Et voici l'avant-dernier chapitre, mes chers lecteurs ! Merci de toutes vos reviews qui me motivent à continuer !
Je lance alors un regard vers son corps. Elle me paraît si fragile, ici étendue, morte. Elle est pourtant belle. Ziva, c'est une femme magnifique, en fin de compte, je ne l'avais jamais remarqué. Je l'avais toujours vue comme ma collègue, excellent moyen pour ne pas m'attacher au gens.
- Ziva, c'est une femme… Hors du commun. Elle paraît si forte, si sûre d'elle, qu'elle en perd sa nature première. Sa douceur et sa beauté naturelle. Elle sait les cacher et j'ai été assez aveugle pour ne pas les voir. J'ai été aveugle, car c'est vraiment quelqu'un de bien. Peu importe les gens qu'elle a tué, le mal qu'elle a pu faire, moi je ne connais que cette Ziva. Celle avec qui je ris, celle aux côtés de qui je risque ma vie, celle à qui je confierais volontiers ma vie. Je mourrais pour elle, et je suis sûr qu'elle ferait de même pour moi, de par son sens du devoir.
Je marque une pause, très mal à l'aise par ce que je viens de dire. Les confessions, ce n'est pas mon truc…
- Depuis qu'on s'est rencontrés, j'ai tout de suite remarqué ce lien si spécial entre nous, cette attirance, ce besoin de découvrir l'autre, sans jamais aller plus loin que des sous-entendus idiots et des regards suggestifs. Je n'ai jamais même penser à aller plus loin. Enfin, si, il est possible que je l'aie pensé, mais je n'ai vu que le côté physique de notre relation. Mais en fin de compte, nous sommes pareils, elle et moi, nous sommes deux êtres humains qui avons besoin d'un semblable pour nous comprendre. Quelqu'un qui saura répondre à nos attentes et à nos besoins, car il aura les mêmes. Elle est comme moi, je suis comme elle. Nous avons tous deux enterré nos sentiments bien au fond de notre inconscient, afin de tenter d'effacer toute trace d'humanité. Car l'humanité, c'est ce qui fait notre faiblesse. Et nous détestons être faible. Car, être faible, c'est être la proie de ceux qui sont forts.
- Mm-mm... Alors, est-ce que ce petit voyage t'as permis de retrouver des sentiments que tu avais depuis longtemps enfouis au fond de ton esprit, dans un endroit dont tu espérait perdre la carte, pour ne jamais les retrouver ?
- Je n'en sais rien, Tony-Doppelgänger. Si tu dis ça, je suppose que tu le sais, puisque c'était ton but. Me montrer mes faiblesses, me prouver que je ne suis pas infaillible. Que je peux souffrir.
- Mon but était de faire remonter tes souffrances. De te secouer un peu. Si je t'ai montré la mort de Ziva, c'est parce que c'est la seule chose que ça peut t'apporter, d'oublier que tu peux vivre. Voilà ce qui arrivera si tu continue sur ce chemin, voilà ce qu'il adviendra des gens que tu aimes trop tard. Une fois qu'il sont partis. Car, quoi que tu fasses, les regrets ne font pas revenir les gens. Vis au présent, mais n'oublie pas les leçons du passé. C'est grâce au passé que tu es ce que tu es et que tu deviendras ce que tu dois devenir. Si tu suis les leçons que le passé t'offre.
- Et ces leçons, c'est la mort de ceux que j'aime ? Ma souffrance ?
- La souffrance fait la mémoire. N'oublie pas et tu sauras aimer à nouveau. Profite, car tu n'as qu'une seule vie. La prochaine fois que tu te feras tirer dessus, risque d'être la dernière, tu n'auras pas 50 chances. Et quand tu arriveras aux portes de la mort, et que tu constateras que tu n'as rien fait de ta vie, parce que tu avais peur de souffrir, tu seras bien déçu de la pauvre vie que tu auras mené. Mon dernier conseil : n'hésite plus et fonce. L'amour ne tue pas. Le manque d'amour tue. La souffrance s'estompe et te sert de nouvelle force, pour construire une nouvelle histoire. Au revoir Tony. N'oublie pas non plus de te servir de ta cervelle, car tu sais que si tu t'en sert correctement, tu me retrouveras toujours quelque part au fond de ta raison.
- Eh, oh, où est-ce que tu vas ?
- Ma mission est terminée, Tony.
- Eh ! Et… Et moi ?
- Ce n'est pas à moi de décider, maintenant, je n'étais que le messager. Tu as réussi l'épreuve. Maintenant, c'est à toi de choisir. La mort douce et rapide ou la vie, longue, dure, mais instructive et plaisante...
