Bonjour à tous! Voici le dernier chapitre de cette fanfiction! J'espère qu'il vous plaira et ne vous inquiétez pas, j'en referai d'autres. J'avais dans l'idée de faire ce qu'il se passe après dans une autre fiction de plusieurs chapitres? Je ne sais pas. J'ai hâte de lire vos réactions et vos conseils!

Merci à tous de me lire, même si vous êtes peu ça me fait extrêmement plaisir.

Bonne lecture!

"Évasion du Joker de l'Asile d'Arkham. A quel point nos vies sont-elles menacées?"

La nouvelle était parue dans les journaux de Gotham aussi vite que le Joker avait réussi à s'échapper. S'il le voulait, il trouvait toujours un moyen. Alors pourquoi rester parfois des mois à Arkham à subir une thérapie violente et sensiblement peu efficace?

Peut-être qu'il aimait rester seul en isolement, se couper du monde et de l'espèce humaine qu'il comprenait trop mais qui ne le comprenait pas. Peut-être aimait-il être drogué et oublier un instant la vie, ou bien être roué de coups par un personnel tout aussi monstrueux que lui.

Ou rien de tout ça.

Ces deux jours à attendre dans l'ombre lui avaient semblé ne jamais s' écouler. Déjà remis de son séjour insalubre à l'asile, il attendait dans l'ombre de la nuit sur le lieu de rendez-vous. Il était arrivé après Batman. Il riota dans le col de sa chemise en l'admirant de loin.

Il était toujours à l'heure. Il attendit quelques minutes avant de s'approcher. Il se perdait à l'observer le chercher; lui et ses épaules larges et droites, son large cou ainsi que son torse épais dans ce costume noir et luisant... Toute la scène aurait semblé cauchemardesque pour n'importe qui mais pour le Joker, c'était une vision idyllique.

Batman était son monde, son utopie. Il était le seul homme sur cette planète qui ne perdait pas le contrôle face au chaos. Il était le seul qui, malgré la peur, acceptait l'anarchie et le désordre.

La tête penchée sur le côté, accroupi sur l'une des barres de fer qui construisaient l'impressionnant pont, il souriait amoureusement, ses yeux écarquillés de façon effrayante. Il ria sans discrétion et renversa son corps en arrière pour atterrir sur le sol acrobatiquement. Le sol craqua sous son corps pourtant frêle et la chauve-souris tourna furieusement la tête.

Il se méfiait toujours, le clown restait imprévisible.

Son cœur s'emballa lorsqu'il vit le visage maquillé et les cheveux verdâtres en bataille sur ce corps laiteux. Où achetait-il ses vêtements? Il devait avoir des tas de cachettes avec des placards remplis de costumes colorés. Après cet aparté mental, il s'avança d'un pas décidé vers son hôte.

- Batsssssy. Tu m'avais tellement manqué.

Le Joker ouvra grand ses bras et haussa un sourcil alors qu'il s'avançait lui aussi, les jambes droites et élancées comme celles d'un étalon. Batman rougit sous son masque mais ne suivit pas l'enthousiasme du Joker. Il saisit ses poignets et les enferma dans des menottes de haute sécurité avant de l'emmener vers la batmobile.

Il y a quelques temps, le fou aurait paniqué et se serait énervé. Il aurait pensé qu'il serait renvoyé en prison ou... à Arkham. D'où il venait juste de le laisser partir. Alors... Il savait que cette fois, Batman lui réservait quelque chose de différent.

Installé malgré lui dans la confortable voiture, il gloussa et inspecta la voiture, les yeux brillants d'excitation.

- Ouah, Bats, c'est splendide ~ Elle change à chaque fois que je la visite!

Batman grogna et démarra en trombe. Il se surprit à s'attendrir devant le Joker qui essayait de tripoter tous les gadgets de la voiture, puéril et émerveillé d'un tout et d'un rien. Pendant le trajet, le Joker ne dit pas un mot. Il émettait seulement parfois des petits gargouillements, laissait entendre des petits rires stridents ou s'extasiait d'une de ses nouvelles trouvailles technologiques.

C'est Batman qui brisa le silence:

- Arrête de toucher à tout, il y a des choses dangereuses.

Le Joker s'arrêta en sursautant puis, amusé, se retourna lentement vers le conducteur. Il se mit à tripoter son armure en souriant et à la tapoter du bout des doigts, une de ses lèvres pincées, joueur.

- Qu'est-ce que tu fais cette fois?!

- J'essaye de toucher au bouton qui te fera devenir dangereux pour moi.

L'intonation et le sourire du Joker lui firent comprendre l'allégorie et il sentit une bouffée de chaleur l'empêcher de respirer un instant. Gêné mais surtout honteux d'être à ce point affecté par les gestes d'un terroriste, il le chassa gentiment en râlant.

- Tiens toi tranquille.

- Si je suis sage, j'aurais une récompense?

Batman s'étouffa dans sa salive, trahissant sa gêne et excitant encore plus son partenaire. Celui-ci sourit plus fort encore puis se repositionna bien droit en face du tableau de bord. Ses mains s'accouplaient parfaitement à ses genoux cagneux et il sentait ses propres rotules à travers le tissus pourtant épais de son pantalon.

- J'espère que la récompense sera de taille ~

Encore une fois, le double-sens volontaire de son interlocuteur lui valu une sueur froide. Il pencha la tête sur le côté compulsivement et fit craquer sa nuque. Le regard droit sur la route, il arriva enfin à l'entrée de la Batcave dans laquelle il s'engouffra en éteignant les phares. Il connaissait par coeur la vitesse et le moment exact auquel il devait freiner et s'arrêter.

Les portières s'ouvrirent automatiquement et, tel un prince, le Joker attendit que son chevalier lui tende la main pour sortir du carrosse. Ceci fait, il mima une entorse et s'effondra dans les bras de son sauveur dramatiquement. Cela fit rouler des yeux ce dernier qui le souleva dans ses grands bras musclés.

- Stupide. Je n'ai pas le temps pour tes enfantillages.

Satisfait, le Joker enlaça son sauveur et souffla lentement sur le cou dans lequel il avait blottit son visage. Grâce à l'épaisse matière, Batman avait pu éviter de sentir son souffle et sa chaleur sur une zone sensible. Grâce à cela il arriva sans encombre à l'une des nombreuses chambres du manoir Wayne.

- Oh, mais je reconnais cet endroit…

- Un ami. Bruce Wayne doit beaucoup de choses et il est digne de confiance.

Comme s'il n'apprenait rien, le Joker continua sur sa lancée chevaleresque et tendit la pointe de ses pieds en renversant le reste de son corps

- Darliiing, je me meurs, vite, des victuailles, de l'essence pure, un lit confortable !

Il entendit un grognement, une porte qui s'ouvre puis le contact de ses fesses rencontrant violemment un épais édredon rouge dans un souffle bruyant. Sur un plateau d'argent posé sur une table en tek se trouvaient des biscuits secs aux pommes et raisin. Le Joker sourit et sans attendre l'approbation de Batman se jeta sur l'un d'entre eux pour le dévorer.

Le héros de la nuit le regardait du coin de l'œil, satisfait de le voir faire quelque chose d'humain. Ce côté de lui le rendait encore plus séduisant, encore plus... différent. La chose la plus anodine était sur lui totalement exceptionnelle.

Mais un bruit attira son attention. A peine quelques secondes après l'ingestion des biscuits, le Joker avait tout dégurgité sur la table en bois en toussant et crachotant du sang gluant et biliaire. Paniqué, il se rendit à son chevet et posa ses mains sur ses épaules.

Le clown souriait tout en continuant de cracher et nettoyer sa bouche des restes de substance. Le pauvre avait dû être soumis à une diète extrêmement restrictive et manger n'importe quoi d'autre que de l'eau assaisonnée serait rejetée par son estomac. Il caressa son front sans même se rendre compte de son geste et le regarda, peiné.

Il s'assura que le Joker était tout de même en bonne santé puis détacha ses menottes, les rangea et s'occupa du nettoyage de la chambre. Il lui rempli un verre d'eau d'à peine quelques centimètres et s'occupa lui-même de le faire boire. Il ne fallait pas qu'il le boive trop vite où il aurait vomi à nouveau. Il pouvait se passer de nourriture, mais pas d'eau.

Il sortit en vitesse de la chambre, s'assura qu'elle était correctement verrouillée et revint une minute plus tard avec un large plateau. Dessus, un bol de soupe bouillante parsemé de persil frais et à côté, des pilules et autres médications.

Le Joker était resté assis sagement, encore légèrement essoufflé et un sourire fixé sur ses lèvres sales. Batman se saisit d'un mouchoir pour le nettoyer. Il avait chaud. Beaucoup trop chaud. Il râla, effrayant presque l'autre puis arracha quelques attaches de son armure afin de s'en délester. Il jeta la partie supérieure avec agacement.

Les yeux du Joker s'illuminèrent. Soudain il pensa que le corps de Batman était le seul remède efficaces à toutes ses blessures. Il se redressa, mordit ses lèvres et sourit en dévoilant sa jolie dentition. Il avait toujours son masque de protecteur et à en juger de la couleur de son torse, son visage devait être vermillon. Pour ne pas briser ce moment, il préféra rester dans le silence.

Le milliardaire posa un genou sur le lit et commença à déboutonner la chemise souillée de son partenaire. Il regardait les boutons durement à s'en troubler la vue pour éviter de ressentir cet affreuse émotion qui tordait son estomac.

- Oh batsy, je croyais que nous n'en arriverions jamais à cette étape!

Il lui jeta un regard noir qui lui fit lever les main au ciel en riant et retira plus sensuellement que voulu sa chemise. Il la mis de côté et s'occupa ensuite de son pantalon. Au moment où il faisait glisser la fermeture froide entre ses doigts recouverts de corne, il se crispa en sentant des bras entourer sa nuque familièrement.

Le Joker donnait à sa simple aide un air de parade nuptiale qu'il n'assumait absolument pas. Mais le Joker avait l'air si heureux, si vivant... Son sourire effrayant était agréable à la vue de celui qui l'aimait. Il finit sa tâche et s'empêcha d'admirer le corps maigre du clown. Ses cheveux en sueur qui tombaient esthétiquement sur son visage auraient pu le tuer tant ils étaient invitants.

Les cheveux verts s'approchèrent de son visage et caressèrent son menton. Il sentit le maquillage gras s'étaler sur son torse et fondre de sa chaleur. Sans comprendre ce qu'il se passait, il tenta d'ignorer sa propre érection et le fait que le Joker pouvait parfaitement sentir son honteuse tachycardie puis entoura son corps de ses bras lui aussi.

Il pencha la tête et cacha son nez entre ses boucles afin d'en respirer le parfum. Une odeur indéfinissable s'en dégageait. Peu gracieux mais très appréciable pour lui.

- Quand est-ce que je retournerai à Arkham?

- Tant que tu ne tueras plus personne, jamais.

Il sentit les pommettes du Joker se durcir, signifiant qu'il souriait.

- Tu crois qu'il y a de l'espoir pour moi? Tu crois encore à ces histoires enfantines de guérison miraculeuse? Je ne suis pas malade. Je ne suis simplement pas vos règles.

Batman n'était pas d'accord et il allait lui montrer son point de vue. Il jeta un rapide coup d'œil à la porte fermée puis fit basculer fougueusement le Joker en arrière. Ce dernier hoqueta de surprise et fronça les yeux, un rictus narquois embellissant son visage. Il voulait plus de violence mais la conduite de son partenaire le surprit.

Batman l'avait regardé quelques secondes fermement, ses poignets maigres entre ses doigts musclés et son souffle ralenti par la torpeur. Le Joker plissa ses yeux. Il pensait recevoir un coup violent ou tout autre gâterie désirée mais il sentit les doigts de son archange caresser sa gorge. La caresse amoureuse lui fit l'effet d'un coup de couteau dans le cœur. Pourquoi les douceurs lui faisaient mal tandis que les coups l'excitaient?

Le protecteur continuait son lent rituel. Le visage penché sur le côté, analysant chaque rétractation et dilatation des pupilles de son protégé, il s'amusait à glisser ses doigts de parts et d'autres. Il le voyait être aussi tétanisé que lui l'était à chaque fois que le Joker prenait les devants.

- Frappe moi!

Le Joker planta ses griffes dans son torse, faisant gémir son amant. Mais Batman continua ses douces tortures. Sous son corps trépignait le fou, redemandant chaque instant à être cogné. Il sentait sa cage thoracique se faire rouer de coups mais il continuait ses châtiments. Après quelques secondes de crises il rapprocha ses lèvres de son visage. Ses doigts le rejoignirent et il entama un baiser long et savoureux.

Des larmes vinrent perler ses paupières. Il se rendait compte que tout cela était réel. Qu'il était en train d'embrasser amoureusement la pire âme du monde. Et celle-ci se débattait son son corps lourd.

Jusqu'à maintenant.

Le Joker soupira et ne le laissa pas respirer lorsqu'il s'éloigna de quelques millimètres pour le faire. Sans prendre sa respiration il se jeta à nouveau sur ses lèvres pour les ravager, ses abdos crispés contre ceux de la chauve-souris. Batman s'en étonna mais n'en fut que plus ravi. Le Joker repris vivement confiance en lui après avoir lutté avec lui-même pendant un instant. Peu importe le chemin, tant qu'il menait à un ébat avec son meilleur ennemi.

Le monstre sourit à nouveau, mordilla la lèvre de son kidnappeur et s'allongea ensuite pleinement sur le lit, les poignets reliés au dessus de ses boucles grasses.

- Hnn... Cupcake…

Comme si c'était le mot déclencheur, Batman retira le reste de son costume des ombres et chevaucha à nouveau le Joker. Il enfonça son visage dans son cou et l'embrassa passionnément. Le Joker se tordait et riait aux éclats en plantant ses griffes dans son dos. D'un claquement de mains significatif, le milliardaire éteignit la lumière afin de retirer son masque.

L'air frais de la pièce contrasta avec la sueur chaude qui s'échappait de ses pores poisseux et il expira vivement. Il remit ses cheveux en place et s'empara à nouveau des lèvres du monstre. Celui-ci se précipita pour toucher le visage de son amant afin d'en découvrir tous les contours. Il se mit à gémir de façon incontrôlée et la libido de Bruce s'en retrouva à son apogée. Il retira tous leurs vêtements et ne pris même pas le soin de les jeter sur le sol.

A présent nus tous les deux, leurs sexes pleurants déjà chacun doucement leurs larmes salées, il les saisit tous les deux entre ses mains pour mixer leur tristesse humidement.

Le Joker se cambra violemment et ouvrit grand ses yeux dans la pénombre.

- Oh oui Batsy, c'est ce que j'attendais!

Bruce n'arrivait pas à parler. La seule chose qu'il réussissait à faire était grogner, soupirer ou geindre; parfois les trois à la fois. Il s'appuya sur un coude et continua de faire glisser les deux sexes entre ses longs doigts. Le Joker se mordait les lèvres et jurait déjà du peu qu'il recevait.

Grâce à ses griffes parcourant son corps il lui faisait comprendre à quel moment ce qu'il faisait était le mieux. Mais étant donné son état, tout était astral. Leurs sexes humides se séparèrent, restant liés par un mince filet de fluides avant que celui-ci ne se rompe aussi.

Bruce descendit ses baisers sur le torse meurtrit du Joker et rejoint son aine qu'il mordit en fermant les yeux. Il soupira les yeux entrouverts et embués par le désir. Ce qu'il faisait était grisant, puissant et pourtant il ne faisait que mordre un peu de chair. Celle-ci était délicieuse mais fine et un coup de crocs trop passionné la fit craquer doucement.

Le Joker en geint d'avantage et attrapa ses cheveux bruns entre ses fines mais puissantes phalanges et se lécha les lèvres en voyant son amant le regarder de ses yeux mi-clos.

- Hn... Good boy…

Bruce s'enivra de ses paroles et se mordit les lèvres avant de satisfaire son maître. Guidé par les doigts dans ses cheveux mais aussi par ses gémissements entrecoupés de rires incontrôlés il faisait aller et venir son membre contre sa langue et son palais. Ses deux mains étaient au service de son plaisir et il n'attendit que quelques soupirs de plus pour revenir contre ses lèvres.

En face de lui, le Joker souriait en coin, un sourcil relevé et son maquillage dégoulinant sur son visage.

-La soupe va être froide…

Bruce jeta un rapide coup d'œil en direction de celle-ci et ria en soupirant avant de rougir et de dissimuler son visage dans le creux de son épaule.

-Tant mieux, il ne faudrait pas que tu te brûles. Tu es encore...fragile. Tes défenses immunitaires sont faibles et…

Le Joker s'empara de son membre et lui arracha un gémissement ténébreux. Il lui chuchota quelque chose à l'oreille et Bruce se figea un instant. La seconde d'après, il se plaçait entre ses jambes et s'insérait lentement en lui.

Encore une fois, le Joker couinait pour qu'il se fasse malmener mais Bruce restait doux et tendre dans ses coups de bassin. Leur ébat fut long, charnel et quelque peu étrange. Pour eux, tout était parfait. Même les blessures, même les plaintes; les insultes d'une part et les mots d'amour de l'autre. Les rires aliénés du clown étaient tellement excitants que Bruce croyait s'être découvert une zone érogène près de ses tympans.

Il se mordit les lèvres à cette stupide idée et essuya sur les draps ses larmes.

Il était amoureux d'un monstre et ce monstre l'aimait. Ils s'aimaient de la plus étrange des façons, mais c'était la leur.

Et s'il devait continuer à vivre dans la honte et le regret pour lui, alors il le ferait, par amour et par folie.