Un bon chapitre 9 particulièrement long *-* warning: /on s'approche dangereusement de la fin\

Grandes révélations, accrochez-vous pour suivre ;)


Chapitre 9

C.C regardait cette scène invraisemblable. Trop interloquée pour faire le moindre mouvement, elle réprima un cri étranglé. Le visage de Lelouch s'était empourpré. Il croisa son regard, avant de lui décocher un sourire glacial, l'air de dire ça va aller. Ne me mens pas songea C.C, ne te mens pas à toi-même. Tu essaies de me rassurer tandis que cette nuit, ta voix était si empreinte d'amertume lorsque tu m'avais annoncé qu'il te restait peu de temps. Pourquoi continuer à faire comme si tout allait bien.

-Majesté, je vous remets le traître, annonça le garçon.

-Pas besoin de toutes ces manières, dédaigna le roi.

Il savourait cette scène, ce sentiment de dominer les autres lui plaisait tant qu'il se demandait s'il ne la ferait pas durer. Il tourna autour de Lelouch comme un vautour, mais celui-ci, contusionné comme il l'était, ne pouvait faire le moindre geste. L'adolescent, après le choc passé, se força à reprendre son calme pour ne pas s'infliger plus de gêne. Sa blessure à l'épaule le tiraillait, mais Suzaku l'immobilisait sans ménagement. A quoi bon vouloir jouer les héros Suzaku, songea-t-il. Finalement, Charles claqua des doigts, désintéressé de sa proie, qui en plus de n'opposer aucune résistance, ne lui apportait pas la satisfaction de le voir souffrir. Trois gardes se détachèrent, ils attrapèrent Lelouch par le bras et le tirèrent en arrière brutalement, le poussant vers une porte isolée. Charles se tourna vers son neveu et demanda :

-Que puis-je t'offrir en retour ?

-Donnez-moi C.C.

Cette demande parut le contrarier au premier abord, puis il se décida :

-Après tout, pourquoi pas ? elle ne m'est plus d'aucune d'utilité.

-Merci mon oncle.

Il fit signe à C.C de le suivre. Elle voulut protester, mais en repensant à la monstrueuse arme que le roi tenait entre ses mains, elle jugea préférable de le suivre. Ils s'engagèrent dans un sombre couloir et disparurent du champ de vision. Le roi les regarda s'éloigner d'un sale œil, vexé dans son amour propre d'avoir capturé Lelouch grâce à son neveu, lui qui le détestait tant. Charles claqua une nouvelle fois des doigts. Le général de la garde armée se présenta. D'un ton neutre il ordonna :

-Tuez-les, tous les deux.

Le général acquiesça, prit deux hommes avec lui et se fondit dans l'obscurité.


Sitôt après avoir tourné dans le corridor, les deux adolescents se mirent à courir comme des dératés. Ils bifurquèrent deux fois à gauche et empruntèrent un escalier qui descendait. Les murs en pierre répercutèrent les pas des assaillants. Ils étaient sur leurs talons.

-Comment t'en es-tu douté ?

-C'est simple, déclara le châtain. Toi, tu ne lui es plus d' aucune utilité, et moi, il veut m'éliminer depuis la fois où il a fait sauter notre chalet. Et si cela ne te suffit pas, il haïssait mon père, et comme je suis son fils, je représente une menace en tant qu'héritier potentiel.

Suzaku s'arrêta soudainement devant une alcôve. Il activa un mécanisme secret et une porte coulissa. Ils enjambèrent le passage rapidement. Avant que les gardes n'arrivent, tout s'était déjà remis en place. Ils passèrent devant et continuèrent leur chemin. Un sourire s'étira sur les lèvres du garçon :

-J'y ai vécu mon enfance, je connais tous les passages par cœur.

Ils coururent encore de longues minutes à travers le couloir, parsemé tous les dix mètres par une torche enflammé. Le temps s'étirait jusqu'à paraître une éternité aux yeux de C.C. Et enfin, au détour d'un croisement, ils stoppèrent.

-Là on y est chuchota-t-il. Derrière cette cloison se trouve les cachots. Tu n'auras aucun mal à le sortir d'ici, vu que les gardes se situent à l'extérieur, de l'autre côté de la porte. Le tout, c'est de ne pas éveiller les soupçons et d'être discret. Pour ressortir, il te suffit de longer ce couloir, de bifurquer deux fois à droite, de prendre tout droit arrivé au carrefour, et de remonter au niveau de la statue en pierre.

-Et toi alors ?

-Je m'occupe de Charles, toi de Lelouch.

Il prit une profonde inspiration, puis continua :

-Il a besoin de toi. Sur la route, il m'a dit qu'il avait fait la promesse de te ramener.

-à qui ? dit C.C d'une voix blanche, quasiment inaudible.

Mais Suzaku était déjà parti. Elle était plantée là, incrédule, et derrière cette cloison se tenait probablement son ami. Elle lutta contre la paralysie, et poussa la porte. Il y eut un déclic, puis une lumière aveuglante.


Que se passait-il ? Il savait parfaitement où se trouvait la salle du trône, alors pourquoi se dirigeait-il de l'autre côté ? Arrête de courir. Arrête Suzaku s'ordonna-t-il à lui-même. Ses pieds grincèrent sur le gravier lorsqu'il freina. C'était de cette porte que parvenait l'appel lancinant qui lui perforait presque les tympans.

-Ouvre petit.

Deux simples mots, mais Suzaku ressentait une puissance à travers cette porte qui émanait. Comme un automate, il s'exécuta et ouvrit. Un homme en blouse blanche se tenait derrière :

-Merci Suzaku, tu viens de désactiver la barrière de Charles qui me retenait dans cette pièce.

-Qui…qui êtes-vous ? parvint-il à articuler.

-Celui à qui Lelouch a fait la promesse. Je suis Lloyd. Tu sais ce qui te reste à faire maintenant...

Il lui remit une arme que Suzaku prit machinalement. Il n'était même plus maître de lui-même.

C'est ce que doit ressentir Lelouch sous l'emprise de Zero songea Suzaku. Mais moi ? Sous l'emprise de qui suis-je ?

Il eut le temps d'apercevoir un sourire maléfique sur le visage du professeur, puis d'un coup il se trouva projeté dans la salle du trône. Que se passait-il à la fin ? il se situait en haut des marches, et il dominait Charles. Celui-ci suffoquait littéralement et jetait des regards affolés. Il s'aperçut qu'il tenait l'arme criminelle encore fumante. Celle-ci lui brûlait les doigts, s'il achevait son oncle maintenant, il pourrait lâcher l'arme et se débarrasser de cette douleur. Mais quelque chose au fond de lui lui hurlait de ne pas commettre cet acte. Soudain, tout le voile de confusion se dissipa, et il revint à la réalité, reprenant tous ses sens.

Il était toujours dans le passage secret, mais il était arrivé à destination, devant une porte qui conduisait immédiatement à Charles. Tout ce qui venait de se passer semblait tout droit sorti de son imagination. Tout, sauf une chose. Suzaku sentait le contact d'un métal froid contre sa cuisse. Il fouilla dans sa poche et en ressortit l'arme. Elle n'avait pas encore servi constata Suzaku avec soulagement. Il divaguait sûrement. Il ferma les yeux et essaya de remettre les événements dans l'ordre. Il avait quitté C.C, avait commencé à courir, et d'un coup il se retrouvait à destination avec une arme sortie de je ne sais où, et un souvenir qui apparaissait si réel d'une rencontre avec le créateur de Lelouch. Et cette arme-là qui semblait le dévisager et qui le mettait au défi de l'utiliser. Il se résigna à comprendre, et ce fut sans doute sa plus grande erreur. Le châtain empoigna l'arme avec ses deux mains, pour se donner plus de courage, puis il enfonça le passage d'un coup de pied.

A partir de ce moment, tout se passa très vite. Charles sursauta et tomba à la renverse de son fauteuil. Les trois gardes dégainèrent en même temps, mais le garçon avait anticipé, il tira plusieurs coups qui atteignirent tous leur cible en une fraction. Deux des gardes s'effondrèrent mollement. Cependant le dernier garde avait eu le temps de réagir avant de se faire faucher par une balle. Dans sa chute, il appuya inconsciemment sur la gâchette. Deux coups blessèrent Suzaku gravement. Celui-ci étouffa un râle et pressa la main contre sa poitrine. Charles en profita pour sortir un revolver d'un pan de sa chemise, mais Suzaku le désarma avec un coup de pied gauche. Le roi tomba au bas de l'escalier, pitoyablement. À présent l'adolescent le dominait, du haut des marches. Le roi mit ses mains devant son visage comme pour se protéger. Il attendait la sentence. Mais elle ne vint pas.

-Je succèderai à mon père, dit-il simplement, la voix empreinte de douleur.

-Vas-y je t'en prie, fais ce que tu veux, tiens ! Prends ma couronne, prends tout, mais laisse-moi en vie je t'en supplie, gémissait-il.

-Avant, j'ai quelques questions à te poser, enchaîna Suzaku, qui avait besoin d'éclaircir la vérité. Il ne faisait même plus attention à sa blessure au ventre et à la cuisse. Comment C.C est-elle tombée entre tes mains ?

-C'est à ce professeur fou que je l'ai prise. Mais je lui aurai rendu hein ! je lui aurai rendu, dit-il affolé.

-Lloyd ?

-Oui oui, Lloyd, c'est ça !

-Comment l'as-tu connu ?

-Il travaillait pour mon frère. J'ai réussi à lui faire pression dans l'ombre, de sorte qu'il l'a trahi pour m'aider.

-Donc il n'avait pas le choix…

-Exactement ! C'est ce que je me tue à te dire. Il n'était pas heureux avec mon frère, alors le convaincre a été facile. Je lui assurais des revenus plus importants que ceux que mon frère lui accordait pour financer ses recherches, et en échange, il pionçait sur un projet développé et très avancé pour détrôner mon frère !

-Un scientifique fou qui a trouvé une combine pour financer son projet…

Suzaku fut pris d'un horrible doute. Charles parti sur sa lancée, continuait sans remarquer le changement d'expression de son neveu :

-Une chance qu'il m'ait eu n'empêche ! Sans moi, il n'aurait jamais pu créer son arme ultime ! disait-il sans une pointe d'arrogance.

-Une arme ultime…balbutia-t-il.

-C.C voyons, s'étonna Charles, pensant que Suzaku était au courant.

Mais le visage de Suzaku était devenu blême. Il tremblait si fort à présent, qu'il menaçait à tout moment d'appuyer malencontreusement sur la gâchette. Charles s'en aperçut, et se remit à pousser des gémissements plaintifs :

-Ne tire pas, tu as promis, s'offusqua-t-il en levant les bras.

Suzaku s'aperçut qu'il tenait encore l'arme pointée sur son oncle. Dégoûté par lui-même devant tant d'intimidation qu'il émanait sans le vouloir, il lâcha instinctivement l'arme. Il ne voulait en aucun cas être le meurtrier de son oncle, car au fond de lui, jamais il n'aurait pu se résoudre à le tuer. Grâce à ces révélations, Suzaku avait enfin tout compris. Son oncle n'était en fin de compte qu'un idiot ! Jamais il n'aurait pu faire pression sur un professeur de cette envergure. La seule raison pour laquelle il s'était plié à Charles était qu'il pouvait mener tranquillement, sous couvert du frère du roi, des recherches interdites, et qui plus est, sur une arme ultime ! il se remémora le sourire fugitif qui était passé sur le visage de Lloyd, tout à l'heure. Le sourire d'un fou, qui avait une découverte révolutionnaire, mais qui se délectait d'être le seul au courant.

-Charles, t'es-tu emparé de C.C contre le gré de Lloyd ?

-Bien évidemment, tonna-t-il fièrement. Ce fut d'ailleurs la première fois où il s'opposa à moi, dit-il contrarié. Ça m'a paru étrange sur le coup, mais je n'y ai plus repensé après. C'est qu'il y tenait vraiment. J'ai fait fouiller ses plans, et c'est alors que j'ai découvert le but réel de la venue de C.C dans le monde. Lloyd voulait s'en servir pour que je domine le monde. Mais moi, tout ce que je voulais, c'était de dominer juste le Japon, ça me suffit amplement.

Puis il se rappela une phrase de Charles, lorsqu'ils l'espionnaient dans l'arbre. Respirant assez diccilement, il parvint à demander :

-Tu dis avoir scellé les pouvoirs de C.C ?

-Oui, il commençait réellement à me faire peur, à tous les jours me raconter tout ce que j'aurais pu acquérir rien qu'en l'écoutant un tant soit peu, en écrasant les empires limitrophes à l'aide de cette arme. Alors à partir de ce moment, je n'ai pas eu d'autre choix que de me séparer de lui, en l'enfermant dans une chambre à l'aide d'une barrière spéciale. J'ai scellé C.C.

Suzaku avait saisi. Son oncle n'était qu'un poltron, il n'avait pas l'ambition et la soif de puissance démesurées. En revanche quelqu'un d'autre l'avait : le professeur. Et celui-ci voulait gouverner le monde à travers son idiot d'oncle, mais devant l'incapacité de Charles, il avait dû être désillusionné. Le roi n'était en fait qu'un pantin qui se promenait au bout d'un fil. Et celui qui dirigeait toutes les opérations dans l'ombre, c'était Lloyd. Lloyd…ce nom l'effrayait à présent. Ce n'était qu'un manipulateur, qui avait réussi brillamment à utiliser la soif de pouvoir de son oncle pour tuer son père. Et maintenant qu'allait-il faire ? Maintenant que lui, Suzaku, l'avait libéré de sa prison ? d'ailleurs, comment avait-il fait pour réussir à le manipuler ? Il avait ouvert bêtement la cage aux lions, et le lion lui sauterait au cou.

Mais pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Pourquoi ne l'avait-il pas tué au moment où il l'avait libéré ? Que lui voulait-il ? Quel pion sera-t-il sur le plateau d'échec de Lloyd ? Et surtout, que fera-t-il s'il se révolte contre lui ? Et l'image de Lelouch lui vint d'un coup à l'esprit. Lelouch !

-Pourquoi avoir créé Lelouch si C.C pouvait tuer mon père ?

-Parce que c'est lui le…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Un fragment de plomb venait de traverser son cœur et ressortit de l'autre côté. Il n'eut même pas l'air étonné, et son corps s'affaissa dans un angle incongru. Il était mort sans le savoir. Suzaku s'était figé. Ses yeux sautaient du corps de son oncle au tireur. Ses jambes menaçaient à tout instant de se dérober, et la raison de tout cela, en dehors de la mort atroce de son oncle, c'était que Lloyd lui avait collé le canon contre la tempe.


Par-là ! J'aurais juré que c'était par-là ! Une fois de plus, la jeune fille s'était trompée. Elle se retourna vers le garçon, lui lançant un long regard de détresse. Celui-ci détourna les yeux pour les lever au ciel, ou plutôt au plafond puisqu'ils étaient toujours coincés dans ce maudit souterrain. Partout, tout se ressemblait, ils étaient passés une dizaine de fois devant des tas de statues en pierre, à moins que ça n'ait été la même, Lelouch n'en était plus très sûr. Ils avaient emprunté maints corridors, franchi moults portes, et montés un nombre incalculables d'escaliers. Lorsqu'il avait vu C.C arriver dans sa cellule, il s'était cru sauvé, mais mourir ici, enseveli dans un souterrain, c'était le comble !

-On essaie par ici, déclara C.C en indiquant la droite.

Lelouch acquieça mais prit la gauche .

-Mais huh ! dit C.C sur un ton de reproche, vexée qu'il ne l'ait pas écouté.

Le brun se retourna vers elle et lui sourit d'un air assuré :

-à partir de maintenant, c'est moi le guide.


Le contact du métal froid représentait un danger si imminent que Suzaku avait inconsciemment retenu son souffle.

-Merci pour tout à l'heure, lui souffla le professeur à l'oreille. Mais maintenant, je n'ai plus besoin de toi.

-Tu mens.

Le sourire carnassier de Lloyd se tordit en une expression de contrariété.

-Perspicace le gamin. Trop perspicace.

Il avait craché ces deux derniers mots comme une vipère. Il se recula et donna un coup de pied à la cuisse blessée de Suzaku. La douleur lui arracha un cri et l'adolescent s'écroula sur les genoux.

-Ce n'est pas comme ton oncle, un bon à rien. Mais toi, tu pourrais m'être utile, qu'en dis-tu ? et si on coopérait ensemble ? à nous le pouvoir, la richesse, la gloire éternelle.

Suzaku ne prit pas la peine de répondre.

-Tu pourrais…protéger tous ceux que tu souhaites. Rappelles toi ta mère, et cette tragédie. Oh, c'est vrai, tu étais jeune, tu étais terrifié. Ta mère te hurlait de te planquer, mais toi, tu ne pouvais bouger. Tu avais peur. Et qu'avait-il fallu qu'elle fasse pour te sauver des opposants du roi à l'époque ?

-Assez ! cria-t-il.

Comment savait-il ? Qui le lui avait dit ? Pouvait-il sans remords mettre à nu les souvenirs les plus douloureux de son enfance, et les décortiquer comme cela, sans pudeur, devant lui ? il ressentit d'un coup des douleurs parvenir de ses entrailles. Une forte quinte secoua tout son corps et il recracha une gerbe de sang. La blessure au ventre était plus grave qu'il ne l'avait pensé. Incapable de tenir sur ses genoux plus longtemps, il se laissa choir sur le sol, et se recroquevilla en pressant sa main sur son thorax. Le liquide rouge se répandait lentement sur le sol. Toute la salle tournait. Il en avait des nausées. Il ferma les yeux.

-Alors tu coopères ?

La voix aurait pu aussi bien provenir du démon qu'il n'aurait ressenti aucun différence dans l'intonation.

-Que voulez-vous ? marmonna-t-il.

-Oh c'est bien simple, appelle Lelouch, dis-lui de venir ici.

-Vous avez un téléphone ? Ricana Suzaku, à moitié conscient de ce qu'il faisait. Le provoquer ?

-Non, fais le par la pensée. Par le lien que tu as créé avec lui. S'il ressent ta présence, il viendra.

-Va te faire…

Il ne finit pas sa phrase, son corps était parcouru de soubresauts à présent. Il avait froid, très froid. Arrête-toi de couler, mon sang. Il faut que… je tienne le coup. Il faut que je prévienne Lelouch. Il faut qu'il rompe sa promesse avec Lloyd, sinon Lloyd aura retrouvé son arme ultime. Il faut…les yeux de Suzaku se voilèrent lentement. Il allait succomber, non ! Reprends toi reprends toi Suzaku. Il aurait voulu se mettre des gifles, mais il n'en avait plus la force, ni la volonté. Lentement, il avait permis aux ténèbres de le saisir, et lentement il glissait…il entendit soudainement une voix :

-Par ici ! j'ai vu une image de Suzaku agoniser ! pourvu que ce ne soit qu'un pressentiment, mais j'ai une affreuse sensation.

C'était Lelouch. Il entrouvrit les yeux. Il ne percevait que deux silhouettes qui se dirigeaient vers lui. Il tendit une main pour les empêcher de s'avancer, mais Lloyd l'intercepta de son pied. La douleur le foudroya. Avant de s'évanouir, il eut le temps de voir le professeur cacher son arme de dessous sa veste, s'avancer vers eux, et crier paniqué :

-Leouch, c'est affreux ! Ils se sont entretués.

Non ! Eut envie d'hurler Suzaku, mais aucun son ne sortit de sa bouche.