Chapitre 9

Allez on s'assoit!! me jeta-t-il, en riant...

Il était trop tard, j'étais déjà par terre, sur lui, du moins entre ses jambes, lui tournant le dos, je m'appuyais légèrement contre son torse.

Nous restâmes là tout l'après-midi, échangeant sur tous les sujets que l'on trouvait, la littérature, la musique, sur ce qu'on aimait de la vie, ce qu'on détestait, ce qu'on voulait et ce qu'on ne souhaitait pas... A la fin, il me semblait que je le connaissais depuis toujours. Nous étions côte à côte sur la mousse sèche de la falaise, allongés. Je me tournais vers lui, son visage à quelques centimètres du mien. J'évaluais ses réactions grâce à ses yeux, si expressifs... Je me rapprochais lentement, il me laissa faire et soudain je sentis une main se plaquer contre ma nuque. Tout alla très vite, ses lèvres se plaquèrent sur les miennes, et je sentis sa bouche s'entrouvrir, à l'instar de la mienne, je caressais doucement sa langue avec la mienne, et elles se rejoignirent dans un formidable ballet... Je caressais son visage avec ma main tandis que mon autre bras veillait à ce que le corps d'Edward ne quitte pas le mien...

Nous ne cessâmes que le temps de prendre notre respiration, nous éloignant l'un de l'autre, nous nous sourîmes.

Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme vous, Bella Swan!

Parce que tu me vouvoie désormais!

Il se retourna et scruta le ciel.

Il le faut bien. Je tiens à faire les choses bien devant ton père!

Les choses bien? De quoi parles-tu?

Il se tourna de nouveau vers moi, un air triomphant sur le visage.

De ma demande en mariage bien sûr!

Je m'étranglais soudainement. Mariage? Demande en mariage?

Oh. Est-ce que cela veut dire que tu renonce à l'armée?

Bella, j'ai deja signé. Je veux juste m'assurer que lorsque je reviendrais, tu seras toujours mienne, et que tu m'aimeras tout autant!

Ca ce n'est pas difficile à deviner. Depuis que tu as posé les yeux sur moi, je ne vois que ton visage, je ne vois que toi...

Il s'empara de mon visage et déposa un baiser, doux, simple, mais exquis sur mes lèvres.

Alors allons-y. J'ai hâte d'avoir la bénédiction de ton père!

Il m'entraîna vers sa voiture et nous partîmes. Je me sentais bien, heureuse... J'allais me marier, avec l'homme que j'aimais, qui plus est... La vie me souriait...

LES FREINS! IL N'Y A PLUS DE FREINS! BELLA SAUTE!!!!!

Hein? Que...

SAUTE BELLA!SAUTE!

Edward hurlait, le visage déformé par l'inquiétude et la rage. Je ne mis pas longtemps à comprendre, nous dévalions la route à une vitesse folle, en bas il y avait un ravin, peu profond, mais assez pour nous tuer. Et il n'y avait plus de freins.

Je vis Edward ouvrir sa portière, j'ouvrais la mienne.

A TROIS, BELLA! IL FAUT SAUTER C'EST NOTRE SEULE CHANCE!

On se rapprochait, plus que cinquante mètres avant le ravin. Quarante-cinq. Quarante. Je hochai la tête, et je sautais. Edward aussi, je vis son corps rebondir sur le chemin, tandis que le mien était encore porté par la voiture. Je compris pourquoi. La portière s'était refermée, ma jupe était coincée dedans. Et la voiture continuait sa course folle.

La seule chose que j'entendis avant de fermer les yeux fût un grand fracas et un hurlement de terreur. Puis ce fut le trou noir, je voguais entre deux eaux.

Le Silence. Le silence était agréable. Pas de douleur, juste le silence. Je n'ouvrais pas les yeux, je n'y arrivais pas, ils étaient trop lourds. Je me trouvais dans une forêt, et à en juger par la lumière, on devait être en plein jour. Il y avait toutes ces odeurs. Je sentais le moindre écureuil, le moindre arbre, chacun avait son odeur personnelle, je sentais chaque brin d'herbe sur lequel j'étais étendue. Puis il y eut quelques sons. Quelqu'un courrait, en pleurant. Je me relevais et ouvrais les yeux, Je ne vis personne, je me recouchais lentement. J'étais bien, je n'avais pas froid, ni chaud. Puis soudain, une violente douleur me déchira le dos, je me cambrais, dans une position tout sauf naturelle, et retombais lourdement sur le sol, mes jambes ne m'obéissaient plus, je ne pouvais plus les bouger, la douleur s'insinua dans mes jambes, mon buste, mes bras, ma tête. Je n'étais que douleur. Je ne respirais que par à-coups, ne respirait plus à certains moments. Et soudain cette voix.

Je suis désolé Bella. J'ai été obligé, je ne voulais pas priver le monde d'une personne comme toi.

Je ne répondais pas, je ne comprenais pas, et n'arrivais pas à identifier mon interlocuteur. Je hurlai, je me consumais, je brûlais, tout en moi était en feu. Alors c'est ça, l'inconnu était en train de me brûler. Puis je me rappelais, j'avais eu cet accident. Edward? S'en était-il sorti? Savait-il où j'étais? Avait-il vu cet inconnu m'enlever pour m'affliger mille supplices encore plus douloureux? Je serrais les dents. Je ne pouvais plus me contenir, je hurlais de nouveau, encore, toujours, cherchant à faire s'atténuer la douleur qui envahissait mes poumons à chaque hurlement. Puis je compris que ça ne servait à rien. Je cessais tout, je cessais de hurler mon envie que tout s'arrête, je cessais d'avoir envie de vivre. Laissez-moi mourir, rapidement, délivrez-moi mon dieu de ce fou qui me fait subir mille châtiments. Mon Dieu délivrez-moi. Je priais comme ça pendant un temps dont je ne connaissais rien, silencieusement.

Mon silence dut interpeller mon tortionnaire, puisqu'il se pencha sur moi.

Bella? Bella? Tu m'entends? Ho mon dieu je suis si désolé Bella, de te condamner à cette vie éternelle. Mon dieu, faites que j'aie fait le bon choix, mon dieu, faites que Bella accepte sa nouvelle condition de vampire, faites qu'elle ne m'en veuille pas.

Je hoquetai. J'avais reconnu cette voix. Et j'avais tout entendu. Ainsi Carlisle m'avait transformée. Soudain les paroles de Jacob me revinrent en mémoire. « Bella, il est dangereux, tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais il ne vaut mieux pas rester avec lui, seul. ». Ainsi il avait raison. Il avait eu raison depuis le début, et je ne l'avais pas écouté. Carlisle avait fait de moi une des siennes, il m'avait transformée. Je ne boirais plus, ne mangerais plus. Enfin si, je tuerais des humains pour survivre. J'eus la nausée, rien ne me préparait à cela. Rien ne me destinait à cela, Edward avait demandé ma main, et j'avais accepté, j'allais me marier, avoir des enfants, une maison. Et tout avait basculé. Une journée, une heure, ou pire, une seconde avait fait basculer ma vie. Une portière, une jupe, et voilà où j'en étais. Mais combien de temps allais-je souffrir comme ça. C'est Carlisle qui m'apporta la réponse, puisqu'il m'expliqua ce qu'il m'arrivait, je me demandais une nouvelle fois si il pouvait lire dans mes pensées, comme le Comte Dracula de mes livres.

Bella, je sais qu'à l'heure qu'il est, tu souffres horriblement, plus que tu n'as jamais souffert d'ailleurs. Je sais quelle est cette douleur. Bella tu as eu un accident de voiture avec Edward. Il a réussi à sauter de la voiture à temps, mais pas toi. Tu étais toute cassée Bella, tes jambes, tes bras, ta colonne vertébrale.

Soudain, une image envahit mon esprit. Une image de moi, complètement déformée, en sang, les membres cassés, et Edward qui pleurait et hurlait à coté de moi. Je ne sus si cette image m'avait été envoyée par Carlisle ou si je l'avais imaginée, ou peut-être m'en rappelais-je. Je retins mon souffle, continuant d'écouter Carlisle.

Tu étais mourante Bella. Et je ne pouvais m'y résoudre. Tu as tellement de choses à accomplir, tu ne pouvais pas mourir à l'aube de tes 17ans. Tu ne pouvais pas. Alors je t'ai sauvé. Je t'ai offert cette seconde chance. Tu comprendras lorsque tu iras mieux Bella. Mais écoutes-moi attentivement. Lorsque tu te réveilleras, tu auras deux choix Bella. Soit tu restes avec moi et je t'apprends tout ce que je sais, je t'enseigne mon mode de vie. Soit tu pars. Et tu vis ta vie. Je te laisserais faire ton choix Bella. Tu n'es pas enchaîné à moi.

J'avais peur. Il avait terminé. Je n'avais plus aucun doute sur ce que j'étais devenue. Je bougeais légèrement la main qu'il ne pouvait pas voir, le feu s'était éteint dans ma main. Mon cœur quand à lui battait la chamade, toujours affolé par le feu qui me consumait. Je devais réfléchir, je devais prendre une décision. Je ne connaissais rien à cette vie. Je devais rester avec Carlisle, au moins au début. Le temps d'apprendre. Je sentis mon cœur s'emballer, frappant de plus en plus fort contre ma poitrine, cherchant à s'échapper de cet enfer de douleur. Je sentais de nouveau mes extrémités. Je respirais un grand coup, et des centaines d'odeurs vinrent emplir mes poumons. Je pouvais sentir l'odeur du linge lavé de frais, l'odeur des plantes qu'utilisait Carlisle, l'odeur de métal de ses instruments, la poussière qui voletait dans l'air. Je pouvais sentir l'odeur du bois verni des meubles, l'odeur de mes vêtements, une odeur de sang, de boue et de transpiration, d'adrénaline. Soudain, ma gorge me sembla sèche, je cherchais à réclamer un verre d'eau, mais n'en trouvais pas la force.

Mon cœur continuait sa course folle contre le feu, qui s'amenuisait, j'eus le sentiment que mon cœur gagnait, que je n'allais pas mourir, que le feu partait de mon corps, et j'eus enfin espoir. Et si j'avais imaginé tout ca?

Mon cœur eut un raté avant de reprendre son tambourinage toujours plus régulièrement, le feu ne brulait plus que mon buste, il était parti de mes bras, de mes jambes, de ma tête. Et je me sentais soulevée par mon cœur qui continuait de se battre, je sentis qu'il se battrait jusqu'au dernier coup, pour gagner ce combat contre le feu qui continuait de reculer. Soudain la brûlure devint plus vive encore, attaquant mon cœur,. Je voulais mourir, mon dieu laissez-moi mourir. Un hoquet à l'intérieur de moi, un raté, un battement, deux ratés, un battement, puis ce fut le silence. Ce fut la fin. Je ne brûlais plus. Mon cœur avait gagné, je ne brûlais plus. Plus aucun son ne sortait de ma poitrine, tout était si silencieux... Et si bruyant à la fois. Un « crac » attira mon attention, et un bruit de feuilles piétinées. Quelqu'un venait de casser une brindille dehors. Ou quelque chose.

Bella?

Je sursautais, et me retrouvais en un millième de secondes contre le mur, accroupie en avant, je grognais. Je me surpris moi-même, me demandait pourquoi je faisais ca. Et comment avais-je réussi à me retrouver là alors qu'il y a moins d'une seconde j'étais sur le lit à l'autre bout de la pièce?

Bella, je sais que tout ca est très déstabilisant. Tu te mouve à une vitesse vertigineuse, tu es désorientée, tu as besoin de t'adapter à tes nouveaux yeux, à tes nouveaux sens, je suis là Bella.

Je le vis soudain, plus clairement. Carlisle n'avait plus rien à voir avec celui que je connaissais, il était mille...sue dis-je... un million de fois plus beau que dans mes souvenirs. Je tentais de raviver ces derniers, mais un voile opaque les obscurcissait, je cessais donc l'expérience. Je n'avais toujours pas dit un mot, moins de trois secondes s'etaient écoulées depuis que j'avais ouvert les yeux sur ce nouveau monde.

Je me redressais et vit que Carlisle se redressait aussi.

Je suis comme vous, maintenant.

Bella, oui. Tu, tu es une vampire. « Et la plus belle qui m'ait été donnée de rencontrer jusqu'à présent... »

La plus belle? Carlisle, vous vous méprenez...

Tu as entendu ce que je viens de dire? Il me dévisageait, completement ahuri...

Bien sûr, sinon comment aurais-je pu y répondre?

Bella, je ne l'ai pas dit tout fort, je le pensais juste.

Oh...

Je me rapprochais de lui.

« c'est incroyable, tout bonnement incroyable...Elle lit dans les pensées, elle déchiffre tout ce que j'ai dans la tête en ce moment. Bella, tu es exceptionnelle! »

pourquoi suis-je exceptionnelle? Les vampires ne lisent pas dans les pensée?

Je te l'expliquerais plus tard. En attendant, tu dois avoir soif. Et je préfère que tu sois rassasiée, tu seras plus concentrée pour les explications que je dois te donner.

Il me tendit la main. Je l'attrapais, elle n'était plus froide. Elle était tiède, et douce, si douce que je n'aurais jamais voulu la quitter. Un visage s'insinua dans mes pensées. Edward.

Quand pourrais-je voir mon Edward?

Je t'en parlerais après.

J'entrais dans sa tête, mais il ne pensait qu'à l'endroit ou nous allions chasser.

Je vais tuer un humain?

Non Bella, on ne se nourrit que d'animaux. Ce n'est pas entièrement rassasiant, mais au moins nous ne touchons pas aux vies humaines.

Nous étions à la lisière de la forêt, je tendais l'oreille. Plusieurs bruits lointains me parvenaient, des langues qui lapent, des mâchoires qui mâchent, puis le doux son de cœurs qui battent. Ma gorge me brûla instantanément. Un liquide envahit ma bouche et je passais ma langue sur mes lèvres. Carlisle se tourna vers moi.

Allons-y.

Je courrais, je volais, je ne sentais pas mes pieds toucher terre, j'étais rapide, très rapide, trop rapide. Je me jetai sur le premier cerf que je vis, le plus gros. Il ne m'avait pas vue ni sentie arriver. Je surveillais Carlisle du coin de l'oeil, il avait attaqué une femelle, imposante. Je l'observais planter ses dents dans le cou de sa proie et fit de même. J'eus la sensation de mordre dans un gâteau, tellement c'était tendre. La bête se défendit, mais n'eut aucune chance, je l'avais empoignée, et j'aspirais goulûment la vie qui coulait en elle. Elle eut quelques soubresauts, et c'était fini. Je la jetai à terre et me relevai. Carlisle m'observait de loin.

Tu as encore soif?

Je prêtai attention à ma gorge, oui, elle me brûlait encore, j'aurais tout fait pour apaiser la sécheresse qui me consumait. J'avais besoin de boire, encore. Je me concentrais sur les kilomètres alentours pour déceler un fumet qui m'aurait échappé tout à l'heure. Une odeur de sang attira mes sens, je retroussais les lèvres sur mes dents et fonçai en direction de l'odeur, si alléchante. Elle n'avait pas la même odeur que le cerf, celle-ci était plus sauvage, plus attirante. Je m'arrêtai, soudain. Un puma se délectait d'une jeune biche, sans bruit, je montais à un arbre, et sautais d'arbre en arbre, jusqu'à me trouver au dessus de ma proie. J'étais pleine de désir, désir de m'abreuver, désir de tuer cet animal géant, de lui voler son élixir de vie.

Je sautais, pour atterrir à coté de lui, il poussa un feulement outré et menaçant mais je n'en avais que faire. Je lui souris, découvrant mes dents blanches et plongeai sur sa jugulaire. Le goût était à la hauteur de l'odeur, beaucoup plus attirant que l'herbivore qui m'avait servi d'encas juste avant.

En as-tu assez ou souhaites-tu continuer?

Je crois que ça va. Carlisle, c'était si...je ne me contrôlais plus, je …

Oui Bella. On appelle ça l'instinct.

Nous rentrâmes chez lui.

Où vais-je dormir?

Carlisle me dévisagea, un sourire désolé.

Tu ne dormiras plus, Bella.

Jamais?

Jamais. Nous ne dormons pas, nous ne sommes jamais fatigués. La seule chose que nous devons faire pour notre survie est de boire du sang.

Il s'était assis sur le canapé, je choisissais le fauteuil, en face de lui.

Pourquoi du sang animal? Tout ce que j'ai pu lire sur les vampires...

Ne sont souvent que mythes et superstitions Bella... Les vampires ne sont pas incommodés par l'ail, n'ont pas peur des croix de bois... Il me montra du doigt une immense croix clouée au mur, au dessus des escaliers... Nous pouvons sortir en plein soleil, mais ce n'est pas conseillé en présence d'humains, ils sauraient ce que nous sommes. Nous ne dormons pas non plus dans des cercueils puisque nous ne dormons pas. Pour ce qui est du sang animal, ce n'est qu'un pis-aller. Notre nature voudrait que l'on se nourrisse d'humains, mais je ne le supportais pas, alors j'ai cessé, me contentant d'animaux. Je n'ai pas autant de forces qu'un vampire qui s'abreuve au cou des humains, mais je vis. C'est pour ca que mes yeux ne sont pas rouges, ils sont dilués par les sang animal, tu auras les mêmes si tu ne touche pas aux humains. D'ici six mois environ, à condition de te nourrir souvent...

Je captais une de ses pensées, une jeune femme brune, aux yeux rouges, elle était incontestablement magnifique. J'aurais voulu être comme elle, mais j'étais née banale, banale je mourrais. Non, j'étais déjà morte. J'avais troqué une demi-vie contre du sang.

Qui est la femme de vos pensées?

Bella...c'est toi!

Je haussais un sourcil... Ce n'était pas possible. Je n'étais pas aussi belle. J'aperçus un miroir en pied et me trouvais devant en moins d'un millième de secondes. Il fallait que je m'habitue à ce nouveau mode de déplacement.

Puis je la fixais. J'avais devant moi une magnifique femme, une beauté époustouflante. Brune, les cheveux ondulant légèrement jusqu'au milieu de son dos, fine, élancée, visiblement musclée. Le teint pâle, le même teint pâle que Carlisle, les lèvre légèrement rosées, les traits fins et angéliques, ses mouvements étaient gracieux, et lorsque je tournais sur moi-même, je retenais ma respiration devant autant de perfection en une seule personnes.

Mes yeux...

Carlisle apparût derrière moi. Il posa ses mains sur mes épaules.

Ils changeront vite, ne t'inquiète pas. Alors comment te trouves-tu?

Sublime, sublime...

Je ne pouvais plus dire grand chose. J'étais obnubilée par mon reflet dans le miroir.