. Ses efforts pour se calmer furent cette fois insuffisants, elle lâcha un soupir tremblotant et se lâcha. Des larmes salés coulèrent sur ses joues bouillantes. Pourquoi elle ? Elle était-il encore un mot la désignant ? Devrait-elle en utiliser un autre pour se représenter ?

-Bordel de merde !

Elle se mordit sauvagement la lèvre et passa un bras rageur sur ses yeux embrumés par les pleurs. L'adolescente se leva un peu trop rapidement de la chaise, manquant de la faire basculer mais la rattrapa à temps. La jeune fille regarda autour d'elle pour voir si personne ne s'était rendu compte de sa petite "crise existentiel" et fut soulagée lorsqu'elle remarqua qu'ils étaient tous occupés à broyer du noir. Elle sortit alors de la salle.

Le soleil lui agressait les yeux, comme si son père avait décidé une fois de plus de bien la faire chier. Elle grogna discrètement avant de reprendre un air morne. Elle n'était que cela à présent, simple coquille vide, elle devait tous reprendre à zéro, tous le travail sur elle-même, l'assumation de soi, de son caractère, de ses complexes, de tous ce qui faisait qu'elle était-elle...jusqu'à son identité était faussé à présent.

Elle baya rapidement, prise d'un soudain coup de speed elle se mit à regarder l'espace qu'il l'entourait avec vivacité. Mayline se tendit rapidement, défigura son visage avec une grimace de colère, entrouvrit sa bouche et respirant avec rapidité tel un animal enragé, tremblant de tout son corps durant quelques secondes. Dans un état similaire à la transe, comme si elle contenait depuis trop longtemps un long hurlement venant de loin elle eut un ultime tremblement elle se mit à courir avec une vitesse inhumaine.

Inhumaine.

Arrivée à la lisière de la forêt elle hurla autant qu'elle put tous en continuant sa course effrénée. Contre quoi ? Surement contre elle-même, elle voulait se rattraper, enfin comprendre, pour arrêter le chaos qu'était sa vie. Exténuée elle ralentit le pas, tremblotante et à bout de souffle elle haleta et se jeta sur un lit de mousse au pied d'un grand chêne. La fille d'Apollon replia son bras sur ses yeux pour cacher ses larmes, ne les assumant pas.

-Pourquoi...gémit-elle d'un voix implorante.

Seul les bruits de la forêt lui répondit.

Sa mâchoire se contracta et elle se redressa, adossée au tronc du grand arbre.

-POURQUOOOOOI !? Hurla Mayline avec fureur.

Elle était seule contre tout cela, seule face à la réalité du monde, face à ce qu'elle était.

-Je sais pas moi, vous êtes des Dieux non ? C'est pas votre truc vous ça ? L'omnipotence ?!

Sa plainte s'acheva dans un coup de tonnerre qui l'a fit sursauter. Sa voix colérique se brisa instantanément, remplacée par un voix tremblante, prête aux larmes.

-Ah, d'ac-cord, je v-vois, votre truc à vous c'est les mena-aces ? Hein ? C'est ça h-hein ? Gémit-elle.

Désemparée elle répéta longuement des phrases sans queue ni tête, implora, jura, supplia, maudit, hurla, quémanda...Elle craquait. Autant le dire de suite, elle n'était pas faîte à la vie de demi-dieu. Mayline inspira profondément en entendant des bruits de branches qui se craquelaient, signalant l'approche d'une personne extérieur.

-AH BAS POURQUOI PAS, TIEN ! JOINS TOI DONC A LA FÊTE ! VIENS REJOINDRE LA FOLLE PÉTEUSE DE PLOMB ! Cracha la jeune fille, à bout de nerf.

Un gars qu'elle reconnu comme étant un autre nouveau émergea de derrières les feuillages, la jeune adolescente ressentit une certain bouffée de jalousie en voyant que lui semblait se porter plutôt bien, à part peut-être la gêne qu'il exprimait en la voyant. Il ne soutenait pas son regard.

-D-désolé mais Chiron a dit que...

Elle le coupa précipitamment d'un mouvement de main.

-Oui je sais, faut que j'aille le voir, pas la peine d'aller me ramener à lui, je me débrouillerai.

Il resta un petit instant sans bouger, ayant l'étrange et dérangeante impression de marcher sur des charbons ardents.

-Mais euh...ça devrai être...tous..d-de suite ?..

Le regard noir qu'elle lui lança lui glaça le sang, il décida alors de bégayer un petit "B-bon bas j'y vais.." avant de se retirer. La fille d'Apollon se releva en prenant appui sur l'écorce puis prit le chemin jusqu'à la Grande Maison sans qu'aucun bruit ne sorte de sa bouche.

Contre sa poitrine, et à intervalle régulière son collier la percutait doucement, lentement, métal froid qu'il était il lui donnait l'impression de la blesser à chaque impact. Comme une balle. Elle avait honte, honte d'elle-même, honte de ne pas avoir l'audace de l'arracher de suite. Pour tous ce qu'il lui avait fais elle n'aurait juste pas pus le garder. Mais elle le faisait pourtant, une sorte de présence extérieur la poussant à le conserver.

Elle leva les yeux vers la grande bâtisse, soupira comme pour faire sortir ses derniers fragments d'âme et rentra.