Hermione touilla son café fade d'un air peu enthousiaste. La porte de la cuisine du Square s'ouvrit et Narcissa Malefoy, élégamment vêtue d'un ensemble noir, s'avança face à elle.

-Bonjour, Narcissa.

-Bonjour, Hermione.

-Comment allez-vous ?

-Mal.

Hermione leva brusquement la tête.

-Qu'avez-vous ?

-Moi ? Rien. Mais mon fils, lui...

-C'est moi, n'est-ce pas.

Depuis le fameux soir du sortilège, elle ne l'avait pas vu. Ils s'étaient rendus à la bataille sur le Chemin de Traverse séparément. Depuis elle n'était plus revenu chez lui. Soit six mois auparavant. Et comme elle n'avait pas vu Narcissa depuis ce moment elle n'avait pas de nouvelles...il n'avait plus d'emprise sur elle, rien. Mais elle ne reviendrait pas. Son influence, ses exigences l'effrayaient.

-Drago va mal, Hermione, très très mal. Il vous veut à un point...

-Je ne suis pas son objet, Narcissa, coupa-t-elle froidement.

-Je le sais, mais je sais également que Drago ne vous considère pas comme tel. Je crois que vous l'attirez particulièrement.

-Une obsession. Parce que je ne réponds pas à ses attentes et que je ne lui obéis pas comme les autres greluches qu'il embobeline.

-Vous devriez le revoir.

-Vraiment ?

Le ton était ironique.

-Franchement, Cissy, c'est dingue. Vous me voyez revenir au bout de six mois : désolée mon amour, j'étais ailleurs, bon, et si on s'envoyait en l'air ?

-Pas ainsi, non.

-Narcissa, il me considère comme un objet. Une mission. Ce n'est pas pour passer du temps avec lui qu'il me demande de rejoindre les Mangemorts. C'est pour Voldemort.

-Ce n'est pas vrai.

-Pas totalement. Sans doute qu'il me garderait près de lui même après cela...mais je suis quoi à ses yeux ? Une partenaire sexuelle. Un passe-temps. Et il ne m'aime -pas.

-Parce que vous, vous l'aimez, Hermione ?

-Je ne crois pas, non...mais à trop le fréquenter, cela pourrait arriver. C'est la pire chose qui soit. Je n'ai pas envie que nous perdions cette foutue guerre à cause de mes foutues hormones.

-L'amour...c'est pour cela que vous vous êtes jetée dans les bras de ce fichu Auror ? Pour oublier mon fils ?

-J'aime Henry. Et il m'aime, lui, et il prend soin de moi.

-Vous connaissez mal Drago. J'imagine que le jour où il jettera son dévolu sur une femme, elle sera la reine du monde. Et cette femme dans mon esprit a bien de vos traits. Et dans le sien aussi, je pense. De toute manière il vous a déjà montré son attachement, maladroitement. En voulant vous protéger. En vous rappelant à lui plus d'une fois. En vous montrant une constance incroyable malgré ses nombreuses maîtresses. En tuant avec force détails un chaste et ancien amoureux.

-Nous parlons bien de Drago, là ? Il ne m'aime pas, Narcissa. Point final.

-Vous pourriez être très étonnée.

-Et quand bien même ! Même si nous nous aimions à la folie ! Il est Mangemort, bordel, et moi Auror ! Si on ne se tue pas, nos amis le feront pour nous !

-Voilà le malaise, ma chère. Chez les Mangemorts, Drago a juré que le premier qui tentait de vous tuer se verrait infliger la plus terrible des punitions. Pour comparaison, la mort de l'Auror Joe Davison paraîtra comme une promenade de santé à côté.

-Il est possessif, voilà tout. Je suis son jouet personnel. Il est ainsi.

-Possessif, oui...mais vous...c'est particulier, je ne sais pas, je n'ai jamais vu mon fils agir ainsi avec une femme. Je vous vois sincèrement comme la prochaine Lady Malefoy.

-N'importe quoi. Il épousera une bonne petite Sang-pur et voilà.

-Ce que Malefoy veut...

-Nous avons déjà eue cette conversation, Cissy.

Narcissa se leva et se dirigea vers la porte, vaincue.

-Songez-y tout de même...ah, et puis surveillez votre nouvel amant, cet Auror, Henry Hentice. Drago ne va pas le rater. Il a demandé à ses sbires de le lui ramener vivant.

-Bonne journée à vous aussi, Madame Malefoy, lança-t-elle sarcastiquement.

La porte se ferma doucement. Elle replongea dans son café, maussade.

.

Deux maléfices sifflèrent au-dessus de sa tête et elle se jeta à plat ventre derrière un pilier chuté au sol. Dans les débris, elle souffla un peu. Une autre personne vint la rejoindre.

-Hermione !

-Henry ?

-Tu vas bien ?

-Oui, et toi ?

-Je me porte à merveille, ma chérie...

Elle rit doucement en voyant le visage de son amant devant elle. Deux yeux noirs, une chevelure brune épaisse...Henry était séduisant et plaisait fort à ces dames. Il l'embrassa brièvement.

-Qui est là, sur le terrain, d'important chez les Mangemorts ?

-J'ai aperçu Rabastan...et Travers se battait contre les jumeaux Weasley...et Goyle Junior a été tué par Bill Weasley.

-Qui est tombé chez nous ?

-McGonagall...blessure grave...j'espère que Ginny l'a remise sur pieds...et Fleur a été assommée aussi. Tonks est une vraie furie.

-Des traces de Malefoy Junior ?

-Non ma puce...depuis que je veux me le faire...ce connard...j'aimerais bien.

-Et bien, qu'attends-tu ?

La voix glaciale derrière eux les fit se retourner avec horreur. Drago, les yeux flamboyants de rage à peine contenue, était là, à trois mètres à peine. Henry, peu impressionné-mais il n'avait encore jamais vu le blond en action- se leva, brandissant sa baguette et répliqua :

-C'est bien mon droit, vu que ton souhait le plus cher est de baiser ma copine et de me scalper avec une petite cuillère. Enfoiré.

-Oui, en effet, lança Drago alors que Hermione bondissait sur ses pieds entre eux deux.

-Pousse-toi, Hermione ! lança Henry.

-Oui, pousse-toi, Hermione, surenchérit le blond. Écoute pour une fois ce que te dit cette tapette.

Henry rugit de fureur et essaya de la contourner mais elle dit :

-Arrête ! Henry, je t'en prie, c'est plus que du suicide, c'est du masochisme...tu ne le connais pas...

Il la regarda d'un air dégoûté.

-C'est ça, prends sa défense. Je me suis toujours dit qu'il t'avait ensorcelée pour que tu couches avec, qu'une nana comme toi ne tombait pas amoureuse de ce genre de salopard. Ne me donnes pas tort.

-Oh que si ! Je ne l'aimes pas !

-Et pourtant tu le défends contre ton amant...

-Je ne le défends pas, je t'empêche de mourir, nuance. Et si tu ne dégages pas d'ici, je te tuerai moi-même pour t'éviter de tomber entre ses mains, je te le jure, Henry !

Elle pleurait à présent. Malefoy ne lui laissa cependant pas le luxe d'approfondir. Il lança un « Incarcerem » rapide et informulé sur son rival, qui chuta lourdement au sol, enchaîné par des liens étroits. Hermione sursauta et le regarda. Il la toisait avec dégoût et mépris.

Sale petite chienne.

Il fut sur elle en deux bonds et la plaqua au sol. Elle se débattit, désespérée, et il la gifla. Violemment. Le corps empli de rage. Elle sombra aussitôt dans l'inconscience et il se releva pour contourner le pilier et appeler un Mangemort non loin :

-Toi ! Ici !

L'homme approcha et Drago désigna Henry du pouce.

-Transplane avec cette merde au QG. Mets-le bien sous clef, c'est Hentice.

Le Mangemort inclina la tête, servile, et obéit. Drago s'approcha de Hermione évanouie, la prit sous les bras et transplana à son tour.

.

Elle se réveilla, la tête vrombissante. Elle gémit. Visiblement, elle avait été jetée contre un sol dur en froid en pierre. Elle frissonna et se redressa.

L'endroit était immense et sombre. Elle reconnut un hangar désaffecté. Moldu, sans doute, et elle était couchée sur le béton, sans entraves néanmoins, sa joue endolorie et sa pommette éclatée par la gifle de Drago faisaient bien office de liens. D'ailleurs, ledit Drago était à quelques mètres d'elle, avachi avec insolence sur une chaise de bois, la regardant intensément.

Après quelques essais, elle put parler de nouveau.

-Où suis-je...

-Dans un endroit Moldu. Quelque part dans Londres.

Le ton était neutre et il semblait presque amusé de sa déroute.

-Que...

-Je t'ai emmenée ici. Il serait temps de se réveiller, princesse. Tu as la fâcheuse tendance à t'endormir en pleine bagarre.

Elle se redressa presque assise.

-Henry Hentice.

Le regard métallique s'assombrit mais un rictus incurva ses lèvres. Elle n'eut pas besoin de réponse. Et surtout pas de détails. Son cœur sombra dans sa poitrine : sans aimer le jeune Auror, elle appréciait sa compagnie, et au lit il n'était pas mauvais...sans arriver à la cheville de Drago évidemment. Tout était de sa faute. Si elle s'était tenue loin de lui...tant que Drago ferait sa petite fixette sur elle, elle ne devrait pas voir d'autres hommes.

-Tu l'aimais, ce petit con, princesse ?

-Non, répondit-elle. Mais ce n'est pas une raison. Il n'y est pour rien, lui. C'est moi.

-Tous ceux qui t'approcheront subiront son sort désormais, chérie.

-Je me doute, déclara-t-elle avec mépris.

Il hocha la tête.

-Pourquoi ici, au juste... ?

-Ici, je peux te faire hurler sans que personne ne t'entende...

-Chez toi aussi j'imagine. Alors quoi, Malefoy. Ça va se terminer comme ceci ? Tu vas me torturer jusqu'à la mort alors que je ne peux même pas me défendre ? Es-tu lâche à ce point ?

-Gare à tes mots, ma belle. Et puis je veux juste te faire passer le message. Te donner une bonne leçon. Et ici, je ne serais pas dérangé...

-Ah. Je vois. Tu vas me punir, c'est ça ? J'ai été une vilaine fille, désobéissante et insoumise ?

Il se lécha la commissure des lèvres et elle rougit, ce qu'il ne manqua pas de voir. Il eut un rictus narquois et ses yeux étaient amusés tandis qu'il répondit :

-Une vilaine fille...une très, très vilaine fille, Granger.

-Eh bien. Vas-y. Mais je ne t'appartiens pas.

Son sourire le quitta et il soupira :

-Pourquoi n'es-tu pas revenue ?

-Je pense que tu le sais.

-Non. Je ne sais pas.

C'était faux bien sûr. Narcissa lui avait rapporté les mots de la jeune femme. Ses peurs, ses envies. Ce n'était pas de l'amour...mais ça y ressemblait.

-On ne peut pas avoir de relations Drago. Sauf pour jouer les petits espions en forçant l'autre. Je ne te suivrai pas chez Voldemort et tu le sais. À quoi bon insister ?

-Nos deux camps savent que nous couchions ensemble, officiellement pour se soutirer des informations. Nous pouvons poursuivre.

-C'est cela oui. Et quand on aura couché ensemble depuis dix ans, qu'on n'aura toujours chacun rien rapporté de chez l'autre, que crois-tu qu'ils diront ? Ils penseront qu'on le fait par plaisir.

-C'est la vérité.

-Je ne veux pas qu'ils sachent la vérité.

-Pourtant, tu pourrais, toi. Potter t'aime tellement qu'il serait même prêt à passer l'éponge sur tes coucheries avec moi, en sachant que tu ne donnes rien. Alors il est où, le nœud du problème, princesse ? Viens-en au fait.

Lui dire que malgré qu'il essayait de la tuer à peu près à chaque fois qu'ils se voyaient sans faire l'amour, elle tombait amoureuse de lui ? Que six mois sans le voir s'apparentaient aux tortures de l'Enfer ? Hors de question.

-C'est malsain, Drago...

-Tu es amoureuse de moi, asséna-t-il.

Ce n'était pas une question. Vite, vite. Il fallait qu'elle trouve à y répondre.

-Non. Tu sais que c'est faux.

-Mais c'est en train de t'arriver, petit à petit.

-Non !

-Si. Voilà la raison réelle de ta fuite, la raison pour laquelle tu couchais avec cet Auror minable, plaqua-t-il imperturbable.

-Tu dis des conneries, répondit-elle en essayant de paraître assurée. Mais parlons de toi...pourquoi tout cela ? Ton envie de me garder avec toi...tes propositions...tes avances...ta protection...ta fureur envers les hommes qui me fréquentent...

Il plissa les yeux, nettement moins amusé et peu victorieux.

Oui, mais elle a raison Drago...pourquoi tout cela pour elle ?

-Que veux-tu me faire dire Granger chérie ?

-Oh, je ne sais pas, répliqua-t-elle avec ironie. Sans doute la même chose que toi.

-Je ne t'aime pas.

-Moi non plus.

-Alors, cesse cette comédie affolante.

-Je veux bien...à la condition que tu arrêtes aussi.

Il esquissa une moue désabusée.

-Oh, non. Je veux crier victoire.

-Et moi donc.

-C'est cela ton petit plan foireux, ma belle ? Inverser les rôles ?

-Laisse de côté tes sournoises manipulations pour une fois. Pense que tout ce que je dis n'est pas forcément intéressé, et que je ne suis pas toi, Drago.

-Je sais que tu n'es pas moi.

Elle soupira et se rallongea en fermant les yeux.

-Finissons-en. Fais ce que tu as à faire et barre-toi d'ici. Je ne veux plus jamais te voir.

Elle attendit, angoissée. Elle entendit des pas lents se rapprocher, un bruissement de cape. Et la formule lancée d'une voix froide.

-Endoloris.

Son corps s'arqua sous le coup de la douleur. La douleur la plus intense qu'elle avait jamais subie. Comme des milliers d'épées traversant sa peau, partout. Son visage déjà amoché semblait éclater et des larmes roulèrent sur ses joues. Pourtant, elle ne cria pas. Elle lui refusait ce plaisir, pour bien lui démontrer qu'il n'avait pas gagné sa soumission, sa peur. Après un moment interminable, il leva le maléfice et son corps endolori se plaqua au sol. Elle fut un moment sans pouvoir parler, puis leva les yeux vers lui.

-Je n'en reviens pas...

Toujours aussi imperturbable, il haussa néanmoins un sourcil, l'invitant à s'expliquer.

-Tu l'as vraiment fait.

-Fait quoi, princesse ?

-Tu m'as lancé un Doloris. Sans que je puisse faire quoi que ce soit. Espèce d'abominable enfoiré. T'es un lâche.

Il sembla sur le point de partir en fou rire et demanda,

-Chérie, tu ne croyais quand même pas que j'allais t'épargner ?

-Tu sembles avoir un vrai problème avec les femmes, Malefoy. Tu crois que c'est de cette manière que je vais venir te sauter dans les bras ?

Son regard s'assombrit et sa mâchoire se contracta violemment, avant qu'il lance d'une voix traînante :

-La dernière fois que l'on s'est vus, tu semblais pourtant bien pressée de me sauter dans les bras.

-Oui, grâce à un maléfice.

Il soupira lourdement.

-Tu as des conseils à me donner, Granger ?

-Oui. Laisse-moi tranquille. Ou alors tue-moi.

-Je te réponds : jamais, à la première question et ça peut arriver si tu continues à me fuir, à la seconde.

Il s'agenouilla devant elle et lui prit le visage en coupe, avant d'essuyer ses joues mouillées avec ses pouces. Puis, il déposa ses lèvres sur sa pommette douloureuse, avec une douceur déconcertante.

-Pourquoi as-tu couché avec moi Hermione, alors que tu me honnis ?

Elle haussa les épaules, désabusée, et rétorqua d'un air léger :

-Les hormones...en ces temps de guerre...je décompresse. Et tu n'es pas mal puis tu le voulais, alors...

-Mais tu n'as pas fait que coucher, ma belle. Tu as fait l'amour avec moi.

-Un grand mot pour si peu, mais...

-Tu m'as offert ta virginité ! Bordel, que faut-il de plus !

-Ce n'est pas une preuve d'amour, se défendit-elle d'une petite voix.

-Hermione...

Elle éclata en sanglots et nicha sa tête dans son cou. Bien que flatté, il soupira.

-Chérie, reste avec moi. S'il te plaît.

-Impossible...

-Impossible n'est pas Malefoy. Ni Granger d'ailleurs. Je ne vais pas t'attendre jusqu'à la fin de la guerre, que nous gagnerons d'ailleurs, mignonne. Je t'offre beaucoup.

-Oui...de devenir ta putain personnelle.

Il devint glacial.

-Je ne te vois pas ainsi, Granger. Tu devrais le savoir.

-Comment veux-tu que je te voies ? Quand tu ne me forces pas à devenir tienne, tu essayes de me tuer. Drôle de relation.

-Promis, je cesserai de vouloir de tuer si tu acceptes.

-C'est rassurant, rit-elle. Passe à autre chose Drago. Des milliers de femmes voudraient t'épouser et te faire de jolis enfants.

-Et bien moi, je ne veux qu'une femme pour faire mes enfants, et elle est devant moi !

Elle releva la tête si vite que ses os du cou craquèrent. Et le fixa, hagarde.

-Quoi ?

-Tu as bien entendu ! Je te donnerai tout, ma fortune, mon nom, et des enfants !

-Mais je ne veux pas tout cela ! Et puis on épouse quelqu'un par amour !

Et qui te dit que ce n'est pas de l'amour que je te porte ?

Giflant mentalement la petite voix, il se reprit et répliqua.

-Non, un mariage se fait le plus souvent par intérêt.

-Ah, c'est de cela qu'il s'agit donc ! Je ne vais pas...

-Je ne veux rien de tout ça, coupa-t-il brusquement. Ni que tu m'informes, ni que tu deviennes des nôtres. À moins que tu ne le veuilles. Non, je veux seulement épouser une femme qui me plaît pour m'assurer que ses petites crises ne la font pas partir à tout bout de champ et avoir des enfants d'elle...

-Tu veux t'assurer une descendance au cas où tu mourrais, devina-t-elle. Neutre qui plus est, puisque issue de nous deux, des ennemis...pour sécuriser leur avenir.

Il hocha la tête et remarqua,

-On ne me reprochera pas d'avoir jeté mon dévolu sur une femme stupide.

-Mais Voldemort va te le reprocher. Une Sang-de-Bourbe amie de Harry Potter comme femme sur le CV, je pense que ça fait plutôt mauvais genre chez toi.

Il éclata de rire en omettant de lui dire que Voldemort serait au contraire ravi...

-Alors ? Deviens mienne, Hermione. Et tu peux être sûre que je te comblerai. À tous égards.

-Non.

-Pardon ?

Omettant la menace dans le ton, elle expliqua :

-Je ferai un mariage d'amour s'il en est un. Bref, chose impossible à faire avec toi.

-Cela viendra...plus tard.

-Si tu ne veux pas me forcer à rejoindre les Mangemorts, je suppose toutefois que tu ne pousseras pas la complaisance à me laisser continuer de me battre ouvertement pour le Phénix.

-Perspicace. Et je pousserais même plus loin l'interdiction : tu ne combattras plus du tout pour l'Ordre du Phénix. Ouvertement, ou en souterrain. Je refuse de t'ouvrir mes bras pour que tu me trahisses à la moindre occasion.

-Alors c'est un adieu définitif.

-Pas un adieu, non, ma chère. Tu refuses ma proposition, mais sache qu'elle tient toujours...et hors de question de te dire au revoir cette fois je te garde dans mon lit. Et je te conseille vivement de ne pas t'y dérober cette fois puisque, si tu sembles t'en fiche de ton propre sort, je sais qu'il ne va pas de même pour ceux de tes amis. Et tu n'aimerais pas du tout qu'au lieu de tuer les tiens proprement et de manière civilisée en bataille rangée, je les fasse enlever pour leur faire subir un à un le destin de ton bouffon de Hentice.

-Tu es un monstre.

-La décision n'en tient qu'à toi.

-Tu sais pertinemment quel est mon choix.

-Parfait.

Il se leva et se recula puis dit :

-Demain soir, 19h30 chez moi. Je t'emmène dîner.

Il transplana.