Coucou !
Voici le chapitre neuf espérant que ça vous plaise. Je précise que ce chapitre n'est pas spécialement joyeux pour ceux qui s'attendent à quelque chose d'heureux ou romantique.
Pour répondre à N'etoile: C'est vrai que Tommy est trop chou avec son baiser au goût de vomi ;) Haha Viole, c'est effectivement pas très très joli. Le pauvre Arnold, Violetta a failli lui faire une crise cardiaque ! Sauf qu'il est déjà mort !
Merci à Neko-Cook, N'etoile, Roselia001 et Yasmine HP pour leurs review.
Bonne lecture :)
Aimer
Dimanche
Je suis assise en indien sur le tapis noir de la salle commune et je réfléchis. Hier, après le baiser, Sirius m'a dit qu'il était amoureux de moi. Vous n'avez pas idée à quel point j'étais heureuse et je lui ai dis que je l'étais aussi, mais deux secondes plus tard mon rêve devenu réalité a explosé en mille morceaux et vous savez pourquoi ? Bien, il m'a dit qu'il n'était pas prêt à avoir une relation stable avec une fille, il m'a avoué qu'il en avait peur et que si je pouvais lui laissé du temps pour digérer cette information, c'est-à-dire qu'il était amoureux de moi et qu'une relation sérieuse pouvait en sortir. Je lui ai dit que je comprenais parfaitement, mais la vérité c'est que j'essais vraiment de le comprendre. Ce que je ne saisis pas c'est le pourquoi a-t-il besoin de temps pour s'habituer? Pourquoi pas maintenant ? Pourtant, Sirius a peur et une partie de moi-même le comprend. Moi aussi, j'ai peur. J'ai peur de tout gâché avec ma maladie, j'ai peur qu'il ne m'accepte pas tel que je suis et en même temps je me trouve conne de penser ça. S'il est tombé amoureux de moi c'est parce que d'une manière ou d'une autre je l'ai charmé par ma personnalité, mon caractère. Ça ne m'empêche pas d'être triste pour lui, car dans le fond il n'a jamais vraiment appris à aimer et il ne sait pas comment non plus. Je soupire. Je n'ai pas sorti de la salle commune depuis que j'ai laissé Sirius dans le couloir et j'aimerai le voir, mais je suis certaine que je n'arriverai pas à supporter d'être proche de lui sans l'approcher.
Bon, mon ventre n'arrête pas de gargouiller et l'envie de manger commence à peser sur mon estomac. Je décide après un laps de temps indéterminé qu'il faut que je mange, j'ai sauté le petit-déjeuner et le déjeuner pour éviter de voir Sirius, après tout il y a un risque très faible que je l'aperçoive. Les cuisines se situent proche de notre salle commune, tous les Poutsouffles savent où elle se trouve. En sortant, je n'avais pas la moindre idée que j'allais retrouver Tommy Rider qui m'attendait depuis je ne savais combien de temps. Je suis surprise, qu'est-ce qu'il fait ici et depuis quand sait-il où se trouve notre salle commune ? Pour sa défense, je sais très bien où se trouve la sienne. Je le rejoins, il est adossé nonchalamment sur le mur les bras croisés. Je l'aurais trouvé sexy si je n'étais pas amoureuse de l'autre imbécile.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?, demande-je curieuse.
- Je voulais te parler, déclare-t-il en esquissant un bref sourire.
Pour une fois, il est totalement sobre. Félicitation mon vieux !
- Vas-y, réponds-je
- Ben, je voulais juste de dire que je suis désolé de ce que j'ai fais hier. Sev m'a raconté, s'éclaircit-il en évitant de me regarder.
Je suis morte de rire à l'intérieur de le voir ainsi dans l'embarras, ça change de quand il est soûl.
- Ce n'est rien, grimace-je en me rappelant du goût âcre laissé par son haleine fétide.
Il me regarde l'air de se demander si je suis complètement normale d'avoir dit ça.
- Mais tu ne le refais plus jamais, c'est clair ?, lui indique-je tout de suite après.
- Oui, c'est clair, dit-il, mais je voulais aussi te parler de quelque chose d'autre.
Je tends l'oreille près à écouter.
- J'ai rompu avec Hayley.
Il a l'air sincère et je veux le croire. Je le regarde la bouche ouverte, les yeux écarquillés et je fais une grimace. Je le serre subitement dans mes bras heureuse et fière de lui.
- Est-ce que c'est vrai ?, lui demande-je au cas où.
- Oui, c'est entièrement vrai cette fois-ci, acquiesce-t-il sourire aux lèvres.
Il me retourne mon câlin et je ne peux m'empêcher de penser que je suis chanceuse de l'avoir dans ma vie. Je me décolle de lui.
- Je suis contente, alors tu ne l'aimes plus ?, le questionne-je.
- Elle n'est pas pour moi.
- Elle ne te mérite pas non plus.
Il semble émue par mes paroles, peut-être que c'est la première fois qu'on lui dit qu'il vaut mieux de ce qu'il veut être. Je lui donne un coup de poing à l'épaule pour détendre cette atmosphère étrange. Voyons les Serpentards ne sont que des êtres froids et sans cœurs. Qui a dit ça ?
Lundi
Journée d'école. Je n'ai pas le choix, je ne pourrais pas me cacher indéfiniment de Sirius. Ça me fait mal de penser qu'il hésite d'être tout à fait avec moi. Je prends mon courage a deux mains et pénètre dans la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Je me permets de décompresser quand je ne le vois pas assis à la table des Griffondors. Je ne l'ai pas vu de toute la journée, c'est assez étrange quand on y pense parce que je vois au moins une fois chaque élève de cette école. J'ai juste vu Lupin et Pettigrow.
L'envie de le voir prend le dessus, je me mets à le chercher de manière désespéré dans toute l'école. Après un moment, je me rends compte à quel point je suis stupide. Il est sûrement dans sa salle commune ! Je me dirige vers le placard où se cache Dan et Juliette et l'ouvre en grand. Ils s'embrassent et sont vêtus. Quel soulagement ! Je me racle la gorge pour signaler ma présence, ils se retournent ver moi. Avant que mon frère puisse dire quoi que ce soit, j'annonce:
- Juliette est-ce que tu peux me dire si Sirius se retrouve dans sa salle commune ?
Surpris, ils se regardent.
- Hum, aux dernières nouvelles, il paraît qu'il n'a pas sorti de la tour de toute la journée, répond Juliette.
C'est à mon tour d'être surprise. Pourquoi n'est-il pas sorti pour aller en cours ? Est-ce qu'il est malade ? Je fais volte-face et pars rapidement vers ma salle commune laissant un Danaël et une Juliette complètement interrogatif. Arrivée dans mon dortoir, j'enlève ma robe de sorcier à l'insigne de Poutsouffle et reste avec ma jupe et ma chemise d'uniforme. Je sors de ma salle commune et quelques couloirs plus loin, je me plante derrière une tapisserie à l'affût d'un Griffondor. Ne vous inquiétez pas j'ai un plan ! Après des minutes où je me ronge les ongles, blasphème, fait des grimaces et tire sur ma jupe, j'aperçois trois Griffondors. Quand ils tournent à l'angle d'un couloir, je sors de ma cachette et les suis tranquillement avec l'excitation grandissante. J'ai toujours aimé la sensation de voyeuse ou de suiveuse, c'est tellement palpitant ! Je pris silencieusement pour que ces Griffondors se dirigent vers leur salle commune. Ma prière fut exaucée parce que les lionnes s'arrêtent devant une tapisserie avec une grosse madame habillée en rose. Je pouffe de rire, leur salle commune se trouve derrière une madame grosse comme un ballon ! J'arrête de rire quand une des filles se retournent, par chance elle ne m'a pas aperçue.
- Mot de passe ?, s'exclame la madame.
- Vérité, dit une Griffondor.
Ça marche avec un mot de passe ? Crotte de bique, je déteste les mots de passe. C'est comme avec la salle commune des Serpentards quoique pour rentrer à celle des Serdaigles c'est un peu plus compliqué. Il faut réfléchir et je trouve cela nulle à chier parce qu'imaginez-vous si vous êtes vraiment fatigué, il faut que vous réfléchissiez et si vous n'avez pas la bonne réponse, il faut attendre. Non, sérieusement notre système est beaucoup mieux. Nous, on a qu'à inventer une citation, un proverbe ou une phrase philosophique sur l'amour, l'amitié, la loyauté, le mensonge, la vérité et pleins d'autres pour rentrer. En plus, on peut les répéter parce que notre blaireau à la mémoire courte.
Au mot vérité, le tableau nous cède le passage. Je me faufile agilement derrières les lionnes et absorber par leur conversation, elles ne s'aperçoivent pas de ma présence. Leur salle commune ne ressemble pas du tout à la notre, tout est si rouge si or si éclatant que s'en fait mal aux yeux. Il y a une cheminée comme dans celle des Serpentards, mais leur feu est rouge et non vert. Ils ont des fauteuils, des tables et une vu sur le parc. Ils ont aussi des tableaux représentants d'anciens Griffondors, nous on a qu'un tableau qui représente Helga Poutsouffle en grandeur nature. Dans notre salle commune, il y a une immense fenêtre où on peut voir le lac et une partie du parc et il y a des coussins pour qu'on s'assoit contempler la magnifique vu. On a aussi des plantes et des fleurs qui ne meurent jamais et des sofas en cuir noir et un mur peint en jaune soleil.
J'observe alentour pour voir si Sirius se retrouve ici, mais ne vois que Lupin, Potter et Pettigrow jouant aux échecs. Je remarque alors deux portes, ce sont sûrement les dortoirs. Maintenant il faut que je sache lequel est pour les garçons. Une fille rentre dans le dortoir de droite, alors rapidement je vais dans celui de gauche. Je ris, ces Griffondors sont trop aveugles ! Rentrée dans les dortoirs, il faut maintenant que je découvre celui réservé aux septièmes années. Je parcoure du regard les sept portes et choisi une par hasard.
- Hé !
Je referme la porte aussitôt en voyant un gars maigrichon en boxer. Après deux autres essais, je tombe finalement sur la bonne porte. Sirius est couché sur le ventre sur son lit, la tête dans l'autre direction. Je m'avance à pas feutrer et remarque qu'il est torse nu. Il a des muscles bien dessinés et quelques grains de beauté parcourant une peau blanche sans bouton. Rendu proche du lit, je me déclare en faisant un petit toussotement. Sirius tourne la tête vers moi et me sourit. Je reste debout devant lui ne sachant pas vraiment quoi dire ou faire, il tapote sa main sur son matelas m'invitant à m'asseoir. Je m'assis donc et de son bras fort il me pousse pour que je me couche contre lui. Je ne me fais pas prier, je me colle savourant ce moment intime avec lui.
- Comment t'as fait pour arriver ici ?, questionne-t-il les sourcils froncés.
Je vire mes yeux à l'envers.
- Ah secret de Violetta Rose !, déclare-je me rappelant ce qu'il avait dit le jour où il est arrivé à l'improviste dans mon dortoir.
Il me plaque un bec sonore sur la tempe et émet un rire ressemblant à un aboiement.
- Dis, on sort ou pas ensemble ?, demande-je en le faisant face.
Il redevient sérieux.
- Je ne sais pas, m'indique-t-il le regard sincère.
- Comment ça tu ne sais pas ?, m'écrie-je.
- Je te l'ai déjà dit et puis je pensais que t'avais un petit-ami, rétorque-t-il la mine sévère.
Ah, j'ai complètement oublié ce petit détail.
- Je n'ai jamais eu de petit-ami de toute ma vie, lui confie-je.
Il ouvre la bouche.
- Alors tu m'as menti.
- Oui, mais j'étais fâchée parce que tu sortais avec Wright, avoue-je nerveusement en évitant son regard.
Il esquisse un sourire tendre et penche la tête pour m'embrasser sauf que je le pousse aussitôt.
- On ne sort pas ensemble, on ne s'embrasse pas, formule-je.
Je lui fais une grimace et il semble étonné par mon changement d'humeur.
- Comme tu veux, murmure-t-il la voix remplie de tristesse.
Il me faut plus que ça pour me faire céder ! Je vous le dis. Je décide de poser toutes ses questions qui me perturbent depuis deux jours.
- Si t'es amoureux de moi pourquoi est-ce que tu ne veux pas sortir avec moi ?
Il soupire l'air exaspéré. Je ne sortirai pas d'ici tant ce qu'il me dit aura du bon sens.
- C'n'est pas que je ne veux pas, c'est juste que... que je ne suis pas sûr..., commence-t-il.
- Être sûr de quoi ?, l'interrompe-je décidé à comprendre son charabia.
- Être sûr de mes sentiments, répond-t-il en baissant les yeux.
Un poids de la taille d'un camion étouffe mes poumons m'empêchant de respirer. Je viens de prendre la nouvelle comme un coup dans le dos.
- Donc tu m'as menti ? Tu dis être amoureux de moi, mais ce n'est pas vrai..., ajoute-je la voix cassée.
- Non, c'est pas ça..., retire-t-il immédiatement.
Je me lève du lit.
- Alors c'est quoi ?, m'emporte-je.
Il se lève face à moi, de l'autre bord du lit.
- Je ne sais pas aimer, avoue-t-il d'un ton enroué.
- Comment ça que tu ne sais pas aimer ? Oui tu sais aimer !, explose-je.
- Non, affirme cet imbécile.
- Oui, tu aimes tes amis, non? Tu aimes les filles avec qui tu es sorti, confirme-je.
- Oui j'aime mes amis et non je n'ai jamais vraiment aimé les filles avec qui je suis sorti.
Il m'énerve ! Je ne sais pas quoi lui dire pour le résonner, pour qu'il accepte ses sentiments et pour qu'il arrête de penser qu'il ne sait pas aimer. Tout le monde sait aimer ou apprend à le faire. Un reste un moment silencieux, face à face, le lit nous séparant, on se regarde et une bouffée d'amour m'envahit et je regrette de m'être emportée.
- Violetta, je crois être amoureux de toi et si on sort ensemble, je vais tout gâcher. Je ne sais pas comment..., lance-t-il me regardant dans les yeux.
J'ai de la peine, pour lui et pour moi. On est comme des enfants, des débutants dans cette aventure qu'est l'amour. J'avale ma salive et annonce:
- Sirius, moi je suis amoureuse de toi, je veux qu'on sorte ensemble et tu ne gâcheras rien. Je t'apprendrai à aimer.
Il ne dit rien et toute la peine du monde dans la voix, je lui dis:
- Je te laisse réfléchir.
Je me détache de cette image en face de moi et me précipite vers la sortie. Je ne pleure pas parce que c'est lui qui va mal et que un de nous deux doit de rester fort.
Mardi
Je triture nerveusement ma cravate, depuis hier, précisément depuis ma conversation avec Sirius, mes tics ont décuplés d'énergie. Il n'y a pas une minute où je suis libérée d'eux.
- Gros caca !, lance-je à une fillette assis devant moi dans la Grande Salle.
Elle me fixe et croit avoir halluciné, car elle détourne la tête et continue à parler à son amie. Je me tape le crâne avec mon couteau et une main apparue de nulle part me l'enlève. Dan s'assoit à côté de moi.
- Alors Vi, qu'est-ce qu'il y a ?, demande-t-il inquiet.
- Rien, mens-je.
- Tu mens, affirme Dan.
- Comment tu sais ?
- Tu fais toujours la même grimace quand tu mens.
Argh, que le monde aille chier ! Je ne pourrais pas être une fille normale pour une fois.
- Mais tu es très jolie quand tu le fais, rajoute mon frère voyant que je ne suis pas dans mes meilleurs jours.
Je lui jette un regard qui se veut noir, mais qui devient rapidement un regard reconnaissant.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, continue mon frère.
J'évite de croiser ses yeux.
- C'est compliqué.
- Tu sais que compliquer ou non, je veux une explication, indique mon frère gentiment.
Quoi dire ? Je ne veux pas lui révéler à propos de Sirius et moi, je risque de voir Sirius salement amoché après le passage furieux d'un grand frère protecteur et déjà qu'il va mal, ne le faisons pas souffrir encore plus.
- Je ne veux pas te le dire.
Mon frère est vexé, je le sens. Il se lève.
- Quand tu voudras, je serai là pour t'écouter.
Je suis contente qu'il ne m'est pas poussé à lui dire ce qu'il n'allait pas, d'habitude il le fait, mais je crois qu'il a senti que c'était plus dure cette fois-ci. Je continue à me goinfrer de gruau quand je croise les yeux de Sirius à sa table.
Sirius
J'ai de la misère à soutenir le regard de Violetta. Elle ne va pas bien et ça se voit. Elle a des grosses cernes mauves sous ses yeux verts, une mine de déterrer et elle n'arrête pas de se frapper. Je vois du coin de l'œil Mcgonagall particulièrement inquiète de son état et je le suis tout autant. Le pire s'est que je sais que c'est de ma faute, elle ne comprend pas que je ne puisse pas savoir aimer. Je passe une main sur mon visage. J'ai honte. C'est nos parents qui nous montrent comment aimer, je l'ai appris en voyant les parents de James. Les miens ont été si durs envers moi si cruel pour l'enfant que j'étais que j'ai peur d'être dure, d'être méchant envers la fille que j'aime.
James, Peter et Remus. Je les aime en ami, en frère. Ce n'est pas le même amour, je me moque, fais de blagues et rigole avec eux. Je peux même les frapper et ils savent que je tiens à eux.
Les filles avec qui je suis sorti. Je ne les ai pas vraiment aimé, c'était surtout charnelle, physique. J'aimais aussi le fait qu'elles m'appréciaient ou semblaient en extase devant moi. Elles se sentaient privilégier parce qu'une personne populaire les avait choisies. Je sais qu'il y a en qui étaient amoureuse de moi, il n'y avait pas beaucoup, mais je ne savais jamais quoi faire quand elles l'étaient.
Et puis Violetta, ce n'est pas comme les autres filles. Je suis tombée amoureux d'elle et c'est la première fois que ça m'arrive. Hier, j'ai discuté avec James de mes démons intérieurs et il m'a expliqué que si je ne fonçais pas, je ne saurai jamais ce que c'était d'avoir la fille qu'on aime dans les bras. Que si je laissais passer cette opportunité juste parce que j'avais peur d'aimer comme mes propres parents, j'allais le regretter. Il m'a aussi dit que je n'étais pas comme mes parents, je n'étais pas froids, durs et méchants comme eux. J'étais mieux et meilleure personne. Je l'ai cru et quand Violetta est apparue dans mon dortoir et qu'elle est venue se coller contre moi, j'ai fondu et je n'ai pas pu lui expliquer ce que je ressentais au plus profond de moi.
J'ai horriblement honte de ce que je lui fais subir juste parce que je ne suis pas capable d'assumer mes vrais sentiments. Je ne mérite pas ma place à Griffondor.
Violetta
Je suis derrière une étagère pleine à craquer de livres dans la bibliothèque. Je me cache du regard de Mrs. Pince et observe Regulus Black entrain de lire assis confortablement sur un sofa. J'enlève un livre pour mieux le voir. Je suis si subtile qu'il ne se rend pas compte que je joue ma voyeuse indiscrète. Bon ok, il m'a souris il y a quelques instants, mais ça ne veut strictement rien dire !
Je l'avoue, je suis nulle ! Je n'ai jamais été discrète de toute ma vie, mais j'essaye au moins. Je m'avance tranquillement vers lui et m'assis dans le sofa de gauche. Il ne lève pas ses yeux de son livre alors je lui touche la joue. Il grogne et je lui retouche la joue. Il ferme son livre et me fusille du regard. Je lui fais mon plus grand sourire.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Te parler.
Il ne dit rien et je lui fais mes gros yeux de poisson. Il soupire.
- T'es qui au juste ?, réplique-t-il.
Je suis vexée, voyons tout le monde est supposé me connaître !
- Je suis Violetta Rose, lui indique-je avec un ton mauvais.
- Et qu'est-ce que tu veux ?
Je lui fais une grimace, par où commencer ?
- Te parler, répète-je hésitante.
- Alors parle, s'exclame-t-il.
Il me regarde comme si j'étais stupide. Excusez-moi, mais mon cerveau n'a pas la taille d'un pois ! Pfff.
- Tu vois ton frère..., commence-je.
- J'aurais dû le savoir que c'était pour lui ! On vient me voir que pour lui, chiale-t-il.
Je pense que je l'ai blessé, mais moi j'ai une très bonne raison de lui parler de son frère.
- Je m'excuse d'avance alors.
Je tire la langue et fronce le nez.
- Est-ce que tu te moques de moi, maugrée-t-il.
Je comprends qu'il a mal interprété mes tics, il l'a pris personnel le pauvre.
- Non, j'ai juste le syndrome de Gilles de la Tourette, lui explique-je.
- Ah.
La majorité des gens ne savent jamais quoi dire après une telle révélation, mais je m'en moque. Il y en a qui savent même pas c'est quoi.
- Alors je voulais savoir si ton frère a déjà subi un traumatisme l'empêchant d'aimer qui que se soit, ajoute-je la seconde d'après.
Oups, c'est sorti tout seul ! Regulus me regarde étonné assimilant ce que je viens de débiter, puis, il éclate de rire. Il se tord littéralement de rire, les mains sur son ventre et je ne peux m'empêcher de rire avec lui. Quand je croise le visage réprobateur de Mrs. Pince, je me tais instantanément.
- Ça fait longtemps que je ne riais pas comme ça, s'exclame le petit frère à Sirius en reprenant son souffle.
Je fais une grimace digne de moi et il me sourit. Quand il sourit, il est carrément le portrait craché de Sirius. C'est attendrissant !
- Non, il n'a jamais subi de traumatisme l'empêchant d'aimer, répond-t-il finalement.
- Ah d'accord.
Je suis rassuré sur ce point.
- Est-ce que je pourrais savoir pourquoi tu me demandes ça ?, demande-t-il doucement.
Demandé de cette façon, je ne vois pas pourquoi je ne lui dirais rien.
- Et bien, on est amoureux l'un de l'autre...et il ne veut pas sortir avec moi parce qu'il ne sait pas aimer.
J'observe sa réaction, il semble réfléchir.
- C'est ce qu'il dit, rajoute-je.
Il reste silencieux.
- Tu vois, Sirius n'a pas eu une enfance facile et il a peur que tu subisses ce qu'il a subi par rapport à l'amour. Il pense sûrement qu'il ne sait pas aimer parce qu'on ne lui a pas montré, dit-il d'une voix grave et douce à la fois.
On dirait que Regulus et Sirius n'ont pas vécu ensemble. Son petit frère me regarde d'un air triste et je serre sa main avec la mienne. La vie est cruelle.
J'espère que vous avez aimé. J'ai hâte de voir vos commentaires à propos de ce chapitre ! N'hésitez pas à reviewer !
