Hello ! Dis donc, ça fait un moment qu'il n'y a pas eu de chapitres...à vrai dire, je prépare encore une autre fic...argh, je sais ! Mais courte, celle-là hein. Et toujours du McKeller. Bien évidemment. =).
Pour les reviews : merci à Mary, à savannah12 (bah, Chuck sert à tout ;)...) et surtout à Belmene ! Merci encore et encore, c'est super-gentil d'avoir posté tout plein de reviews ! Youhouh !
Encore un guest aujourd'hui...bonne lecture.
Chapter 8 : The Guest 2
Un dîner, un dîner, un dîner...
Lorsque Jennifer lui avait annoncé que ses parents étaient en ville et que - pire encore - ils les avaient invités à dîner, il avait levé le nez de son bouquin de physique théorique, paniqué. Même si Jen lui avait assuré que ses parents n'étaient pas du genre auquel il pensait - il était presque soulagé de l'apprendre...-, le souvenir affreux et traumatisant de Cathy Pears, l'année de son premier doctorat, revient cogner contre son crâne. Une relation dont la rencontre avec les parents fut fatale, le fameux dîner s'étant terminé par son paternel lui lançant toute l'argenterie de la maison après que Rodney ait malencontreusement dit que Roger Hodgson* était un plouc.
Alors que l'esprit de Rodney en était au moment il où il trébuchait sur le trottoir après avoir reçu une cuillère à soupe bien placé à l'arrière de la tête par Papa Pears, la sonnette d'entrée le rappela à l'ordre.
- C'est pas vrai, encore les scouts. Je leur avait pourtant dit que je ne remettrai plus jamais les pieds dans une forêt de pins la nuit, se murmura-t-il à lui-même tout en ouvrant la porte. Sale bande de gamins ! Allez mettre vos calendriers là où je...
- Hey Rodney, c'est toujours une joie de vous voir.
- Oh, glups...Carson ?
Un médecin écossais en chair et en os, tout sourire, vêtu, comme à son habitude sur Terre, d'un jean et d'une chemise blanche.
- Ça ne fait rien, Rodney. Je passais dans le coin et je me suis dit que...
- Mon Dieu, Carson, vous tombez à pic. J'ai besoin de vous, s'emballa Rodney en agrippant la manche de Carson et en le tirant à l'intérieur. Voilà, vous n'êtes pas sans savoir que je suis engagé dans une heureuse relation avec Jennifer, qui dure depuis, ma foi, plus longtemps que ma moyenne habituelle, et avec l'intensité qui va avec et...enfin bref, hier soir, après le dîner, elle m'a annoncé que ses parents nous avaient invités à dîner en ville vendredi, vous savez, dans ces restaus un peu bourges avec des plats pour anorexiques et une foutue musique d'ambiance à se taper la tête contre le mur et qui donne envie d'égorger le premier serveur qui se présente à la table...bref, peu importe, le fait est que, déjà que je suis terrible avec les dîners, alors l'épreuve des parents est quelque chose de totalement flippant pour moi et je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir tenir pendant une soirée entière sans me ridiculiser, malgré Jen qui me dit que ses parents sont très ouverts et...
- D'accord Rodney, du calme, du calme. Il n'y a aucune raison de vous inquiétez, tout va bien se passer.
- Rien ne va bien se passer. Je serais terriblement nerveux, tellement que je serais capable de sortir quelque chose du genre que je joue au tennis seulement sur la XBox**.
Il se laissa tomber sur le canapé, désemparé. Carson, désireux de le réconforter et de lui donner confiance, vint s'asseoir à ses côtés.
- Rodney, il est inutile de vous en faire. Faites confiance à Jennifer, soyez vous-même.
- C'est bien le problème, se lamenta-t-il.
- Écoutez, je vous connais depuis cinq années. Certes, tout le monde n'est pas parfait, mais je pense que vous avez beaucoup de qualités. Vous avez mené une brillante carrière scientifique, je suis sûr qu'ils seront très impressionnés. Soyez juste honnête.
- Hum, honnête ? Oh, je suis sûr que quant ils voudront nous demander comment on a fait connaissance, ils seront ravis d'entendre que nous nous sommes connus alors que nous participions à une expédition internationale dans une autre galaxie sur une cité construite par une race extraterrestre ultra-avancée et que nous étions sur le point d'être attaqués par des nano-robots intelligents à forme humaine venus se venger d'une frappe préventive de notre part sur leur planète d'origine. Et que nous avons eu notre premier verre juste après que je me soit fait capturé par une race à dominante agressive mi-humaine mi-insecte suceur de vie avant de m'échapper avec succès du vaisseau-ruche et de l'avoir fait exploser en réussissant à surcharger les moteurs sub-spatiaux. Et qu'enfin Jennifer était déchirée entre moi, super-génie ayant sauvé la Terre et l'Univers un nombre incalculable de fois, et l'unique survivant d'une planète d'une autre galaxie complètement rasée et ne quittant jamais son pistolet à énergie...
- Hum, Ok Rodney, peut-être faudra-t-il passer sur certains détails.
Mais Rodney parut avoir une autre idée et pointa le doigt vers sa penderie.
- Fringues, fringues. Je ne sais pas du tout ce que je vais devoir mettre.
Il sauta littéralement sur l'armoire et la fouilla de fond en comble pour en sortir une affreuse chemise jaune fluo ornée de lignes de palmiers verts.
- Qu'en pensez-vous ?
- C'est une blague ? Cette horreur ?
- Je vous interdit de vous moquer. C'est ma chemise porte-bonheur.
- Je pense que ça ne sera pas nécessaire. Enfin, Rodney, c'est juste un foutu dîner, vous n'allez pas rencontrer le Président, une chemise suffira.
Rodney se laissa encore une fois tomber sur le canapé. Après un silence, il eut un petit rire.
- Oh...j'étais tellement préoccupé par mes affaires que je vous oublié. Alors, Carson...comment se passe cette vie sur Terre ?
- Pas mal, je dois dire. Ce poste au SGC n'est pas tellement différent de l'ancien.
Mais Rodney n'osa pas parler de sa vie terrienne. Carson, déclaré mort il y a 3 ans, n'était pas censé être réapparu comme par magie. Pour préserver le secret autour du projet Stargate, on lui avait interdit presque tout contact avec sa famille et ses amis de la population civile.
Comme si le médecin avait deviné ses pensées, il dit :
- A propos de ça...ne vous inquiétez pas, j'ai déjà la grande famille du SGC.
Rodney sourit, tristement, et Carson, gentillement.
- C'est un grand sacrifice, mais...je veux plus que tout les protéger et assurer la sécurité des civils, dit ce dernier.
- Carson, vous êtes si...
Il chercha ses mots, mais laissa tomber.
- Pfff, je ne sais pas.
- Merci, Rodney. Je crois avoir compris.
-...Oh, et ce rendez-vous avec Cadman ?
- C'était bien. Laura est toujours aussi charmante.
- Charmante ? Ah oui ? Voyez-vous ça, dit Rodney ironiquement.
- Je pense que vous lui manquez, répondit-il d'un air moqueur.
- Arrêtez de vous foutre de moi, Carson...
* De Supertramp. Sans autre commentaire...
** "I'm a human XBox"...
