Chapitre 9 : End ?

Quelques mois s'étaient écoulé depuis. Bboy se remettait petit à petit de ses blessures, soutenu par les autres habitants du manoir. Malheureusement, comme Bill l'avait prédit, le génie n'avait plus produit un mot. Ses cordes vocal s'étaient soigner, mais le traumatisme le gardait muet. Alors le leader prit sur lui et proposa aux génies et aux autres d'apprendre le langage des signes pour facilité la discussion entre eux.

Évidemment, Bboy avait refusé, grimaçant et semblant hurler comme quoi il n'était pas faible, qu'il n'avait pas besoin de leur pitié. Son état psychologique inquiétait de plus en plus le leader et ses amis. Il s'enfermait dans sa chambre, descendait de moins en moins pour manger.

Ce fut quelques jours plus tard que Pierre eu marre. Il prit un plateau où il posa une assiette bien remplie ainsi qu'une bouteille d'eau et une petite bouteille de jus de fruit et monta à la chambre du génie. Bboy ne voulait pas d'aide de manière douce, alors il allait utiliser la manière forte. Il ouvrit, ou défonça, à bon vous semble, la porte de la chambre d'un violent coup de pied, faisant sursauter l'habitant de la pièce. Le redstoner posa le plateau sur la table de chevet et s'avança d'un pas colérique vers le corbeau qui s'était réfugier dans un coin de la pièce en tremblant. Il l'attrapa par le col et le tira vers le lit pour l'y balancer.

- TU COMMENCES A FAIRE RÉELLEMENT CHIER BBOY ! Cria Aypierre. TU TE REND COMPTE UN PEU DE L'INQUIÉTUDE QUE TU CRÉER AUTOUR DE TOI ?! NON MONSIEUR EST TROP ÉGOÏSTE !

Bboy avait reculer de peur face à l'éclat de voix du leader. Jamais il n'avait vu son ami aussi en colère. En tremblant, ses mains bougèrent, faisant un signe. Aypierre se calma directement, lui demandant de le refaire.

« Pardon »

Le génie continuait de signer « pardon » pendant que les larmes coulèrent sur ses joues. Oui, le génie avait, finalement, apprit le langage des signes. Le leader soupira et prit le corbeau dans ses bras, le berçant et lui chuchotant de douces paroles aux creux de l'oreille. Ça l'avait plus fait chier qu'autre choses de gueuler ainsi sur le génie, mais il n'avait pas eu d'autre choix pour le faire enfin sortir de sa bulle. Doucement, il se détacha de lui et lui posa le plateau sur les jambes, lui intimidant du regard de manger. Le génie baissa honteusement la tête et obéissait à l'ordre silencieux. Il mangeait lentement, pour éviter de se rendre malade. Il regarda du coin de l'œil le leader qui semblait dans ses pensées. « Il doit sûrement pensé à Aze » se disait-il. Cette pensée arracha un douloureux pincement au cœur. Il n'avait pas réussi a oublier ses sentiments pour l'homme aux yeux bleu lagon. Sans trop s'en rendre compte, sa main avait attraper la manche de son ami, l'arrachant de ses pensées. Le regard bleu plongea dans celui noir de l'autre.

Pierre y pouvait voir la détresse de son ami, mais une autre émotion, comme de … L'amour ? « Ne soit pas ridicule Pierre, il t'aime pas... » disait sa tête, mais son cœur ne pouvait espérer. Doucement, leurs visage se rapprochaient l'un de l'autre. Les lèvres se frôlèrent timidement une première fois. Pierre recula un peu pour observer la réaction du jeune homme en face de lui. Allait-il le repousser ? Allait-il prendre peur ? Temps de question qui l'angoisser, mais tout s'effaça lorsqu'il sentit les lèvres du génie sur les siennes. Un baiser plus féroce, plus désespérer. Un vrai appel au secours. Les bras du plus grand trouva rapidement leurs place autour des hanches du plus jeune, qui plaçait ses bras autour du cou du plus vieux. Les lèvres se séparèrent que pour laisser le temps à leurs propriétaires de reprendre leurs souffles avant de se retrouver une nouvelle fois. Ce manège dura une bonne dizaine de minutes avant qu'ils ne se séparent. Un sourire étirait les lèvres du leader. Doucement, il recula et signa presque avec tendresse les trois mots qui allait sortir le génie de l'enfer dans lequel il s'était plongé depuis trop longtemps maintenant. Le génie éclata en sanglot en voyant ce que le plus vieux lui signait. Maladroitement, ses mains tremblantes refit le même signe. C'était réciproque.

Le lendemain, les autres habitants furent soulagé de voir le corbeau installer avec eux pour le petit-déjeuner. Il était encore incertains dans ses geste et craignait les réactions trop excessifs, mais dans l'ensemble, il semblait aller mieux. Fukano et Fufu lancèrent un regard vers le leader, lui demandant silencieusement ce qu'il avait fait. Un sourire mystérieux leur répondit. Pierre détourna le regard lorsqu'il sentit quelqu'un lui tirer la manche. Bboy signa doucement quelque chose, incertains et butant sur certains « mots » du langage des signes.

- T'es sur Bboy ? Demanda le leader, auquel le génie hocha la tête. Ok. Bon les gars… J'ai une annonce à vous faire.

- Qu'est-ce qu'il y a Pierroux ? Demanda l'ananas de service.
- Bboy et moi sortons ensemble.

- ENFIN ! Crièrent certains.

Parce que oui. Tous n'étaient pas aussi aveugle que les autres. L'argent se distribuaient parmis les quelques personnes qui n'était pas surpris. Rapidement, la raison fit rire tout le monde : certains avait parier sur quand ils allaient se mettre ensemble.

Les mois passaient doucement, le couple filait le parfait amour, vivant toujours avec les autres au domaines Patrick. Puis les années passèrent et Nems fut sortit de prison. Il avait prit nettement moins qu'Azenet car il avait finalement porté secours au génie et s'était reconnu coupable de lui-même. Ce fut grâce à Bboy que l'homme au masque troll a pu revenir au domaine. En échange, il était au service du génie et des autres. Mais il ne s'en plaignait pas. En prison, il avait fini par oublier l'amour qu'il portait au génie, enfin, ses sentiments était passer à de l'amour à une affection fraternel. Azenet cependant avait plus cher et était rester en prison pour les 15 autres prochaines années. Il recevait des visites de temps en temps de ces amis. La plus surprenante fut celle de Bboy, accompagné par Pierre qui servait juste d'interprète. Le codeur ne pouvait oublier ce qu'il avait vu ou resentit. Pierre et Bboy ensemble, sa haine renaissante puis l'incompréhension et la douleur. Le regard que le génie avait lancer sur lui. Pas de dégoût, ni de peur, ni de haine. Juste… De la tristesse. Le génie était triste pour lui. Et il n'avait signer que trois mots que Pierre traduisait rapidement, voulant couper court à cette visite.

« Je te pardonne. »