Bonsoir tout le monde !!

Et non vous ne rêver pas ! C'est bien un nouveau chapitre ! Et je crois bien que c'est le plus long de la fic ! J'ai été très inspiré pour l'écrire, c'est pour cela qu'il arrive si vite !

Merci pour vos reviews même si j'en ai eu moins que d'habitude. Peut-être parce que c'était un Interlude, ou peut-être à cause de tout ce retard. Mais bon, merci quand même, elles me font très plaisir

J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture à tous et à toutes !

Chapitre 7 : Une Bête en cage.

Harry se réveilla en sursaut dans son lit, ses yeux s'ouvrirent en grand alors que son réveil sonnait sur la table de chevet. Il entendait à travers les rideaux le bruit de ses camarades de chambrée qui s'activaient à se préparer pour une autre journée de cours.

Cela faisait une semaine que lui et Malfoy avait rendu visite au vampire et pas une seule fois il n'avait reparlé au blond.

Celui-ci avait passé tout son temps avec Zabinni, faisant l'ignorant en présence du rouge et or. Harry était surpris de remarquer que cette attitude l'agaçait.

Si il était réaliste avec lui-même, il aurait avoué qu'il voulait que le Serpentard lui parle. Mais il voulait surtout qu'il le regarde.

Il ne savait ni comment, ni pourquoi, mais son cœur se serrait en sa présence.

C'était on ne peut plus embêtant, puisque son rythme cardiaque s'accélérait en pensant à lui, mais ajouté à cela, ses rêves venaient le troubler.

Ils prenaient toujours la forme d'un jeune homme blond, à l'allure princière, des yeux gris profond dans lesquels il se perdait. Tout restait flou cependant. Il se disait que malgré cela, ce n'était pas Malfoy qui venait hanté ses nuits. Il ne trouvait pas de réponse mais il s'obstinait à penser que le Serpentard n'avait rien à faire dans ses songes. Même s'ils étaient très appréciables.

Pourtant, cette nuit, ce fut un tout autre rêve qui vint troubler sa nuit.

Il vit avec une nettement irréelle, l'homme qui l'avait pris pour proie une semaine auparavant dans la Forêt Interdite. Il avait rêvé de Harrold Potter. Mais ce n'était pas seulement un rêve, il en était quasiment sûr.

Il avait l'impression dans son rêve, de revivre, par l'intermédiaire du vampire, une vie antérieure à la sienne.

Il fallait bien avoué que rêvé d'avoir épouser une femme, d'avoir eu un enfant et d'être contraint de partir à cause d'un vampire n'était pas le rêve que l'on faisait tout les jours.

C'est pour cela que Harry sut que le rêve qu'il venait de faire n'était pas de lui à proprement parlé. Mais venait, il ne savait comment d'ailleurs, de souvenirs anciens du vampire.

Réfléchissant toujours à ça, il se leva sans faire attention à ses camarades et partit dans la salle de bain qui venait de se libérer par un Neville encore à moitié endormi.

Il prit sa douche, ses pensés tournoyant dans la vapeur de l'eau, et quelque temps après, il sortit, habillé, et prêt pour une nouvelle journée.

oOoOoOoOoOo

De son côté, Draco se leva de forte mauvaise humeur. Son réveil n'eut pas le choix que de subir la colère de son propriétaire et se retrouva à dire bonjour au mur après un super vol plané.

Il prit, comme d'habitude, son temps pour se préparer et quand il sortit de sa chambre, il retrouva sa « bande » au bout du couloir, qui l'attendait pour descendre à la Grande Salle.

Goyle et Crabbe lui ouvrirent la porte, et il entra doucement, le menton fier. Il se dirigea vers sa table sans regarder personne.

Il se demandait vraiment pourquoi il venait ici puisqu'il ne pouvait plus rien avaler depuis une semaine. La seule chose que pouvait accepter son estomac c'était de la viande. De la viande rouge, saignante, quasiment pas cuite, presque totalement crue. Sur le conseil de son meilleur ami, il avait établit son problème à Madame Pomfresh. Celle-ci avait paru étonnée. Elle en avait alors fait part à Dumbledore.

Le Directeur avait alors dit que c'était une évidence.

Draco établissait sa transformation de vampire malgré la transfusion. Il avait alors hurlé contre l'incompétence de l'infirmière, ses yeux prenant encore leur éclat jaune, comme celui d'un chat. Dumbledore et Pomfresh l'avaient alors regardé abasourdi et avaient décidé d'entretenir une conversation sur ce problème.

Depuis alors cinq jours, Draco devait venir deux fois par jours afin de se nourrir. Il était impensable qu'on voie un élève se nourrir de viande crue à table. Ainsi, Draco, même s'il ne l'acceptait pas, se devait d'ingérer au moins un litre de sang par jour. Mais, le blond refusa de d'avaler autant de viande crue. L'infirmière lui proposa donc de transfuser le sang. Proposition qui fut accepter à contre cœur.

Draco savait la position dans laquelle il se tenait. Il savait que sa vie ne serait plus comme avant. Il n'était pas idiot. Il se rendait compte de la gravité de la situation. Aujourd'hui, il était encore « gentil », mais bientôt, d'après Dumbledore, son besoin de sang se ferait encore plus ressentir. Draco n'osait croire qu'il puisse un jour être aussi « mauvais » que ce que décrivais les livres sur la nature de vampire.

Il s'était renseigné bien sûr. Il avait eu l'accord du Directeur pour faire des recherches dans la section Interdite de la bibliothèque.

Il avait appris peu de chose malheureusement. Les vampires n'étaient pas un sujet assez bien traité. Peu de personne n'avait pu étudier leur façon de faire.

Mais ce qu'il sut grâce aux livres, lui fit froid dans le dos. Mais il savait que certaines choses étaient insensées. Il ne retient alors que les informations les plus probables.

Les vampires, lors de leur transformation, changeait aussi bien physiquement que mentalement. Leur corps pouvait devenir plus fort ou plus frêle selon la personne. Leurs sens s'amélioraient.

Leur vue devenait plus perçante.

Leur odorat plus sensible.

Leur toucher plus précis.

Leur ouïe plus fine.

Seul le goûter ne changeait pas autant que les autres. Mais les vampires savaient quand même distinguer une certaine différence entre plusieurs sangs, venant de plusieurs personnes. Draco s'était d'ailleurs demandé quel sang il préfèrerait. Et une odeur ainsi qu'un parfum lui était venu en tête.

Il se souvenait d'un goût chaud, fort et doux à la fois, un peu salé et musqué. Il ne se rappelait plus où exactement cette odeur lui était parvenue. Mais il savait qu'il voulait la recroisée.

Concernant les autres compétences des vampires, leur agilité et habilité étaient cent fois plus rapides et plus précises qu'un mortel. Leur force physique en était décuplée.

Les vampires ne connaissaient également pas le besoin de dormir, le besoin de respirer. Le froid et le chaud n'avaient plus aucune importance pour eux. Ils ne ressentaient rien à ce niveau là. Seul le soleil pouvait changer quelque chose en eux. Sous l'effet des rayons solaires, ils subissaient ce qu'on appelle plus communément une combustion spontanée et risquait de disparaître en cendre. Mais plusieurs théories dénaturaient ce fait.

Leur force de caractère était beaucoup plus imposante. Cela voulait dire qu'ils savaient contenir leur émotion. Mais même s'ils avaient une retenue quasi infaillible d'après les livres, leur colère pouvait être d'une force dévastatrice. Certains vampires, des siècles antérieurs, avaient causé beaucoup de dommage dans certains pays du Monde. On appelait cela la frénésie, qui était plus ou moins intense selon la force du vampire.

La plupart de leurs colères étaient dues à certaines chasses faites par les mortels afin de les exterminés. Ils étaient traqués, et tuer.

L'autre cause était le fait que certains vampires étaient séparés de force de leur compagnon. Et un compagnon de vampire était tout pour celui-ci. Il ferait absolument n'importe quoi pour être près de lui et ne pas être éloignés. C'est dans des moments comme celui-là que leur frénésie devenait la plus forte possible. Le vampire attaquera alors quiconque se mettra en travers de son chemin jusqu'à ce qu'il est atteint son but et qu'il se soit calmé. La plupart du temps, c'était leur Compagnon qui les sauvait de leurs folies meurtrière. Leur Compagnon étaient ce qu'on pouvait appelé un Catalyseur. Ils avaient le pouvoir d'apaiser et de modérer la colère de leur Père. Un Père étant appelé le vampire ayant rendu un mortel vampire. On appelle ces derniers, des Infants.

Draco s'était alors demandé si tout les vampires étaient mauvais ou pas...

Pas tous. Comme il le pensait depuis qu'il avait rencontré Harrold Potter. Les Hommes avaient tendance à croire que les vampires étaient mauvais par nature, mais c'était faux. Il en est même certains qui voulaient plutôt protéger les humains ou vivre dans une société égalitaire (entre mortels et vampires). Mais bien sûr, il existait des vampires cruels, méchants, pratiquant les pires atrocités sur tout ce qui passe à leur portée, et ceux-là, mieux valait les éviter.

Un vampire peut-il mourir réellement ?

Draco s'était poser cette question.

Il apprit qu'un vampire, bien qu'immortel à la base, s'il reçoit de nombreuses blessures, et surtout des dégâts causés par le feu, la lumière du soleil, ou quelque moyen surnaturel, il peut tomber inconscient ou en état de torpeur. Par contre, une exposition prolongée au soleil, peut engendrer une combustion, suivit par la Mort Ultime du vampire.

Par contre, toutes les suppositions disant que les vampires sont « allergiques » aux crucifix, à l'ail, aux pieux dans le cœur ou aux armes en argent n'étaient pas toutes vraies.

Dans le Monde Sorcier, tout le monde savaient que les armes en argents étaient utilisées contre les loups-garous et n'avaient aucun effet sur les vampires. Cela les énervaient un peu plus seulement.

L'ail et les crucifix n'avaient aucun pouvoir contre les vampires.

Seul le pieu dans le cœur avait de véritables séquelles. Le vampire étaient tout d'abord dans l'incapacité de bouger et finissait par mourir, son sang se répandant alors hors de son corps. La seule solution qui restait au vampire pour ne pas périr était de trouver une source de sang le plus vite possible et de vider presque quasiment le corps de sa source vitale. Le meilleur donneur étant un vampire. Tout d'abord, parce que le sang d'un vampire possédait une meilleure résistance. Et parce qu'un vampire pourra toujours se nourrir sur une proie facile s'il est affaibli.

A la fin de ses recherches, Draco eut tout de même l'envie de se renseigner sur deux autres points : l'origine de l'existence des vampires et s'il était possible d'avoir des relations sexuelles en tant que vampire.

Après beaucoup de recherches qui lui valu deux nuits blanches d'affilées, il tomba deux livres parfaits. Les titres étant La Bible des Vampires et Le sexe chez les Vampires : Mythes ou Réalités ?.

Il se souvenait avec précision de ce qu'il avait lu... :

« Tout débuta au commencement des temps. L'Eternel créa l'univers, la Terre, les plantes et les animaux, et enfin l'Homme. Il créa Adam et Eve, et après qu'ils eurent goûté au fruit de la connaissance, il les chassa du Jardin d'Eden. Alors ils engendrèrent leurs deux premiers enfants : Abel et Caïn. Le premier devint éleveur, le second laboureur. Mais le jour où Abel fit offrande de bêtes de son troupeau à l'Eternel, et Caïn de fruits de sa récolte, l'Eternel n'eut d'égard que pour le don d'Abel.

Par jalousie, Caïn tua son frère, et l'Eternel le chassa de sa vue, en lui donnant une marque qui empêcherait quiconque de le tuer. Ainsi Caïn devint-il un vagabond éternel, devant se cacher aux yeux de tous, et il s'enfuit vers l'Est, au pays de Nod

Durant son exil, Caïn rencontra Lilith, la première femme d'Adam, bannie pour son impureté. C'est Lilith, la Mère Sombre, qui enseigna à Caïn les pouvoirs que recèle son sang de damné. Ces pouvoirs formeront les Disciplines dont hériteront les descendants de Caïn

C'est ici que commença alors le commencement de l'existence des vampires.

Pendant l'errance de Caïn, Adam et Eve eurent un troisième fils, Seth (à ne pas confondre avec la divinité égyptienne) et l'Humanité se développa ainsi de génération en génération. Voyant cela, Caïn, envieux de la fraternité et de l'amour des hommes, fonda sa propre ville : Enoch, la Première Cité. Il y régnait en monarque et ne cachait pas sa véritable nature.

Et Caïn choisit trois humains pour devenir ses infants, et ceux-ci héritèrent des pouvoirs de leur Père Sombre ou Père Suprême. Cette seconde génération engendra à son tour de treize vampires, et ainsi de suite. Les caïnites (personnes « créees » par Caïn) se répandaient partout à travers la Cité, et l'Eternel décida de la détruire avec tous ses habitants en déclenchant un déluge. Et Caïn retourna à son errance

Caïn et ses trois infants ayant disparu, les treize survivants, fondèrent la Seconde Cité, et chacun d'entre eux est à l'origine d'un des treize Clans majeurs. Mais la Seconde Cité fut détruite à son tour. Les exilés choisirent finalement de s'installer parmi les enfants de Seth, et de demeurer cachés à leurs yeux.

Les vampires de quatrième et cinquième générations continuèrent à perpétuer la race des caïnites, et au XIIIème siècle, la plupart des vampires créés sont des dixième ou onzième générations. Toutefois, il existe des vampires de douzième et même de treizièmes générations, mais leur héritage sanguin est tellement dilué que leurs pouvoirs sont très faibles, même s'ils restent plus puissants que de simples mortels.

Mais il est dit dans le Livre de Nod, qu'un jour le monde connaîtra la Géhenne, et que Caïn reviendra pour punir les damnés et les impurs. En attendant ce moment, certains vampires parmi les plus anciens cherchaient à atteindre un état appelé Golconde, que certains qualifiaient de mythique. On raconte que cet état d'équilibre permet d'acquérir les anciens pouvoirs perdus depuis l'existence de leur Père Sombre (Caïn). Caïn se sentant toujours trahis par l'Eternel décida d'exaucer leur prière afin que ses Infants sèment la terreur dans le Monde.

Il est dit que tout ceux qui auront fait cette requête se verront un jour puni par leur Père Suprême, celui-ci en réalité, n'acceptant pas que ses Infants prennent sa place dans l'Histoire.

De nos jours, les vampires sont obligés de se cacher des Humains. Certains essayant toujours d'être accepté dans la société.

C'est pour cela, qu'on ne pourra en aucun cas dénombré la population des Infants de Caïn... »

Draco n'avait, grâce à cette Bible, pour ainsi dire rien appris de concret. Et pourtant, toute l'Histoire se résolvait à cela.

Il s'était dit que pour plus d'informations, il demanderait à Harrold.

Après cela, il avait consulté le livre Le sexe chez les Vampires : Mythes ou Réalités ?. Ce qu'il avait appris l'avait beaucoup surpris, il devait l'avouer.

D'après le livre, un vampire pourrait contrôler l'afflux de sang dans leurs organes et imiter le fonctionnement d'un corps de mortel, alors il pourrait avoir une érection. Le problème serait que leur système nerveux serait dégradé, et que leurs organes reproducteurs ne produiraient plus de semence. Ils pourraient donc avoir des rapports sexuels, mais ils n'y prendraient pas vraiment de plaisir, et surtout, ne pourraient pas se reproduire par ce biais-là. Le seul plaisir proche de l'orgasme qu'ils pourraient ressentir, serait quand ils se nourrissent par la voie du baiser. Le Baiser étant le moyen de boire le sang des mortels par une morsure. Ceci provoquant une extase chez la victime. Victime qui peut être mortel ou vampire.

Après avoir recueillit toutes ses données, Draco s'étaient alors posés plusieurs questions.

Serait-il capable d'accepter de vivre en tant que vampire ?

Pourrait-il accepter de voir toutes les personnes qu'il connaissait mourir alors que lui est immortel ?

Pourrait-il accepter une vie comme celle-là ?

Et surtout, serait-il capable de ne plus avoir de relation normale, de toujours être seul ? Et pas seulement pour les relations sexuelles.

Que ferait-il pour ne pas vivre seul ?

Pensant à tout cela, Draco leva les yeux vers la table des rouge et ros. Plus précisément, son regarde se posa sur Potter qui semblait en pleine réflexion. Sans savoir pourquoi, son cœur – qui battait encore pour son bonheur – se serra en l'observant.

Pourrait-il exister sans personne près de lui ? Sans amour ?

Draco n'était pas quelqu'un d'insensible comme tout le monde le croyait. Bien sûr, il était froid et distant quelque fois, même quasiment tout le temps. Mais on n'est pas Malfoy qui le souhaite. Et être le fils de Lucius Malfoy n'avait pas que des avantages.

Ne s'étant pas rendu compte qu'il fixait toujours le brun aux yeux verts, il fut surpris quand il remarqua que celui-ci le regardait également.

Un lien se créa alors entre eux, leurs regards ne voulant plus se détacher l'un de l'autre. Draco sentit une chaleur inconnue se propager dans son être. Il vit alors les yeux de Harry s'écarquiller.

Ses lèvres remuèrent alors et les yeux gris s'y fixèrent.

« Tes yeux... » semblait dire le brun en silence.

Draco passa des yeux aux lèvres du brun avec incompréhension.

« Jaunes ... Tes yeux... sont ... jaunes. » répété la brun plus lentement.

Draco ouvrit ses yeux lui aussi en grand. Puis il baissa la tête aussitôt pour ne pas être remarqué des autres élèves. Il entendit Blaise, assis à côté de lui, murmurer à son oreille.

« Hey Dray, y a un problème ? »

Le blond se contenta de grogner. Grognement qui ressembla plus à celui d'un animal qu'à un Homme.

Il releva les yeux vers Blaise qui blêmit en avisant les yeux jaunes et rouge vif de son ami.

Blaise était le seul dans son entoura à connaître toute la situation. Draco avait une confiance aveugle en lui.

Le châtain afficha une mine contrite en le voyant. Il n'était pas surpris de voir son ami comme cela. Depuis plusieurs jours déjà, le blond avait quelques... changements physiques qui s'opéraient. Quelques fois, seul Blaise le remarquait. Draco ne s'en préoccupait pas et ne pouvait rien voir sauf en se regardant dans une glace.

Ces changements avaient souvent lieu quand un certain Gryffondor se trouvait dans le coin. Blaise n'avait rien dit. Draco le remarquerait bien assez tôt. Et puis quand les yeux du blond changeaient habituellement, il n'y avait personne autour d'eux. Mais aujourd'hui...

« En effet, il y a un putain de problème ! » fit le châtain en avisant tout les élèves autour d'eux.

« T'as une putain de bonne observation Blaise, c'est fou ! J'te félicite ! » fit le blond d'un ton mordant.

« Hey mon p'tit loup, fais-toi les crocs sur quelqu'un d'autre que moi tu veux. » répliqua Blaise en observant deux dents légèrement différentes chez le blond. « D'ailleurs, c'est nouveau ça ? » dit-il justement en pointant le visage de Draco.

Celui-ci leva un sourcil.

« De quoi ? »

« Les deux ch'tites quenottes qui ont grandit à l'instant. Tu sais, il faut éviter de les nourrir trop ou elles vont prendre pas mal de place après... »

Sursautant, Draco toucha l'endroit dit alors que Blaise babillait encore et encore. Il sentit, en passant sa langue dessus, qu'en effet, ses deux canines étaient plus longues que d'habitude et plus aiguisées.

« Merde. » gronda-t-il.

Il se leva en vitesse et sortit de la Grande Salle sans relever la tête une seule seconde.

Blaise ordonna à Crabbe et Goyle de ne pas les suivre et d'aller en cours, tandis que ceux-ci commençaient à se lever. Franchement, ses Godzilla étaient de vraie peau de glue !

Il sortit à son tour et poursuivit Draco dans le couloir.

Le blond entra dans les premières toilettes qu'il vit et se posa face à un miroir. Il vit alors ses yeux jaunes tout autour de sa pupille alors que vers l'extérieur, on pouvait voir un fin trait rouge sang entouré son iris.

Il ouvrit délicatement la bouche et avec horreur et résignation, il vit ses deux canines. Avec toute cette panoplie, on pouvait facilement dire qu'il imitait un vampire. Mais, on pouvait également deviner qu'il était en passe d'en devenir un.

Blaise qui le regardait de l'entrée de la pièce, vit son ami donner un coup de poing fracassant dans le miroir. Celui-ci se brisa en mille morceaux sous l'impact.

« Blaise. » fit le blond d'une voix basse. « Il faut que j'aille à l'infirmerie. Personne ne doit me voir. »

« Les cours vont bientôt commencer. Les élèves doivent être sur le chemin de leur salle. Vaux mieux qu'on attende un peu. » fit remarquer son ami.

Le blond acquiesça tandis qu'il regardait la peau de sa main couverte de blessures dues au verre se résorber pour devenir lisse et soignée. Un vampire avait donc la capacité de se soigner tout seul. Aucun livre n'en avait parlé.

Il frissonna.

Il était à faire peur. Au fond de lui, il sentait comme une bête se dresser, souhaitant sortir. Elle grondait en lui. Etait furieuse. Se débattait. Il voulait absolument tout détruire sur son passage. Il ne savait pas comment se calmer. Mais il savait, que si on ne le retenait pas, il pourrait faire plus que briser un simple miroir.

oOoOoOoOo

Un quart d'heure plus tard, ils étaient arrivés à l'infirmerie. En rentrant, Draco sut que Potter était là. Il ne savait pas comment, mais dès qu'il passa la porte, son regard se tourna directement vers lui.

Le brun était actuellement en pleine discussion avec l'infirmière qui fronçait les sourcils au fur et à mesure, son visage prenant une expression surprise.

« Hum, hum ! Faut-il prendre un ticket ? » fit signaler Blaise en imitant la toux de notre professeur de cinquième année.

« Ah, Zabinni, Malfoy, qu'est-ce qu'il vous arrive encore ? » demanda Pomfresh, tandis que Potter me regardait.

« Dray a eu un mini, petit, riquiqui problème dans la Grande Salle, nous sommes venu avoir quelques informations et voir ce qu'on peut faire pour lui. » expliqua mon ami, en passe de ne plus l'être s'il continue avec ses blagues foireuses.

Pourtant, l'infirmière se tourna vers moi et sursauta en avisant mes yeux.

« Vous comprenez ? » dis-je alors en croisant les bras.

Elle du voir mes dents puisqu'elles poussa une exclamation de surprise. Je vis Harry, hum Potter, froncer les sourcils et s'avancer près de nous. Il me regarda avec compassion avant de parler.

« J'espère pour toi que personne n'a remarqué ça ce matin Malfoy ou tu peux dire adieu au ASPIC ! Aucun parent ne voudrait que leurs enfants étudient dans un lieu ou un vampire vit. » dit-il avec sarcasme.

Pourquoi le ton qu'il utilise me choque et me fait plus de mal que ça ne devrait ? Ca a toujours été comme ça entre nous. Je t'envoie une insulte, tu réponds et on se frappe « gentiment » dessus. C'est notre code on va dire. Mais aujourd'hui, je n'ai pas envie de répondre. La seule chose que je veux, c'est goûter ses lèvres pleines humidifiées par une langue rosée. Je veux goûter son corps et savoir si il a le même goût que son sang. Je souhaite le tenir contre moi pour qu'il ne bouge pas et approcher ma bouche de son cou et croquer dedans pour m'abreuver de son liquide vital.

Est-ce que tout cela a à voir avec ce qui est arrivé dans la Forêt Interdite il y a une semaine ? Il l'avait défendu face à Harrold Potter. Il voulait absolument que Harry soit sien à ce moment là. Il le voulait pour lui et n'avait pas supporter l'idée qu'un autre le possède. Il avait été jaloux. Affreusement jaloux. Comme jamais il ne l'avait été. Il l'avait appelé Harry.

Harrold Potter était un égoïste. N'ayant pas pu avoir ce qu'il voulait à l'époque, il avait décidé pour eux la vie qu'ils auraient. C'était un être égocentrique, égoïste et mauvais. C'était un vampire en somme. Mais un vampire peut-il vraiment ressentir de l'amour ? Si non, pourquoi l'aïeul de Potter regrettait tellement d'avoir perdu Darco Malfoy ? Et si oui, Draco serait-il capable d'aimer à nouveau, même s'il n'avait jamais éprouvé de sentiment amoureux pour une personne ?

Tout son esprit était confus et ses yeux ne cessaient de fixer le cou de Harry qui le regardait, peu sûr de ce qu'il devait faire. Il sentait la Bête au fond de lui essayant toujours encore de sortir. De se libérer. Il sentait une rage et un désir au fond de lui naître. Il savait qu'il ne pourrait pas la garder plus longtemps en lui.

Le blond sentit quelqu'un lui donner un coup dans le flanc et il se tourna aussitôt vers la personne, ses canines se révélant plus longues qu'auparavant et ses yeux jaunes encore plus injectés de sang. Un grognement animal sortit de sa gorge ce qui fit sursauter les trois personnes autour de lui.

« Draco… Calme mon vieux. … Draco ? » fit Blaise, voyant que son ami scrutait les environs comme un animal qui essayait de trouver une issues pour sortir.

« Monsieur Malfoy, calmez-vous voyons ! » s'exclama l'infirmière tentant de mettre une main sur l'épaule du blond.

Celui-ci gronda un peu plus fort et se fléchit les genoux, comme s'il allait attaquer. Il sembla alors humer l'air et son regard se focalisa sur Harry qui ne bougeait pas, trop pétrifié pour le faire. Il vit avec horreur le Serpentard s'approcher de lui de manière féline, ses yeux prenant un éclat brillant et sa langue humidifiant ses lèvres. Ses mains se posèrent alors sur le torse du Gryffondor qui ne savait quoi faire pour énerver encore plus le blond. Les mains passèrent de manière aérienne sur le torse, les bras et le visage de Harry. Puis leurs regards s'encrèrent alors l'un à l'autre, comme dans la Grande Salle. Ils étaient envoûté par l'autre et ne bougeaient plus.

Ils ne virent pas l'infirmière partir chercher le directeur après avoir ordonner à Blaise de surveiller le moindre faits et gestes du blond. Il ne devait pas hésiter à lui jeter un sort s'il allait trop loin.

Draco regardait intensément le brun. Son envie de l'embrasser était toujours là, de plus en plus présente. Il ne contrôlait plus rien. La Bête était sortit. Il voulait goûter cette peau, ces lèvres, ce corps, ce sang. Le brun était maintenant soumis à son regard envoûtant et ne pouvait plus rien faire.

Ses doigts retracèrent le contour du visage à la peau mate puis le pourtour des lèvres qui s'ouvrirent sur un souffle.

Blaise regardait la scène avec fascination. Jamais il n'avait vu son meilleur ami agir de cette façon. Au fond de lui, il savait que ce n'était pas Draco qui agissait. Jamais il ne pourrait faire ça. Il vit avec horreur, le blond se pencher vers le cou de Harry et cherchant sa baguette, il lança d'un ton quand même hésitant un Experlliarmus qui fit que quelque petite étincelle lorsque le sort atteint sa cible : Draco. Celui-ci se retourna d'ailleurs vers le châtain, ses yeux devenant haineux. Blaise se demanda si c'était vraiment une si bonne idée de lancer un sort à un jeune vampire en proie à une soif intense.

Le blond s'approcha alors rapidement vers lui, Blaise n'ayant pas eu le temps de le voir bouger. Il eut juste le temps de sentir une main sur son torse avant de faire un vol plané tout le long de la salle. Sa tête cogna fortement contre un mur et il tomba dans l'inconscient.

La dernière image qu'il vit derrière ces paupières à moitié fermé, fut Draco avançant de nouveau vers Harry qui ne bougeait toujours pas.

« Hum, Harry. » fit Draco d'une voix sensuelle. « Si tu savais … Si tu savais à quel point je te veux. … A en mourir. Laisse-moi te goûter. Tu n'auras pas mal. » continua-t-il en caressant pensivement les lèvres du brun dont les yeux vitreux se voilèrent.

Le blond approcha son visage doucement du brun. Il déposa ses lèvres au creux de son cou. Puis il remonta doucement vers ses lèvres, laissant ses lèvres s'égarer sur la peau douce. L'odeur du brun imprégnait ses sens. Elle le rendait ivre. Il le rendait fou. Fou de lui.

Il mordit tendrement, du bout des dents, la lèvre inférieure du brun qui frémit. Puis il posa franchement sa bouche sur la sienne, sa langue s'introduisant entre ses lèvres à demi-ouverte. Il embrassa langoureusement le brun, celui-ci se laissant faire, n'était conscient de rien.

Draco ne voulait pas d'une marionnette. Il voulait Potter. Il voulait Harry. Il le voulait tellement. Il souhaitait qu'il réponde à son baiser. Qu'il en redemande. Qu'il prenne l'initiative s'il le souhaitait. Mais il ne voulait pas d'un stupide pantin entre ses bras.

Et comme répondant à son appel, Harry se mit alors à l'embrasser à son tour. Ses mains s'égarèrent dans les cheveux du blond, les décoiffant. Puis, elles descendirent le long de son dos et se posèrent sur ses fesses fermes recouvertes d'un jeans.

Draco gémit quand les mains expertes se mirent à le caresser. Il embrassa un peu plu franchement le brun, ses mains s'introduisant alors sous son tee-shirt qu'il releva un peu pour plus de zone à explorer de ses mains avides de sentir.

Et alors que le blond commençait à bouger ses hanches contre celle du Gryffondor, la porte s'ouvrit avec fracas et un sort atteignit le dos du Serpentard qui sous le coup, mordit fortement les lèvres de brun. Draco s'écarta alors de son tourmenteur et se tourna vers son attaquant qui s'avéra être des attaquants : Severus Rogue et Dumbledore. Pomfresh se tenant derrière eux

Le blond gronda alors et se tournant vers le brun qui le regardait intensément, il l'embrassa rapidement et se détacha de lui. Draco courut à une vitesse hallucinante et avec agilité passa au travers la fenêtre qui se brisa en mille morceaux.

Severus se précipita vers celle-ci et regarda en contrebat pour voir Draco atterrir au sol sans égratignure, seul ses genoux se pliant pour plus de stabilité. Il se releva ensuite et courut vers la Forêt Interdite ou il disparut rapidement dans la noirceur.

Severus se retourna alors et vit l'élève de sa maison inconscient contre un mur, Pomfresh accourant à lui. Dumbledore était déjà au près de Harry qui se remettait peu à peu de ce qu'il venait de se passer.

Le Gryffondor n'avait pas compris tout ce qui venait d'arriver. Il savait juste que Draco venait de l'embrasser admirablement bien. Il avait apprécié chaque seconde de ce baiser et la seule chose qu'il souhaitait, c'était de pouvoir à nouveau goûter ses lèvres presque froides mais pourtant si douces.

Après avoir expliquer comme il le pouvait ce qu'il s'était passé, il retourna en cours, ses doigts caressant ses lèvres pensivement en souvenir du baiser, sans se douter qu'une ombre le guettait dans un recoin d'un couloir….

A suivre….

Et voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plus ! J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, j'espère que vous avez eu autant en le lisant

Yeeeah, ils se sont enfin embrasser ? Alors heureux :D

N'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensé, je sautes partout à chaque fois que je reçois une review !!

Même si je ne connais que très peu d'entre vous, je vous aime !!

A bientôt pour la suite qui arrivera je ne sais pas quand !

Bisous

Vert Emeraude