Walut les gens. Ça va bien ? ^o^ J'ai réussi à trouver du temps pour écrire ce chapitre et j'en suis bien heureuse. ;-)

Mais bon, je vous laisse avec ce nouveau chapitre. (Comme d'habitude, je ferai les commentaires à la fin).

Bonne lecture. ^o^

Résumé rapide: Haytham est maintenant guéri de ses blessures et participe à la vie collective du village. Mais un jour, des guerriers trouvent un jeune homme qui demandera de l'aide pour sauver sa famille.


La végétation s'épaississait en ce début de printemps. Ils nous donnaient l'avantage de la furtivité. Le Soleil commençait sa descente vers l'horizon. J'étais accompagné d'une poignée de guerrier. Un trop grand effectif nous aurait trahis. Nous étions divisés en plusieurs groupes se partageant les trois accès au fort. D'après le plan qu'on avait élaboré ce matin-même, je devais pénétrer discrètement dans la forteresse et donner le signal avant de libérer les prisonniers. La razzia ainsi créée nous permettra de fuir sans nous faire voir.

Un guerrier vint me voir pour me signaler un chariot en approche. C'était mon unique opportunité pour pouvoir entrer dans ce fort. Je le suivis donc et le remercia lorsque nous vîmes mon futur cheval de Troie. C'était un simple chariot de marchandise et de fourniture. Il n'était même pas surveillé par des gardes, seul son propriétaire le gardait et le dirigeait avec son cheval de traie. J'activai ma furtivité et entrai dans le chariot à l'arrière, passant entre les rideaux Je me remis à la normale et me cachai parmi les articles. Nous étions maintenant à une centaine mètre de l'entrée principale. Le véhicule se déplaçait à son rythme, au pas de l'équidé. Les deux entrées principales étaient gardées par quatre tuniques bleues armés de leur mousquet à baïonnette, deux pour chaque entrée. L'un d'eux nous remarqua et ordonna l'arrêt du véhicule tout en s'approchant. Nous nous arrêtâmes donc et le contrôle de routine commença.

"Qu'est-ce que vous avez dans votre chariot ? " demanda le soldat.
"Quatre tonneaux de bière, cinq sacs de blé, dix kilos de cerfs séchés, vingt kilos de poissons salés, une douzaine d'uniforme, une vingtaine de mousquet, deux tonneau de poudre et deux caisse de munition." répondit avec grande précision le livreur.

"C'est bon tu peux passer."

Le soldat retourna à son poste. Le chariot put donc pénétrer dans le fort. Le propriétaire savait où il allait car aucun soldat ne lui a indiqué où se ranger, il était sûrement un habitué. Nous tournâmes donc à droite, derrière un bâtiment en pierre où le chariot s'arrêta. J'entendis au loin un pleur d'enfant, sûrement les otages. Je jetai un coup d'œil vers l'extérieur, nous étions dans un coin peu fréquenté. Une maison à deux étages, sûrement un dortoir, nous faisait de l'ombre. Le propriétaire était descendu et était entré à l'intérieur. Je fermai les yeux et me concentrai sur les pleurs. La source provenait bien du fort... enfermée dans un lieu clos... d'autres voix plus douce tentait de la calmer... c'était en hauteur... Des pas s'approchaient. J'ouvris les yeux et essayai de me dissimuler du mieux possible parmi la marchandise.

"Alors, voilà notre nourriture." fit une première voix dans un accent irlandais.
"Tu l'as dit. On aura de quoi festoyer ce soir." ajouta un deuxième.

Ils rigolèrent grassement. L'un d'eux cracha.

"Bon il faudra décharger tout ça. Tu me passeras les caisses." déclara l'irlandais.

C'étaient deux soldats caractéristiques par leur uniforme bleu et leur tricorne. Ils savaient ce qu'ils faisaient. Le deuxième monta à l'arrière du chariot et pris la première caisse qui passait sous sa main et la déposa au sol. L'irlandais la porta à bout de bras et partis vers un autre bâtiment qui était invisible depuis notre position. Celui qui était resté continuait de le décharger. J'avais réussi à me dissimuler sous des toiles mais ce soldat ne tarderait pas à me remarquer, il fallait agir le plus tôt possible. Il avait déjà descendu trois lourdes caisses. Il était en train de déposer un quatrième et était dos à moi. Je me levai et me rapprochai de lui à pas de loup. Je plaquai sa bouche de ma main droite et l'étranglai de mon bras gauche. Je le tirai plus au fond du chariot. Un gémissement s'étouffa dans sa gorge et ma proie finit par perdre conscience. Je le déposai délicatement sur les caisses restantes et attendis près de l'ouverture. L'irlandais revint en chercher une nouvelle mais remarqua son ami manquant.

"Mais où est-ce qu'il est passé, ce bougre ?"se demanda-t-il en le cherchant du regard. "Si jamais je le trouve à fainéanter, il aura affaire à mes poings."

Il fit le tour du chariot, scannant l'environnement à la recherche de son ami. Il jeta un dernier coup d'œil aux alentours avant d'hausser les épaules et de retourner à sa besogne. Au moment où il commença à porter une nouvelle caisse, je sifflai. Il tourna sa tête vers le chariot, délaissant son travail. Il s'approcha avec méfiance du véhicule.

"Hey, gars. C'est toi qui fait ça ?"

Il commença à soulever un des rideaux. Il n'eut guère le temps de comprendre ce qui lui arrivait que j'avais déjà saisi son col. Je lui assénai un violent coup de crâne l'assommant sur le coup. Je ramenais son corps dans le chariot. J'étais encore un peu sonné quand je remarquai un début d'hématome sur le haut de son front. J'entendis une nouvelle présence s'approcher. Je ramassai son couvre-chef et l'enfonça sur son crâne de tel sorte que le devant cachait une partie de ses yeux et donc sa blessure en même temps.

"Alors, ça vient ces caisses !" s'exclama le nouveau venue. "Elle ne vont pas venir toutes seules."

Je jetai un coup d'œil dans la fente des toiles. C'était un autre soldat. Il ne portait pas d'arme mais avait ses manches retroussées. La sueur perlait son front, sûrement celui qui était chargé de ranger la réserve. Je me pinçai le nez et imitai l'accent irlandais.

"J'arrive. Ne t'en fait pas. Je prépare les caisses. Prends en une parmi celles au sol et part avant."

Le soldat souffla sans cacher son agacement.

"J'espère que tu ne profites pas pour paresser à l'abri des regards." déclara-t-il en
s'avançant vers une des caisses.

Il l'a souleva et fit le chemin inverse. Je soupirai de soulagement. C'était moins une. Je tendis l'oreille et remarquai que ce même soldat s'était arrêté, semblant attendre quelque chose.

"Tu viens ! Je t'attends ! " s'exclama-t-il.

J'étais dans une impasse. Je n'avais pas d'autres choix que d'obéir sinon je mettais en péril ma mission. Je pris alors l'irlandais, le sortis du chariot après avoir activé ma furtivité. Je le remis debout et le plaçai dos à moi. J'essayais tant bien que mal de le manipuler tel un pantin. Il était encombrant et ménageait pas mal d'effort en plus de ma furtivité. Je le tenais par sa ceinture et m'approcha des deux caisses au sol. J'essayai de l'accroupir et pris ses bras pour saisir la caisse, tel un enfant qui tentait de faire tenir une fraise à sa poupée. Je le relevai mais en voyant sa tête dodelinant sur son torse, je tentais de la relever en tirant sur son col avec mes dents.

"J'espère que cela passera." pensais-je inquiet.

Je le mis en mouvement, donnant des coups dans ses jambes pour simuler la marche, et empruntai le chemin que ce troisième soldat avait pris. J'arrivai donc dans la grande allée qui traversa le fort. Le soldat m'attendait, la caisse dans ses bras.

"Eh bien, c'est pas trop tôt. J'ai vraiment cru que tu t'étais endormi." ironisa-t-il.

Je ne répondis pas mais continuais mon chemin.

"Vexé, on dirait. Bref, oublie ça. On a du pain sur la planche."

Il ouvrait la marche et je le suivis tout en écoutant ses dires.

"Tu sais la petite famille qu'on nous a envoyé..."

Enfin quelque chose d'intéressant…

"Leur mioche a encore chialé tout à l'heure. En plus, il pleure toutes les nuits depuis qu'ils sont ici." ricana-t-il "ça ne plait vraiment pas à nos camarades et même à nos général. Ils se demandent même s'ils ne vont pas le foutre dans un canon et viser l'océan."

Il ria grassement. On descendit l'escalier séparant le fort en deux. Je ralentissais mes pas et jetais rapidement des coups d'œil aux marches de peur de tomber. Je commençais à sentir mes limites. Ma vision se floutait, je sentais la sueur perlés mon front. Nous nous avançâmes vers une grange. Cette dernière était composée de planche de bois et comportait deux entrées, une au premier étage, étage qui donne aussi accès aux quatre canons tournés vers la mer si on montait les escaliers, et un deuxième qui se trouvait à notre niveau. Le guide poussa la grande porte de son épaule et entra. J'en fis de même et pénétra tant bien que mal à l'intérieur du bâtiment. L'intérieur était rempli de caisses empilées. Certaines étaient ouvertes et exposaient leurs contenus, des armes, des munitions... C'était sûrement l'arsenal. Je fermai la porte et avança dans ce lieu. Le soldat avait déjà déposé sa caisse et se frottait les mains.

"Bon, qu'est-ce que tu attends pour déposer la marchandise ?" ricana-t-il en s'approchant. "Tu ne veux plus t'en séparer ?"

J'obéis mais mes jambes commençaient à flancher. Je ne fis plus attention à la démarche de ma couverture. Cette mascarade devait prendre fin.

"Tu es bizarre tout de même. Tu es sûr que ça va ?"demanda-t-il inquiet.

J'avais atteint le centre de cette salle qu'il m'avait déjà rejoint. Il se plaça devant la marionnette et secoua son épaule. C'était le moment ! Je lâchai la caisse qui se fracassa dans un bruit assourdissant, des billes de métal s'éparpillaient au sol. Je balançai le corps et redevins visible.

"Mais que ..."

Le soldat n'eut le temps de terminer sa phrase que j'avais déjà bondi sur lui et avais tranché sa jugulaire de ma lame secrète. Maintenant, il était à dos-à-terre, les bras en croix, les yeux vitreux, le sang coulant de sa plaie et écrasé par mon propre poids. Je retirai ma lame de sa gorge. Je me levai et allai m'asseoir sur une caisse. J'avais surestimé mon endurance et j'en payais le prix. Je respirais longuement et plus profondément. Des points lumineux clignotaient devant mes yeux. Je les fermai donc et levai la tête. J'étais à bout de souffle, ma tête bourdonnait et me semblait sur le point d'exploser. J'essuyais la sueur de mon visage et dû me concentra sur les otages. La mission n'était pas encore terminée. Je pus entendre des voix. Ils étaient juste au-dessus de moi, si près. Je me levai et observai le lieu. Des caisses et encore des caisses… des charpentes… Je remarquai alors, au plafond, une trappe condamnée par un cadenas. Je pouvais l'atteindre en grimpant un peu. Je montai alors sur les caisses, sautai sus les charpentes et me déplaçai dessus. J'atteignis la trappe et commençai à crocheter le cadenas. Après quelques minutes, le cadenas céda. Je l'enlevai et commençai à pousser la trappe. Elle se souleva et s'ouvrit me laissant l'accès à l'étage. Je montai.

Lorsque j'eus terminé mon escalade, j'étais arrivé dans une salle faiblement meublée. Il y avait une table en bois entourée de quatre chaises de la même matière et un lit sans drap. La salle était éclairée pas la lumière diffuse de cette fin de journée grâce aux fenêtres. Quatre personnes m'entouraient et me regardaient surpris, certains avaient même la bouche bée. Ils ne s'attendaient pas à me voir ainsi venir. Je souris intérieurement.

"Qui êtes-vous ? " demanda un homme à la carrure imposante.

Il ne portait qu'une chemise de lin et un simple pantalon brun. Ses bras était croisé, son regard se durcissait. Il s'approcha d'une femme, probablement sa femme. Elle tenait dans ses bras un enfant d'à peine un an dormant au rythme de ses bercements. Une quatrième personne alla les rejoindre, c'était un enfant d'une dizaine d'année, surement leur fils. Il partit se cacher dans les jambes de son père.

"Je suis Haytham Kenway et je viens de la part de votre fils."


Ça sera tout pour ce chapitre.^^

Ce chapitre était un peu plus long que les précédents (ça ne vous déplaît pas de toute façon, vous avez eu plus de lecture XD).

J'ai maintenant fixé la trame à suivre pour les prochains chapitres. J'espère que vous preniez toujours plaisir à le lire. ^^

J'aimerais remercier à celle/ceux qui ont commenté et qui m'encourage : Merci donc à Nocturis et à MohawkWoman. Thank you very much. :3

Cette fic' continuera à vivre grâce à vous ^^. (ne me flatter pas trop, sinon je vais rougir XD). (et bien sûr, comme à chaque fin de chapitre), n'hésitez pas à commenter et à mettre en favori cette histoire pour les nouveaux qui démarquent ici. ^^

petite anecdote : à la base je cherchais des fic' (sur Ac évidemment) qui se dérouleraient dans l'univers alternatif de AC3 avec le tyran Washington et Haytham vivant. J'en avais trouvé deux (en anglais certes mais ce n'était pas problématique) plus ou moins convainquant. Mais le problème, c'est que ces dernières étaient abandonnées depuis quelques années (peut-être en pause mais alors c'est une longue pause XD). Moi, frustrée de ne pas pouvoir assouvir ma soif d'imagination, j'avais donc décidé 'en écrire une pour satisfaire cette soif. et donc vous voilà à lire ces lignes aujourd'hui. ^^

Bon allez je vous laisse pour le moment. On se retrouvera au prochain chapitre. A pluche :3