Reviens moi...

Disclaimer : Ces personnages ne m'appartiennent pas, je les renvois donc à leur réelle propriétaire, notre chère J.K.R.

résumé du chapitre précédent : Après un mois d'essais intensif, Draco doit s'avouer vaincu, Dean ne réussit que trop bien dans sa promesse de l'empêcher de voir Harry. Il a besoin d'aide et pour cela il ne voit qu'Hermione. Après lui avoir raconté toute son histoire avec Harry depuis le début, Hermione approuve Draco sur le fait qu'Harry lui doit des explications. Elle décide donc de l'aider et lui annonce une semaine après leur RDV, qu'elle organise un gala où Harry sera présent. Elle lui précise que Dean n'y sera pas puisqu'elle a demandé à Ron d'organiser une soirée pour les joueurs de Quidditch le même soir et lui a fortement suggéré d'inviter Dean. Draco n'a plus que quelques jours avant le gala...

Rolalaa pardonnnn je suis désolée, affreusement confuse ! Je suis en retard dans la publication et je m'en excuse biiien bas. J'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre (j'ai bloqué sur la fin... Vous verrez pourquoi quand vous lirez :p). Bref je viens à peine de le finir, je l'ai relu plusieurs fois mais je ne pense pas avoir irradiqué toutes les fautes. Il n'est vraiment pas parfait et je suis un peu déçue de ce que j'ai écrit, mais j'y ai passé ma journée et je prends le risque tant pis, je poste :p en plus j'ai honte de mon retard et je ne me voyait pas vous faire patienter plus longtemps. Quoi qu'il en soit je le modifierais peut-être à tête reposée dans deux ou trois jours, mais ne vous inquitétez pas, les changements seront minimes q'il y en a ;)

Remerciez Nebuleuse26 qui m'a redonné l'inspiration ! Ô toi Luna, mon alter égaux, ton Colonel Beta te fait monter en grade :p (si vous le pouvez allez jeter un oeil à sa fiction "Le diable à les yeux gris", pour ceux qui ne connaissent pas déjà, ça vaut franchement le détour...)

Merci mille fois également Lady S, Sati-san, Sahada, Cleo McPhee, Maud18, Cricket32, loveful, vous qui êtes toujours là pour moi ;)

Lily snape19 : pardon de ne pas avoir répondu à ta review au chapitre précédent, intolérable oubli de ma part. Je me rattrappe donc ici, ta review m'a fait vraiment plaisir et tes encouragements égalements, j'espère que tu aimes autant la suite et que tu aimeras ce chapitre ci également, merci beaucoup ;)

Li-san : lol voilà la suite tant attendue :p bonne lecture !

Babou : voilà l'explication au comportement d'Harry que tu attendais, j'espère que ça ne te décevra pas ;) Tu as raison, Draco n'en a pas encore finit avec les galères lol et ne t'inquiètes pas, j'aime les happy end, donc pas de soucis du coté des méchants :p Merci pour ta review ;)

Choupy : Merci pour cette review et voici pour satisfaire ta patience ;)

Il ne me reste qu'à cous souhaiter bonne lecture à tous !


Chapitre 7 Fête et aveux (partie 2)

Enfin…

Enfin ce fichu jour était arrivé…

Enfin !

Draco avait enfilé sa somptueuse robe de soirée et s'observait une dernière fois dans le miroir avant de partir pour le ministère. Il avait choisit quelque chose de simple, mais qui rehaussait sa class d'aristocrate. Il portait une robe de soie, de la même couleur que ses yeux : bleus grise. Elle épousait parfaitement son torse, ses hanches et ses fesses, ce qui mettait en valeur son corps fin et musclé. Cette robe avait un col très plongeant, ouvert jusque sur les épaules et descendant jusqu'au nombril, Draco avait donc mit une chemise en satin d'un bleu outremer, qui faisait ressortir son teint pale et lui donnait un air un peu plus sombre et mystérieux en même temps. Il était parfait. Il se lança un regard appréciateur dans le miroir, il était près à manger du lion ce soir.

A 21h pétante, Draco arriva par le réseau de cheminette en plein ministère de la magie. Il traversa l'atrium et descendit quelques marches.

Il savait où se trouvait la salle des fêtes du ministère, mais il n'avait jamais eu l'occasion d'y entrer.

Il arriva dans la pénombre d'un couloir, devant une gigantesque porte ouvragée. Un homme, l'air pas commode, lui demanda d'une voix de baryton quel était son nom. Draco s'exécuta et l'homme regarda sa liste. Il dévisagea Draco un moment comme s'il voulait lui transpercer la peau avec son regard et vérifier s'il ne portait pas de déguisement. Puis, l'homme s'écarta enfin et ouvrit un battant de la porte d'ébène. Une lumière forte provenant de l'intérieur aveugla Draco un moment, il fut poussé sans ménagement par l'homme et entendit la porte se refermer derrière lui dans un claquement sourd.

Lorsque ses yeux se furent enfin adaptés au changement de lumière, il cligna plusieurs fois pour s'assurer qu'il n'avait pas d'hallucinations.

La salle était immense. Magnifiquement éclairée, par d'énormes lustres dorés qui pendaient majestueusement au plafond et par de petites boules d'or scintillantes flottant gracieusement dans l'air. Partout de riches étoffes, partout des gammes de tissus virevoltant à droite et à gauche, partout de scintillants bijoux, des coiffes stylisés, des broches étincelantes retenant les capes et au centre de la gigantesque pièce, un globe de verre qui flottait dans les airs, rempli de gallions brillants. C'était ici que les donations se faisaient pour la survie de l'association. Draco aurait du s'en douter, Hermione l'obligerait certainement à donner au moins un peu pour sa cause. Et malheureusement pour lui, il serait forcé d'accepter après le service qu'elle lui avait rendu.

Draco s'extasia sur la hauteur du plafond et les moulures qui l'encadraient, les voutes, les fresques, les trésors d'architecture, il se délecta de la pureté du marbre blanc qui recouvrait le sol et des colonnes ciselés de marbres noirs qui rivalisaient de hauteur et de beauté. Tout cela était purement magnifique.

Il ne s'était pas rendu compte que pendant qu'il se repaissait de la beauté de la salle, il était resté immobile devant la porte d'entrée.

Il commençait à attirer les regards et les murmures de conversations, qui se firent plus pressants, le sortirent de sa contemplation.

De nombreux sorciers et sorcières avaient leurs yeux écarquillés posés sur lui comme s'il était un ange descendu du ciel, les femmes gloussaient bêtement pour attirer son attention, les hommes lui jetaient un regard appréciateur et intéressé pour certain, jaloux et envieux pour d'autres.

Draco se reprit immédiatement et afficha son air détaché et inaccessible. Puis sans prêter attention plus longtemps aux trajectoires modifiée en cours de route par les invités -aller d'un bout à l'autre de la pièce en passant par l'entrée afin de le voir de plus près-, il se dirigea vers la droite où Hermione avait dit qu'elle l'attendrait.

En effet celle-ci était là, mais complètement absorbée par sa conversation avec Remus Lupin. Toute en avançant, il la dévisagea. Elle était particulièrement somptueuse ce soir. Avec une longue robe bleu nuit près du corps, qui faisait ressortir son teint abricot et épousait à la perfection son corps gracieux. Ses cheveux étaient élégamment relevés sur sa nuque en un chignon désordonné, d'où s'échappaient quelques unes de ses boucles châtains, tombant sur sa nuque et sur les cotés de son visage. Elle était la grâce et l'élégance même. Et à la surprise de Draco, elle semblait très à l'aise, dans ce genre de soirée.

Quant il ne fut plus qu'à un mètre d'eux, elle le remarqua.

Ses yeux s'écarquillèrent.

- « Mon dieu Draco ! Tu es sublime ! », s'exclama-t-elle.

Celui-ci se retint de sourire et la remercia d'un hochement de tête amusé.

- « Je te retourne le compliment Hermione. », répondit-il simplement.

- « Bonsoir Draco, lui fit Lupin avec un sourire franc en tendant sa main vers lui. C'est un plaisir de te revoir. »

Draco la serra sans hésitation et répondit :

- « De même, Remus, vos entrainements à la défense m'ont presque manqués », plaisanta t il.

Draco avait apprit à connaître le loup garou au cours de ses années à l'Ordre du Phénix. Il avait apprit à accepter sa différence et s'était surprit à apprécier l'homme calme, puissant et mystérieux qu'il était. Une amitié était née entre eux au bout de quelques mois. Lupin était le premier à l'avoir réellement accepté parmi l'Ordre.

Mais il n'eut pas le temps d'échanger plus de mots avec lui, car hermione s'excusait déjà, et attrapait son bras pour le tirer vers le centre de la salle.

- « Harry n'est pas encore arrivé, lui dit-elle, il est en retard, il devrait être là depuis une bonne heure. »

Draco releva prestement la tête à cette précision.

- « Et c'est normal ça ? » questionna-t-il abruptement.

- « Oui Draco, c'est normal, Harry n'arrive jamais à l'heure, même si je pensais qu'aujourd'hui il ferait un effort. Néanmoins une heure ça commence à faire beaucoup… », acheva-t-elle songeuse.

Oh non pas sa pensa Draco soudainement angoissé. Il faut qu'il vienne.

Hermione le secouait, voyant qu'il ne l'écoutait plus.

- « Draco ? Draco ! »

- « Oui, oui, quoi ! », répondit-il agacé.

- « Fait un don ! », lui ordonna-t-elle.

Draco leva un sourcil surpris.

- « Pardon ? », demanda-t-il sans comprendre.

- « Làà, fait un don dans la sphère », le pressa-t-elle comme si c'était l'évidence même.

Draco regarda en face de lui et se trouva nez à nez avec la paroi transparente de la bulle remplie de gallions, soupirant, il s'exécuta.

Un joli paquet d'or tomba en cascade sur le tas déjà conséquent, provoquant de jolis tintements lorsque les gallions s'entrechoquaient. Il remerciait le ministère de lui avoir restitué la fortune des Malfoy à la suite de son procès gagné, parce que sans ça il aurait un joli trou dans des économies.

Hermione lui fit un sourire radieux et le tira vers un bar pour lui mettre une coupe de champagne dans la main.

Elle faisait des commentaires sur tout, et son débit de paroles était incessant. Draco n'écoutait pas. Il pensait à Harry et à ce qu'il devait faire s'il ne venait pas… Devait-il tirer un trait sur lui ? Non, il ne pourrait pas… Impossible. Mais il était si proche du but. Pourquoi Harry lui faisait-il ça maintenant ?

Il sentit Hermione lui secouer le bras et il se reconnecta à la réalité. Elle le regardait l'air compatissant.

- « Ne t'en fais pas, il viendra Draco, j'en suis sûre », lui souffla-t-elle.

Draco soupira sa peine. Il replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille d'Hermione :

- « Si je n'avais pas été gay, je me serais mariée avec toi… », lui dit-il.

- « Tu peux toujours rêver Malfoy, jamais je ne t'aurais laissé te marier avec elle ! », s'exclama une voix plaisantine derrière eux.

Draco fit volte face.

- « Weasley ?! », s'étonna-t-il -alors qu'en même temps Hermione bégayait totalement surprise- - « Ron m…Mais qu'est ce que tu fais là ! », fit-t-elle sous le choc.

Draco n'osait entendre la réponse, sa pire crainte s'était réalisée. Mais qu'avait-il fait à Merlin pour que celui-ci lui en veuille autant. Et la réponse de Ron le confirma dans ses lamentations.

« - Bah plusieurs joueurs avaient entendus parler de ce gala et beaucoup sont totalement d'accord avec ta politique Mione, soucieux de répondre à leur moindre désir, nous avons décidés d'intégrer la réunion pour l'entente nationale des joueurs au gala en faveur des hybrides. », précisa-t-il tout sourire.

Draco devint blême.

Il tourna la tête et en effet il vit au centre de la pièce quatre joueurs connus en train d'ajouter des gallions dans la sphère.

Il tâtonna sur sa droite, afin de trouver un appui salvateur sur la table qui servait de buffet. Ses jambes se dérobaient sous lui. Après tout ce qu'il avait fait, après le temps qu'il avait attendu, il ne pourrait pas parler à Harry. Parce que si les joueurs de Quidditch étaient là, Dean le serait aussi.

Hermione capta immédiatement le désarroi de Draco et envoya son mari s'occuper de ses joueurs. Puis elle tira Draco jusque dans les toilettes pour homme et s'y enferma avec lui.

- « Draco Lucius Malfoy ! J'ai lu ce que tu pensais sur ton visage, comme si tu l'avais pensé à voix haute ! », commença-t-elle d'une vois impérieuse, avec un doigt accusateur pointé sur sa poitrine.

Draco ne comprenait pas.

« - Je t'interdis tu m'entends ! Je t'interdis de baisser les bras maintenant ! Peut-être que Dean est là ce soir, mais ça ne t'empêche en aucun cas de parler à Harry ! Sers-toi de la magie s'il le faut Draco, mais ne loupe pas cette occasion ! Me suis-je bien fait comprendre ?! », lui cria-t-elle en tapant son index contre le poitrine de Draco à chaque mot.

Draco déglutit et s'empressa d'acquiescer.

Elle avait raison. Il était allé trop loin pour reculer maintenant. Dean ou pas Dean, quitte à ruiner le gala, il parlerait à Potter.

Hermione vit la lumière se faire dans le regard de Draco et une étincelle de détermination y renaitre. Elle acquiesça à son tour, pour lui montrer que c'était la bonne décision. Puis ils sortirent des toilettes, non sans croiser quelques invités étonnés de les voir sortirent tous les deux des toilettes pour homme.

Draco avait reprit son air indifférent quand ils arrivèrent de nouveau dans la salle des fêtes. Hermione lui présenta quelques personnes pour le distraire un peu. Mais Draco laissa bien vite de coté ces gens avec qui il n'avait rien en commun et alla chercher la présence rassurante de Remus, avec qui il n'était pas obligé de déblatérer des banalités.

L'homme était doué, il avait réussit à lui faire retrouver le sourire en quelques minutes de discussion.

Mais soudain un grand silence ce fit. Draco tourna inconsciemment la tête sur la gauche et il eut l'impression que son cœur s'arrêta de battre un instant. Puis il se mit à battre très vite et Draco eut l'impression que tout allait trop vite autour de lui.

Il était là...

Harry venait d'arriver…

Draco ne pouvait détacher son regard de lui. Il était immobile et hypnotisé. Le monde bougeait autour de lui, des silhouettes floues se mouvaient, mais il ne pouvait les distinguer. La seule personne qu'il voyait était Harry. Le monde aurait put s'écrouler autour de lui qu'il serait resté à contempler l'homme de tout ses désirs.

Harry dégageait une présence incontestable, mêlé à son charisme et à sa beauté presque surnaturelle. Il ne portait pas de robe de sorcier lui. Mais c'était le Survivant après tout… Personne ne lui en tiendrait rigueur. Non, il n'avait mit un simple pantalon de costume noir mais de qualité, assortie à une veste noire également, ouverte sur une chemise aussi verte que ses yeux. Il ne portait pas de cravate, sa chemise était ouverte de quelques boutons, une dizaine de centimètre en dessous de ses clavicules. Il transpirait la class et Draco en fut presque jaloux.

Il était d'une beauté à couper le souffle dans sa simplicité. Le costume était très bien coupé et lui allait parfaitement. Son coté ténébreux était rehaussé par le noir de son costume et ses yeux perçants survolaient les invités, l'air indifférent. Il se dégageait une telle sensualité, une telle élégance, malgré la simplicité de ses vêtements qui lui allaient si bien, et une telle sûreté de lui, qu'il était impossible de ne pas le remarquer.

Après un long silence, quelques personnes réagirent et s'approchèrent pour le saluer. Les conversations reprirent peu à peu, mais les invités continuaient de lui jeter fréquemment des regards en coin, comme pour s'assurer qu'il était vraiment réel.

Draco lui ne bougeait plus. Il suivait chacun de ses gestes, lisait chacune de ses paroles sur ses lèvres, suivait la direction de ses regards… Quand enfin ses yeux se posèrent sur lui, il crut étouffer. Il avait chaud, bien trop chaud… A l'intérieur… Mais quelqu'un lui déroba le regard d'Harry. Et la chaleur le quitta immédiatement, pour ne laisser que de l'amertume étreindre son cœur. Encore Dean.

- « Tu es amoureux de lui pas vrai ? »

Draco se reconnecta à la réalité comme s'il s'éveillait d'un songe, il tourna la tête vers Remus qui venait de lui parler.

- « Pardon, Qu'avez-vous dit ? », questionna-t-il confus.

- « Tu l'aimes Draco. »

Ce n'était plus une question cette fois. C'était une affirmation. Draco n'eut même pas besoin d'acquiescer. Remus l'avait comprit. Il planta ses yeux caramel dans ceux de Draco et lui enserra le bras amicalement.

- « fonce. », lui dit-il simplement et il le laissa sans une parole de plus.

Draco resta interdit un moment. Les mots de lupin tournoyants dans sa tête, comme des toupies. Puis ils ralentirent…

Fonce…

Et c'est exactement ce qu'il fit. Il fendit la foule jusqu'à Harry qui discutait calmement avec Dean, Hermione et le ministre d'il ne savait plus quel département.

S'incrustant dans le cercle de la discussion, il parla sans détours, sous le regard encourageant d'Hermione, surpris du ministre et horrifié de Dean.

- « Puis-je vous emprunter Harry quelques minutes, ce ne sera pas long. », débita-t-il d'une traite.

Sans attendre de réponse, il enserra le bras d'Harry pour ne plus le lâcher et l'entraina jusque dans les toilettes, qu'il verrouilla et insonorisa derrière lui.

.

Dean était horrifié. Draco Malfoy venait de presque capturer Harry sous ses yeux. Sans plus attendre il se précipita derrière eux.

Hermione le regarda leur courir après. Tournant vivement la tête vers le ministre, de plus en plus éberlué, elle se justifia rapidement :

- « Je reviens immédiatement ne bougez pas ! »

Puis elle parti à leur suite à son tour.

Dean était déjà devant la porte des toilettes et s'apprêtait à lancer le sort qui l'ouvrirait.

Hermione sortit sa baguette et murmura avec empressement :

« operio is ire operui opertum »

C'était une ancienne incantation qui ne se défaisait que par la personne qui l'avait lancée, où si les personnes enfermées voulaient réellement sortir. Dean s'escrimait sur la porte et criait qu'on lui ouvre.

Hermione s'avança vers lui après avoir rangé sa baguette, comme si de rien n'était.

- « Tu n'arrives pas à ouvrir la porte ? », demanda-t-elle innocemment.

- « Non bordel de merde ! Et Harry et Malfoy sont à l'intérieur ! OUVREZ ! », cria-t-il.

- « Je pense que ça ne sert à rien Dean, tu devrais arrêter de crier où les aurors vont t'éjecter de la soirée… », lui suggéra-t-elle calmement.

Dean lui jeta un regard furibond, ses yeux exorbités plein de rage. Elle le trouva affreusement laid à cet instant. Avec un regard un rien dédaigneux, elle tourna les talons et le laissa s'escrimer sur la porte.

Elle croisa lupin à la sortie du couloir qui menait à la salle des fêtes.

- « Les toilettes pour homme sont occupées pour le moment Remus, je vous conseille d'y revenir plus tard », lui fit-elle d'un air détaché.

Remus eut un sourire en coin et son regard pétilla de complicité. Il reprit le chemin de la salle en la compagnie d'Hermione.

.

Draco et Harry n'avaient pas échangés un seul mot depuis qu'ils étaient entrés.

Ils ne faisaient que se regarder, s'observer.

Draco pensait que ses yeux allaient finir par épouser le contour du corps entier d'Harry s'il continuait ainsi.

Il dévorait Harry de regard et il était en même temps dévoré par le regard d'Harry sur lui. Tout son corps était en feu alors qu'il ne le touchait même pas.

Imperceptiblement l'un et l'autre se rapprochaient. Centimètres par centimètres, ils irradiaient la distance entre eux, la comblait par leur corps. Le reste se fit naturellement. Comme s'ils avaient fait ça toute leur vie.

Les bras d'Harry entourèrent Draco. Les mains de Draco se posèrent sur le torse d'Harry. Leurs regards ne se lâchaient pas. Ils se fondaient, se confondaient. Le vert dans l'orage, l'orage dans le vert ne faisaient plus qu'un. Puis les mains d'Harry empruntèrent un chemin différent. L'une remontait vers la nuque de Draco et l'autre descendait au creux de ses reins.

Le corps de Draco le brulait là ou les mains d'Harry étaient passées. La chaleur restait à ces endroits précis dans de délicieux picotements. Quand la main d'Harry trouva sa place au dessus de ses fesses, elle ne fit qu'alimenter plus fort le feu qui ravageait déjà ses reins. N'y tenant plus, il avança ses lèvres avides et les posa sur celles d'Harry. Il ne se lasserait jamais de leur douceur, de leur chaleur…

Harry pressa sa nuque plus fort et introduisit doucement sa langue dans la bouche de Draco, comme s'il voulait prendre son temps, se délecter de ce moment. Draco n'était plus rien entre les mains d'Harry. Ses jambes se dérobaient sous lui. Il n'était retenu au monde que par cette bouche chaude et ces mains brulantes. Il gémit sous un autre assaut de la langue d'Harry. Il agrippa sa chemise et se rapprocha encore plus du corps d'Harry. Il se colla à lui et soupira de contentement quand la chaleur de son corps le toucha entièrement. Son désir se fit plus pressant contre la cuisse du brun.

Sans prévenir celui-ci rompit le baiser et s'éloigna brusquement de Draco, comme s'il s'était brulé.

La respiration de Draco se fit haletante. Il n'allait pas recommencer…

Harry se détourna de lui et s'appuya contre le lavabo, comme pour se reprendre, se dominer, se contrôler. Draco attendait. Peut-être qu'il allait enfin tout lui avouer… Mais quand Harry se retourna, il arborait de nouveau cet air froid et distant, presque dégouté… Draco perdit le peu de couleur qu'il restait sur son visage. Sa colère explosa sans prévenir :

- « MAIS TU NE CHANGERAS DONC JAMAIS ! », hurla-t-il fou de douleur.

Sans réfléchir il se jeta sur Harry et balança son poing dans ce visage glacial avec toute la force qu'il pu réunir. Puis, aveuglé par ses larmes de rage et de douleur, il s'enfuit en courant.

La porte des toilettes claqua fortement après le passage de Draco, mais elle fut rouverte presque immédiatement par Dean, qui se précipita vers Harry.

- « Tu vas bien ? Il ne t'a rien fait j'espère ! »

Mais Harry ne l'entendit pas, il ne le voyait pas non plus.

- « Harry ? Harry ? Réponds-moi ! »

Harry resta interdit pendant un moment puis mu par une impulsion soudaine, bondit hors des toilettes et poursuivit Draco.

Il débarqua comme une furie dans la salle de réception, Dean à ses trousses, vociférant des choses auxquelles il ne prêtait aucune attention.

Il jeta un rapide regard dans la salle, Draco était déjà parti.

Il se précipita vers Hermione.

- « Draco ! Où est-il Hermione ! », lui demanda-t-il abruptement.

- « Je… Je ne sais pas, il est parti, il est rentré chez lui… », hésita-t-elle.

- « Mais où ! Où chez lui ! Où est-ce qu'il habite !! », la questionna Harry, tout en lui enserrant les épaules.

- « S-Serpentard… », souffla-t-elle, un peu effrayée par le comportement d'Harry.

Pourquoi Harry n'était pas étonné. Il n'y avait que Draco pour appeler son appartement Serpentard.

Sans plus perdre un instant, il s'élança vers la sortie. Dean le suivit de nouveau. Arrivé dans l'atrium Dean s'agrippa à son bras.

- « Attends Harry ! Tu ne vas quand même pas aller le voir !! », s'indigna-t-il.

- « Restes en dehors de ça tu veux ! », rétorqua Harry en essayant de se dégager.

Mais Dean ne semblait pas décidé à le lâcher.

- « Mais Harry… »

- « LA FERME, et nom de Dieu LACHE MOI ! », lui cria-t-il.

Plus qu'énervé par ce retard, il envoya une décharge magique sur Dean qui l'assomma, puis il se jeta dans une cheminée et prononça : Serpentard !

Après un court voyage il débarqua dans le salon de Draco.

Il le vit immédiatement. Debout, devant sa fenêtre, l'air calme. Seuls ses poings serrés à s'en faire blanchir les phalanges traduisaient son état.

- « Tu n'as rien à faire ici Potter », lui dit-il d'une voix tremblante. Le cœur n'y était pas…

Harry ne répondit rien.

Draco se retourna en soupirant douloureusement et Harry pu voir des larmes dans ses yeux gris orageux.

- « Pourquoi tu me fais ça ? », lui demanda t il, comme implorant.

Draco Malfoy était en train de supplier Harry Potter du regard de mettre fin à sa souffrance. Il s'avança d'un pas. Harry garda le silence.

- « Pourquoi tu viens ici Potter ! Tu viens voir l'ampleur des dégâts ? Tu viens t'amuser ? Te prouver que tu as réussit à faire pleurer ton ennemi d'enfance ! », criait Draco accablé et désemparé devant le mutisme du brun.

- « Non. »

- « ALORS POURQUOI TU ES COMME CA ! POURQUOI TU ME FAIS CA ! », hurla-t-il au bords des larmes.

La voix neutre d'Harry retentit comme le glas de la mort pour Draco :

- « Je n'aime pas ce que tu me fais ressentir… »

Draco ferma les yeux à cette phrase et utilisa son entière maitrise de lui pour ne pas s'ouvrir les veines immédiatement. Sa virulence et sa rage disparurent à ces mots pour ne laisser place qu'à une colère glaciale. Quand il les rouvrit, ce fut pour porter un regard remplit d'amertume sur Harry :

- « Alors c'est ça…, cracha-t-il, voilà la hantise du Survivant... Perdre le contrôle… »

- « Tu ne me connais pas Draco », soupira Harry accablé.

- « Je suis bien le seul ici à te connaître au contraire », siffla le blond menaçant.

- « Tu ne peux pas savoir... Tu n'étais pas là… », murmura le Survivant comme pour lui-même.

Draco releva la tête à cette phrase et plissa les yeux. Il regarda Harry comme s'il pouvait le percer à jour avec son regard, puis demanda froidement :

- « Pas là pour quoi ? »

Harry le regarda à son tour, semblant hésiter.

Draco acheva de le convaincre.

- « Tu me dois des explications Harry, je ne te laisserai pas sortir d'ici sans, Survivant ou pas. »

A ça grande surprise, Harry sembla plier. Son regard se fit douloureux un instant. Draco ne l'avait vu qu'une seule fois comme ça depuis qu'il avait disparut. C'était le jour de la bataille finale quand il avait aperçu le corps de Ginny sans vie. Sa colère se dissipa lentement, laissant place à de l'intérêt, de la curiosité et malgré lui de la compassion et de la douleur de le voir perdu, lui qui semblait si sûr de lui.

- « Quand j'ai disparut… Pendant trois ans… », commença Harry dans un souffle, mais il se tu et détourna le regard.

Draco s'approcha lentement.

- « Je t'en pris Harry, parles-moi… », l'implora doucement Draco.

Il sentait qu'Harry allait lui livrer quelque chose d'important, quelque chose de secret, quelque chose qu'il n'avait jamais dit à personne, quelque chose de douloureux aussi. Harry allait lui révéler une part de lui-même. Et c'était ce que Draco avait toujours désiré. Il s'approcha encore, se tenant tout près d'Harry pour lui montrer qu'il était là, mais laissant tout de même un petit espace entre eux, pour ne pas le faire reculer.

Harry soupira, leva ses yeux vers Draco et se livra à lui.

« - Il y a quatre ans je suis parti, seul. Je n'avais que ma mission en tête. J'ai voyagé, je me suis entrainé dur, j'ai acquis de la puissance très rapidement et à mon grand étonnement très facilement... »

« Tu ne peux pas savoir quel effet ça fait, Draco, lui fit Harry, soudain avide de tout raconter, je sens la magie qui coule en moi, qui gronde quand je suis en colère, prête à déchirer tout sur son passage quand je hais, qui m'enflamme et tourbillonne en moi quand je fais l'amour… »

Il s'interrompit un instant, pour reprendre le fil de son histoire, puis continua.

- « J'y suis habitué maintenant Draco. Mais à l'époque, quand ça m'est arrivé j'avais beaucoup de mal à la contrôler… »

« J'ai passé deux ans à rechercher et détruire les horcruxes de Voldemort. Vers le début de la troisième année j'avais achevé de tous les détruire et je ne recherchais plus que la puissance. C'est là que j'ai rencontré quelqu'un. Il s'appelait Raphael. Il était un peu comme moi. Il s'était enfui de chez lui, il avait été maltraité par sa famille et il voyageait, pas pour endiguer une guerre ou détruire des objets maléfiques, mais pour apprendre, simplement. »

« Au fur et à mesure des jours, on devenait de plus en plus proches et on a finit par sortir ensemble… Je l'aimais beaucoup… Ce n'était plus de l'amitié. Ce n'était pas encore de l'amour… Mais ça aurait pu le devenir… »

Harry semblait perdu dans un autre univers. Draco s'était crispé à l'entente de ces dernières phrases. Il éprouva une jalousie sans nom vers ce Raphael, avec qui Harry avait apparemment partagé tant de bons moments. Mais l'expression que prit le visage du brun le ramena à ce qu'il disait.

Harry affichait une expression grave, ses beaux yeux perdus dans le vague, teintés de douleur et de colère. Il poursuivit d'une voix sombre et légèrement tremblante.

- « Une nuit nous étions en Afrique. Ils sont en guerre continuellement là bas. Le village dans lequel nous dormions a été attaqué par des moldus. Pour nous c'était facile de survivre et le chaman sorcier de ce village nous avait ordonné de ne pas intervenir dans les combats, alors ont a transplanés autre part. Mais dans la précipitation, je n'ai pas remarqué que ma cape d'invisibilité était tombée de ma poche... Je ne m'en suis rendu compte qu'une heure plus tard.

Avec la panique de la perte, ma magie crépitait déjà un peu hors de moi. Raphael m'a suivit quand j'ai de nouveau transplané dans le village… », les yeux d'Harry se voilèrent, néanmoins il continua.

- « Tout était dévasté et en flamme. Des corps déchiquetés ou criblés de balles jonchaient le sol. Il restait peu de survivants et ils étaient tous au centre du village en file indienne, tenus en joue. Les attaquants leur coupaient les mains un par un… », sa voix se brisa à ces souvenirs et sur son visage se peint la haine qu'il avait ressentit contre ces assaillants.

- « J'ai entendu Raphael hurler pour les arrêter, j'ai voulu le retenir mais c'est là que je les ai vus. Trois hommes, un peu en retrait sur la gauche, avaient récupérés ma cape. Ma cape… Mon seul souvenir qui me venait directement de mon père, la cape qui lui avait appartenu… Ma cape… Un objet si précieux… Ils essayaient de la déchirer pour se la partager. Mon sang n'a fait qu'un tour, et ma magie aussi. Mon contrôle avait déjà été mis à rude épreuve avec la panique, puis l'horreur du carnage et la peur pour Raphael, maintenant s'ajoutaient la colère et la rage. Trois éclairs noirs sont sortis de moi et les ont foudroyés. J'ai couru récupérer ma cape. Je ne prêtais aucune attention à ce qu'il se passait autour, la seule chose qui comptait c'était que je retrouve ma cape. Ma magie me protégeait des balles que les moldus tiraient sur moi. Mais j'avais oublié que ce n'était pas le cas pour tout le monde… J'avais oublié Raphael… Et quand je me suis retourné je les ai vus… Ils continuaient à lui tirer dessus, mais il était déjà mort… Criblé de balles et ils continuaient et ils riaient… Je l'avais oublié, je n'avais pensé qu'à moi… Il en était mort... Et j'ai perdu le contrôle… Ca a été horrible… Une hécatombe… Plus âme qui vive dans un rayon de trois kilomètres autour de moi… Tous tués… Innocents comme coupables… A cause de moi… A cause de lui… A cause de mes sentiments… »

Des larmes silencieuses coulaient sur les joues d'Harry. Draco voulu le prendre dans ses bras mais il recula.

- « Non Draco je n'ai pas fini… »

Il planta ses yeux magnifiques dans ceux du blond et lui avoua enfin.

- « Tu me fais ressentir les même choses que Raphael, Draco… Je n'ai jamais perdu le contrôle quand j'étais en colère ou paniqué, mais pour lui si. Quand je suis avec toi je ne sais plus ce que je fais la plupart du temps et j'agis comme je ne le devrai pas… Je ne veux pas que ça recommence Draco… Je ne sais pas réagir face à ça… »

L'aura de sûreté et de puissance était de retour alors que le Survivant lui parlait avec sincérité et Draco se laissait submerger par elle. Finalement le brun savait ce qu'il voulait avec lui. Draco était comme sonné par les mots d'Harry… Ils étaient entrés au plus profond de lui et ils n'en ressortiraient jamais.

- « Et pourquoi ne te laisses-tu pas aller ? », fit Draco faiblement.

Harry ne répondit pas.

- « Fait ressortir le Gryffondor Harry, tu réfléchis trop… », souffla-t-il doucement.

A ces mots Harry releva la tête. Il planta ses yeux hypnotisant dans ceux de Draco.

Le magnétisme était enclenché.

Draco ne pouvait plus détacher son regard. Il sentait son corps le picoter de plaisir.

Puis doucement Harry avança, un pas, puis un autre, jusqu'à se retrouver collé à Draco, à quelques centimètre de ses lèvres.

Comme un adolescent qui allait subir son premier baiser Draco était stressé. Son cœur battait à tout rompre, il ne savait plus ce qu'il devait faire. Il s'en voulait presque d'être à ce point passif, sous la puissance d'Harry, la volonté d'Harry, son aura, sa confiance, tout l'écrasait l'étouffait, mais c'était tellement bon. Aussi, il ne put que s'abandonner quand les lèvres tant attendues se posèrent sur les siennes.

D'abord doucement, lentement, simplement. Un frôlement léger, doux, sensuel pourtant, un avant goût subtil. Puis un contact plus fort, plus appuyé, plus explicite et enfin la chaleur, leurs souffles qui se mêlaient ensemble, la passion langoureuse et l'excitation qui montait en eux.

Harry avait pris Draco dans ses bras et le serrait fort contre lui, Draco lui avait entouré ses bras autour de cou d'Harry. Ils étaient collés, aucun espace ne perçait entre leur deux corps. Ils voulaient se sentir l'un l'autre. Ces échanges étaient tendre, passionnés, dévorants et l'étreinte si puissante qu'elle en paraissait vitale, comme s'ils allaient mourir s'ils se séparaient.

Soudain Harry se fit plus exigent, et le baiser fut plus fougueux, plus entreprenant, il avait des allures de combat, de lutte, de non dits. Draco lui mordait les lèvres sauvagement, Harry lui suçait la langue fortement… Tout ce qu'ils n'avaient pas su ce dire, toutes leur rancœurs, passaient par ce baisé qu'ils ne semblaient plus vouloir arrêter.

Les mains d'Harry glissèrent jusqu'à la taille de Draco, afin de lui enlever sa chemise, mais il avait oublié que celui-ci portait une robe. Avec un grognement agacé il rompit le baiser. Draco haletait, la bouche entrouverte, les cheveux désordonnés, les lèvres luisantes, il était si excitant qu'Harry fondit sur ses lèvres de nouveau, sauvagement il les mordit, puis descendit le long de sa mâchoire et atteignit le cou de Draco. Celui-ci gémit, quand Harry le lui suça, avidement.

Il mordillait, léchait à n'en plus finir. Draco gémissait de plaisir, de contentement, complètement prit dans ces sensations, écrasé par tant de plaisir alors qu'ils n'avaient pas vraiment commencés les préliminaires.

Harry quitta brusquement le cou de Draco qui eut un hoquet de surprise et s'agenouilla devant lui. Il fit descendre ses mains du torse de Draco jusqu'à ses jambes, faisant bien attention de passer sur le cotés de la virilité déjà tendue du blond, n'écoutant pas ses gémissements de frustration. Il prit le bas de la robe de celui-ci et lentement, le tira vers le haut, se servant du tissu, pour frôler les parties sensibles de Draco quand il fut au niveau de sa taille. Puis, soudainement agacé par ce rempart entre lui et le corps de son amant, il fit disparaître la robe, avisa la chemise bleu foncé qui rendaient son blond si beau et l'arracha sans plus de préambules. Il se recula et contempla le corps de Draco en boxer, pantelant, son désir dressé bien visible derrière le mince bout de tissus qui le cachait encore. Il eut un sourire malicieux et pervers et d'un geste de la main fit disparaître le boxer. Draco ne pouvait pas bouger. Il était gêné de se retrouver nu devant Harry, mais le regard de désir et de luxure si intense que celui-ci avait quand il le regardait, aurait pu le faire jouir à l'instant même.

Doucement, sensuellement, Harry enleva sa veste, fit glisser son pantalon au sol en rivant ses yeux dans ceux de Draco. Ce n'était pas un striptease aguicheur où celui qui se déshabillait tortillait du cul comme une vulgaire pute, non, c'était la sobriété et la masculinité qui faisait toute la sensualité de celui-ci. Harry se déshabillait simplement devant Draco, avec des gestes lents, c'était par son regard que passait toute son envie, tout son désir.

Quand il n'eut plus qu'un boxer sur lui, il fit retomber ses bras le long de son corps et s'avança vers Draco. Mais il ne l'enlaça pas, il le guida avec ses mains sur ses épaules jusque devant la fenêtre.

Il put enfin donner libre cours à sa fougue et plaqua Draco contre la vitre. Celui-ci inspira bruyamment avec le contraste du glacé dans son dos et la chaleur du corps d'Harry sur son ventre. Harry s'appuya contre lui, jusqu'à ce que la virilité de Draco se retrouve plaquée contre son boxer. Draco gémit. La tête lui tournait, les mains d'Harry le caressaient de partout, de la buée s'était formé tout autour de son corps sur la vitre…

Alors d'un nouveau geste de la main Harry fit disparaître son boxer et son sexe nu fut collé à celui du blond. Draco cria sous l'intensité de ce contact. Il commença à onduler du bassin inconsciemment. Ses mains se mouvaient d'elles même sur le corps de son amant, touchant, palpant, agaçant, caressant, sa bouche chercha elle d'Harry et la trouva immédiatement dans un baiser désordonné et brutal.

Draco d'accrocha au cou d'Harry et ses jambes s'enroulèrent autour de sa taille, plaquant encore plus leurs sexes l'un contre l'autre. Ils gémirent l'un dans la bouche de l'autre, provoquant une envie encore plus forte. Draco se frottait contre Harry, plus vite plus fort, il le voulait, il le voulait maintenant, il voulait qu'Harry le possède en entier, il voulait le sentir profond en lui, il voulait voir son visage quand il jouirait, il voulait lui donner tellement de plaisir qu'il ne pourrait plus se passer de lui.

- « Prends-moi maintenant Harry… Pitié, lui gémit il quand celui-ci relâcha ses lèvres, je t'en pris maintenant, je te veux, maintenant, maintenant, répétait-il comme une litanie, un mantra.

Harry saisit ses fesses, Draco cria de plaisir.

Harry plaça son sexe a l'entrée de Draco, Draco s'appuya de lui-même sur le sexe d'harry, sentant le gland humide palpiter contre son anus. Il allait avoir mal mais il s'ne foutait. Il voulait avoir mal de Harry.

Harry écarta ses fesses, Draco planta ses ongles dans ses épaules.

Harry s'enfonça d'un coup en lui, Draco hurla de douleur et de plaisir mêlés.

Harry se contint, Draco lui mordit l'épaule.

Harry gémissait aussi…

- « Putain Draco », fit il la voix rauque.

- « Vas-y, bouge », gémis Draco à son tour.

Et Harry bougea. Et Draco s'envola loin, très loin, ce n'était tout simplement pas normal de ressentir autant de choses à la fois, autant de plaisir. C'était si fort si puissant qu'il croyait qu'il allait jouir à tout moment.

Harry le prenait, lui, contre une fenêtre, il entrait et sortait de lui avec plus de force, Draco lui en demandait encore, encore et encore, plus fort, plus loin. Harry butait contre sa prostate à chaque fois et Draco criait de plaisir. Il n'en pouvait plus, il pensait jouir à chaque instant mais Harry l'emmenait toujours plus haut, plus loin.

Il sentait le sexe d'Harry le labourer de l'intérieur, il voyait le visage d'Harry crispé sous le plaisir, il sentait son souffle erratique contre sa peau, ses mains sur ses fesses… Le froid de la fenêtre dans son dos continuait de le faire frissonner. Dieu que c'était bon.

Puis tout cela fut trop, quand Harry l'appuya plus fort contre la vitre, rentrant encore plus profond en lui et se saisit de son sexe pour le masturber, Draco se cambra incontrôlablement, sa tête parti loin vers l'arrière, ses jambes tremblèrent. Il voulait crier, mais son cri resta coincé dans sa gorge tellement c'était intense, il explosa sur le torse d'Harry et le sien en même temps.

Ses jambes glissèrent de la taille d'Harry qui continuait de le pilonner plus fort, collant leurs deux torses qui glissaient avec la semence de Draco.

Draco était complètement abandonné et continuait d'être pilonné par Harry qui semblait proche de l'explosion. Draco ressentait encore du plaisir en voyant Harry en lui, en sentant son sexe dans son cul et sentant ses bourses frapper contre se fesses, puis Harry explosa à son tour en Draco, ses dents refermés sur son épaule, incapable de crier lui aussi. Draco eut comme un second orgasme en voyant Harry jouir, en sentant sa semence gicler en lui.

Harry se retira et il se laissa tomber sur le dos, par terre, entrainant Draco sur lui. Ils restèrent essoufflés, incapable de penser, parler, trop dévastés par cet orgasme incroyable.

Draco respirait la peau d'Harry. Il sentait la semence du brun couler entre ses jambes, mais il s'en fichait, il était trop bien. Harry les nettoya et les releva.

Le silence n'était pas génant. Ils étaient bien. Un peu engourdit par la déferlante de plaisir, Draco se serra contre Harry et le tira doucement vers la chambre.

Ils s'affalèrent ensemble sur lit, Draco serré dans les bras d'Harry qui lui caressait distraitement le dos. Dieu qu'il était bien... Dieu qu'il avait attendu ça longtemps. Il soupira de bonheur et dessina des arabesques en frôlant le torse d'Harry qui frissonna.

Pendant un long moment ils restèrent enlacés, sous leurs caresses tendres. Mais elles se firent bientôt plus appuyées, plus sensuelles, l'excitation refit surface. Draco leva les yeux vers Harry qui fondit sur ses lèvres, l'embrassant avec force et sensualité. Draco se mit à califourchon sur Harry et descendit lentement déposant caresses et baisés sur son chemin, jusqu'à la virilité d'Harry qui reprenait déjà du service...

Alors lentement puis avec passion et empressement, ils se redécouvrirent durant toute la nuit.


Le lendemain, Harry se réveilla le premier. Il s'étira lentement, cligna des yeux. Puis il se figea soudain, voyant les cheveux blond de son amant sur son torse. Le blond dormait encore, sur le ventre, son beau visage paisible. Harry entendait son souffle léger et voyait son dos se lever et s'abaisser successivement, lentement, profondément...

Tout ce qu'il avait fait avec Draco Malfoy la veille lui revint brutalement à l'esprit. Il ferma les yeux, accablé... Il avait cédé... Il s'était laissé entrainné, tenté et pour tout dire, il avait adoré ça... Mais maintenant il devenait un danger pour tout le monde... Il se tortilla un peu sous ces pensées peu réjouissantes dès le matin, ce qui finit par réveiller Draco également.

Il avait le regard dans le vague et les cheveux ébourrifés. Harry faillit rire à cette vision. Puis les yeux de Draco se tournèrent vers lui et un grand sourire fendit son visage encore endormit.

- « Salut toi… », fit ce dernier d'une voix rauque d'avoir trop crié.

- « Bonjour Draco », répondit Harry attendrit, mais distant.

Draco vit qu'Harry n'était pas vraiment à l'aise. Il soupira et se ralongea à plat dos sur le lit.

Pas de calin du matin apparemment... Il soupira de nouveau... Au fond de lui il le savait. Harry n'était pas tout à fait à lui... Pas encore, pas tout de suite... Il n'avait plus la force de se mettre en colère... De plus il savait que ça ne servait à rien, puisque les raisons d'Harry étaient fondées...

Draco ferma les yeux, alors que la déception étreignait son coeur. Comprenant qu'il ne pourrait certainement pas profiter d'Harry ce matin, Draco se résigna à crever l'abcès.

Il s'assit dans le lit. Son visage se fit sérieux. Il se tourna sur le coté et planta ses yeux dans ceux d'Harry, qui semblait avoir suivit chacune de ses expressions et chacun de ses gestes depuis qu'ils s'étaient dis bonjour.

- « Alors, qu'est ce qu'il va se passer maintenant Harry ? Est-ce… Est-ce qu'on sort ensemble ou… », hésita-t-il.

Harry soupira lentement et Draco sut que ce qu'il allait dire n'allait pas lui plaire.

- « Je ne peux rien t'offrir d'autre que ça pour le moment Draco, je suis désolé ».

Si Draco était déçu, il n'en montra rien. Il acquiesça simplement et détourna la tête, se souvenant de leur conversation de la veille.

Harry avait encore des blessures ouvertes, il devait être fort pour deux… Pour le moment…

Oui mais pour combien de temps ?

A suivre...


Bouuuuh que la fin est mal amenée, ouuh que j'ai honte de vous laisser lire ça... :'(

Bref comme vous avez comprit, j'ai bloqué sur le lemon... Voilà la raison de mon retard... Je ne suis pas très satisfaite... Mais bon, je suppose que l'inspiration n'était pas au RDV. Mais si je reçois trop de vos commentaires disant que le lemon est raté, je le réécrirai certainement, donc n'hésitez pas !

Pardon pour les fautes qui se sont logées dans ce chapitres mais je n'ai pas la foi de relire tout ce soir lol ;)

J'espère que vous avez aimé quand même,

Je précise que je pars en vacances, eh oui eh oui ne m'en veuillez pas trop lol, donc je serai absente pendant une semaine, mais rassurez vous, qui dit absence prolongée dit doucle ration à la rentrée !!

Cette fic arrive bientôt à sa fin, je pense que dans deux ou trois chapitres, je l'aurai terminée.. ;)

Je suis désolée de prendre de plus en plus de retard dans la publication, mais ne vous inquitétez pas, je tiendrai bon et j'irai jusqu'à la fin de cette fiction qui, malgré tous les tracas qu'elle me donne, me fait ressentir toujours autant de plaisir à l'écriture ;)