Bonsoir tout le monde!
Bon, je sais, je sais, j'ai une semaine de retard, voir plus! Je m'en excuse platement!! En plus pour vous servir un chapitre de consistance plus que douteuse! Enfin bref, je vous laisse juger par vous-même!
Enjoy! (si vous le pouvez)
Lorsque le soleil entama sa course pour réveiller les habitants de Poudlard, ce matin là, il ignorait le nombre de rancœur qu'il mettrait en éveil. A commencer par celle d'Eileen Fields. Larguée, au beau milieu de la nuit, par un Sirius Black rongé par les remords, elle avait attendu le levé du jour en ruminant une vengeance qui ne manquerait pas d'éclat! Du moins l'espérait-elle…
Ensuite, une autre rancœur avait éclaté, toujours au milieu de la nuit, dans le cœur du jeune Black lui-même. Voulant à tout pris s'excuser, il avait arpenté le château à la recherche de sa belle pour finalement la retrouver dans les bras de cet inconnu qu'il haïssait déjà. Il avait alors pris une chaise, l'avait placé face au «couple», et attendait avec une impatience malsaine leur réveil.
Plus grande encore était la rancœur d'Albus Dumbledore envers ce cher Voldemort. Il ne savait pas qui était ce nouvel arrivant mais, une chose était sûre, Tom Jedusor avait, en sa forme la plus maléfique, franchit la ligne du non-retour.
Au milieu de toutes ses vengeances encore inassouvies, se dressaient des questions qui, de la courbe de leur point d'interrogation, narguaient ces réponses absentes et englobait de doute tout esprit, aussi censé soit-il.
Les trois investigateurs de ce brouillard teintaient l'air d'une pression digne d'une ligne à haute tension et attendaient le coup d'éclat qui ne saurait tarder. En effet, le soleil baignait désormais chaque pièce d'une lueur trop forte pour être ignorée et chatouillait les paupières de ses rayons dont l'insistance grandissait à mesure du temps.
La première à en être dérangé fut Hermione Granger. Elle papillonna des cils, tentant de chasser de ses prunelles chocolat les larmes qui liaient ses yeux au sommeil. Lorsqu'elle y parvint à peu près, elle s'assit, levant ses bras vers le plafond pour s'étirer, la couverture quittant son buste, exposant la moitié de son corps au froid de décembre.
Bien qu'elle soit encore habillée de la veille, elle ne put s'empêcher de frissonner, et, réprimant un bâillement, s'extirpa du lit pour ne pas déranger Harry. Seulement, à peine eut-elle mis un pied à terre qu'elle suspendit son geste. En face d'elle, assis nonchalamment sur une chaise, se trouvait la raison de sa présence ici, dans les bras de son meilleur ami plutôt que dans ceux de l'homme qu'elle aimait.
Il ne la regardait pas, fixant la fenêtre comme s'il eut voulu la faire voler en éclat. Les muscles de sa mâchoire étaient contractés, ses poings serrés sur les accoudoirs. Hermione sortit entièrement du lit et, replaçant la couverture sur un Harry encore fiévreux, se dirigea vers Sirius. Alors qu'elle allait poser une main sur son épaule, dans l'espoir de le faire réagir, il lui agrippa le poignet au vol, plantant un regard dur comme la pierre dans celui, plein d'interrogations, de la jeune femme.
Elle retint son souffle et, n'y tenant plus, laissa une larme couler le long de sa joue. L'étreinte du jeune homme se fit alors plus légère et, sans un mot, l'attira à lui. Elle écarta instinctivement les jambes et se retrouva à califourchon sur lui. Il plaça alors une main au creux de ses reins, l'attirant plus près encore. Elle coula contre son torse, arrêtant son visage à quelques risibles millimètres du sien.
Leurs cœurs pulsaient avec force dans leurs poitrines, leurs yeux brillants ne se quittant pas une seconde. Leurs souffles étaient lourds et saccadés. Leurs lèvres se rapprochaient inexorablement et, lorsqu'elles se touchèrent, tout sembla s'effacer autour. Ils s'aimaient.
Leurs mains se cherchèrent, se liant sur les hanches d'Hermione pour les quitter et parcourir le corps de l'autre. Ce fut Sirius qui mit fin au baiser, ses mains encadrant le visage de la Serdaigle, leurs fronts collés, leurs souffles se mêlant.
Ils restèrent un moment ainsi, se fixant sans relâche, cherchant dans les yeux de l'autre un rempart à leurs angoisses. Hermione rompit alors le contact et, se relevant, elle tendit une main à Sirius qui la saisit sans hésitations. Elle l'emmena alors près du lit où Harry reposait, toujours profondément endormi.
Elle sentit Sirius se raidir aussi se cala-t-elle dans ses bras, tout en lui chuchotant:
-Je te présente Harry. Je le connais depuis que j'ai onze ans, depuis mon premier jour d'école. Il a été le premier à vouloir savoir qui j'étais vraiment, le premier qui a percé ma carapace. Il m'a sauvé des griffes d'un troll, avec Ron, et depuis, on est inséparables tous les trois… Enfin, on était inséparables… Ron est… mort…
Elle se mit à pleurer. Sirius voulut la consoler mais elle l'arrêta d'un geste, se ressaisissant:
-Ce que tu dois comprendre ici, c'est qu'Harry est comme un frère pour moi. Rien de plus, rien de moins. Aujourd'hui, comme tu as pu le comprendre après ce qu'il m'a dit hier, il est la seule famille qui me reste, le seul lien avec ma vie d'avant. On est très proches, c'est vrai, et je regrette de ne pas t'avoir expliqué tout ça hier, quand tu me l'as demandé. A ta place, moi aussi j'aurai fait une crise… Mais tu peux avoir confiance en moi, tout comme j'ai une entière confiance en toi…
Sirius ne s'était jamais sentit aussi mal de toute son existence. Il l'avait trompé et elle lui faisait confiance. Il l'avait trompé alors qu'elle lui faisait confiance. Maintenant que tout apparaissait clairement, les remords lui dévoraient les entrailles, la terre se dérobait sous ses pieds, son cœur se déchirait en morceau… Il avait la perfection: une fille qu'il aimait et qui l'aimait, et il voyait tout lui échapper, s'éloigner à cause d'une incartade, d'une erreur qu'il ne pourrait jamais se pardonner…
Elle avait pris des Doloris bon sang! Et lui, quand elle avait eu besoin de son aide, qu'avait-il fait? Il l'avait blessé, largué, et trompé! Merlin, les Black avaient une plus grande emprise sur lui qu'il le soupçonnait!
-Hermione, je…
Mais, avant qu'il n'ait pu lui dire –car il comptait le faire-, la porte de l'infirmerie s'ouvrit à la volée et une furie blonde y rentra. Eileen. Elle s'arrêta, furieuse, devant le couple, n'ayant même pas conscience d'avoir réveillé le malade.
-Sirius Black! s'écria-t-elle, retire tes pattes de cette garce, immédiatement!
Les réactions ne se firent pas attendre! Hermione lança une claque magistrale à cette pimbêche. Harry ouvrit des yeux grands comme des soucoupes et Sirius… Et bien Sirius ne bougea pas, tétanisé. Il était mort de trouille à l'idée qu'Eileen révèle tout mais, si telle était son intention, on ne lui en laissa pas l'occasion. En effet, le Directeur en personne entra dans l'infirmerie, l'air soucieux. Il s'arrêta devant le petit groupe amassé autour du nouvel arrivant et, d'une voix impatiente, congédia Fields:
-J'ai à parler à ces jeunes gens! affirma-t-il
-Je m'en contrefiche! rétorqua la jeune française, j'ai un compte à régler avec Sirius Black et cette Hermione Granger et je ne quitterai pas l'infirmerie sans être parvenue à mes fins!
Tout le monde la regarda, stupéfaits par tant d'insolences! Elle profita de l'effet de surprise pour placer son venin:
-Figure-toi, Granger, que Sirius est venu me trouver cette nuit, après que tu l'ais repoussé pour cet inconnu qui s'est collé à toi hier soir! C'est lui qui est venu, pas moi! Aussi je réclame mon dû. Autrement dit, Sirius est à moi et à personne d'autre! Certainement pas à une peste dans ton genre!
Hermione devint, tout à coup, le centre d'attention générale. Sa poitrine lui faisait mal, son cœur était si compressé qu'il semblait s'atrophier. Elle tourna un regard empli de questions envers Sirius qui détourna les yeux, incapable d'affronter la réalité. La jeune fille entra alors en hyperventilation. Elle entendit vaguement Dumbledore appeler Mrs Pomfresh alors qu'on la forçait à s'allonger. Mais Hermione ne pouvait pas s'allonger, elle n'y arrivait pas, elle voulait hurler, se débattre, ce qu'elle fit avec véhémence et une force insoupçonnée.
Pomfresh arriva avec une potion calmante mais la jeune femme était recroquevillée, toujours en hyperventilation, incapable de se calmer. En l'espace de vingt-quatre heures, elle avait perdu ses amis, sa famille, ses repères, et maintenant l'homme qu'elle aime… Ce dernier tenta de s'approcher mais elle hurla tout ce qu'elle put!
Elle n'était pas si forte, elle n'était pas le roc que tout le monde semblait voir en elle. Elle sortait d'un coma, bon sang! Elle était humaine après tout, n'avait pas les nerfs d'acier ni le sang froid indispensable pour subir autant de coup en un si court laps de temps, personne ne l'avait! Au milieu de ses cris, de ses spasmes et de ses respirations anarchiques, naquirent des larmes de détresse.
Elle se sentit alors attirée dans une étreinte, son visage perdu au milieu d'une chevelure rousse qui sentait bon la vanille. Une deuxième étreinte, masculine cette fois, vint s'ajouter à la première. Lilly et Harry. Elle se laissa aller au réconfort qu'ils lui offraient et ne mit pas longtemps à se calmer. Lorsqu'elle les suivit docilement jusqu'à un lit où elle s'assit, elle put constater que le reste des Maraudeurs les avait rejoint.
Son rythme cardiaque se calmait tandis qu'elle serrait les mains de Lilly et qu'elle s'appuyait contre le torse d'Harry. Ce dernier était partagé entre l'émerveillement d'avoir ses parents à proximité et la colère contre son parrain qui avait mis sa sœur de cœur dans cet état. La dénommée Fields avait quitté l'infirmerie sous les instances de Dumbledore avec la promesse d'un retour à Beauxbâtons en bonne et dû forme le soir même.
Le silence se fit dans l'infirmerie, tous attendant que le Directeur leur parle. Ce dernier les regardait à tour de rôle, semblant les sonder. Puis, poussant un long soupir, dirigea sa baguette vers les portes qu'il colla et insonorisa.
-Bien, je crois qu'une discussion s'impose, déclara-t-il, tout d'abord, nous vous souhaitons la bienvenu Mr… Potter je présume?
Harry hocha la tête:
-Harry Potter, précisa-t-il
James écarquilla les yeux mais, avant qu'il n'ait pu exprimer son étonnement, Dumbledore reprit la parole:
-Non James, vous ne le connaissez pas, pour la simple et bonne raison qu'Harry, ici présent, n'est pas encore né. Et, si je ne me trompe pas, il est votre fils.
Nouveau hochement de tête d'Harry qui prit soin de regarder ailleurs, comprenant le malaise qui s'installait. Il croisa alors le regard de Remus qui semblait trouver un certain intérêt à ses yeux. A la couleur de ses yeux, plus particulièrement. Un éclair de compréhension, suivit d'un sourire sincère éclairèrent alors ses traits. Harry lui fit un clin d'œil de complicité auquel Remus répondit par un éclat de rire.
-Les surprises ne s'arrêtent pas là, reprit le Directeur, il semblerait, d'après ce qu'on m'a rapporté des événements survenus lors de votre petite fête hier soir, que votre monde, notre futur, ne soient pas exactement sous de bons auspices!
Pour le coup, Harry perdit son sourire. Hermione se redressa alors et parla d'une voix, certes tremblante, mais déterminée:
-Tout d'abord, professeur, avant de tout vous révéler, car nous y sommes contraints pour faire de ce futur une promesse d'avenir, nous devons opérer, sur Harry et moi-même, le sortilège de Duplivita.
Seuls Remus et Lilly semblèrent comprendre ce à quoi la jeune femme faisait allusion car ils retinrent leur souffle. Dumbledore la regarda, semblant peser le pour et le conte d'une telle proposition.
-En êtes-vous certaine, Miss Granger, cela requiert une grande réflexion et ne possède pas de chemin de retour. Si vous faites cela, vous serez coincés ici, destinés à tout recommencer sans savoir ce que le futur vous réserve.
-Plus rien ne nous attends là-bas, Professeur, aussi le regret n'est pas une option envisageable! Harry, es-tu d'accord avec moi?
Il la regarda, perdu. Elle leva alors les yeux au ciel:
-Tu n'as jamais lu…
-L'Histoire de Poudlard? l'interrompit-il, amusé, non et tu le sais très bien, alors dis-moi plutôt ce à quoi tu penses!
Elle fit une moue légèrement boudeuse puis, pointant le nez en l'air, comme la Miss-Je-Sais-Tout qu'il connait si bien, elle lui expliqua:
-Le Duplivita est un sortilège qui effectue une sorte de clonage de l'individu. Ainsi, on existera deux fois, une fois ici et une autre fois dans le futur. Peu importe ce qui se passera dans ce présent-ci, ça n'influencera pas notre naissance future.
-Donc si l'un de nos parents meurt ou si ceux que l'on connait ne finissent pas un ensemble…
-Nous ne disparaîtrons pas!
-Brillant! s'exclama Harry
-Alors tu es d'accord?
-Evidemment!
Lui adressant un sourire confiant, Hermione se tourna à nouveau vers Dumbledore qui les regardait, une lueur d'amusement dans les yeux:
-Bien, Miss Granger, venez, avec Mr Potter, dans mon bureau ce soir pour procéder à l'enchantement. En attendant, je vous suggère de vous reposer un peu et de déterminer les personnes que vous souhaitez avoir à vos côtés lors de vos aveux.
-Nous le savons déjà, affirma Hermione, il est essentiel que James, Lilly, Remus, Sirius, Severus et Peter assistent à cet entretient. Ils sont les acteurs majoritaires de ce drame.
Harry fixa avec détermination le Directeur, montrant son soutien. Ce dernier ne put qu'acquiescer et, après leur avoir souhaité une bonne journée, sortir de l'infirmerie. Faisant fi des autres personnes présentes, Hermione sauta dans les bras d'Harry:
-Tu es conscient qu'on ne retrouvera plus jamais notre époque? Que ce n'est plus que toi et moi maintenant?
La gorge sèche, le Survivant resserra son étreinte et lui murmura:
-Tant que tu es avec moi, le reste n'a pas d'importance.
Essuyant des larmes d'émotion, Hermione prit Harry par la main et l'emmena près du groupe resté en retrait. Ces derniers vinrent de suite à la rencontre du dernier des Potter. Sauf Sirius. Ce dernier fixait Hermione, incapable de cacher sa peine. Il devait faire quelque chose. Il l'aimait, sincèrement. Or il ne laissera pas une petite erreur de rien du tout venir gâcher ce bonheur à porté de main. Ragaillardi par ses dernières pensées, il se planta devant la jeune fille:
-Ecoute Hermione, j'ai fait une erreur, je suis le premier à l'admettre, mais tu ne peux pas tirer un trait sur ce qu'on était à cause de quelque chose d'aussi insignifiant!
Aussitôt les mots prononcés, qu'il les regretta, ce n'était pas vraiment comme ça qu'il aurait voulu les prononcer. La claque qu'il reçut était amplement méritée, il le savait. Mais il ne s'avouait pas vaincu pour autant:
-Hermione… Je ne suis qu'un imbécile, c'est vrai… Mais sans toi, je ne suis rien…
-Et avec moi t'es un crétin fini, c'est ça?
Deuxième claque. Sirius entendit vaguement ses amis rires. Quels«amis»! Il tourna à nouveau son regard vers Hermione qui semblait furieuse, et profondément blessée également!
-Tu ne me laisses pas le choix… murmura Sirius
Et, avant qu'elle n'ait pu réagir, il saisit la jeune femme par la taille et la plaqua contre lui. Elle le fusillait du regard, aussi agit-il intelligemment. Il déposa rapidement un baiser sur sa clavicule. Une claque. Sur la base du cou. Une claque. Le coin de la mâchoire. Deux claques. Derrière l'oreille. Elle lui saisit violemment sa cravate, le ramenant face à elle. Ses yeux brillaient d'une haine féroce non contenue. Il se permit alors un petit sourire en coin, qu'elle eut envi de lui arracher.
-Ouvre grand tes oreilles Sirius Black, tu poses, ne serait-ce qu'un regard sur une autre fille, à l'avenir, je peux te promettre que je te ferai avaler tes organes génitaux par tes oreilles, compris?
Remus se pencha vers Harry, chuchotant:
-Elle plaisante là, n'est-ce pas?
Harry secoua négativement la tête, provoquant une vague angoisse chez le lycanthrope. Sirius, lui ne semblait pas mesurer l'ampleur de la menace:
-Mais tu en as besoin de mes organes génitaux ma chérie!
Instinctivement, tous leurs amis présents firent un pas en arrière tandis qu'Hermione en faisait un en avant. Elle était réellement menaçante à présent:
-Crois-moi Black, je suis loin de t'avoir pardonné. Je n'ai pas dit que je t'acceptais à nouveau à mes côtés, tu vas devoir te rendre un peu plus digne de mon intérêt et, pour commencer, je te conseil de laisser tomber tes airs de dragueur arrogants, t'es sur la mauvaise voie pour mon pardon. Je ne suis pas une groupie stupide collée à tes basques. Je ne t'ai jamais aimé à cause de ton charisme ou de tes autres attraits physiques. Je t'ai aimé malgré ça. Nuance.
Sirius déglutit. Là, il allait payer cher et comprenait enfin les conséquences de ses actes. Il se sentait mal, très mal. Devant son désarroi, Hermione soupira d'agacement. Elle passa une main sur la nuque du jeune homme et attira son visage contre le sien. Elle déposa sur ses lèvres un tendre baiser. Devant l'empressement que mit le jeune homme à y répondre, elle y mit rapidement fin et, le regardant avec détermination, lui précisa:
-Ceci est tout ce à quoi tu auras le droit pour l'instant. Le reste, il faudra le mériter, compris?
Sirius hocha vivement la tête et vola un nouveau baiser à la jeune femme. Elle s'échappa alors de son étreinte et proposa aux autres de gagner la Grande Salle pour le déjeuner. Tout le monde y répondit affirmativement. Les murmures et les regards indiscrets les suivirent tout le long du déjeuner mais aucun n'y faisait réellement attention. Hermione était concentrée sur Lilly qui semblait étrange depuis la présentation d'Harry. Alors qu'ils sortaient de table, la jeune Granger annonça une après-midi entre filles.
Elle planta un baiser sur la joue d'Harry, lui affirmant que les maraudeurs ne mordaient pas et, prenant Lilly par le bras, l'entraîna dans leur dortoir. Elles s'installèrent chacune sur leur lit, ne sachant trop par quoi commencer.
-Alors euh… hésita Lilly… James va avoir un fils… euh… hum… Hermione, je peux te poser une question?
Amusée, son interlocutrice, ne put que l'encourager en ce sens!
-Alors voilà… hum… pourquoi me pousses-tu dans les bras de James alors que… alors que tu sais qui sera sa femme?
Sur le coup, Hermione ne sut quoi répondre. Elle ne s'attendait pas à ce que la jeune rousse se montre aussi… peu perspicace! Soudain, celle-ci se mit à pleurer et, avant que son amie ait pu réagir, elle se mit à arpente la pièce avec colère:
-Je suis vraiment stupide! J'ai cru qu'il m'aimait vraiment! Mais non, on sera juste amis au final! Ou peut-être pas! Je ne serai jamais la femme de sa vie, ni la mère de ses enfants! Qui c'est? Hein? Qui est cette femme qui me vole celui que j'aime?
-Lilly, calme-toi! intima fermement Hermione, tu n'as donc pas remarqué la couleur des yeux d'Harry?
-Pourquoi tu…
La jeune Evans s'interrompit au milieu de sa phrase, la vérité lui faisant soudain face. Elle se mit à trembler, partagée entre une joie fulgurante et une légère appréhension. Sentant son malaise, Hermione se leva et prit Lilly dans ses bras:
-Tu crois sincèrement que j'aurai entravé la création d'Harry? Cependant, je dois avouer que vous voir ainsi, incapables de vous comprendre, m'a donné envie de vous aider. Je ne te ferai jamais de mal Lilly, j'en serai incapable, je t'apprécie trop pour ça!
Elles se sourirent, toutes deux apaisées.
-Je vais être maman! s'exclama soudain Lilly, et la femme de James!
Amusée, Hermione laissa alors la jeune rousse divaguer une bonne partie de l'après-midi puis, n'y tenant plus, lui proposa de s'avancer un peu dans leurs devoirs. Elles descendirent alors dans la salle commune et s'attelèrent à un devoir de Métamorphose particulièrement obtus. Elles en étaient à la moitié quand une personne s'affala littéralement à la même table qu'elles, balançant ses affaires sur leurs devoirs, renversant un encrier au passage.
-Salut les intellos!
Les deux«intellos» en question relevèrent les yeux pour faire face, de manière plutôt furax, à Lizzie Jones.
-T'es pas avec ton serpent de petit ami? s'énerva Lilly
-Nope! Il m'énerve par moments! Alors je me suis dit, pourquoi ne pas passer la soirée avec mes chères copines de dortoir?
-On partage certes ton dortoir, mais nous ne sommes pas…
-Lilly! l'interrompit Hermione paniquée, elle a dit «soirée»!
-Oh merde!
Devant l'air ahuri de Jones, elles remballèrent toutes deux leurs affaires et détalèrent à toute vitesse. Lorsqu'elles arrivèrent dans le bureau de Dumbledor –après avoir bataillé pour obtenir le mot de passe-, tous les garçons étaient présents, y compris Severus.
Assis à la place du directeur, Harry. A ses côtés une autre chaise attendait Hermione. De l'autre côté du bureau, étaient assis tout ceux qui étaient là pour écouter leur histoire, celle de leur vie. Assez nerveusement il est vrai, Hermione prit place, Dumbledore juste en face d'elle.
Ce dernier prit la parole tout en sortant deux fioles de sa cape:
-Avant de nous conter notre futur, vous devez boire ces deux fioles. Ensuite, je dirai une formule qui séparera votre présent du notre et deux tatouages se matérialiseront au niveau de votre nuque, pour Miss Granger et de votre cœur, pour Mr Potter. Ces tatouages seront, à vie, ce qui vous différenciera de vos «doubles». Compris?
Les deux anciens Gryffondors hochèrent la tête et burent la potion d'une traite. Et, tandis qu'un goût métallique lui brûlait la langue, Hermione se dit que la soirée promettait d'être longue, très longue…
Bon, ce chapitre est avant tout une charnière et une mise en jambe pour une nouvelle tournure dans le récit! Les explications d'Harry et Hermione ne seront pas retranscrites ici! Seules celles d'Harry sur la Bataille Finale le seront! Parce qu'après tout, tout le monde sait ce qui s'est passé, non?? lol
Voili, voilou, en espérant que ça vous ai plus! En tout cas, je me suis fait un petit plaisir : EXIT EILEEN!!héhéhé! Enfin pour le moment...
Vous connaissez maintenant le chanson, petit bonhomme review avec sa main Go (ouais il donne des noms aux parties de son corps... Heureusement qu'on ne connait d elui que sa main!!) Bref, il est une heure du mat, je délire total! La preuve, je poste ce chapitre!
Gros bisous
Jess alias Teddyjes
