Voici la seconde partie du monde des contes... désolée du désagrément, mais cela faisait plus de 6 milles mots sinon, long pour un seul chapitre...Enjoy !
Ils arrivèrent à l'endroit où ils avaient Jumper, à la lisière du bois et Jefferson se pencha, récupérant son chapeau en songeant que son plan ne devait, ne pouvait pas échouer. Ils se dirigèrent vers leur maison et soupirèrent en chœur avant d'entrer chez eux. Ils enlevèrent leurs vestes qu'ils posèrent sur le porte manteau et Jefferson alla ranger son chapeau dans sa boîte. Ils allèrent ensuite au salon où ils trouvèrent Grace endormie et paisible, la tête sur les genoux d'un McTwist qui ronflait plutôt fort. Dorothy laissa échapper un petit rire et fût très attendrie par la scène. Jefferson roula des yeux, sa fille aurait dût être couchée depuis longtemps...L'idée de faire de McTwist la victime du "lien des cœurs" pour son plan lui traversa vaguement l'esprit...Mais même si cette pensée lui traversa l'esprit, il ne le voulait pas, quelque part (et malgré lui, croyez le) il s'était habitué (pour ne pas dire un peu attaché) à cette "boule de poil en redingote" comme il disait. Dorothy réveilla sa fille d'un baiser sur la tempe et lui caressa les cheveux avec amour. Sa fille ouvrit les yeux et lui sourit quand elle l'eut reconnue avant de s'étendre et bailler. Elle ouvrit ensuite grand les bras afin que sa mère la porte. Dorothy la prit dans ses bras et entreprit de secouer doucement l'épaule du lapin blanc qui dormait encore profondément mais il ne se réveilla pas. Jefferson déposa un baiser sur le front de sa fille et fît un clin d'œil à sa femme avant d'approcher la bouche de l'oreille de McTwist et cria :
- VOUS ÊTES EN RETARD !
Le lapin sursauta aussitôt la mine affolée et se mit à chercher sa montre de manière frénétique sous les rires de la famille Hatter. Il réalisa alors la supercherie et pesta, de mauvaise humeur et leur tira la langue d'un air pincé. Grace cessa de rire et se sentit mal pour son ami elle s'adressa alors à son père du haut de ses 3 ans.
- Papa, tu as fait peur à McTwist...Tu dois t'escuser !
Le visage de rongeur de McTwist se para du plus beau sourire qu'il avait en stock et Dorothy pouffa devant l'air interdit de Jefferson.
- Trésor, commença t-il. On s'amusait c'est tout...
Grace secoua la tête.
- Peutétre mais lui il s'est pas amusé. Il a eut peur, tu dois t'escuser... Si te plaît ! insista t-elle.
- C'est vrai Jeff, renchérit Dorothy, trahissant son mari pour se mettre du côté de sa fille et du lapin. J'ai toujours détesté quand tu faisais ça !
Jefferson serra les mâchoires et lui jeta un air outré. Dorothy ne put s'empêcher d'éclater de rire, connaissant bien le point de vue de son mari sur "la boule de poil en redingote" et l'idée de le voir s'excuser à lui était désopilante. Le Jumper regarda alors sa fille dans les yeux qui lui donna un regard à fondre une pierre et il céda en soupirant.
- Bien...-il se pencha vers McTwist et déglutit, n'arrivant pas à croire ce qu'il s'apprêtait à faire-. McTwist...Je m'excuse de vous avoir fait peur, dit il difficilement. Espèce de sale boule de poil, maudit mangeur de carotte...ne put il s'empêcher d'ajouter à voix très basse en serrant les dents.
Néanmoins McTwist ne releva pas et savoura sa petite victoire.
- Merci Jefferson, excuse acceptée !
La pensée de l'utiliser pour son plan rejaillit dans l'esprit du Jumper mais il laissa couler en plissant les yeux. Il se redressa pour faire face à sa fille qui se trouvait toujours dans les bras de sa mère. Il lui sourit et la chatouilla quelques secondes.
- Ce n'est pas juste, tu fais de moi ce que tu veux...se plaint il en la faisant rire.
Il se stoppa ensuite et se tourna vers sa femme.
- Tu tiens ça de ta mère...minauda t-il.
Dorothy déposa un baiser sur sa joue.
- Tu vois Trésor, dit elle en s'adressant à Grace. C'est de cette façon que ton père essaie de nous manipuler...Si tu le vois avec cette tête, n'écoute rien de ce qu'il te dit...
Jefferson rit en voyant Grace écouter attentivement sa mère. La petite émit ensuite un long baillement qui leur rappela qu'il était tard et ils allèrent donc la coucher dans son lit. Dorothy déposa doucement sa fille dans son lit avant de commencer à la border.
- Maman ?! Tu peux chanter une berceuse ? demanda Grace d'une voix ensommeillée.
Dorothy fit mine de réfléchir et s'assit sur le bord du petit lit et lui chanta sa préférée en lui caressant les cheveux devant Jefferson légèrement en retrait qui les regardait avec tendresse.
"Ma chérie, dehors il fait nuit,
Blottie toi dans ton lit,
Ne fait plus de bruit;
Il faut t'endormir,
Laisse toi envahir;
Par le sommeil,
Du pays des merveilles...
.
Dors, dors, dors,
Mon trésor, dors bien;
Dors, dors, dors,
Jusqu'à... demain..." (1)
.
Grace s'endormit bientôt, bercée par la voix de sa mère. Dorothy sourit avec tendresse avant de se crisper à la réalisation que c'était la dernière fois qu'elle avait put bercer son enfant avant de la regarder s'endormir. Elle frissonna mais ne voulait pas gâcher son dernier soir en pensant au lendemain, elle chassa donc ses idées noires et se releva après lui avoir murmuré bonne nuit. Jefferson et elles sortirent doucement et retournèrent dans le salon, ayant l'intention de s'asseoir sur leur canapé mais ils durent changer leur plan quand ils virent qu'un lapin en redingote chiffonnée y ronflait déjà. Jefferson soupira fortement, blasé et Dorothy pouffa en lui caressant le bras. Elle plaça un plaid au dessus de McTwist sous le regard désapprobateur de Jefferson et ils allèrent dans leur chambre, s'allongeant tout deux côte à côte, enlacés. Le restant de la nuit fût difficile pour eux deux et aucun ne put dormir. Dorothy à cause de son anxiété et Jefferson car il avait peur que Dorothy lui fausse compagnie avant qu'il ne puisse mettre la main sur ses chaussures. Plusieurs fois ils essayèrent d'engager une quelconque conversation mais ils ne trouvèrent tout simplement pas les mots alors ils se contentèrent de se rassurer par la simple présence de l'autre; Dorothy avait sa tête appuyé sur le torse de Jefferson et écoutait les battements de son cœur tandis que Jefferson avait son bras passer fermement autour de sa femme, comme si par ce geste il pouvait l'empêcher de partir là où il n'aurait pu la suivre.L'aube arriva bien trop tôt à leur goût et Dorothy eut la surprise de voir que Jefferson avait les yeux fermés, il semblait paisible. Elle ne s'était pas rendu compte qu'il s'était endormi et après tout il en valait peut être mieux ainsi...Elle se dégagea la plus doucement possible en espérant qu'il ne se réveillerait pas mais il n'esquissa aucun mouvement. Elle le regarda un moment, mémorisant les traits de son visage et laissa couler une larme avant de déposer un chaste baiser sur ses lèvres, essayant de transmettre tout l'amour qu'elle éprouvait pour lui. Elle sortit et se rendit dans la chambre de sa fille, encore profondément endormie. Elle la contempla avec amour et tristesse, sentant de nouveau des larmes couler, elle lui embrassa le front et sortit pour ne pas s'infliger plus de mal.
Elle passa rapidement devant McTwist qui ronflait bruyamment et alla directement à l'extérieur de la maison, attrapa une petite pelle et marcha jusqu'à trouver un endroit très éloigné de la maison, dans le gazon où poussaient quelques petites fleurs rouges qu'elle avait plantées lorsqu'ils avaient achetés cette maison. Avec un air profondément déterminé elle entama de creuser. Cela ne lui prit que quelques minutes avant que sa pelle ne heurte quelque chose, elle n'avait pas eu besoin d'enterrer la boîte profondément. Elle s'agenouilla, terminant son œuvre avec ses mains et finit par sortir la boîte écarlate du sol et la posa à côté d'elle d'un air grave. Elle avait espéré ne jamais avoir à déterré les démons de son passés et d'une main tremblante elle souleva le couvercle. Elles étaient là, les chaussures de rubis, elles n'avaient rien perdue de leur éclat et semblaient bien trompeusement inoffensives. Dorothy se perdit dans ses pensées, sachant ce qui lui restait à faire. Elle ferma douloureusement les yeux quand elle sentit un mouvement derrière elle, mais elle ne fût pas assez rapide. Jefferson attrapa les chaussures à une vitesse presque surhumaine. Dorothy se releva pour lui faire face et vit qu'il était habillé et tenait son chapeau dans une main et les chaussures de l'autre, il avait l'air plus que déterminé et Dorothy qui le connaissait bien sût immédiatement ce qu'il s'apprêtait à faire et cela ne lui plaisait pas, du tout.
- Ne fais pas ça ! Rends les moi Jeff ! s'écria t-elle en lui sautant dessus.
Ils tombèrent à la renverse mais le jeune homme s'était attendu à une telle réaction et avait anticipé, tenant encore les chaussures hors de portée même s'il avait momentanément perdu son chapeau. Dorothy n'hésita pas à le frapper au visage d'un coup de poing (ce qu'il n'avait par contre pas vu venir du tout venant d'elle). Il ne perdit pas contenance et continua de la repousser loin des chaussures qu'il continuait à maintenir hors de portée et il essayait d'attraper son chapeau, il suffisait qu'il arrive à le faire tourner et il pourrait Jumper. Le couple continua à se battre au sol, Dorothy n'hésitant pas à le frapper tandis que Jefferson faisait de son mieux pour la maîtriser sans la blesser. Il regretta un moment de ne pas avoir pensé à prendre la poudre de pavot (2) pour la neutraliser. Perdus dans leur "bagarre" ils ne remarquèrent pas qu'un homme venait d'apparaître non loin dans un éclat rouge. Le Magicien d'Oz jeta un œil curieux autour de lui, cherchant l'origine des petits cris et vit les Jumpers en train de se battre pour récupéré les chaussures de rubis. Il souleva un sourcil et décida de s'éclaircir la voix pour les avertir de sa présence. Aussitôt les jeunes gens s'arrêtèrent et se relevèrent, Jefferson se mettant immédiatement devant sa femme et Dorothy profita de son moment d'inattention en ramassant les chaussures, tout ce qui allait se passer dépendrait des intentions du Magicien.. Celui ci en voyant la posture protectrice de Jefferson éclata de rire en levant les bras en l'air.
- Oh mais ne t'en fait pas, je n'ai absolument aucune intention de lui faire du mal... sussura t-il.
Jefferson se raidit à la manière dont il l'avait dit, il savait...Dorothy fronça les sourcils, pensant la même chose que son fiancé.
-...Pas après ce que j'ai appris...Je serais fou de te faire le moindre mal Dorothy, confirma t-il avec un grand sourire.
- Comment l'avez vous sut ? demanda Dorothy d'une voix calme.
Le Magicien d'Oz caressa distraitement son bouc sombre.
- Après notre petite rencontre des plus dérangeantes sur Tilvop, j'ai décidé de mener ma petite enquête, me doutant que ces chaussure devaient y être pour quelque chose...Après quelques temps de recherches infructueuses j'ai décidé de me rendre là où je savais que quelqu'un aurait les réponses...
Dorothy tressaillit.
- Je suis donc allé voir Béline (3) à Oz...-il ricana- Et après quelques...hum...arguments, elle à finit par tout me révéler...Le lien des cœurs, tout ça...
Il se mit alors à triturer sa ceinture de ses doigts.
- Elle n'aurait pas dût me le cacher à l'époque...dit il d'une voix plus douce, presque nostalgique. J'aurais préféré ne pas lui prendre sa magie...
-Vous avez tué la sorcière, traduisit Dorothy.
Le Magicien d'Oz fît une moue presque désolé.
- Je n'avais rien contre elle, mais elle n'aurait pas dût me cacher cet enchantement...
Dorothy frissonna, encore une mort sur sa conscience car la sorcière avait été tuée par sa faute, il fallait que cela cesse.
- Mais maintenant que je sais que tu es ma faiblesse, je ne compte pas te laisser vagabonder et risquer nos vies...Je pense que tu pourras le comprendre, dit il en hochant la tête. Tu vas donc venir avec moi et tu seras sous ma protection dans un endroit de mon choix...
- Il en est hors de question s'interposa Jefferson d'une voix forte. Il faudra me passer sur le corps.
- Ca peut s'arranger, répondit tranquillement le Magicien en esquissant un geste de la main.
Ce fût alors Dorothy qui se plaça devant Jefferson ce qui le stoppa immédiatement, comme elle l'avait prévu. Un plan c'était formé dans son esprit. Elle avait à présent les chaussures de rubis aux pieds et elle espérait que la sorcière n'avait pas tout révéler à leur propos...
- Je veux bien venir avec vous de mon plein gré, dit elle fermement. A la condition que jamais, jamais vous ou vos sbires ne fassiez de mal à un membre de ma famille.
Jefferson voulut répliquer mais Dorothy lui pinça le bras, lui faisant comprendre qu'elle avait un plan et il se tût. Le magicien observa Dorothy et considéra la situation. Aucun des membres de sa famille ne possédait de pouvoir de toute manière, il ne perdait rien au deal.
- Très bien, j'accepte. Ta famille n'aura rien tant que tu te laisseras faire...
Dorothy se tourna vers Jefferson, lui fît un clin d'œil pour le rassurer et l'embrassa avec amour et désespoir. Il était surpris de son geste mais laissa ses lèvres répondre, pensant qu'elle savait comment faire pour que tout ce termine bien. Elle rompt ensuite leur baiser et commença à se diriger vers le Magicien d'Oz, le cœur lourd et un plan qu'elle espérait viable en tête. Elle espérait vraiment qu'il ne s'était pas trop intéressé aux chaussures et à leur fonctionnement en eux mêmes...Elle se plaça à côté de lui et il lui attrapa la main pour qu'ils puissent aller dans un autre monde (Nda: lui n'a pas besoin d'artéfact pour ça). C'est alors que Jefferson remarqua qu'elle avait les chaussures au pieds et un frisson d'horreur l'envahit, comprenant son plan.
- Dorothy, non je t'en pris ne fais pas ça ! cria t-il la voix brisé.
Il essaya de la rejoindre, mais il se rendit compte qu'il ne pouvait pas bouger ses pieds. Un sourire mauvais de l'homme à la ceinture lui indiqua qu'il l'avait immobilisé. La rage, la douleur et le désespoir que ressentait Jefferson à présent le faisait presque suffoquer. Sa femme lui faisait face, le visage crispé, sa main agrippée autour de celle de l'homme effrayant à la ceinture rouge vif.
- Je n'ai pas le choix Jefferson, dit-elle résignée. Tout ceci est ma faute, c'est la seule solution pour en finir, je dois réparer ce que j'ai fais...
- On trouvera un autre moyen ! On trouvera, je te le jure ! Mais ne fais pas ça, la supplia t-il.
Dorothy secoua la tête sombrement. Le Magicien lui ne comprenait pas ce qui se passait réellement et croyait simplement que Jefferson s'opposait à ce qu'elle parte avec lui.
- Je ne risquerais pas de laisser ce magicien libre... de vous faire du mal...ajouta t-elle pour ne pas alerter le Magicien.
Elle claqua des talons discrètement une fois et comme elle l'espérait le Magicien n'avait pas remarqué qu'elle les portaient, trop condescendant pour imaginer qu'elle pourrait quelque chose contre lui.
- DOTHY, NOOOON ! s'écria t-il. Grace à besoin de toi ! J'ai besoin de toi !
Grace laissa s'échapper une larme qui roula doucement sur sa joue. Et l'homme à ses côtés grogna son impatience en regardant Jefferson avec un air méchant et agacé par des adieux qu'il laissait s'éterniser pour ne pas avoir à entendre Dorothy se plaindre "qu'elle n'a même pas pu leur dire aurevoir" ultérieurement.
- Je fais ça pour elle, pour toi. Tu m'as sauvé Jefferson, tu m'as donné une vie merveilleuse et une fille magnifique...
Elle claqua des talons, une deuxième fois. Jefferson ferma les yeux et secoua la tête, se gorge si serrée qu'il ne pouvait plus parler.
- Prends soin d'elle Jeff...Aime la pour nous deux - elle arracha son collier étoilé et le jeta à ses pieds- Donne le lui, dis lui que sa mère l'aimait...
Jefferson la regarda d'un air implorant.
- Tu n'en reviendras pas... Je t'en prie, reste avec moi, nous sommes une famille...On n'abandonne pas sa famille...
- C'est pour ça que je dois le faire, répondit Dorothy, des larmes dans la voix. Je vous aime et je veux que ma famille soit en sécurité, même si ça signifie sans moi...
Elle raffermit sa prise autour de la main de l'autre homme et releva le menton fièrement pour se donner du courage.
- Je t'aime Jefferson...
Elle claqua une dernière fois des talons.
-NOOOOOOOOOOOOOON ! s'écria t-il de toutes se forces, impuissant.
"Je ne peux prendre personne avec moi, la dépense d'énergie nous tuerait tout les deux..."Jefferson ré-entendit les mots qu'elle lui avait dit lors de leur marché à Wonderland. Et il ne put rien faire d'autre que de regarder l'amour de sa vie disparaître pour toujours dans un éclair rouge. Il fût aussitôt libre de ses mouvements et tomba à genoux, choqué. Dorothy, n'était plus là...Elle était partie, il ne la reverrait plus...-Il prit son visage dans ses mains, incapable de ne serait ce que pleurer- Il ne l'entendrait plus rire, il ne pourrait jamais plus la prendre dans ses bras, il n'entendrait plus le son de sa voix...Elle était juste partie...Partie pour toujours...Il commença à se sentir étrange, un peu comme si la réalité se trouvait à présent loin, très loin de lui. Il trouvait que rien n'avait de sens, que tout était simplement ridicule, la vie était ridicule. Il était seul, il venait de perdre son grand amour, il était seul avec un vide béant dans le cœur...C'est alors que l'image de sa fille lui apparut, le ramenant à la réalité (4). Il attrapa fébrilement le collier étoilé de sa femme et serra son poing dessus. Il avait une fille de trois ans qui avait besoin de son père Il ramassa son chapeau et rentra donc chez lui, réveillant McTwist pour lui expliquer la situation. Le lapin laissa échapper quelques larmes, il avait toujours très apprécié Dorothy. Il vit que Jefferson ramassait des affaires et les enfournaient dans une malle, il ne comptait pas emporter grand chose, un peu d'argent pour payer une auberge en attendant de se payer une vraie maison, quelques vêtements, quelques jouets...
- Qu'allez vous faire ? demanda t-il après s'être mouché bruyamment.
-Partir, partir avec Grace, répondit Jefferson en bouclant sa malle.
Il regarda à nouveau autour de lui, l'odeur, les meubles, ce monde tout entier tout lui rappelait Dorothy, la vie qu'ils avaient eu, qu'ils auraient dut avoir et qu'ils n'auraient plus jamais..c'était insupportable...Il sentait des larmes qui coulaient sans son autorisation sur ses joues et les chassa d'un revers de la manche, il était fou de douleur mais il ne devait pas craquer, Grace avait besoin de lui.
- Où comptez vous aller ? demanda McTwist d'une voix timide.
- Dans mon monde natale, la forêt enchantée...
- Vous devriez rester, dit McTwist. Ne prennez pas de telle décision sans réfléchir, c'est ici qu'est votre vie, c'est ici que Grace à...
- Ici que Grace à perdu sa mère, termina Jefferson en le coupant avec une voix dure. Je suis son père, c'est à moi de prendre les décisions pour notre avenir à tout les deux...dit il fermement. On va aller là bas, et je ne Jumperais plus, plus jamais...
- Si vous ne Jumpez plus comment allez vous faire pour...
- Je ne sais pas...Je pourrais devenir chapelier, mon oncle l'était et m'a formé...dit il en secouant la tête. Peu importe, aucune importance; on sera tout les deux. On va se reconstruire une vie... Je ne peux pas rester dans ce monde, ça m'est impossible. Tout me fait penser à elle... On va aller là bas et on pourra tout recommencer à zéro...
Jefferson s'arrêta et soupira l'air profondément tiraillé et blessé. McTwist, malgré leur relation qu'on pourrait qualifier de "compliqué" avait appris à apprécier le Jumper, et le voir dans cet état lui faisait mal. Jefferson se reprit et alla prendre de la poudre de pavot, n'ayant pas le courage de faire face à la peine de sa fille pour le moment, devant déjà gérer la sienne; il décida de repousser à plus tard les explications et l'emmener ailleurs. Il se rendit dans la chambre de Grace et souffla un peu de poudre sur son visage, garantissant ainsi qu'elle dormirait pendant leur (court) voyage. Il la prit dans se bras et retourna dans la salon, prit sa malle et son chapeau et se dirigea sombrement vers l'extérieur suivit de Mctwist. Il fit quelques pas avant de lancer son chapeau qui tournoya et ouvrit un portail. Jefferson agrippa sa fille avant de se tourner vers McTwist.
- Merci de vous être occupé d'elle...
Il parut ensuite chercher ses mots.
- Alors adieu, finit il par dire. Et bonne chance pour trouver votre Alice...
MctTwist hocha la tête lentement et toucha le bras de Grace qu'il aimait beaucoup.
- Bonne chance à vous deux...
Jefferson se détourna ensuite de lui. Il revit le visage de Dorothy juste avant qu'elle ne Jump avec le Magicien et il serra les mâchoires...
- Je hais Wonderland...(5)
Et sans un mot de plus il Jumpa pour la forêt enchantée, vers une nouvelle vie.
(1) berceuse sortie tout droit de mon imagination, ce qui explique pourquoi elle doit vous paraitre si mauvaise mais bon je voulais qu'ils en aient une rien qu'à eux "Hatters family feels :3", "La sacrifice de Dorothy" était un chapitre triste (de mon point de vue en tout cas) et j'avais besoin d'un moment de tendresse (avec de l'humour aussi pour les scènes Jeff-McTwist) pour atténuer un peu l'angst ...
(2) oui, par poudre de pavot il parle bien de la poudre qu'il a utilisé sur McTwist (et que Dothy a finit par retourner contre lui) c'est la même poudre que fabrique Mulan, pour le géant Anton (:3) et sur Snow...
(3) le nom de la sorcière de l'est, donc la sœur de Starka la sorcière de l'ouest.
(4) ici j'explique sa réaction en me basant sur sa réaction quand Regina l'a abandonné à Wonderland, il était choqué, perdu, déconnecté. C'est un pas de plus vers la folie qu'il ressentira pendant la période chapelier fou car alors cela fera deux fois qu'il perdra une personne chère. D'abord Dothy, puis Grace et son incapacité de rejoindre celle ci le conduira à la folie..
(5) cette phrase est importante car jusqu'ici il à toujours dit adoré Wonderland, mais pour des raisons que vous connaissez à présent, ce n'est plus le cas et c'est parallèle à ce qu'il dira lorsqu'il y retournera avec Regina...
Voilà donc pour ce dernier chapitre du monde des contes, vous savez maintenant comment (a cru) se sacrifier Dothy, pourquoi Jefferson déteste tant le pays des merveilles etc...C'était un chapitre très triste contrairement à la première partie cela finit mal dans les flashbacks...Qui sait peut être que ce sera différent à Storybrook dans le présent...
