Bonjour à toutes ^^ !
Je poste un chapitre en vitesse … Je pars en vacances demain pour une semaine donc pas d'up vendredi prochain ( à moins qu'il y ai une connexion sur place ). Bonne année en avance ^^ !
Ah oui dernière chose … presque 500 passages sur le dernier chapitre pour 3 reviews … Je vous laisse faire le calcul … Je vous laisse imaginer ma déception en voyant que je suis lue mais que je n'ai pratiquement aucun retour …
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Mon début de grossesse se passa très mal.
Nausées, contractions, chute de tension, perte de poids, mal de dos, tiraillements dans les seins et dans les reins.
J'étais mal.
Les trois premiers mois furent terribles. Rien de ce que j'avalais ne restait dans mon estomac. Causant des brûlures dans mon œsophage. Certains jours les vomissements étaient tels que je recrachais même du sang à cause des acides gastriques.
Je n'arrivais pas à dormir et pourtant j'étais exténuée. Je ne pouvais pas prendre trop de potion pour le sommeil car nocive à haute dose pour le bébé. Les cernes plombaient mes traits, les rendant disgracieux.
Je commençais même à perdre mes cheveux par manque de nourriture.
Ma magie s'épuisait et l'utiliser me demandait trop de force.
Je passais mes journées dans ma chambre, allongée pour me préserver.
Narcissa veillait sur moi avec beaucoup d'affection. Et les visites régulières du médicomage de famille me rassuraient. Il m'auscultait sous toutes les coutures et m'informait qu'il me fallait encore du repos.
On me cachait la réalité. Mon corps s'affaiblissait, mes reins faisaient mal leur travail, mes urines se teintaient d'une couleur brune totalement anormale, je perdais parfois du sang après des contractions plus violentes que les autres.
Ma raison me poussa à savoir et Grandeurs et Décadences de la Magie Noire m'apporta les réponses que je cherchais. Le sort que Drago avait lancé n'était pas sans conséquences.
Mais je tins bon.
Il le fallait. Pour le bébé. Pour ce petit être que je ne connaissais pas mais qui éclairait déjà ma vie. A chaque fois que je le sentais bouger en moi, il me rappelait que je devais être forte. Je l'aimais plus que tout.
Je voulais le meilleur pour lui. Entre deux siestes obligatoires, j'écumais les catalogues, dessinait les plans d'aménagement de la nursery.
Je prévoyais une grande pièce lumineuse et chaleureuse dotée d'un fauteuil à bascule capitonné de velours crème pour les biberons. Au sol je voulais des tapis d'éveil, des peluches, des jouets, musicaux, en bois, magiques, évolutifs, ludiques … Dans une seconde pièce je visualisais la chambre, avec un grand berceau de bois, des tapis moelleux au sol sur lesquels marcher pied nus serait un bonheur. Adjacent à la chambre, je voulais une salle d'eau avec la table à langer et le nécessaire à toilette.
L'organisation de l'espace dédié à mon fils, oui un fils j'en étais sûre. Jamais au cours des siècles une épouse Malfoy n'avait donné naissance à une fille. Je ne serais pas la première à briser cette règle immuable. J'étais persuadée que mon mari avait une potion, un sort ou n'importe quoi susceptible de s'assurer que l'enfant serait un mâle.
Donc l'organisation de cet espace occupait mes journées et me remplissait de bonheur. Body, pyjamas, layette, marque de couche, manuel d'éducation, produits de toilette. Je prenais tout, en double, en triple, dépassant allègrement ma pension. Mais jamais Drago ne refusa quoi que ce soit pour l'enfant.
Il ne s'intéressait pas à ces choses mais ne rechignait pas à payer.
Il ne cessa de m'étonner tout au long de ma grossesse. Il était plus présent, s'installant même dans les appartements jouxtant les miens, passait tous les soirs pour s'enquérir de ma santé et constater les dépenses folles que je faisais sans sourciller.
Alors que j'entrais dans mon cinquième mois de grossesse, les nausées commencèrent à s'espacer, à devenir moins violentes, moins douloureuses aussi. Je repris du poids. Mon ventre se gonflait à vue d'œil et parfois lors d'un coup de pied un plus brusque que les autres, il se déformait pour mon plus grand plaisir.
Par contre moi qui n'avait jamais eu beaucoup de poitrine, je vivais assez mal d'être embarrasser par des seins gonflés et sensibles. Les soutiens-gorges m'étaient insupportable, me serraient de toutes parts et ne me sentait bien que lorsque je n'en portais pas. Les longues douches chaudes me soulageait et me détendaient à tel point que j'en prenais parfois jusqu'à une dizaine par jour.
Cependant malgré toutes les joies que m'apportaient cette future maternité, je commençais à me sentir à l'étroit entre les murs du Manoir. Je voulais sortir, prendre l'air, allez choisir des tenues pour mon fils sur le Chemin de Traverse. Quand je fis par de mon projet à mon mari lors d'une de nos conversations polies sur la pluie et le beau temps. Il refusa net et resta inflexible, sous prétexte que ma santé était fragile.
C'était vrai. En partie. Parce que j'allais mieux de jour en jour et que j'étais persuadée qu'il me cachait quelque chose. J'avais senti quelques temps auparavant une brusque poussée magique ébranler les fondations du Manoir. Les barrières avaient été relevés et j'ignorais pourquoi. Mais ceci combiné à cela me rendait certaine que quelque chose se tramait et qu'on me laissait volontairement dans l'ignorance.
Peu de temps après ce refus dithyrambique, je reçus un énorme bouquet qui me fit frissonner quand pour tuer le temps je cherchais la signification des fleurs le composant.
Au centre les fleurs de châtaigner démontraient de la luxure mais elles étaient couplées à des cigües qui symbolisaient la mort. Les digitales rouges qui s'étalaient en corolle autour de ce premier cercle blanc marquaient un désir charnel, elles étaient associées à plusieurs nielles renforçant l'invitation à la luxure. Piqué en quinconce dans la composition, les yuccas dans leur signification première voulait dire « jusqu'à la mort ». Enfin des fougères maintenaient l'ensemble serré et étaient un marqueur de fascination.
Le travail était magnifique, le rouge et le blanc s'harmonisait parfaitement et la carte qui l'accompagnait était on ne peut plus sympathique.
J'ai appris tes soucis de santé. En espérant que ces quelques fleurs t'aident à la recouvrer. Amicalement. MF.
MF ? Je cherchais quelques secondes avant d'en déduire que cette gentille attention venait de Marcus et qu'un homme tel que lui ne pouvait pas connaître le langage des fleurs. Un simple hasard de composition.
J'oubliais vite ce petit incident quand arrivée à mon sixième mois de grossesse, les sautes d'humeurs et les envies en tout genre me submergèrent.
Sans raison aucune, il m'arrivait de fondre en larmes. Mes pensées s'orientaient de plus en plus sur l'arrivée du bébé. Quel genre de père serait Drago ? Serait-il violent ? L'aimerait-il ? Quel serait mon rôle ? Pourrais-je m'interposer entre eux le moment venu ? Aurais-je assez de poids pour faire valoir mes idées éducatives ? Serais-je une mère aimante ? Saurais-je l'être ? Lui donnerais-je assez d'attention ? L'étoufferais-je d'amour maternel ?
Tant de questions qui restaient sans réponse et qui me causait des bouffées d'angoisse et des crises de paniques de plus en plus fréquentes.
Et puis parfois j'étais optimiste. Je serais la meilleure maman. Prendrais à tout jamais soin de lui. Saurais me battre et recevoir des coups pour lui. L'aimerais de toute mon âme. Le soutiendrais dans ce qu'il entreprendrait. L'éduquerais dans le respect des femmes et dans le bonheur. Drago changerait avec l'arrivée d'un enfant. Serait un père formidable.
Et ces certitudes s'évaporaient aussitôt pour laisser place à une nouvelle série de question.
La joie des hormones.
Au milieu de tout ça, je me réalimentais presque normalement et ressentais des envies.
Une nuit, je fus réveillée par un besoin urgent de fromage blanc et de glaçons. Je pouvais presque imaginer la glace se briser sous mes dents, salivant d'avance de sentir leur froideur croquante dans ma bouche mélangé à la douceur de la crème laitière.
Je repoussais rapidement les draps, enfilais une robe de chambre et serrais la ceinture sous ma poitrine pour maintenir les pans fermés. Je tâchais de maîtriser mon impatience, le trajet jusqu'aux cuisines était long et je restais prudente. Descendre les escaliers avec un gros ventre n'était pas une chose aisée. Et je me déplaçais avec lenteur prenant toutes les précautions pour éviter la chute.
J'atteignais le rez-de-chaussée quand les grandes portes de l'entrée s'ouvrirent laissant pénétrer un courant d'air glacé. A la lueur des quelques bougies allumées, je vis entrer une femme magnifique. Grande, blonde, les cheveux relevés dans un chignon sophistiqué, parfaitement maquillée, moulée dans une robe haute-couture bleu azur dotée d'un décolletée vertigineux et révélant des jambes bronzées perchées sur des talons à lanières noirs.
Elle tourna sur elle-même en riant et me tourna le dos, tirant par le col mon mari pour l'embrasser sauvagement dans le cou. Lui comme à son habitude était tiré à quatre épingles. Deux personnes parfaites pour former un couple parfait.
Je me sentis laide, grosse, délaissée, empâtée. Engoncée dans une robe de chambre en velours, des mules de cuir au pied, les cheveux tressés. Je faisais pâle figure à côté de la beauté qui s'accrochait à mon mari.
Il releva les yeux alors qu'elle commençait à déboutonner sa chemise. Son regard noir se fit instantanément gris et il attrapa les mains baladeuses pour empêcher qu'elle le déshabille devant moi.
Je me trouvais cruche. Incapable de bouger de ce foutu escalier en marbre, restant là à les regarder comme la ratée que j'étais. Tout juste bonne à porter son héritier. Il m'avait épousé pour mon sang, mes origines et mon ventre fécond.
La femme se retourna et me détailla de la tête au pied de son regard bleu si bien assortie à sa toilette. La suffisance s'installait petit à petit sur son visage à mesure qu'elle notait l'allure que j'avais. La honte me submergea de plein fouet.
Avant de me rendre encore plus ridicule et de laisser les larmes couler, je fis volte-face avec autant de désinvolture que je pouvais et remontais tranquillement les escaliers ne m'autorisant à pleurer qu'une fois à l'abri de mes couvertures.
Je me rendais compte que toute la pseudo-gentillesse dont il avait fait preuve à mon égard au cours des derniers mois n'avait pour seul but de s'assurer que je porterais jusqu'à terme. Que ma mauvaise santé ne perturberait pas le bon développement du bébé.
J'avais crû qu'un semblant de relation, presque amicale pourrait se nouer avec cette grossesse. J'avais voulut y croire. Mais j'avais faux. Une fois de plus ma naïveté m'avait fait croire au prince charmant, et maintenant la découverte de la réalité était amère.
Je ne dormis pas de la nuit. Pleurant toutes les larmes de mon corps.
Au matin, je tâchais de dissimuler les dégâts.
Douche, anticernes et fond de teint sauvèrent les apparences. Je quittais la salle de bains et passais un pantalon de grossesse en coton gris sans couture, peu élégant mais confortable, ainsi qu'un corsage crème à manches longues et remontais mes cheveux à l'aide d'une pique en bois sculptée. J'allais ranger quelques affaires qui traînaient de ci de là dans ma chambre quand j'entendis du bruit dans mon salon.
Narcissa et Lucius étaient à Bath pour prendre les eaux et Drago étant rentré tardivement en galante compagnie. Personne n'était censé se trouver dans mes appartements. Et si un elfe été apparut j'aurais entendu le « crac » distinctif de leurs entrées.
Intriguée, j'attrapais ma baguette et m'approchait de la porte communicante pour coller mon oreille au battant de bois. Froissement de tissu, craquement de cuir provenant de mon canapé, bruit mat de quelque chose tombant sur le sol, un soupir, nouveau craquement de cuir et … quelqu'un feuilletait les magazines se trouvant sur ma table basse.
Mon regard se tourna vers l'horloge. 9h45. Impossible que ce soit Drago. Il ne serait pas réveillé avant midi. Serait-ce possible que … ?
J'ouvris brusquement la battant et restait muette de stupéfaction.
La blonde de la veille était affalée dans mon canapé, ses pieds sur la table basse, ses chaussures sur le sol, un magazine de puériculture dans les mains. L'air parfaitement détendue.
-Que fais-une putain ici ? Attaquais-je d'entrée en la voyant me dévisager.
Elle se tourna, s'appuyant nonchalamment sur le dossier du canapé et me lança en souriant :
-La putain sors du lit de ton mari et en redemandes.
-Sortez d'ici ! Intimais-je en désignant la porte d'un mouvement de bras sec.
Elle se contenta d'hausser les sourcils.
-Je venais juste faire le tour du propriétaire.
Elle quitta le canapé et arpenta la pièce.
-Je vais devoir refaire toute la décoration. C'est vraiment … détestable toutes ces couleurs crèmes… Ecœurant.
Je vis rouge instantanément. Je me taisais pour ses conquêtes mais celle-là dépassait les bornes.
-Qu'est-ce qui vous fait croire que vous devrez refaire la pièce ? Demandais-je sarcastiquement.
-Mais enfin chérie, il est évident que vu ton état et sachant tout ce qui se raconte dans notre milieu tu n'en a plus pour longtemps à vivre. Je me positionne sur la liste des prétendantes à la place qui sera libre dans peu de temps…
Je pointais ma baguette sous sa gorge et l'enfonçais.
-Tu viens chez moi non armée ? Tu es plus idiote que je croyais … chérie. Pour ta gouverne, sache que de nombreuses maîtresses ont défilés entre ses murs, pas une n'est restée, mais moi je suis toujours en place et je porte un héritier. J'ignore ce qui te fais dire que ma place va se libérer mais une chose est sûre, la tienne à l'instant où tu as franchit cette porte est devenue vacante.
-Lance-moi un sort si tu l'oses ! Je n'attends que ça. Je pourrais porter plainte contre toi et provoquerais un scandale qui …
J'éclatais de rire sous son nez.
-Ce n'est pas moi qui vais te lancer un sort. Je ne m'abaisserais jamais à cela. Tu n'en vaux pas la peine. Demain une autre sera à ta place et toi tu serras sous les ponts pour ce que tu viens de faire. Parce que chérie s'il y a une chose que les maîtresses de mon mari ont interdiction de faire, c'est bien de pénétrer ici.
Je baissais ma baguette et lui désignait de nouveau la porte.
-Quitte ces murs avant le réveil de Drago. Et vends tout ce qu'il t'a offert. Tu vas avoir besoin de liquide pour payer ton erreur.
Elle me lança un regard dédaigneux et tourna les talons.
Je m'effondrais dans le canapé épuisée par ce combat dont je me serrais bien passé. J'appelais un elfe, renonçant à descendre dans la salle à manger pour ne pas la croiser de nouveau. Puis je passais les heures suivantes à ruminer ma vengeance.
A midi trente je descendis dans le salon. Drago y était, dégustant son premier café de la journée, les yeux rivés sur la Gazette.
Je me servis une assiette d'entrée au buffet, m'assis non loin de lui et attaquais de front.
-Ta maîtresse est venue me voir ce matin, dis-je sur le ton de la conversation les yeux rivés sur le contenu de mon assiette que je m'appliquais à couper en petits morceaux.
Je mangeais une bouchée et poursuivis :
-Installée dans mon canapé, les pieds sur la table et un magazine dans les mains. C'est une femme charmante, pas hautaine pour trois noises …
Je mangeais une nouvelle fois.
-Dotée d'un certain esprit et d'une gentillesse à toute épreuve …
-Quel est le but de ceci ? Me coupa-t-il en reposant avec agacement son journal sur le coin de la table.
Calmement je posais mes couverts de part et d'autres de mon assiette et dardais sur lui un regard brillant de colère.
-Je ne veux plus jamais voir une de tes putains chez moi ! Je me contre fiche que tu baises la moitié des femmes d'Angleterre tant qu'elles ne viennent pas me jeter à la figure que je suis à deux doigts de la mort et qu'une liste de prétendantes longue comme mon bras attend de me voir dans la tombe avec une joie non dissimulée.
Il blêmit. J'en profitais pour aligner mes cartouches.
-Je refuse que notre enfant croise ces femmes. Fait ce que tu veux, mais fais le hors de ces murs ! La prochaine que j'en croise une ici, je lui enfonce ma baguette dans la gorge. Et peu m'importe qu'elle me traîne en justice !
Je quittais la table sur ses mots. Il ne me retint pas. Le message était passé.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Mon septième mois de grossesse était bien entamé. Je n'avais pas revu une seule des ces putains et j'avais grandement appréciée l'article de la Gazette, racontant que la top-modèle, Katrina Machinchose avait été licenciée par son agence suite à une faute professionnelle révélée par Drago Malfoy.
Comme je l'avais prévu, elle était partie et moi j'étais toujours là.
J'avais reçu une invitation quelques semaines auparavant pour l'anniversaire de mariage de Pansy et Théodore. Sept ans de dur labeur pour le mari, pensais-je en moi-même. Drago devinant mon manque de vie sociale et voyant ma santé s'améliorer m'autorisa à m'y rendre avec lui avec réticences. Je ne pus m'empêcher de répliquer :
-Dis-le si tu as besoin de mon absence pour conquérir une nouvelle paire de sein.
Il se retint de répondre mais son regard noir m'en dit long sur ce qu'il pensait. Fière de ma réplique piquante, je plongeais avec allégresse dans le choix d'une robe de soirée. Je jetais mon dévolu, sur une étoffe longue et fluide, en soie couleur pêche tombant en cascade autour de mes chevilles, j'aimais le léger décolleté et les fines bretelles de dentelle. Je jetais une illusion sur des ballerines confortables pour les faire apparaître aux yeux de tous comme étant des escarpins ouvert, dévoilant mes orteils vernis de la même couleur que ma robe.
J'optais pour une tresse lâche retombant sur ma poitrine, un maquillage léger et le sautoir en diamant offert par mon mari après l'affaire des photos.
Je me trouvais jolie, épanouie par la grossesse. Mon ventre se voyait, et sa rondeur était mise en avant par un lien de soie noir noué sous mes seins.
Drago en me voyant le gratifia d'un sourire et m'étonna en me soufflant à l'oreille :
-Tu es magnifique.
Comme d'habitude pour ce genre de soirée, nous nous séparâmes rapidement après notre arrivée. Drago rejoignant son cercle d'amis alors que je rejoignais les femmes. On me noya sous les compliments plus ou moins sincères, les demandes concernant nos choix de prénom que j'esquivais, les diverses questions insidieuses concernant mon retrait de la société suite à l'annonce de ma grossesse. Je répondais par des demies vérités, beaucoup de mensonges et vit avec soulagement arriver le repas.
A mon grand étonnement je me retrouvais placé à côté de Drago mais je compris vite que Pansy n'avait pas fait ça par hasard. Cette garce était maligne. En face de mon mari se trouvait une plantureuse rousse aux yeux verts dotés d'attributs que je jugeais alléchants. Alors imaginez ce qu'un homme en penserait.
J'observais avec dédain cette poule de luxe aguicher ouvertement tous les hommes présents à la table et jeter des regards incendiaires à Drago. Dès que la bienséance me le permis je quittais la table, croisant au passage le regard triomphant de Pansy et me réfugiais au fond de la salle de bal. Dans la légère pénombre qui m'entourait, assise sur une chaise colée au mur, j'observais mon monde avec lassitude. La fatigue commençait à se faire sentir et l'envie de ma retrouver dans mon lit se faisait prégnante.
Un peu étourdie par tous les parfums ambiants qui me donnaient la nausée, je me dirigeais vers le balcon. Prendre l'air me ferais le plus grand bien. Je respirais profondément, luttant contre les hauts le cœur sans me rendre compte d'une présence derrière moi.
C'est quand un corps puissant me plaqua contre la balustrade en pierre que je me sus prise au piège. Deux mains m'entourèrent et se plaquèrent sur mon ventre. Ce n'était pas Drago. J'allais crier quand une des mains remonta vivement pour s'écraser sur mes lèvres transformant mon hurlement en simple gémissement.
Un souffle brûlant dans le creux de mon cou décupla ma panique, des lèvres se posèrent sur ma peau et j'entendis quelqu'un respirer profondément mon odeur. Je me débattis mais la peur que l'on fasse du mal au bébé limitait mes mouvements. Et aussi soudainement que l'inconnu m'avait attaqué je me retrouvais libre.
Sous le choc de ce qui venait de se passer, je me retournais mais ne vit personne sauf Blaise qui franchit le seuil de la baie vitrée.
-Ah ! Astoria te voilà. Rentre, Drago serait furieux de te voir dehors.
J'attrapais sa main et murmurais :
-Ne me laisse pas seule.
-Tout va bien ?
-Conduis-moi à Drago, suppliais-je.
Intrigué il fronça les sourcils mais s'exécuta sans poser de question. Dès que j'aperçus mon mari je le rejoignais et agrippais sa main faisant mon possible pour ne rien laisser paraître en public de mon état de panique. Il comprit que quelque chose n'allait pas car quand je lui demander de rentrer il accepta.
Une fois au Manoir, j'éclatais en sanglot dans ses bras. La peur que j'avais éprouvée remontait de manière incontrôlable. Peu habitué à me voir dans un tel état, il chercha à savoir ce qui m'arrivait. Mon récit fut entrecoupé de reniflements et de larmes mais j'essayais d'être aussi précise que possible.
Il ne dit rien.
Mais me rassura. Ce qu'il n'avait jamais fait auparavant. Il me porta jusqu'à mes appartements, me mit au lit avec douceur, me répéta qu'ici j'étais en sécurité et qu'il trouverait le fou qui avait osé poser la main sur moi. Il me fit avaler une potion calmante et finit par m'ordonner de dormir.
Je l'observais quitter la pièce, quand il se figea en voyant le bouquet offert par Marcus Flint plusieurs semaines auparavant. J'aimais ce bouquet ensorcelé qui ne fanait jamais, je ne l'avais donc pas jeté.
-Qui t'as offert ces fleurs ? Demanda-t-il sans se retourner.
-Marcus, répondis-je d'une voix endormie.
-A quelle occasion ?
-Pour me souhaiter un bon rétablissement… La carte est dans mon secrétaire, répondis-je d'une voix ensommeillée.
Il récupéra le petit courrier et sur le seuil se retourna :
-Je suis content que tu sois venue me trouver Astoria. Quel que soit cet homme il payera, m'assura-t-il.
-Je te crois. J'ai confiance en toi pour ces choses là.
Il me sourit.
-Dors. Tu en as besoin.
Je fis ce qu'il me dit et fermais les paupières retrouvant en quelques minutes les bras de Morphée.
.
0O0O0O0O0O0O0O0O
.
Ce sont des caresses dans mes cheveux et un murmure qui me tirèrent de mon sommeil.
J'ouvris les yeux, découvrant les rayons de lune qui pénétraient dans ma chambre à travers la grande baie vitrée, baignant la pièce d'une lueur morbide qui me fit frissonner. Je guettais le moindre bruit mais ne détectait rien d'anormal. Convaincue que j'avais rêvé, je me tournais et m'installais aussi confortablement que possible sur le flanc en relevant les jambes contre mon ventre rond.
En chemin, je buttais sur un obstacle et me figeais.
Mon cœur cessa de battre une seconde avant de repartir à tout rompre.
Une respiration lourde résonnait dans le silence de la nuit.
Mon sang battit à mes oreilles.
Il y avait un poids sur mon matelas.
-Réveille-toi petite Astoria …
J'ouvris brusquement les yeux et hurlais de toutes mes forces.
.
.
.
Voilà pour aujourd'hui … Vous savez ce qu'il vous reste à faire …
Merci à Marchlo, Aangel-21 pour leur soutien sans faille ^^ et merci à Rose-Eliade pour son petit commentaire.
Je vous prie de m'excuser s'il restait des fautes.
A dans quinze jours ^^
Amicalement VC.
