Hello à tous :)

C'est avec beaucoup d'émotion que je poste aujourd'hui l'épilogue de Milky Daddy qui sonne le glas de l'achèvement à cette fic qui m'a pris plusieurs mois et qui je l'espère vous aura bien plu. Je suis assez contente de cet épilogue et du chapitre dernier qui renouent vraiment avec l'esprit de départ de la fic que j'ai craint un moment d'avoir perdu.


Epilogue


Ron jeta un énième regard au ciel en avisant de Blaise qui se rongeait les ongles au dessus du berceau du bébé. Cela faisait quatre jours que lui et Draco avaient mis au monde leurs enfants et Ron ne pouvait détacher ses yeux de la magnifique petite fille métissée qui dormait dans le couffin. Elle avait de belles joues rondes et des bras potelés qui n'avaient pas manqué de faire rire Draco dénonçant son appétit gargantuesque pendant la grossesse. Lorsqu'elle ouvrait les yeux, elle les avait clairs, à mi-chemin entre le bleu de Ron et le vert sombre de Blaise. Ron la trouvait objectivement magnifique et ne trouvait pas, contrairement à Draco, qu'elle avait quelques kilos en trop. Elle était seulement bien portante, et c'était bien compte tenu du fait qu'elle était née un mois à l'avance. Il caressa la petite joue rebondie en souriant, effleura le crâne pourvu d'un fin duvet brun déjà frisé. Il était content qu'elle ait les cheveux indomptables de Blaise. Il riait d'avance de l'acharnement de Ginny et sa mère à lui tresser sa tignasse sauvage.

"Arrête de stresser." lança-t-il à Blaise en passant une mains dans son dos.

"Comment veux-tu que je sois calme dans ces conditions ?" répondit le serpentard du tac-au-tac. Ron soupira.

"Ecoute... On a juste un peu de mal à trouver un prénom correspondant à sa grande beauté. Ce n'est rien.

-Mais ça fait quatre jours Ron ! Quatre jours ! Le Ministère nous a laissé jusqu'à demain soir pour l'enregistrer au bureau des naissances..." Le rouquin l'embrassa sur la joue et dit avec amusement :

"Moi j'aimais bien Sans Titre n°1..." Blaise grogna et Ron laissa tomber l'humour.

Entra alors Mme Pomfresh dans les appartements qui avaient été mis à leur disposition dans une aile peu fréquentée du château en attendant qu'ils trouvent tous refuge pendant l'été au Square Grimmault. Elle s'approcha avec prudence et en silence et observa l'enfant qui dormait à poings fermés. Elle sourit aux deux pères qui contemplaient le poupon avec fierté et agita sa baguette sur le berceau. Une série de sorts fit valser différentes lumières autour du bébé et une série de chiffres s'imprima en fumerolles dorées. Mme Pomfresh les observa, concernée, et nota scrupuleusement des informations sur un carnet épais, celui qu'elle utilisait depuis le début de la grossesse de Ron pour tout consigner. Lorsqu'elle eut fini, elle s'adressa aux parents à voix basse :

"Les diagnostics ne révèlent rien d'anormal et je suis confiante mais il serait plus pratique de la réveiller pour les derniers contrôles." Blaise hocha la tête, sérieux comme la mort, et prit sa fille dans le berceau avec mille précautions. Il la berça contre lui et déposa des baisers sur ses énormes joues. La petite fille grimaça dans son sommeil et Ron caressa sa petite main avant d'y déposer un bécot. Elle s'éveilla doucement en papillonnant des yeux et découvrant Ron esquissa un sourire à moitié endormi avant de tende un bras vers lui. Blaise la lui passa et elle vit aussi Mme Pomfresh à côté de son deuxième père. Sa bouche s'élargit encore une fois et la vieille infirmière s'enthousiasma :

"Oh regardez... A peine réveillée et déjà tout sourire. Cette enfant est un délice !"

Ron et Blaise sursautèrent et regardèrent l'Infirmière, l'enfant, puis échangèrent une œillade complice.


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A quelques dizaines de mètres de là, un bébé pleurait d'une voix forte, cherchant à attirer l'attention de ses pères qui sommeillaient impunément dans le lit à côté de son berceau. Draco ouvrit un œil fatigué et vit Harry se lever pour maladroitement se saisir du petit garçon en couche blanche et le coller contre son torse en s'asseyant sur une chaise. Il fit semblant de dormir pour observer son petit-ami interagir avec leur fils. ça se sentait dans ses gestes que Harry n'était pas habitué aux enfants. Il avait grandi dans une famille où son cousin avait son âge et n'avait connu comme enfants que ses propres camarades de classe. Draco comprenait ce rapport étrange et presque émerveillé qu'avait Harry face aux bébés car il avait le même en tant qu'enfant unique. Il se souvenait de la gaucherie avec laquelle il avait réceptionné le nourrisson tout rouge et plissé que Mme Pomfresh lui avait tendu après l'avoir nettoyé, après que sa magie ait remodelé son corps tel qu'il était à l'origine. Il avait eu alternativement peur de pas assez puis de trop le serrer. Les trois jours qui avaient suivi, sa mère avait été là pour leur montrer à Harry et à lui quels gestes avoir et quelles choses surveiller pour prendre soin du bébé. Ils lui avaient trouvé un joli nom, inconnu, qui avait surgi de l'esprit de Harry et qui avait beaucoup plu à Draco : Calizandre. Il y avait dans ce mot à la fois de la grandeur et de l'exotisme mais aussi une étincelle de folie qui cautionnerait un tempérament curieux. Peu importe ce que cela pouvait bien signifier ou si ça ne signifiait rien, c'était singulier et élégant et c'était ce qui comptait. Un nouveau nom pour une nouvelle vie.

Alors que Harry caressait de l'index le nez du bébé, Draco osa parler, surprenant le gryffondor qui le croyait endormi :

"Je veux que Weasley soit le parrain." Harry le fixa quelques minutes, cherchant à déterminer s'il y avait une plaisanterie sous-jacente. Puis, méfiant mais intrigué, il osa lui demander :

"Ron ? Pourquoi tu veux que Ron soit le parrain de Calizandre ?" Draco se redressa et croisa obstinément les bras.

"Parce que." Harry hocha la tête et se leva. Il s'approcha du lit et tendit Calizandre à Draco qui, en tailleur, le prit dans ses bras et le positionna contre son épaule, laissant une myriade de baisers sur son crâne lisse.

"Je vais lui demander." Draco eut le temps de rattraper son petit ami par le bras et clarifia en le regardant dans les yeux :

"Tu lui dis juste que tu as proposé et que j'étais okay." Le brun sourit.

"D'accord." Il embrassa son petit-ami sur la joue, touché par son sentimentalisme enfoui et partit à la recherche de son meilleur ami. Draco ne l'aurait probablement jamais dit à Ron mais il était clair qu'il le considérait comme un ami, un très bon ami.


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A la fin de l'année scolaire, un mois et demi après la naissance de Délice et Calizandre, Dumbledore activa le réseau de cheminette pour que les quatre nouveaux parents se rendent au Square Grimmault où ils seraient en sécurité. Les semaines de l'été s'étirèrent comme les tartines que Ron trempait le matin dans son bol de chocolat et ils apprirent à gérer un enfant, à l'aimer, et à s'en agacer parce qu'ils étaient encore jeunes et impétueux. Molly Weasley, Isabella Zabini et Narcissa Malfoy étaient d'une grande aide et leur permettaient de prendre du temps pour eux, que ce soit pour seulement rire ou jouer aux échecs ou pour faire l'amour. Parce qu'en toute franchise, Ron et Draco souhaitaient de nouveau profiter de leurs corps de jeunes hommes de dix-sept ans. Les pères porteurs qui n'avaient pas pu passer leurs examens comme leurs camarades devaient en plus compter sur des heures de cours dispensées par leurs professeurs à domicile et obtinrent leur diplôme fin août après un rattrapage exceptionnel. Comme il était inenvisageable qu'ils manquent leur Septième Année et qu'ils laissent les enfants derrière eux, Dumbledore leur attribua à nouveau des quartiers particuliers, petits mais fonctionnels qu'ils décorèrent à coup de sorts amusants.

Bien sûr, la menace qu'était Voldemort était toujours présente mais moins prégnante grâce aux aveux de Lucius Malfoy qui était de nouveau enfermé à Azkaban. De nombreux mangemorts, parmi les plus engagés dans les plans du Lord, avaient été arrêtés et enfermés dans la sordide prison magique. Voldemort était privé de ses alliés et il lui faudrait probablement plusieurs mois voire un an ou deux avant de recouvrer le prestige et la puissance accumulés depuis son retour. C'est dans ce contexte que Narcissa se présenta au Square, six mois après la naissance des enfants. Elle portait une robe de soie bleu au col strict et ses cheveux étaient ramenés en un chignon qu'on ne lui voyait guère. Draco comprit tout de suite qu'elle avait été voir son père en prison à la mine triste qu'elle arborait. Lucius avait de nombreux défauts, à commencer par son obstination et son orgueil mais aucun de ces deux traits n'égalait sa lâcheté. Si sa rémission lavait une partie de son indignité, il restait des points à éclaircir s'il voulait reconquérir le cœur des siens. Mais à en croire le sourire maigre mais présent que la fille des Black arborait en se présentant devant son fils, celui-ci sentit un poids énorme s'ôter de son estomac.

Elle demanda à ce que Harry soit aussi présent et il parut évident que Lucius avait parlé du bébé.

"J'ai vu ton père ce matin. Il m'a demandé de te remettre ceci en précisant qu'il en a fait envoyer une copie à Dumbledore pour qu'il le remette au notaire de notre famille." Draco tendit la main et se saisit du rouleau scellé du Ministère pour briser la cire rouge. Il parcourut des yeux l'acte et Harry l'interrogea timidement du regard. Draco décrivit :

"C'est une révision de son testament. Il vient d'y coucher le nom de Calizandre en tant qu'héritier légitime au second degré." Harry grimaça, peu familier avec les termes techniques.

"ça veut dire qu'il considère que Calizandre est mon fils légitime et que je suis moi-même son héritier unique." Harry sourit alors, rassuré :

"C'est plutôt bien, non ?" Son enthousiasme toucha Narcissa qui rit doucement et s'approcha de la poussette dans laquelle somnolait son petit-fils. Elle se saisit de lui quand il ouvrit les yeux et la fixa avec insistance et le fit doucement danser dans ses bras. Le petit garçon daigna lui sourire après quelques minutes de valse.


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"Qui c'est le parrain de Délice ? Qui c'est... ? C'est Gré-go-ryyyyyy !"

Hermione regarda son petit ami avec stupéfaction. Ils étaient tous les deux au Terrier pour garder Délice, âgée d'un an, qui souriait aux bêtises de son parrain d'un air indulgent qu'elle avait probablement hérité de Blaise. Ses deux pères étaient sortis en boîte en ce samedi soir béni de répit parental et le reste des Weasley était parti en Roumanie rendre visite à Charlie. Depuis qu'ils avaient quitté l'École, les jeunes avaient établis leurs quartiers au Square mais rendaient souvent visite à Molly, Arthur et Ginny au Terrier. Hermione attrapa le dragon en peluche arrivé quelques jours plus tôt par hibou et le tendit à la petite fille qui l'attrapa pour donner des coups dans le nez de son parrain qui la chatouilla pour se venger. La jeune femme s'appuya contre le dos de son petit ami qui s'agitait en tous sens au-dessus du berceau pour faire rire le bébé aux grands yeux clairs et au teint café au lait.

"Tu ne devrais pas lui parler comme ça, elle n'est pas stupide." Grégory sourit et chatouilla la joue de l'enfant.

"Elle fait pareil avec moi." Hermione éclata de rire et passa ses bras autour de la taille du serpentard, inspirant son air dans sa nuque.

"Tu crois vraiment qu'ils sont en discothèque à se trémousser sur la piste ?" demanda-t-elle distraitement. Il eut un rire moqueur.

"Oh ils sont certainement en train de se trémousser mais si tu veux mon avis, ils ne sont plus en discothèque..." Elle sourit à son tour.

"Et ça ne te donne pas envie ?" Grégory frémit.

"De les imaginer... Brr... Non merci." Elle éclata de rire et passa sa main sous son t-shirt à l'effigie de la S.A.L.E pour caresser ses pectoraux. Elle embrassa ensuite son cou et lui mordilla la nuque. Grégory eut un frisson de désir et d'un coup la repoussa pour dire :

"Okay Délice... Il est temps de faire dodo. Parrain revient dès qu'il aura mis le cousin en route !" Sur ces derniers mots, il entraîna Hermione à sa suite et éteignit la lumière après avoir branché le baby-phone magique.


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Un jour, alors que Délice et Calizandre avaient deux ans, Blaise s'était éveillé seul dans le lit qu'il partageait avec Ron au Square Grimmault. Il était descendu, surpris, dans la cuisine, persuadé d'y trouver le rouquin qui se réveillait rarement avant lui. En se rapprochant, il avait alors entendu le bruit du bois qui se brise et avait accouru dans le salon. Draco était en train de lancer tous les meubles qu'il pouvait sur les murs et réduisait en miettes ceux qui étaient trop lourds à coup de sortilèges. Blaise avait eu du mal à l'arrêter et ce ne fut qu'après plusieurs heures que le blond daigna lui donner la lettre froissée qu'il tenait crispée dans sa main. C'était un mot très court signé de la main de Harry. Il disait qu'il partait sans aucune possibilité de leur donner des nouvelles et qu'il ne savait pas combien de temps il serait absent mais qu'il lui fallait détruire Voldemort à tous prix et qu'il y avait un moyen mais qu'il ne pouvait pas en dire plus. Blaise, pâle comme un linge sous sa peau d'ébène, était remonté dans sa propre chambre et avait trouvé une lettre similaire de la main de Ron qui annonçait le départ de ce dernier pour suivre Harry et le soutenir dans son entreprise. Sans surprise, Grégory aussi était descendu de sa chambre la mine maussade, tenant à la main une lettre d'Hermione lui demandant de prendre soin de Draco et Blaise et des enfants. Ils étaient restés silencieux les trois jours qui avaient suivi sauf lorsqu'ils s'occupaient des enfants, eux aussi anormalement calmes.


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Évasion de Lucius Malfoy : l'Angleterre tremble de savoir le bras droit de Voldemort en liberté.


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Dix mois après sa disparition, Harry poussait la porte du Square, suivi de près par Lucius Malfoy, Ron et Hermione et s'était effondré en larmes dans les bras de Draco qui ne put se retenir de lui coller quelques coups rageurs dans l'épaule avant de pleurer à son tour. Blaise et Ron avaient été plus sobres, moins prompts à s'en vouloir, et s'étaient serrés l'un contre l'autre, riant en entendant les pleurs de Délice à l'étage et s'y précipitant. Grégory quant à lui avait embrassé Hermione sans arrêt jusqu'à ce qu'elle soit prise d'un fou rire à son tour. Lucius Malfoy était resté en retrait en observant étrangement son fils puis, Harry s'était décollé de Draco et avait poussé le blond dans les bras de son père. La Gazette du Sorcier du lendemain avait annoncé la chute de Voldemort et l'incarcération des derniers Mangemorts. Il était fait mention dans un encart bien trop petit que Lucius Malfoy, qu'on avait annoncé comme évadé quelques mois plus tôt, avait en réalité pris part à la capture de nombreux sympathisants du Lord Noir.


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Comme pour chaque anniversaire de Délice et Calizandre, tout le monde se réunit au Manoir Malfoy qui présentait l'avantage d'un grand jardin qui permettait la mise en place d'activités en plein air réjouissantes qui plaisaient autant aux petits qu'aux grands. Comme chaque année, Molly, Narcissa et Isabella investissaient la cuisine pendant quatre ou cinq heures pour préparer toute sorte de gâteaux et de boissons pour le plus grand plaisir de Ron qui venait bien trop souvent contrôler l'avancement du goûter. Il manquait toujours mystérieusement un élément sur la table après sa visite et les grands-mères s'affairaient alors en rouspétant pour composer une nouvelle pâtisserie. Généralement, le rouquin allait annoncer aux invités qu'ils devraient encore patienter un peu mais était presque toujours intercepté par Blaise dans le vestibule qui l'accusait d'être un menteur doublé d'un voleur et qui l'emmenait quelques pièces plus loin pour lui faire passer l'envie de recommencer. Souvent alors, Draco pestait qu'on ne pouvait pas compter sur les belettes et se précipitait, furax, à l'intérieur dans l'intention de remonter les bretelles à l'incapable parrain de son fils. Par le plus grand des hasards Harry finissait à coup sûr sur sa route et ils décidaient eux aussi d'aller se disputer dans une salle secrète de l'imposante propriété. Et à n'en pas douter, c'était Grégory qui se retrouvait à répondre aux "Il est où Papa ?" et "T'as pas vu Papou ?" des enfants mis à l'honneur.

Hermione observa son fiancé avec attendrissement. Grégory avait vraiment la fibre paternelle. Elle fut distraite de ses pensées par Ron qui arrivait, un grand sourire béat aux lèvres, et qui réceptionnait un Calizandre blond comme la lune sur son torse musclé.

"Parrain ! Je cherche Papa, tu l'as pas vu ?" Ron se racla la gorge, manifestement au courant de là où se trouvait Draco, mais qui apparemment ne convenait pas d'être dit au petit garçon de six ans.

"Euh... Non non... Pas vu... Mais je crois que Mamie Sa' a parlé de chocogrenouilles égarées sur la table basse du salon." Calizandre afficha un sourire complice, cligna de l'œil et alla chercher Délice qui jouait à Un tour en Hippogriffe sur le dos de Grégory. Ils disparurent alors tous les deux en direction de la grande baie vitrée du salon et Hermione ne doutait pas que Ron n'ait laissé sur la table que les cartes des chocogrenouilles. Grégory s'approcha d'Hermione pour l'embrasser et elle lui sourit, les yeux pétillants de joie.

"Tu crois que c'est le moment ?

-Pourquoi encore attendre... Nous sommes sûrs après tout." Il la serra dans ses bras et Ron leur jeta un regard suspicieux.

"Qu'est-ce que vous mijotez tous les deux ?" Grégory prit son air le plus innocent possible et fit l'étonné :

"Nous ? Mijoter ? Non..." Ron sembla chercher dans leurs yeux la vérité et Hermione lui tapota le bras.

"Tu verras bien tout à l'heure quand les autres seront là."

Le rouquin dut donc contenir sa curiosité jusqu'au soufflage de bougies après lequel les deux garnements ouvrirent leurs cadeaux en piaillant et en se disputant. C'était comme cela chaque année depuis qu'ils savaient marcher et babiller et cela finissait toujours par un poing colérique de Délice dans l'œil de Calizandre qui lui tirait alors les cheveux quand Blaise ou Ron, fâché, imposait à sa fille de faire un bisou à son cousin pour se faire pardonner. S'en suivait généralement des pleurs mais lorsqu'ils finissaient tous les deux consignés dans leur chambre pour les dix minutes à venir, on les retrouvait en train de jouer ou de rire gaiement. Mais cette fois-ci dérogea à la règle car Grégory se pencha sur Délice pour lui souffler quelque chose à l'oreille et elle murmura fébrilement à l'oreille de Calizandre en suivant. Ils se levèrent tous deux et vinrent se placer devant Hermione et Grégory qui se tenaient la main. L'assistance avait bien entendu suivi le manège mais tous, oncles, tantes, cousins, amis, jouèrent le jeu et attendirent que Délice ne se mette à crier :

"Eh oh vous tous ! Écoutez ! Tatimione et Parrain doivent parler !". Ils firent un peu la sourde oreille jusqu'à ce que Calizandre ne demande à Harry de lui donner une grosse voix à l'aide d'un sonorus. Draco fit les gros yeux à son petit-ami mais le laissa faire, un sourire amusé aux lèvres. Calizandre s'éclata à les assourdir en criant :

"CHUUUUT TOUT LE MONDE !" et Délice le remercia en riant de son rire en cascade. Ils laissèrent alors la parole à Hermione et Grégory qui attendaient en souriant, leurs doigts toujours liés.

Ce fut la jeune femme qui prit la parole, visiblement émue :

"Bonjour à tous... On voudrait profiter de l'événement, et avec l'autorisation de Délice et Calizandre..." Les deux enfants bombèrent le torse avec fierté, Délice tapotant le ventre de son parrain pour attirer son attention.

"… pour vous annoncer quelque chose qui nous rend très heureux avec Grégory." Le serpentard sourit en entourant sa fiancé d'un bras protecteur. Elle se colla à lui et dit d'une voix un peu excitée :

"Nous attendons un enfant..." Aussitôt les hourras et les sifflements retentirent et une masse informe les entoura pour les féliciter, embrassant les joues d'Hermione et serrant la poigne d'acier de Grégory. Les deux heures qui suivirent furent consacrées aux élucubrations sur le sexe du bébé et sur l'avancement de la grossesse. A la fin de la journée, lorsque quelques personnes dont Harry et Ron s'approchèrent pour toucher le ventre d'Hermione, la jeune femme éclata de rire et les détrompa immédiatement :

"Ah non non... En fait c'est Greg qui porte l'enfant..." Les mains tendues de Ron et Harry s'arrêtèrent à mi-chemin, leurs propriétaires ouvrant des yeux exorbités et un attroupement se forma autour d'une Mme Pomfresh évanouie.


FIN DE LA FANFICTION

~MILKY DADDY~


Alors déjà... Je tiens à dire que je recevrai vos tomates en pleine poire avec grande joie parce que c'était vraiment trop bon d'écrire cette fin telle quelle. Je ne sais pas si ça vous aura fait rire mais moi si. Et comme j'écris aussi pour moi, je suis satisfaite.

Et je tiens à m'excuser auprès de Mme Pomfresh pour le rôle que je lui fais tenir dans cette fic débile... Mais perso, elle m'a fait craquer...


Ce fut une écriture périlleuse (pas du tout mon style de fic normalement) et mouvementée (petit creux au milieu avec perte d'inspiration) mais j'ai repris du poil de la bête sur la fin et je suis globalement assez satisfaite du résultat.

Je le rappelle Milky Daddy était une fic à visée un peu moqueuse quant au drarry et au m-preg, donc le burlesque qui peut ressortir, est sinon revendiqué au moins assumé.

En espérant que vous vous serez bien amusés et Hasta Luego, nous nous reverrons bientôt !

Westy'


P.S : Il est évident que je remercie les personnes qui ont commenté, suivi ou ajouté la fic en Fav, ça fait ziziiir (normalement j'ai répondu et répondrai à tous les commentaires par mp ou sur mon profil pour les anonymes).