Note d'auteur : Chapitre posté en coup de vent, désolée.


Tyler. Et le noir. Rien de plus que le noir, toujours plus profond, toujours plus inquiétant. La peur, aussi. Présente, à chaque seconde, à chaque minute. La peur, celle qui s'insinue partout, qui entre pour ne plus jamais ressortir.

Tyler. Qui s'approche, un sourire cruel sur le visage. La peur, qui l'oppresse encore et encore, sans relâche, de plus en plus fort. Elle sent son souffle se couper. Elle laisse le noir l'engloutir. Elle ne peut plus lutter, elle ne veut plus lutter. Les larmes coulent, toutes seules. Elle a peur, tout son être à peur. Alors, elle s'abandonne et elle attend. Elle attend la mort.


Caroline ouvrit les yeux et pleura. Elle pleura comme jamais elle n'avait pleuré. Elle venait de mourir, elle avait vu le monde s'écrouler. Elle n'avait jamais eu aussi peur, elle n'avait jamais été aussi seule, elle n'avait jamais eu aussi mal. Elle éclata en sanglots. Elle revoyait la scène, encore et encore et à chaque fois cela paraissait aussi réel, aussi puissant et aussi terrifiant.

Klaus passa doucement une serviette pleine d'eau sur le visage de Caroline, ruisselant de sueur. Il ne dit pas un mot, se contentant d'essuyer les larmes de la belle blonde avec application.

« Qu'est-ce que c'était ? finit-t-elle par oser demander.

- Les sorcières créaient des illusions dans ta tête. Des illusions tellement puissantes que tu ressens les choses, jusqu'au plus profond de toi.

- Je suis morte, murmura la jeune fille. »

Klaus continua d'éponger son visage, sans rien ajouter. Il avait déjà vécu ce supplice. Il savait parfaitement quelles sensations cette expérience laissait. On n'oublie jamais les illusions, celles qui viennent se glisser dans votre esprit pour ne plus en ressortir.

« Est-ce que… Est-ce que ça va s'arrêter ? demanda-t-elle, tout doucement. »

Pour toute réponse l'hybride posa ses lèvres sur le front de la jeune fille et cueillit une de ses larmes. Il ne pouvait pas lui répondre, il ne pouvait pas la regarder droit dans les yeux et lui assurer que ça irait. Ca n'irait pas, pas tant que Katherine ne l'aurait pas décidé.

Klaus attrapa la poche de sang qui gisait à côté de lui. Il souleva doucement la tête de Caroline et apporta le liquide à ses lèvres. La jeune fille laissa le sang coulait en elle et elle reprit petit à petit ses esprits.

Elle osa enfin regarder autour d'elle et elle se sentit mal. Ils étaient enfermés, Klaus et elle, dans une minuscule cage de verre. Ils ne voyaient pas l'extérieur et leur vision se limitait donc à ces quelques mètres carrés, délimités par les parois qui ne reflétaient rien, lisses, impénétrables.

« Katherine ? s'informa Caroline d'une toute petite voix.

- Oui, répondit Klaus. C'est elle qui nous a enfermés ici. Je me suis évanoui et à mon réveil nous étions dans cette cage et toi, tu luttais.

- Depuis combien de temps ? demanda Caroline en réprimant un frisson d'horreur au souvenir de tout ce que les illusions lui avaient fait vivre.

- Je l'ignore. Je dirai que je suis conscient depuis trois heures.

- Je vais mourir. C'est sûr. Je ne veux plus jamais vivre ça.

- Tu ne vas pas mourir, lui assura l'hybride avec conviction. »

Klaus caressa doucement la joue de la jeune fille, toujours en état de choc. Il n'avait jamais été aussi torturé qu'en voyant Caroline se débattre contre les sorcières. Plus elle souffrait et plus il sentait son cœur saigner. Il s'était promis de la protéger et il avait échoué. Ils n'étaient tous deux que de simples victimes. Ils ne pouvaient pas se défendre, ils ne pouvaient pas réagir. Ils n'avaient qu'à subir.

Caroline convulsa tout à coup. Klaus l'entoura de ses bras et posa ses mains de part et d'autres de son visage. Les sorcières l'attaquaient de nouveau et Klaus pria de tout son être pour qu'elles reportent leur attention sur lui, qu'elles laissent enfin Caroline. Il ne pouvait pas supporter de la voir souffrir autant.

Soudain, Caroline poussa un cri déchirant et Klaus ferma les yeux. La lutte acharnée entre la jeune fille et les sorcières venaient de reprendre et l'enjeu était la vie de la belle blonde.


Rebekah posa doucement la tête sur le torse de Stefan. Ils étaient allongés tous les deux dans l'herbe en plein soleil et la vie ne leur avait jamais semblait aussi pleine de promesses.

« Tu ne trouves pas bizarre que l'on n'ait plus de nouvelles de Nik et de Caroline ? demanda soudain Rebekah en tournant la tête vers Stefan.

- Je ne sais pas… Peut-être qu'ils sont juste très occupés…

- Il y a quarante huit heures ils devaient trouver la deuxième clé et depuis, plus rien…

- Tu crois qu'il leur ait arrivé quelque chose ? demanda Stefan, relativement inquiet.

- Ils sont quand-même entrés dans la chambre d'hôtel de Katherine… Sans oublier les deux sorcières… Moi, ça ne me dit rien de bon !

- Tu les as appelés ?

- Oui, trois fois. Mais je tombe directement sur le répondeur. »

Stefan se releva malgré les protestations de Rebekah. Il y avait tant de possibilités qu'il leur soit arrivé quelque chose qu'il laissa la panique le gagner.

« Quarante-huit heures, ça fait beaucoup quand-même… Pas une seule nouvelle ?

- Aucune, répondit Rebekah les sourcils froncés.

- Qu'est-ce qu'on fait ? demanda Stefan.

- Je… »

Rebekah ne savait pas trop. Une partie d'elle avait très envie de rester dans l'herbe avec Stefan pour l'éternité mais une autre partie avait conscience que son frère ne la laisserait jamais sans nouvelle, particulièrement après avoir risqué sa vie… Il l'aurait au moins appelée pour lui raconter en boucle son succès.

Alors qu'elle était encore en train d'évaluer les chances pour que son frère soit en danger, le téléphone de Stefan sonna.

« Allô?

- Stefan ? C'est Liz, murmura la voix paniquée de la mère de Caroline.

- Que se passe-t-il ? s'alarma-t-il. Pourquoi est-ce que tu chuchotes ?

- Il y a un vampire devant ma maison, répondit-t-elle dans un souffle. Il est grand, baraqué, la peau mate…

- Mark, devina Rebekah.

- C'est grave ? lui demanda Stefan.

- C'est le petit toutou de Katherine, lui expliqua sa petite amie. S'il est là, c'est sur ses ordres. Et s'il a des ordres c'est que Katherine est toujours en vie et n'a pas besoin de se cacher… Nik et Caroline sont en danger…

- Caroline ? s'exclama Elizabeth. Est-ce qu'elle va bien ?

- Tu n'as pas eu de nouvelles ? s'informa Stefan.

- Non, pas depuis deux jours environ…

Stefan et Rebekha échangèrent un regard rapide. Tout cela était un très mauvais signe… Un cri d'Elizabeth Forbes les tira de leurs réflexions.

- Liz ?

- Je vais… Bien. Enfin, pas trop mal, répondit-elle, le souffle court.

- Où es-tu ?

- Cachée derrière un mur. Ca peut suffire pour l'arrêter ?

- J'arrive. Ne bouge pas, reste silencieuse et surtout ne t'approche pas de lui. »

Stefan raccrocha prestement et se dirigea sans plus attendre vers sa voiture. Rebekah lui attrapa soudain la main.

« Bekah ?

- Je viens avec toi. De un, c'est la mère de Caroline et Caroline est mon amie. De deux, c'est ton amie. Je dois l'aider. De trois, on est un couple maintenant, on risque notre vie ensemble ! Il est hors de question que tu y ailles seul ! Je ne te laisserai pas mourir aussi facilement, Stefan Salvatore. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ! »

Stefan plaqua soudainement Rebekah contre la voiture et approcha son visage à quelques centimètres du sien, une expression de colère sur le visage.

« Je ne me débarrasserai jamais de toi, Rebekah. Jamais, tu m'entends ? »

Un immense sourire illumina le visage de Rebekah. Elle approcha ses lèvres de celles de Stefan et y déposa un léger baiser qu'il lui rendit avec passion. Tous les doutes qu'elle avait eu sur leur couple, le souvenir d'Elena qui planait au-dessus d'eux, elle oublia tout d'un coup. Parce qu'elle savait désormais que Stefan l'aimait, elle et personne d'autre. Les dernières réserves que l'originelle avaient n'existaient plus. Elle venait de faire tomber toutes les barrières avec lesquelles elle avait protégé son cœur pendant tout ce temps pour ne laisser entre eux que de l'amour, pur et terriblement fort.

Stefan quitta les lèvres de Rebekah et s'éloigna de quelques centimètres.

« Nous devons y aller. »

Rebekah lui sourit. Elle n'était pas déçue, ils avaient l'éternité pour ça désormais.


Caroline se réveilla d'un seul coup et eut juste le temps de se tourner vers la droite avant de vomir. Klaus lui tendit une feuille de sopalin que la vampire attrapa d'une main tremblante. Elle reposa doucement la tête sur le sol froid et referma les yeux avec précaution. Cette fois les sorcières étaient allées trop loin, Caroline le sentait au plus profond d'elle-même. Elle n'avait même pas la force de pleurer. Toutes ses émotions s'étaient concentrées en une seule : la haine. Elle n'était plus capable de ressentir autre chose et elle se focalisait dessus pour survivre. Elle haïssait Katherine. Elle haïssait les Splint. Elle allait les retrouver et elle allait se venger.

Klaus approcha la poche de sang de la bouche de Caroline qui n'eut même pas la force de le remercier. Elle se contenta de boire, comme si sa vie en dépendait. Elle reposa la poche, vide, à côté d'elle.

« J'ai… Soif…

- Je sais, love. Je sais, lui répondit Klaus calmement. Il n'y a plus de sang. »

Caroline poussa un grognement, vomit de nouveau et s'effondra sur le sol. Klaus se précipita sur elle et l'empêcha de se cogner par terre. Il mit délicatement la tête de Caroline sur ses genoux et l'entoura de ses bras. Il la berça doucement. La jeune fille finit par s'endormir entre ses bras.

Klaus regarda Caroline qui remuait lentement au rythme de sa respiration. Il avait eu tellement peur pour elle… Chaque seconde qu'elle avait passé à combattre les illusions des sorcières il avait cru qu'elle allait abandonner mais elle avait tenu. Le temps passait et Caroline était toujours aux prises avec les Splint. Klaus avait bien senti que les sorcières faiblissaient : la cage de verre s'était même légèrement fissurée à un moment mais malgré tous ses efforts elle n'avait pas cédée et ils étaient restés enfermés.

Klaus, se laissant bercer par la faible respiration de Caroline, s'endormit à son tour. Il fallait qu'il trouve une solution pour les sortir de là. Même si les sorcières étaient épuisées et ne risquaient pas de les attaquer avant un long moment, le problème de la cage de verre était toujours bien présent…

Quelques heures plus tard Caroline remua, réveillée par l'odeur du sang frais. Elle avait faim. Elle ouvrit les yeux, et malgré son crâne qui avait triplé de volume, elle se sentit bien. Elle pouvait de nouveau respirer sans difficulté, elle n'avait plus envie de vomir et les images des illusions s'étaient momentanément retirées dans un coin de son esprit.

« Klaus ? demanda-t-elle.

- Oui ? lui répondit-il avec un sourire.

- Est-ce qu'il y a du sang ?

- En effet. »

Il lui tendit une des deux poches de sang et attendit qu'elle en ait bu la moitié.

« Ca ne t'étonnes pas que du sang apparaissent comme par magie dans une cage de verre ? l'interrogea-t-il.

- Oh… Mais… ? Katherine ! s'exclama la belle blonde. Est-ce que le sang est mauvais ?

- Non, il n'est pas très frais mais c'est du sang.

- Alors pourquoi ?

- C'est ce que je me demandais. Katherine nous enferme dans une cage de verre au lieu de nous tuer. C'est illogique. Les deux sorcières qui te torturent pendant des heures, ça par contre, ça ressemble beaucoup à Katherine. C'est sadique et bien plus violent qu'un simple pieu dans le cœur.

- Est-ce que je vais mourir ?

- Non, je te l'ai déjà dit.

- Comment peux-tu en être sûr ?

- Et bien si Katherine tenait tant à nous tuer elle l'aurait déjà fait et surtout, elle ne nous aurait pas fourni du sang, de l'eau et du sopalin.

- Du sopalin ? répéta Caroline. Je ne dois pas encore être tout à fait remise parce que j'ai cru que tu avais dit que Katherine nous avait fourni du sopalin…

- C'est le cas. En tout elle nous a donné trois poches de sang, un litre d'eau et un rouleau de sopalin.

- Elle est complètement folle !»

C'était la raison la plus logique. Katherine était juste tarée pour faire une chose pareille. Aucune personne saine d'esprit n'aurait enfermé deux vampires dans une cage de verre. Personne n'aurait pu seulement imaginer torturer un de ses vampires avec des illusions pendant plusieurs heures. Mais là où ça déraillé totalement c'est que non seulement Katherine leur fait subir tout ça mais en plus elle tient à ce qu'ils restent en vie en leur fournissant de la nourriture… et du sopalin…

« Donc, je ne vais pas mourir… C'est une bonne nouvelle !

- Je trouve aussi.

- Combien de temps va-t-on encore rester là ? C'est flippant comme endroit. La seule chose que je vois c'est du verre et encore du verre. Et du sopalin, évidemment.

- Evidemment, lui répondit Klaus avec un petit sourire. Je vois que les illusions ne t'ont pas rendue folle…

- C'est étonnant ?

- Et bien je n'ai jamais vu personne se faire torturer par deux sorcières en même temps et jamais aussi longtemps… Et tous les vampires que j'ai vu sont devenus fous…

- Tu l'as déjà vécu, non ?

- Oui, deux fois. C'est absolument terrifiant.

- Je pense que Katherine a donné l'ordre de ne pas me tuer.

- Pardon ?

- Je ne peux pas être plus résistante que toi aux illusions, Klaus. Sois logique ! Le but des illusions est de récréer les peurs les plus profondes de sa victime… Je ne peux pas être moins vulnérable à la peur que toi : je suis sans cesse terrifiée !

- Alors elle a demandé aux Splint d'y aller doucement avec toi…

- Doucement, ce ne serait pas vraiment le mot, rappela Caroline en désignant l'endroit où elle avait vomi quelques heures auparavant.

- Oui, excuse-moi. Donc, pour résumer la situation nous avons une folle furieuse qui a toujours la deuxième clé. Cette tarée nous a enfermé et a demandé à deux sorcières de te torturer. Mais pas trop fort. Elle nous a donné du sopalin et du sang. Même si tout cela n'a aucun sens, ce qui est sûr c'est que Katherine nous veut vivants…

- Peut-être parce qu'elle ne peut pas te tuer, remarqua la belle blonde.

- Oui, mais toi ? Katherine agit très bizarrement…

- Katherine agit toujours bizarrement ! Et si elle tient tant que ça à me garder en vie, tant pis. Je lui planterai un pieu dans le cœur pour lui expliquer quelle grossière erreur ça aura été ! »

Klaus se contenta de sourire à ces paroles. Caroline parlait de plus en plus comme Rebekah… Et sans doute comme lui. C'était assez comique de voir cette splendide jeune fille parler de torture avec un sourire de bonheur sur le visage. Mais l'hybride la comprenait. Elle venait de vivre un enfer, seule la vengeance pourrait l'apaiser.

« Je pense que Katherine est partie se cacher et qu'elle a emmené les deux Splint avec elle.

- C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

- Une mauvaise dans la mesure où on va devoir repartir à sa poursuite mais une bonne parce que les pouvoirs des sorcières sont beaucoup plus faibles à distance…

- Plus d'illusions, réalisa Caroline, la joie marquée sur son joli visage.

- Et plus de cage de verre…

- Pourtant elle a l'air encore solide.

- Elle l'est de moins en moins. Dans une douzaine d'heures je devrai pouvoir la briser. Et la première chose que l'on fera c'est foncer arracher le cœur de Katherine. Je l'accrocherai sans doute en trophée au-dessus de mon lit.

- Hors de question ! s'écria Caroline. Tu n'en auras que la moitié. Je mangerai l'autre. »

Ils explosèrent tous deux de rire à cette perspective. Katherine devait imaginer qu'ils étaient traumatisés et à moitié morts au fond de leur cage alors qu'ils planifiaient dans les moindres détails sa mort…

« Tu crois que Rebekah va finir par réaliser qu'on a un peu besoin de son aide ? demanda Klaus.

- Elle s'en est déjà rendu compte Klaus.

- Alors où est-elle ? A chaque fois qu'elle fait une bêtise je suis toujours là pour la sauver et elle, elle roucoule tranquillement avec Stefan pendant que nous on attend qu'elle daigne venir nous aider…

- Tu es trop dur avec elle. Je ne suis pas sûre que beaucoup de sœur aurait accepté de partir à la recherche de Katherine juste pour faire plaisir à leur frère.

- Elle s'éloigne de moi, avoua Klaus.

- Alors c'est ça le problème ? lui demanda Caroline avec un sourie m-attendri mi-moqueur.

- Je n'y crois pas ! Je te confie mes sentiments et toi tu te fous de moi !

- Mais non, voyons. Je trouve ça vraiment touchant ce que tu ressens pour ta sœur. Il faut la comprendre aussi, elle a enfin trouvé la personne avec qui elle va vivre pour l'éternité c'est normal qu'elle s'éloigne un peu de toi.

- Je suis là depuis mille ans pour elle et Stefan débarque de nulle part et même s'il l'a trahie de nombreuses fois elle lui saute quand même dans les bras dès qu'il le lui demande !

- Parce que toi, parfait petit Klaus, tu ne l'as jamais trahie peut-être ?

- C'est totalement différent ! »

Caroline explosa de rire. Non, ce n'était pas du tout différent et Klaus le savait pertinemment.

« Et Elena ? l'attaqua l'hybride perfidement. Tu ne trouves pas qu'elle s'éloigne de toi depuis quelques temps ?

- C'est méchant ça ! C'est ma meilleure amie !

- Mais comprend-la, elle vient de trouver la personne avec qui elle va vivre pour l'éternité…

Klaus sentit une vague de joie monter en lui quand Caroline rit. Il la faisait rire et il savait qu'il ne pourrait plus jamais se passer de ce son.

- Oui mais elle, elle n'a pas sauté dans un avion pour venir m'aider à chasser Katherine…

- Elle te manque ? demanda Klaus avec un intérêt sincère.

- Beaucoup. Elle est tellement heureuse que Bonnie et moi on n'a droit qu'à de longs monologues sur Damon à chaque fois qu'on l'appelle. Elle ne sait même pas que je suis partie de Mystic Falls, soupira tristement Caroline.

- Et Bonnie ?

- Elle est absolument incroyable. Quand je lui demande de sauver ma mère elle n'hésite pas, elle fonce pour m'aider. Je ne lui dis pas assez mais je l'adore. Et Stefan ?

- S'il passait moins de temps collé à Rebekah je pourrai sans doute en tirer quelque chose…

- Avoue que tu l'apprécies !

- Et toi, est-ce que tu apprécies Rebekah ?

- Oui, bien-sûr ! répondit sans hésitation Caroline.

- Alors oui, j'apprécie Stefan.

- Et Elijah ? Tu n'en parles jamais.

- J'ai l'impression d'avoir perdu un autre frère depuis peu. Je sais qu'il y a quelque chose entre Katherine et lui mais je n'aurai jamais pensé qu'il puisse me trahir autant.

- Est-ce que tu l'aimes comme tu aimes Rebekah ? osa demander Caroline.

- Malheureusement mon frère m'a trahi et la trahison ne fait pas spécialement partie des choses que j'apprécie.

- Mais c'est ton frère !

- Il ne l'est plus à mes yeux.

- C'est terrible de dire ça !

- Caroline, tout le monde ne peut pas avoir un aussi grand cœur que toi et aimer tout le monde.

- Je n'aime pas Katherine. Je la hais tellement que ça me consume. Je n'aurai jamais cru dire ça un jour mais j'espère qu'elle va souffrir.

- Qu'est-ce qu'il y a d'étrange à ça ?

- Je… J'ai déjà tué, ou fait souffert. Mais j'avais toujours une raison de le faire. Je me suis défendue, j'ai protégé un ami… Alors que là, il n'y a que de la haine et juste ça. Le besoin d'assouvir ma haine n'est pas un motif suffisant pour ôter la vie.

- Katherine t'a transformé en vampire, a tenté de tuer ta mère, t'a torturé et t'a enfermé mais tu refuses de lui faire du mal ? »

Klaus était à la fois choqué et admiratif. Il n'avait jamais eu le recul de se dire qu'il ne pouvait pas tuer quelqu'un juste parce qu'il le souhaitait. Il enviait la bonté de Caroline.

« Si je l'ai en face de moi, je ne l'attaquerai pas. Mais si elle m'attaque alors je me défendrai. J'ai juste besoin de me dire que je le fais pour me protéger, je ne pourrai pas le faire sans ça. J'ai une conscience moi.

- J'en ai une aussi. Mais elle est juste beaucoup moins développée que la tienne. Et ce n'est pas plus mal. Il faut bien que l'un de nous deux se salissent les mains. »

Klaus était content de partager ce moment de confidences avec la jeune fille. Il se rendait bien compte que les choses entre eux changeaient et il ne pouvait s'empêcher d'espérer. Il aimait tellement Caroline qu'il en avait mal.

« Et moi ? demanda-t-il avec un sourire en coin. Que penses-tu de moi ?

- Je… »

Cette question laissa Caroline perplexe. Elle y avait beaucoup réfléchi ces derniers temps, depuis que l'hybride ne quittait plus ses pensées… Mais était-elle capable de formulé ses sentiments à haute voix ?

Elle allait se lancer lorsque Klaus s'envola et s'écrasa lourdement contre la paroi de verre. Caroline poussa un cri et se précipita vers lui. Il eut juste le temps de murmurer :

« Les sorcières sont toujours à Tokyo. »

Il commença à convulser et Caroline comprit ce qu'il voulait dire. Les Splint étaient toujours là. Elles n'étaient pas affaiblies. Et elles venaient de changer de cible…


Rebekah et Stefan se garèrent à quelques mètres de la maison des Forbes.

« J'entre dans la maison par la porte de derrière. Toi, attaque Mark. Fais attention à toi, je t'en prie. »

Stefan disparut et Rebekah se précipita vers la maison. Elle aurait préféré avoir Katherine mais pour aujourd'hui elle allait se contenter de s'occuper de son sous-fifre. Mais avant qu'elle puisse ne serait-ce qu'apercevoir le vampire son portable sonna.

« Rebekah ? C'est Katherine. Ecoute-moi attentivement. Toi et moi nous allons jouer à un petit jeu. Et les règles, c'est moi qui les fixe. »


Note d'auteur : La saison 4 de TVD est finie et je suis partagée entre l'euphorie (Klaroline, Mabekah, Delena et Jeremy sans oublier cette chère Katherine...) et la tristesse (Booooonie !)...

Je n'ai rien écrit depuis deux semaines, ça sent mauvais... Mais bon, chapitre suivant mercredi, comme d'hab (et il y aura le grand moment...).

Je crois qu'une petite review s'impose, non ?