Un shinobi est un lycéen comme les autres neuvième partie

Quelques réponses aux reviewers… Kaoro Tsumi, t'es l'une des rares perspicaces ici… ou les autres ne se sont pas encore manifestés ; Satji, c'est quoi 'le Messie branché à l'internet' O.ô ? Merci à tous ceux qui ont laissé un petit mot pour le chapitre huit, et bienvenue aux nouveaux !

'don't look away. I need to know if this is real.

Don't look away. I need to know- when will this end?' – Thursday, 'The other side of the crash/over and out (of control)

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Dimanche passa tout seul. Uneventful. Sauf si vous appelez courir toute la journée après un blond bruyant, suractif et rapide, eventful.

Sara avait décidé de capturer son imbécile de mari pour la journée, me lâchant leur gosse dans les pattes en conséquence.

Sara oui, Sara Uzumaki, l'unique femme qui a eut assez de courage – et de couilles, même si c'est étrange de dire ça pour une femme – pour marier mon sensei, lui faire un gosse et arriver à supporter les deux. Y'a des fois où on se demande si Sensei vient pas au QG rien que pour lui échapper. Une chic fille, avec une poigne de fer. Pas étonnant qu'elle ai finit par se faire une place de battante au gouvernement de la ville – elle écrase littéralement ses adversaires…

Tiens, tant que j'y pense, elle a travaillé plusieurs fois dans des cercles proches de Fugaku Uchiha, grand manitou de la sécurité intérieure depuis un paquet d'années maintenant…

Lui ferai remarquer ça quand ils repasseront récupérer leur tornade ambulante – leur tornade orange. Je me demande si elle a pas un problème avec cette couleur à en acheter autant à son gosse. Il va finir traumatisé le pauvre.

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Ah, le fameux lundi matin au double cours d'anglais…

Chose suffisamment étonnante pour être notée, j'étais arrivé en avance – de dix minutes. Je retrouvai Zabuza devant la salle encore fermée, et Umino – non, Iruka, arriva quelques instants plus tard, bonnet enfoncé jusqu'au nez. Je souris. Le temps avait bien refroidi ; il neigerait bientôt.

Zabuza extirpa d'une poche un morceau de papier et le tendit à Iruka.

-Tiens, Haku voulait que je te file ça.

J'entraperçus des chiffres. Je plissai l'œil.

-Ca te dérange pas qu'Haku donne son numéro comme ça ?

-Bah, fit Zabuza en haussant une demie épaule. Tant qu'il me laisse dormir sur le paillasson…

Definitely not the jealous type… Je posai théâtralement une main sur son épaule.

-Mon canapé est à ta disposition si besoin est.

-Merci, t'es un frère.

-Hm, je t'aurais bien proposé mon lit mais j'ai pas envie de me mettre Haku à dos trop tôt…

J'évitai en rigolant le coup qu'il m'envoya. Iruka regardait tout ça pas déphasé pour deux sous. Et soudain, son ampoule s'alluma. C'est méchant, mais c'est toujours très drôle d'en être le témoin, surtout quand c'est à propos d'Haku.

-'Ttendez… 'il' ?

Et là, là à cet instant précis, sonna la sonnerie. Du coup, Zabuza et moi on a eut tout le temps de se marrer pendant toute l'heure tandis que le pôvre Iruka était plongé dans des abîmes de doutes. Je tiens à noter que je suis rarement cruel à ce point, mais c'était trop drôle pour qu'on passe à côté. Fuck la tête qu'Iruka avait tiré entre le bonnet et le col… à croquer - Hey, ça sort d'où ça ?

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Ah, les fameux couloirs pleins à craquer… Ca se voyait que l'hiver et les températures basses qui allaient avec s'étaient installés. Toute la faune lycéenne se battait pour avoir une place au chaud – très relatif le chaud. C'était plus chaleur animale que chaleur radiateurs.

Quand on pouvait passer entre les casiers métalliques défoncés qui prenaient la moitié de la place disponible dans les couloirs d éjà pas grands et les animaux lycéens qui occupaient le reste en ayant marché que sur trois personnes, on pouvait s'estimer heureux.

Pareil à la cantine. On finissait limite par s'assoire les uns sur les autres. Pas que la nourriture était extraordinairement bonne – c'était de la nourriture de cantine, enough said.

Je tâtai précautionneusement du bout de la fourchette ce qui était annoncé comme de l'escalope de dinde. Mystery Meat plutôt oui.

Iruka se posa à la seule place libre qui restait encore dans tout le réfectoire. Inutile de préciser que c'était la place en face de moi.

-Je peux ?

-Vas-y…

Il commença à picorer dans son assiette. Je ne l'avais pas vu de la matinée après le début des cours, et pas d'aussi près. Il avait les yeux cernés. Et l'air généralement pas dans son assiette.

-T'as pas l'air d'aller, je commentai, abandonnant, et l'examen, et ma viande.

-C'est rien… Il fronça les sourcils. Je t'avais jamais vu manger à la cantine.

Moi non plus. Hé, vous croyez que j'ai fait comment pour arriver en avance ce matin ? …Ai sauté la case petit dèj'.

-J'ai oublié de déjeuner ce matin.

Iruka se replongea dans son assiette.

Je jetai discrètement un œil autour de moi – les quatre autres personnes sur le bout de table discutaient très fort du championnat européen de foot et se fichaient éperdument des deux autres énergumènes présents, à savoir nous. Personne ailleurs ne regardait dans notre direction. C'était parti. J'allai enfin pouvoir vérifier un truc qui me turlupinait à propos du mec en face de moi.

Mon objectif, c'était de repousser une seconde les cheveux qui me tombaient dans la figure, juste le temps de jeter un coup d'œil sur le flux de chakra d'Iruka, si chakra il y avait ; et pour activer ça il fallait que je modèle un tout petit minuscule peu de chakra à moi.

Mon plan s'arrêta au modelé ; hey, je n'eus même pas le temps de modeler quoique ce soit, j'avais à peine commencé à rassembler du chakra qu'Iruka avait grimacé et tressailli de douleur, crispant une main sur sa tempe.

Ma main traversa la table étroite pour se poser sur son épaule.

-Hé Iruka ! Ca va ?

-C'est rien, c'est rien, qu'il me sortit, respirant lentement et profondément. Ca m'arrive tout le temps…

J'en avais vu assez pour reconnaître une technique de relaxation/anti-douleur quand j'en voyais une, et Iruka l'utilisait avec l'aisance de la répétition. Ca lui arrivait vraiment tout le temps.

-'Tain, fait-moi pas peur comme ça !

Il écarta sa main de son visage juste assez pour que je puisse voir son sourire. Je ne pus m'empêcher de sourire en retour. Ma main quitta comme à regret son épaule.

-T'inquiète pas pour ça.

Et avec ça, il était parti. Tiens, j'avais oublié de lui demander le nom du resto de son oncle.

Le reste de la journée ne fut pas plus notable que ça.

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Il y avait de l'excitation dans l'air.

Au bahut, on pouvait sentir dans l'air vicié exhalé par près d'un millier de poitrines chaudement recouvertes que la neige tomberait bientôt – comme les vacances. Je plaignais sincèrement les profs. Tout le monde était fatigué mais nerveux, excité, irritable.

Même ambiance au QG, mais pour des raisons différentes.

D'une, nos membres de l'Info étaient prêts à s'arracher les cheveux, pour ceux qui en avaient encore. Toutes les informations trouvées étaient incomplètes. Volontairement incomplètes. Les bouts les plus cruciaux, les plus importants, n'étaient pas là quand tous les papiers reliés hurlaient qu'ils avaient à être là. Les fichiers que l'on avaient en notre possession avaient été visité et très minutieusement effacés. Du boulot de professionnel. Si on avait jamais commencé à chercher les liens entre les Uchiha et les Mitarashi, il y aurait eu peu de chances qu'on s'en aperçoive. Soit nos services avaient été 'taupé', soit y'a des petits malins cher payés qui étaient venus fourrer leurs museaux là où ils auraient jamais dû.

Dans tous les cas, je donnais pas cher de leur peau. Et de leur âmes. Ibiki avait été chargé de tirer l'affaire au clair par un Sandaime très très préoccupé.

Préoccupé par le petit deux : le boss du cartel de drogue local le plus puissant - puissant au point de commencer à faire de l'ombre aux 'vieux' cartels majoritairement dirigés par les réseaux de crime organisé localisés sur le Vieux continent, qui régnaient en maîtres sur l' underground world konohan – voulait discuter.

Gentille petite réunion informelle entre boss. Yeah, that's it, and I'm Terminator, nice to meet you.

Et Sandaime avait demandé à mon sensei d'y aller, accompagné des gens qu'il jugeait nécessaire d'emmener. Comme pour montrer à toute la faune non recommandable qui affectionnait les coins sombres, que Sarutobi, lorsqu'il passerait la main, avait de sacrées troupes derrière lui prêtes à prendre le relais - some serious back-up.

Yondaime m'avait pris à part pour m'en parler. Il souhaitait que toute « l'équipe infernale » soit présente, plus quelques autres. Il souhaitait que je sois présent ainsi que Zabuza, just for showing off, pour montrer que nous ratissions aussi large pour le recrutement que les cartels organisés. Jusque là, d'accord.

Il souhaitait aussi qu'on y aille en full ninja mode. C'est-à-dire pour moi, le visage à découvert. Enfin, à demi. Juste mes yeux à découvert. J'ai bien dit mes yeux, comme dans un et deux, deux yeux. Pas question. Même si c'était pour faire pisser les 'méchants' dans leurs pantalons de trouille, pas question que les deux soient en vue. Choix personnel et poursuite de l'ordre qui m'avait été donné trois ans plus tôt maintenant: Top secret dans un premier temps et Minimum vital de personnes au courant ensuite.

J'avais le droit de refuser. Ca n'était pas un ordre que m'avait donné Sensei, c'était juste une demande.

J'allais y aller de toutes façons. C'était pas comme si je pouvais laisser les gars y aller sans moi. Mais j'irais masque fermement en place.

Tout ça – QG et bahut - pesait un peu beaucoup sur l'ambiance générale – Haku, Zabuza, Genma, Raidou et Rin n'en étaient pas exclus. Encore heureux que nos nuitsétaient généralement calmes.

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Jeudi matin. L'air semblait encore plus lourd dans les couloirs du bahut. De temps à autres pouvaient être entendu une exclamation qui couvrait le bruit de fond inhérent à la foule lycéenne – une exclamation qui sonnait très très souvent comme « Plus que deux semaines de cours avant les vacances ! ». La tension et l'excitation montaient à l'approche de la neige, annoncée pour la semaine d'après – d'après le Forecast Weather Channel, la chaîne météo.

J'attendais que la fin de la pause de midi sonne, posé à côté de la porte de la salle de cours, seul. Zabuza avait cours quelque part de l'autre côté du bâtiment, et les autres membres de l'espèce humaine présents comptaient pour du beurre.

Je tuais le temps en observant, de derrière un bouquin – un truc incompréhensible que m'avait passé Haku -, les masses se déplacer dans l'espace tout relatif des couloirs.

Je vis approcher une tête brune connue, passant entre les corps lancés sur des trajectoires imprévisibles. Iruka.

Etrangement, j'avais rarement eu l'occasion de le choper après lundi – bon, faut dire que j'avais laissé tomber l'idée de sauter la case 'petit déj' pour arriver à l'heure. On avait pas tellement de classes en commun en fait. J'avais quand même réussi à discuter une ou deux fois avec lui, sans réessayer mon truc du chakra. Il était okay. Il l'était peut-être même plus que toutes les autres personnes que j'avais mis dans la catégorie 'okay'. Hell, il l'était certainement.

Iruka était presque arrivé au niveau de notre salle que l'incident débuta.

Let's clear some points, petits rappels: point un, les couloirs sont amputés de la moitié de leur largeur par la présence de casiers utilisés uniquement par les secondes – les autres années abandonnent.

Point deux, en hiver, les couloirs sont amputés de l'autre moitié de leur largeur par la jungle lycéenne. Pour les déplacements, voir plus haut. En bref, tout le monde se marche dessus.

Là, il y avait soudainement un espace libre au milieu du couloir, à moins de deux mètres de là où j'étais appuyé contre le mur. Et au milieu de cet espace, se trouvaient Iruka – et un autre type.

Je le reconnus rapidement. Benjamin Ford, dit 'Benji', membre de la secte des illuminés d'Itachi, un type baraque, que vous qualifieriez de jock ou de bully, le genre de mec qui sortait avec des pom-pom girls et qu'on retrouvait en première ligne des matchs de foot américain, des concours de descentes de bibine et des bagarres. Définitivement des bagarres.

Il était en train de coincer Iruka contre les casiers, lui bloquant toute ligne de retraite, et l'injuriant à bout portant.

-Ecrase lopette ! Tu me bouscules, je demande réparation pauv'tapette ! T'es pas content avec ça tantouze ?

Et personne autour ne faisait quoi que ce soit. J'avançais, bousculant la foule, qui, en bonne foule qu'elle était, s'était rassemblée en un cercle autour de l'épicentre des événements, attendant que le sang coule.

Je posais une main sur l'épaule de Benji, qui était toujours au-dessus d'Iruka, l'écrasant de sa présence. Iruka ne disait rien, il regardait le sol à ses pieds, détournant le regard du mastodonte – par rapport à lui – qui crevait d'envie de lui encastrer son poing quelque part - de préférence un quelque part qui le ferait tomber à terre et s'humilier tout seul. Benji était ce genre de type. Je me demandais même pourquoi Itachi le gardait dans son cercle.

-Eh du calme Benji, y'a pas suffisamment de place dans les couloirs pour éviter les bousculades…

'Avec la place que tu prends, fallait bien que quelqu'un te rentre dedans un jour' était pas mal aussi, mais mal adaptée aux circonstances.

Iruka releva brusquement la tête, et me fixa du regard, les yeux écarquillés. Benji vira ma main d'un violent coup d'épaule.

-Tiens tu parles toi ? T'es venu secourir ton petit copain ?

La gueule qu'avait Benji ne me disais rien qui vaille. Fallait que je m'attende au pire. Pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier, pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier… Je fis un signe de tête à Iruka. Pourvu qu'il comprenne et qu'il se casse de là.

-Calme-toi mec, tu cherches juste les emmerdes là.

Pas la meilleures des phrases que je pouvais sortir. La foule retint sa respiration. Les mains de Benji virent soudainement agripper mon col, me cognant contre les casiers. Ma tête fit un très joli 'BANG' contre le métal. Pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier, pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier… Mes mains enserrèrent les poignets de Benji, mais pas assez serrées pour lui faire lâcher prise.

-Je cherche les emmerdes avec qui je veux junkie ; manque de pot aujourd'hui c'est ton tour et celui de ta tantouze de copine.

Shit, où sont les autorités compétentes quand on a besoin d'elles ?

Pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier, pense comme un lycéen, pas comme un combattant régulier…La gauche de Benji était administrée avec l'aisance de l'habitude – s'étalant confortablement sur ma pommette droite et entraînant toute ma tête dans le mouvement qui la fit se cogner encore un coup contre les casiers derrière.

La foule murmura, recula, avança, avide de sang.

Ouch, that hurts son of a bitch!

Iruka s'était reculé de quelques pas, mais les curieux lui coupaient la retraite. Me laissant pas le temps de reprendre ma respiration pour contrôler, ou tenter de contrôler, la douleur qui fusait de mon œil au coin de ma bouche, Benji repartait en chasse après sa première cible. Il venait d'agripper Iruka qu'une main aristocratique retenait son poing.

-Arrête-ça Benji, pas besoin de continuer.

Le parrain en chair, en os et en cheveux avait parlé. Benji se dégonfla littéralement. Il jeta un dernier regard haineux à Iruka puis se colla sur les talons d'Itachi, la foule s'écartant devant eux, et se refermant derrière, les faisant disparaître sans un bruit, et sans un témoin.

Iruka vint vers moi et descendit à mon niveau ; j'avais profité de l'arrivé de King Itachi pour glisser gentiment assis à terre - Benji had definitively one hell of a punch. J'étais parti pour avoir la gueule bleue demain.

La foule se dispersait, commérant à haute voix et refaisant la scène qui venait de se dérouler encore et encore.

Iruka me regarda droit dans les yeux.

-T'étais pas obligé de faire ça.

Il tendit une main hésitante vers ma joue salement rouge.

-Ca semblait être une bonne idée ? je lui souris de traviole.

Il sourit en retour, un demi-sourire qui recouvrait un tas de choses – des choses que, wierdly, j'étais prêt à découvrir, auxquelles j'étais prêt à m'intéresser.

-Merci.

Et ce merci avait tout un tas de sens qui m'échappaient complètement.

Un surveillant arriva d'un coup, comme s'il sortait de sa boite. Mon cul ouais, il avait tranquillement attendu derrière un coin de mur que tout soit fini pour ramasser les morceaux et passer un coup de balai. C'est Itachi et son gang qui font la loi ici.

-Umino, Hatake ! il aboya. Chez le proviseur, maintenant !

Y'a pas de justice.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo Fin Neuvième Partie OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Si si, je vous jure que je pense à mon bac… ( première épreuve : Arts plastiques, passé ! plus que six à faire !)