Bon, bien entendu c'est plus court ^^

Déjà que j'ai failli me dessécher comme un vieux pruneau avec le passage sur Luxus-kami-sama...

D'ailleurs ... j'aimerais votre avis sur la façon dont je vous ai révélé Héra dans la partie précédente, je veux dire avec la réponse au véritable contenu de la lettre de Fried... j'ai eu beaucoup de mal à trouver la bonne façon d'amener l'intrigue de fond... Je pense honnêtement que j'aurai pu faire mieux mais à mon niveau actuelle de débutante je n'ai pas trouvé la juste manière ^^


Chapitre 7 : Sur le départ (part 2)

Les vagues frappaient les rochers avec force aux pieds des falaises abruptes du littoral. Les allées et venues de l'eau brisaient seules le terrible silence de la nuit environnante. Un noir d'encre sinistre enveloppait toute l'étendue du paysage qui s'ouvrait vers l'infini. L'atmosphère saturée en iode dominant les lieux complétait le tableau à la fois triste et sauvage. Cette nature indomptable que le contacte de l'homme n'avait pas encore souillée reflétait parfaitement le trouble des âmes torturées.

- Jellal, tout va bien ?

Le jeune homme assis sur un rebord rocailleux surplombant la mer s'arracha à sa contemplation pour se tourner vers Meldy. Avec une esquisse de sourire, la femme s'approcha à pas lents pour venir prendre place à ses côtés. Elle lui tendit une tasse de thé encore fumante qu'il accepta par politesse.

- Tu veux en parler ? demanda-t-elle pleine de bienveillance.

Il prit le temps de l'observer quelques secondes avant de répondre. Le visage doux et sincère qu'elle lui présentait exprimait une authentique affection. Jellal devinait qu'elle se préoccupait véritablement de lui, et le fait qu'elle puisse avoir autant de prévenance envers un infâme assassin le touchait. Il ne méritait pas autant de considération de la part d'une personne aussi bonne et innocente. Il n'avait jamais compris pourquoi des femmes telles qu'Erza ou Meldy ne se lassaient pas de son immonde présence.

Elle le regardait, patiente, prête à écouter ses tourments, disposée à lui tendre une main secourable. Depuis près de huit ans, et même après le sacrifice d'Ultear, la jeune fille cherchait à le soulager du fardeau de ses peines. Durant leurs longs périples à travers le royaume, elle occupait le temps qu'ils passaient sur les routes à monologuer pleine d'enthousiasme afin de combler ses silences pesants. Elle ne se lassait jamais de ses réponses concises, marmonnées à voix basses alors qu'il ne l'écoutait que d'une oreille, trop pris par son auto-flagellation perpétuelle.

Meldy voyait en lui ce que les membres de Fairy Tail qualifiaient de « camarades », « amis », « frères d'armes », peut-être, par respect pour elle, devait-il lui céder et accepter sa compassion ? L'offre ce soir semblait particulièrement tentante. Sa pitoyable faiblesse l'avait déjà mené sur le chemin le plus coupable qu'il soit aux côtés de la femme qui le hantait, il ne trouvait plus aucune raison de repousser son «amie ». Depuis trop longtemps, elle combattait de sa gentillesse ses sentiments coupables, il se répugnait à toujours bafouer ses efforts. Cependant, il ignorait comment trouver le courage pour lui avouer le fond de ses nouveaux maux. Ce genre de faute n'était pas avouable !

Le rire cristallin de la jeune femme le tira de sa réflexion lugubre.

- La seule chose qui puisse te faire rougir aussi intensément, Jellal, c'est une aventure avec Erza !

La chaleur cuisante qui s'installait sur le visage déjà vermeille du mage gagna encore en intensité. Le rythme de son cœur s'accéléra sous l'effet de la gêne.

- J'ai bien deviné hein ? insista-t-elle.

Il ne tenta pas de protester, trop confus pour émettre un son correct. Comme souvent, il maudit sa timidité maladive qui le privait toujours de sa dignité d'homme dans des moments critiques.

- Je…hmm… tenta-t-il

- T'as pas à te justifier ! C'est normal !

Les yeux de l'homme s'ouvrirent démesurément grands face aux sous-entendus d'une telle remarque. Il plia le cou, ses longues mèches bleues qui retombèrent vinrent cacher son embarras. Il savait que ce geste ne collait pas à son image de criminel en exil mais parler de son intimité provoquait chez lui des réactions irrationnelles. Il n'y pouvait rien.

- Tu veux me raconter ce qu'il s'est passé ? J'ai l'impression que ça te pèse. Il y a quelque chose que tu regrettes ?

- Non ! lâcha-t-il avec force, plein d'une détermination surprenante.

Meldy leva un sourcil intriguée devant une telle réaction, il rougit de plus belle.

- Je veux dire, reprit-il songeur, jamais je ne pourrais regretter ça…

Il parlait d'avantage pour lui que pour la jeune femme, perdu dans ses pensées.

- Jellal… commença-t-elle prudente, trop heureuse qu'il se confie à elle. Est-ce que par hasard vous vous seriez… embrassé ? Je sais que vous vous êtes vu une semaine après la fin du combat contre Tartaros…

Elle venait de ponctuer sa phrase en posant doucement sa main sur son avant-bras. Il fixa ses iris noirs dans les siens, espérant lui transmettre l'imprononçable vérité. Au bout d'un long moment où Meldy sembla sonder son âme, elle finit par reculer légèrement, incrédule. Elle venait de saisir ce que l'homme par pudeur sous entendait.

- Vous avez … oui je vois…. Je croyais que tu refusais de t'impliquer dans ce genre de relation ? demanda-t-elle

- Il y a des limites à ce qu'un homme peut supporter…

Ces derniers mots sortirent de sa bouche dans un murmure éteint.

- Si tu ne regrettes pas ce qu'il s'est passé, pourquoi tu continues à te morfondre ?! Vous sortiez d'une guerre, épuisés, en lambeaux, … Qu'est-ce qui te dérange autant ?

La question était complexe et lui-même ne parvenait pas à en saisir l'étendue. Il prit quelques secondes pour formuler sa réponse.

- Je n'ai rien à lui offrir…

Pareille vérité le blessait en profondeur, mais il l'acceptait. Lorsqu'il avait enfin abandonné les dernières barrières qui le tenaient loin d'Erza, il s'était promis que cette nuit de passion serait l'unique et dernière fois. Tous les deux arpentaient des chemins différents, il ne pouvait pas l'entrainer dans son monde. Elle méritait la lumière, la joie, une existence pleine et épanouie, alors que lui en revanche, ne connaitrait que l'exil, la peine et la culpabilité. Sa survie ne tenait qu'au terrible devoir d'expier ses fautes.

Les deux paumes de Meldy soudainement sur ses joues mirent fin au flux de ses incriminations, lui hottant ainsi toute possibilité de fuir. Le malaise qui s'était installé sous sa peau depuis le début de leur conversation se fit plus intense sous le regard sévère de son amie.

- Jellal ! Je suis sûre qu'Erza à ma place t'aurais déjà giflé pour te remettre les neurones au bon endroit ! Pourquoi faut-il toujours que tu compliques tout ?! Pourquoi est-ce qu'après les épreuves que tu as vécues tu restes incapable de réaliser la valeur de ce que tu possèdes ?! Il y a une infinité de choses que tu peux apporter aux autres et surtout à Erza ! Il faut que tu arrêtes de cracher sur ce qu'elle te donne ! Tu as perdu un temps précieux à passer avec elle pour des faits dont tu n'étais pas responsable, et aujourd'hui tu refuses consciemment de vous rendre heureux. Oui ! Heureux Jellal ! Tu vas devoir l'accepter ! Elle a besoin que tu fasses partie de sa vie pour pouvoir être heureuse mais contrairement à toi elle n'est pas égoïste ! Elle te laisse libre de te blâmer autant que tu veux !

Elle venait de prononcer cette longue tirade pleine de reproches sans cesser de le toiser et en le retenant avec force. La peau de son visage le brulait, il cherchait du regard une échappatoire mais ne trouvait rien en mesure de le secourir. Les propos de Meldy étaient justes. Il connaissait cette rengaine par cœur. Cependant, elle se trompait sur un point, Erza aussi pouvait faire preuve d'égoïsme. Lorsqu'ils s'étaient revus cette nuit-là, mêlés à la foule, au cœur d'un village égaré, il n'avait fait que répondre à son appel. Il avait d'abord cru à une de leurs rapides conversations après une bataille difficile mais il n'eut pas même le temps de la saluer. Les choses s'étaient enchainées trop vite pour qu'il puisse parvenir à lui opposer une réelle résistance. Pour être honnête, il n'avait pas eu assez de détermination pour la repousser.

- Meldy … commença-t-il sans réellement savoir ce qu'il lui dirait.

Elle le lâcha sans pourtant se radoucir.

- Je ne te laisserais pas me sortir une autre de tes excuses…

- Je n'ai pas d'excuse cette …

Il s'interrompit tout à coup et se releva. Crispé, il scrutait les ténèbres à l'ouest tandis que l'inquiétude le gagnait.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda-Meldy dans un souffle.

- Quelqu'un vient, je ressens une présence.

La jeune fille amplifia par magie sa perception sensorielle et l'étendit aux alentours mais ne découvrit rien. Elle se tourna vers l'homme et vit qu'il se préparait au combat. Le pouvoir qui émanait de son corps l'entourait d'une aura bleue nuit.

- Jellal ? Tu es sûre que …

- Oui, toutefois, je ne saurais dire s'il s'agit d'un ami ou d'un ennemi…

Une brume lumineuse apparut au-dessus de la mer, blanche comme les rayons de la lune. Les deux mages plissèrent les yeux dans l'espoir de distinguer une figure parmi le brouillard mais en vain. La poitrine de Jellal se sera sans qu'il n'en saisisse la raison. Un oiseau, une chouette à ce qu'ils purent deviner, hulula quelque part.


Oui j'aime le Jerza ... mais pas autant que le Miraxus ^^

Sinon, j' attends vos reviews ! C est les fêtes ! Soyez généreux ! N oubliez pas votre humble servante qui a besoin de votre soutient et de vos critiques !

Et pensez à ma proposition d OS si elle vous intéresse ^^ (j'ai oublié de préciser vous pouvez même demander du M)

A très vite !