Coucou everyone ! Après la douche froide de notre petit Ed', voici la suite pour découvrir sa réaction. Stephenie Meyer a toujours toute autorité sur ses personnages, of course. Mais moi, j'ai autorité sur les reviews et mes réponses :
Allyssabella : Je suis à la fois touchée & émue de ce que tu me racontes. J'imagine que ce n'est pas facile, quand tout s'enchaine. Tu sais, je ne suis pas psy (bien que j'ai étudié pendant 2 ans!) mais je pense sincèrement que pour ta puce, elle saura revenir te voir quand elle en aura besoin. A toi de t'assurer qu'elle le sache. Tu auras sans doute été pour elle bien plus que sa " mère ". Les enfants sont reconnaissants. Ils savent où se trouve la vérité et l'honneteté et visiblement, tu es ces deux figures pour elle. Ne perds pas courage & sois certaine que tu n'es pas lourde à me raconter tout cela. Je sais combien ça fait du bien parfois de se confier à une inconnue ou quelqu'un d'extérieur à la situation. Ca évite tout préjugé et compagnie. Concernant ta Maman, permets moi de te présenter toutes mes condoléances & t'exprimer toute ma solidarité. Perdre un proche c'est horrible. Perdre son parent, c'est indescriptible. Dis-toi qu'il te faut vivre pour elle, avancer en te disant que la vie que tu développes, c'est aussi la sienne que tu continues. Un prolongement en quelque sorte. Je pense que cela te fera du bien de pouvoir la retrouver un peu en vidant sa maison et en allant au cimetière. Une occasion de la retrouver, de se remémorer tous les bons moments passés avec elle... Peut-être même que ça ira mieux pour toi après. Je trouve déjà que tu fais preuve d'un grand courage pour vivre tout cela combiné en peu de temps. N'oublie pas, surtout, que, à défaut d'être là 24h/24, je prendrai toujours du temps pour t'apposer quelques phrases de soutien et n'hésite pas à me sonner les cloches de temps à autre. Je suis là. N'oublie jamais de garder la petite flamme de l'envie et de la curiosité et de l'espoir allumée. Même si elle semble faible, elle brille quand même, c'est l'essentiel. Je te remercie d'accepter de me livrer ce genre de choses, cela me touche énormément. Voilà la suite que tu voulais " vite vite vite " =) Je t'envoie énormément de courage. Bisous.
anya : Une marmite comme tu y vas mdr. J'avoue que j'ai aussi un faible pour ce chapitre 8, j'ai adoré l'écrire plus que les autres peut-être. Edward est magique, il ne pourra pas laisser Bella dans cet état =) A bientot
Dawn : Contente que tu aimes REVIVRE A NEW YORK. Cette fiction mérite d'être lue. Rosalie et Emmett ne s'embarrassent pas de détails lol.
mimie30 : Je ne conçois pas d'écrire un chapitre sans comique quand cela se prête à l'occasion. Je suis très touchée que tu ais le sourire en lisant mes lignes. C'est...waow :) Quant au langage que tu qualifies de '' direct cru " je conçois que dans un contexte romantique comme le leur, ça peut paraitre brutal. Mais je suis classée en Rated M et j'appelle toujours un chat : un chat lol. Bella sent qu'elle peut avoir confiance en Edward, c'est peut-être pour cela qu'elle se laisser aller dans ses bras bien que sa peur reprenne vite le dessus. Je crois qu'en fait, un tel bien-être l'intrigue. Peut-être n'imaginait-elle pas possible qu'un homme puisse être doux avec elle alors, en petite curieuse qu'elle est, je pense qu'elle a voulu voir ce que ça faisait d'être aimée et respectée par un homme. Et comme c'est Edward, c'est tout de suite plus facile =) Bisous
nadia : C'est sûr qu'Edward, c'est un remède fabuleux XD. Merci et à très vite !
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POV Bella :
Il était bientôt six heures du matin. Edward n'allait pas tarder à se lever. J'étais barricadée dans ma chambre depuis hier soir, 23h. Je n'avais pu trouver de repos tant j'étais submergée par la honte qui habitait mon corps depuis cinq ans, mais également dû au fait que j'avais abandonné Edward en pleine démonstration de l'amour que nous nous portions. Je savais qu'Edward ne m'aurait bousculé en rien, mais lorsque j'avais senti son sexe dressé par le désir, je m'étais mise à paniquer et d'un coup, ce n'était plus Edward qui me retenait contre lui, mais mon agresseur, James. J'étais vraiment minable. Une nouvelle crise de larmes me noyait, alors que j'entendis du mouvement dans la cuisine. J'étais assise au pied de ma porte, mes jambes repliées tout contre moi. J'imaginais chacun des gestes d'Edward, quand j'entendis un bruit sourd, suivi d'une injure : '' Merde ! ''
Edward avait sans doute cassé un bol. Sa voix me manquait. Mais celle que je venais d'entendre différait de la voix si douce et si apaisante avec laquelle il me parlait. Cette remarque me fit me relever, j'étais déjà misérable et j'avais déjà honte de ce qui m'était arrivé. Je ne pouvais vraiment pas, en plus de cela, me bâtir une mauvaise conscience vis-à-vis de l'homme que j'aimais... J'hésitais, puis appuyais sur la poignée de ma chambre. Je tournais la clé et ouvris sur la cuisine... Edward était assis sur une des chaises, face à ma porte. Il leva son regard vers moi et... Oh non ! Mon Dieu ! J'y décelais ce que je craignais d'y voir : de la peine, du chagrin, mais aussi peut-être de la colère. Après tout, c'était un homme et après avoir échangés de douces caresses, j'étais partie, le plantant comme dirait Emmett '' la bite sous le bras ''. Je ne lui en voulais pas d'être furieux, mais je ne voulais pas qu'il me repousse. Surtout pas. J'avais besoin de lui.
Je m'approchais doucement et il me fixa intensément.
- Salut, murmurai-je, timidement.
- Salut ! répondit-il, la voix un peu dure et il détourna aussi sec son regard dans son bol.
Cela s'annonçait très mal. Les larmes menaçaient de couler. ''Non, tu ne dois pas craquer, pas maintenant, Bella ! ''
- Alors...ça y est ? C'est fini ? demandai-je, plus de trémolos dans la voix.
Il releva le regard et c'est à peine maintenant que je remarquai un vague liseret rouge autour de ses paupières. Avait-il pleuré ?
- Fini ?
- Je t'en prie, Edward. Ne me quitte pas.
Je n'avais pas pu m'empêcher de lui demander, devant son regard dénué d'expression. Il me fixa intensément pendant ce qui me semblait être une éternité, les yeux froncés. Puis, un sourire illumina son regard et il me tendit les bras. Je courrai m'y blottir et il resserra son étreinte au plus qu'il put.
- Non, Bella, non... Je ne te quitterai pas...jamais !
Les sanglots me reprirent et je ne cherchai pas à les retenir. Edward me caressa doucement les cheveux et serra encore plus ses bras autour de mon dos tandis que je m'agrippais de toutes mes forces à son tee-shirt.
- Bella...calme-toi, je t'en prie.
J'essayai d'accéder à sa demande, sans toutefois y parvenir réellement.
- Chut, mon Amour...
Il me berçait tendrement, se mettant debout, me protégeant de sa stature divine. Il m'avait de nouveau appelé '' Son Amour ''. Ce fut le déclic, mes larmes s'estompèrent peu à peu, et alors qu'il m'embrassa le front, il se mit à sourire.
- Ca va comment, ma chérie ?
- Mieux, depuis que tu es là...
- J'ai été là, mon Amour. Je suis là depuis hier soir, devant ta porte, dans le salon.
Il me prit le visage entre ses mains et plongea ses iris dans mon regard embué.
- Je ne te mérite vraiment pas, tu sais, murmurai-je en me replongeant dans son torse rassurant.
- J'ai plutôt tendance à penser le contraire.
Je ne comprenais pas pourquoi il disait ceci, mais je décidai de ne pas lui répondre pour profiter simplement de cette étreinte douce. Nous restâmes un moment blottis l'un contre l'autre, puis je relevais le visage vers lui :
- Tu vas être en retard pour aller courir avec Jasper...
Il sourit et caressa ma joue.
- Je n'irai pas courir aujourd'hui avec Jasper. Je veux rester là, auprès de toi. Et comme il a dû dormir chez Alice, je ne dois pas compter à ce qu'il fasse un autre sport que...
Malgré moi, j'éclatais de rire. Il me reprit dans ses bras et alors que je fermais les yeux contre sa poitrine, il posa sa tête sur le haut de mon crâne.
- Quel bonheur de t'entendre rire à nouveau ! chuchota-t-il.
- Edward, je...je crois que...je t'aime !
Il se décolla de moi et me fixait, l'air incrédule. Etait-il dans le même état de réciprocité que moi ? Ne m'aimait-il pas ? Qu'est-ce que je venais de dire ? Pour toute réponse, il posa délicatement ses douces lèvres contre les miennes. Comme ça m'avait manqué ! Nos deux bouches bougèrent tendrement, délicatement, s'effleurant presque. Je réalisai soudain qu'Edward ne me quittait pas, qu'il me prouvait qu'il tenait à moi, à défaut d'avoir avoué un ''je t'aime'' qui m'aurait sans doute transcendé. Je me fis alors plus pressante, passant mes bras autour de sa nuque, penchant ma tête sur le côté sans rompre notre contact. Je sentis ses bras s'enrouler autour de mes reins, délicieux contact électrifiant mon corps tout entier. Pourtant, je ne me sentais pas en danger. Au contraire, Edward me protégeait. J'en étais désormais certaine. Il osa, timidement sans doute craignant une rebufade, laisser passer le bout de sa langue contre ma lèvre inférieure. J'entrouvis ma bouche pour l'accueillir et nos langues se rencontrèrent, se caressèrent doucement. Le balai était sensuel, apaisant. Notre baiser dura tant que nous puissions nous passer d'air. Mais nous n'étions que de pauvres humains et des vertiges me prirent. Je me détachais alors à regret de sa bouche si douce. Il déposa deux autres baisers rapides et légers sur mes lèvres, avant de soutenir mon regard enfiévré.
- Je t'aime aussi, Bella. Aussi fort qu'un coup de foudre puisse me le permettre.
Je le serrai tout contre moi, luttant pour ne pas pleurer. Cette fois-ci, c'était de joie. Je n'aurai jamais cru que cette phrase puisse sonner aussi douce. Même quand Jacob me le disait, cela n'était pas aussi fort, aussi puissant. Il m'embrassa dans le cou et me serra de nouveau contre lui.
- Tu as faim, mon Amour ? me demanda-t-il
- Un peu...
- Je préparais le petit-déjeuner. Tu veux quoi ?
Notre routine nous reprit et nous prîmes le petit-déjeuner l'un face à l'autre, parlant peu, mais souriants beaucoup. Vers 7h15, alors que je débarassais les bols, Edward vint m'enlacer par la taille.
- Bella, mon Ange...
- Oui ? demandai-je en me tournant pour lui faire face.
- Je ne veux pas te contrarier, je ne veux pas que tu pleures, je ne veux plus passer mes nuits loin de toi sans pouvoir te consoler si tu en ressens le besoin.
Cette déclaration me surprenait, me rassurait, également.
- Chéri, je...
- Ecoute-moi, s'il te plaît. Je ne veux pas parler avec toi de ce qui te fait mal si tu ne le désires pas. Mais je ne veux plus que tu t'enfermes dans un mur de silence. Peux-tu me faire cette promesse ? Cent fois, mille fois cette nuit j'ai failli venir défoncer ta porte pour te voir, te toucher. J'ai cru devenir fou. J'étais...j'ai cru perdre la boule à penser avoir fait quelque chose de mal.
Je scrutai son regard. Il semblait réellement inquiet pour moi. Mon coeur avait définitivement fondu pour cet homme, se remodelant à son image.
- Je te le promets, Edward. Je n'ai pas été digne de toi, je...j'ai...j'aurai dû te faire confiance dès le début mais ma confiance envers les hommes a été...comment dire...éprouvée au fil de ces cinq dernières années, je...n'ai jamais fait confiance à personne d'autre qu'à mon père et à mon frère. Tu comprends ?
- Prends tout ton temps, mon Bébé, prends tout ton temps...
Il m'embrassa doucement. Je rompis cette étreinte, je ressentais le besoin de parler. De lui parler.
- Je veux changer les choses, Edward. Je veux reprendre confiance en les hommes. Pas en tous, juste en toi.
- Que puis-je faire pour t'aider à y parvenir ?
- Je...Edward, je veux passer le plus de temps possible avec toi. J'ignore ce que tu sais, ou imagine à mon sujet, mais je veux oublier. Je veux noyer ce qui m'est pénible dans tes bras.
Il se mit à sourire et je le soupçonnai de dissimuler son envie d'exulter.
- Dis-moi comment t'y faire parvenir ?
- Accepterais-tu...
- Oui !
- Edward ! je rigolai. Tu ne sais même pas où je veux en venir !
- J'accepte déjà, répondit-il dans un sourire désormais franc
- Ah, parfait ! Je comptais te faire avaler des cigales au dîner ce soir !
Il grimaça.
- Et... ces cigales, ça...pourrait t'aider ?
- Non, mais cela me ferait énormément rire.
Il me relacha et j'en profitai pour me faufiler hors de sa portée.
- Tu aimes me faire tourner en bourrique, hein ? demanda-t-il, un sourire taquin sur le visage.
Pour toute réponse, j'haussai simplement les épaules en souriant. Ce fut le geste de trop, il se mit à me courir après dans l'appartement, nos deux rires se mêlant.
Il réussit finalement à m'attraper devant la porte de sa chambre, il me souleva comme un bébé et me balança sur le lit. J'éclatais de rire avant qu'il ne saute sur le matelas à son tour, retombant à quelques centimètres de moi. Il se mit à me chatouiller :
- Ca, c'est pour les cigales...
Je ne pouvais retenir mon rire et cela semblait l'amuser. Quand tout à coup, son visage redevint sérieux :
- Et ça...
Il s'allongea à côté de moi et déposa un tendre baiser sur ma bouche.
- C'est pour me rendre fou de toi...
Je lui caressai le visage et il m'embrassa de nouveau, sa langue léchant le contour de mes lèvres, me rendant folle de lui à son tour.
Je tournais machinalement la tête et tombais sur le réveil.
- Edward, tu risques d'être en retard...
- Hmm ? me répondit-il, alors qu'il reprenait mes lèvres en un délicat baiser.
- Ed...ward...Tes...é...lèves...t'a...tten..dent...
Il ne me laissait pas aligner une phrase complète, l'entrecoupant pratiquement à toutes les syllabes de baisers amoureux.
Il grogna contre mon épaule et enfouit son visage dans mon cou. Je lui caressai doucement les épaules et la nuque.
- Pas envie...
Je rigolai.
- C'est vendredi, Edward ! Tu reviendras vite et le week-end sera à nous.
- Attends-moi alors... murmura-t-il en se relevant, m'entraînant à sa suite.
Je me blottissais dans ses bras une nouvelle fois et après un nouveau baiser humide, je susurrai :
- Je serai là...
Edward partit un quart d'heure plus tard, après s'être habillé. Un tee-shirt sobre, blanc, porté sous une chemise noire, sur un jean noir. Il ne faisait pas vraiment attention à sa façon de s'habiller mais il parvenait toujours à être terriblement attirant. Je me mordais les lèvres, réprimant un soupir de satisfaction alors qu'il venait de partir. Depuis 48h, ma vie avait pris un nouveau tournant et je sentais qu'Edward en serait ma principale récompense. J'aimai cet homme comme je n'avais encore jamais aimé, même pas Jacob.
Je me promis mentalement, après avoir repassé le film de notre matinée tendre, de faire des efforts pour lui. Mon frère Emmett avait pour habitude de se dépasser dans ses efforts physiques. Et lorsqu'il se sentait faiblir, il se fixait des objectifs pas à pas. Il obtenait généralement ce qu'il attendait au final. Je me fixai mon premier objectif pour ce soir : dormir dans le même lit qu'Edward, cet être divin qui m'accordait son coeur, sans être sujette à des crises de panique. Edward ne me ferait jamais de mal. Et si je doutais de beaucoup de choses dans ma pauvre existence, c'était la seule chose dont j'étais certaine.
Je me dirigeai jusqu'à la salle de bain pour prendre ma douche. Lorsque j'ouvris la porte, la douce chaleur d'une douche récente prise par Edward envahissait tous mes sens. Il avait jeté négligemment ses affaires de la veille sur le portique à côté de la panière destinée au linge sale. Je souriai à cette pensée, trop habituée pour avoir vu ce genre de comportement grâce à Emmett. Je me hissai sous la douche que je prenais lentement. L'eau chaude semblait me détendre et me donnait un sentiment de grande sécurité. Tout ici, n'était que sécurité. Edward en étant le symbole. Mon amour pour lui semblait ne jamais vouloir se tarir. Et c'était tant mieux !
Je sortais finalement de l'eau et m'enveloppais dans une grande serviette. J'enfilais un pantalon de coton gris. J'hésitai, puis finalement je me dirigeai vers la commode d'Edward dans sa chambre pour me vêtir d'un de ses tee-shirts. C'était pour traîner ici, il ne m'en voudrait certainement pas. En fait, ce n'était pas nécessaire qu'il sache. Je remettrai mes affaires avant qu'il ne revienne. C'était ridicule mais j'avais l'impression qu'en portant cet fringue, j'avais un peu de lui avec moi...
J'étais en train de me brosser les cheveux quand on toqua avec férocité sur la porte. Je sursautais. Inquiète, je demandai à travers la porte :
- Qui est là ?
- C'est moi petite
Bella, ouvre-moi je t'en prie !
Je reconnus la voix d'Emmett qui portait une légère pointe d'anxiété. Emmett, anxieux ? Lorsque je lui ouvris la porte, je ne pus retenir un grand éclat de rire tant le spectacle était surprenant !
