Merci à Lunastrelle et Alindmy pour leurs reviews.
DISCLAIMER : Les personnages de Final Fantasy 7 appartiennent à Square Enix. Et les mouettes sont de Pixar
Chapitre 9 :
Premier face à face
Ariale désespérait. Comment sortir de ce maudit cul-de-sac ? Soudain, son instinct parut prendre panique, une sensation de danger derrière le mur fut nettement perceptible.
Affolée, elle courut aussi vite que possible contre la porte métallique. Juste à temps, car le mur explosa. Et à travers le nuage de poussière, Ariale vit…
« Cait Sith ! »
C'était bien lui. Le chat escalada les décombres du mur et sauta dans ses bras. La jeune fille le serra fort contre elle. Il lui avait tellement manqué !
« Tu es vivante ! J'ai eu si peur ! » dit le chat-robot en frottant sa petite truffe contre sa joue.
« Pardon, Cait Sith. Je croyais t'avoir perdu. Tu sais où est Dylan ? »
Le sourire sur le visage du chat disparut légèrement.
« Ariale… Après ta chute de la falaise, j'ai suivi cet homme, Karl, et je suis monté discrètement sur le toit du camion dans lequel il avait emmené Dylan et les autres. Ils ont été amenés ici avant-hier, et… ils ont subi beaucoup d'expériences. Dylan en a subi un très particulier, et il a été emmené hier soir hors du laboratoire, les scientifiques disaient qu'il était parfait. »
« Parfait ? ! Mais parfait pour quoi ? »
Le chat poussa un soupir. Comment lui expliquer ça ?
« Je ne sais pas. Je me suis fait coincer par Karl après ça, et je viens juste de réussir à sortir, l'attaque du laboratoire a été une bonne diversion pour moi. Et je suis tombé sur toi. »
Ariale hocha la tête. Elle avait donc raté Dylan de peu. Quelle poisse ! Mais il lui restait une chose à faire. Elle devait libérer les autres terriens prisonniers ici et interroger les scientifiques. Ils lui diraient où avait été envoyé Dylan, puis elle irait le libérer.
Résolue, elle posa Cait Sith au sol puis franchit le trou dans le mur. Suivie par son fidèle robot-chat, elle traversa les couloirs jusqu'à arriver devant une porte métallique protégée par un code numérique.
« Tu saurais ouvrir ça ? » dit Ariale.
« Non, désolé. Il faut une carte magnétique spéciale. »
La jeune fille poussa un soupir, quand elle se souvint des cartes qu'elle avait volées aux gardes.
Avec espoir, la jeune fille en sortit une et la glissa dans la fente magnétique de la porte. Le voyant rouge vira au vert.
Ariale vit la porte s'ouvrir, et se figea d'horreur devant le spectacle qui s'offrait à elle.
Des gens étaient allongés sur des tables métalliques dans la salle. Ils étaient tous disposés par lignes de trois, et il y avait cinq rangées en tout de cobayes installés ici.
Tous portaient des tenues de coton blanc fin comme on en faisait mettre aux malades dans les hôpitaux. Et tous avaient une perfusion au bras. Ariale regarda les pochettes de liquide verdâtre posées chacune à côté d'un cobaye. Elle avait déjà vu ce genre de liquide, sur son île. Elle avait exploré les ruines et découvert, dans la salle d'un temple, une crevasse où une importante flaque de cette même substance y reposait. Sur le moment, elle avait trouvé cela joli.
Mais maintenant, elle était profondément écœurée, mais elle ressentait aussi une rage sourde. Penser que Dylan et d'autres innocents avaient subi ce traitement, tout ça pour la science… !
Sans plus attendre, elle entra dans la salle et arracha une à une toutes les aiguilles plantées dans les bras des malheureux.
Elle essaya ensuite d'en réveiller un, mais il ne réagissait pas.
« Ils sont tous sous anesthésie, on ne peut rien faire pour eux », dit Cait Sith, qui examinait l'œil d'une femme dont il avait soulevé la paupière.
Ariale réfléchit rapidement. Il fallait qu'ils sortent tous vite de là, c'était urgent ! Oui, mais ensuite ? Où iraient-ils ? Ils étaient tous des aliens clandestins ici, sur cette planète !
Pas de panique ! Une chose à la fois : primo, les sortir de cette prison, se dit la jeune fille.
Elle se mit à secouer plus fort un homme, à lui administrer des claques puis à hurler.
« Tu te fatigues pour rien, ma jolie. »
Cette voix… Ariale l'aurait reconnue entre mille. Lentement, elle se retourna pour faire face à Karl.
« Vous ! » dit Ariale.
« Eh oui ! Ravi de te rencontrer. Permets-moi de me présenter, je suis… »
« Pas la peine, je sais qui tu es, Karl ! Ne me dis pas que tu m'as déjà oubliée ? ! »
Le sourire arrogant et cruel de l'homme disparut, laissant place à un air circonspect.
« Oh ! Mais tu serais… ? Non, impossible ! Je t'avais tuée. Tu avais reçu une balle dans la tête, et tu étais tombée de la falaise. Une telle chute ne laisse personne indemne. »
« Que veux-tu, j'ai la peau dure ! »
« Non… Je connais notre espèce, les terriens sont faibles, bien plus faibles que les gens d'ici. Tu n'avais reçu ni Mako ni cellules de Jenova… Bah, remarque, ici, sur cette Planète, la magie est imprévisible ! »
« Qu'est-ce que vous leur avez fait ? » dit-elle en faisant un mouvement de tête vers les patients.
« Moi ? Rien. C'est la Shinra qui se charge de ça. Cela fait des années que j'enlève des terriens et les livre à des laboratoires disséminés dans le monde. Ces gens sont les soldats futurs, la clé de notre Terre Promise. »
Ariale frémit de dégoût. La démence de cet homme la mettait hors d'elle. Par contre, Cait Sith écoutait avec intérêt. Qu'entendait-il par « Terre Promise » ?
« Bon, fini de discuter, sois gentille et rends-toi. Contre moi, tu n'as aucune chance », dit Karl.
Ariale fit craquer ses doigts. Elle mourrait d'envie de lui sauter dessus et de l'étouffer. Mais elle allait le prendre par surprise.
Lorsqu'il s'approcha d'elle, la jeune fille tendit brusquement le poing et le frappa au visage. Légèrement sonné, il recula. Ariale ne lui laissa pas le temps de répliquer, elle enchaîna avec un tour sur elle-même puis le frappa violemment du revers de son bras.
Karl bondit en arrière puis, furieux, brandit un bâton électromagnétique tel que ceux qu'utilisaient les Turks.
Avec un sourire mauvais, Ariale tendit les mains. Ses ongles s'allongèrent, jusqu'à prendre l'apparence de griffes, ou plutôt d'épines d'oursin.
« Ah, d'accord… » dit Karl, un sourcil haussé.
Ariale se mit en position, puis fonça sur lui et l'écorcha à la joue. Furieux, Karl lui balança un coup de pied au ventre. La jeune fille se plia en deux sous la douleur, puis en reçut un autre à la poitrine qui la fit tomber à l'autre bout de la salle.
Elle se redressa et vit Karl lui arriver dessus avec son bâton. Elle bloqua son attaque de son avant-bras, puis le prit avec l'autre main et lui enfonça un coup de genou dans les côtes.
Furieux qu'on lui tienne tête aussi longtemps, Karl la saisit par la tête et la poussa contre le mur. La jeune fille gémit de douleur, puis se retrouva bientôt plaquée contre la paroi, avec Karl derrière elle.
« Je me souviens que tu n'aimais pas qu'on te frappe dans le ventre », lui murmura-t-il à l'oreille.
À ces mots, Ariale se revit allongée par terre dans la salle de torture, Dylan hurlant tandis que Karl la frappait. Et son bébé, qu'elle était en train de perdre.
La rage s'empara de la jeune fille. Sans plus réfléchir, mue par l'instinct, elle ouvrit la bouche et hurla. Au lieu d'une voix féminine et humaine, ce fut un cri puissant, strident, comme un dauphin hurlant. Le son fut si aigu et si intense que Karl la lâcha et se plaqua les mains contre les oreilles en gémissant de douleur.
Dans tous les couloirs et les salles du laboratoire, tout le monde l'entendit et se couvrit les oreilles en gémissant de douleur. Loz et Yazoo l'entendirent également et eurent la même réaction. Les trois malheureux scientifiques prisonniers sur leurs chaises ne purent rien faire, sinon endurer.
Mais le cri réveilla aussi les patients sur les tables. Tous se couvrirent leurs oreilles et regardèrent Ariale avec un air suppliant.
Bientôt, Ariale n'eut plus de souffle et cessa de crier. Elle se tourna vers Karl qui se tenait par terre en soufflant bruyamment. Du sang coulait entre ses doigts. Ses tympans devaient être percés.
La jeune fille saisit un trépied métallique de perfusion et le frappa violemment au visage avec. Il tomba inconscient à terre. Elle se tourna vers tous les patients, qui s'étaient levés de leurs tables et la regardaient maintenant avec un mélange de surprise et d'interrogation.
« Suivez-moi, on s'évade », dit Ariale, sans plus de cérémonie.
Ils hésitèrent, puis la suivirent à travers les couloirs jusqu'à la trappe menant au sous-sol. Certains soutenaient d'autres encore sous le choc ou épuisés des traitements qu'on leur avait administrés.
Soudain, un bruit d'hélicoptère résonna à travers le plafond au-dessus de leurs têtes.
« C'est la Shinra ! Les Turks viennent en renfort ! » dit une fille avec de la panique dans la voix.
Ariale accéléra le pas, suivie par ses compagnons. Ils arrivèrent bientôt devant la trappe que la jeune fille avait empruntée pour sortir.
Elle l'ouvrit, puis leur fit signe d'y aller. Un à un, tous descendirent par l'ouverture. Une fois le dernier passé, Ariale emprunta elle-même le passage puis les conduisit à travers les conduits jusqu'à l'ouverture face à l'océan.
« On ne va pas sauter, quand même ? ! » dit une femme.
« Je ne sais pas nager ! » gémit un adolescent.
« On n'a pas le choix ! » dit Ariale.
« Écartez-vous », dit un homme.
Il fendit la foule et posa la main sur le sol. Celui-ci parut alors se liquéfier, comme s'il était fait d'eau. Puis la pierre se mit à couler vers le sol, jusqu'à prendre la forme d'un escalier qui conduisit jusqu'au rivage.
« J'ai acquis le don de changer la consistance et la forme de la matière grâce à la Mako », dit-il, devant le regard éberlué des autres. « Bon, allez, on y va ! »
Tout le monde le suivit à travers les escaliers. Ariale hésita, quand elle entendit un bruit de pas derrière elle.
Se retournant, elle vit deux hommes apparaître devant elle. Le premier, un homme chauve, portait un costume de bureau noir et avait des lunettes noires. Le second avait des cheveux rouges en pétard et sa tenue faisait un peu plus débraillé.
« Yo ! Les cobayes se font la malle, à ce que je vois ! Bouge plus, ma belle ! » dit le rouquin.
Ariale jeta un coup d'œil vers le bas des escaliers. L'homme qui l'avait créé lui faisait signe de venir, et tous les autres la regardaient avec inquiétude.
La jeune fille lui fit signe que « non », puis lui adressa un regard encourageant. L'homme parut étonné puis, avec l'air résigné, il tendit la main et ferma le poing. L'escalier disparut en un nuage de poussière.
« EH ! Ah non, zut ! Va falloir faire demi-tour ! » dit le rouquin.
« D'abord, on te ramène », dit son complice.
Ariale poussa un soupir. Elle avait eu son compte de combats pour la journée. Mais, alors qu'elle regardait les deux hommes s'approcher avec des armes semblables à celles de Karl, elle perçut un grognement inquiétant sous ses pieds.
Inquiète, elle baissa les yeux et vit soudain deux créatures à l'aspect chimérique jaillir du sol et se jeter sur les Turks.
Surprise, elle leva les yeux et aperçut, à quelques mètres des Turks, les deux hommes du concert. Celui aux cheveux longs avait la main levée et regardait les Turks avec mépris.
Saisissant sa chance, la jeune fille se retourna puis courut vers le bout du tunnel. Elle entendit les voix de ses deux sauveurs qui lui criaient d'attendre, mais elle n'en fit rien.
Une fois au bord, elle bondit, courba le dos comme un arc puis plongea gracieusement dans l'océan. La jupe de sa robe disparut, laissant réapparaître sa nageoire de poisson.
Redevenue sirène, elle se mit à nager aussi loin que possible du rivage.
XxXxXxXxXxXxX
Le soleil se levait. Et, sur l'une des falaises à l'est de Junon, une bande de terriens échappés des laboratoires regardaient le soleil se lever au-dessus de l'océan.
Après des semaines passées en captivité, ils découvraient à leur tour le monde où on les avait emmenés. Qu'allaient-ils devenir, maintenant ?
Ils l'ignoraient. Mais ils étaient libres, et bien déterminés à arrêter tout cela.
Nul ne vit, à quelques mètres du rivage en contrebas, une jeune sirène assise sur un récif, qui les regardait partir avec une lueur d'espoir dans les yeux.
Elle ne pouvait rien faire pour eux maintenant. Elle devait continuer de chercher Dylan. Et elle sentait qu'il lui fallait partir ailleurs, son instinct le lui dictait. Si elle voulait continuer de changer les choses en bien, il lui fallait partir… vers cet autre ailleurs que son instinct lui indiquait.
Elle s'en voulait de partir ainsi, sans même retourner voir Priscilla pour la remercier. Mais la situation l'y obligeait. Dylan était ailleurs, et elle devait le retrouver à tous prix !
Ces gens s'en sortiraient. S'ils avaient tous des dons, cela ne leur serait que plus profitable. Ils resteraient ensemble et trouveraient un moyen de s'en sortir, pour s'intégrer discrètement et agir dans l'ombre, tout comme elle.
Du moins, elle l'espérait.
« Atchoum ! »
Ariale baissa les yeux et sourit à Cait Sith. Le pauvre chat, tout mouillé, grelottait près d'elle.
« À tes souhaits », dit Ariale.
« Merci ! Atchoum ! » dit le chat.
La jeune fille lui sourit, puis poussa un soupir d'apitoiement.
« Mon pauvre Cait… Je suis désolée, mais il va falloir replonger dans l'eau pour atteindre la rive et continuer notre route. »
« Génia-a… aaaa… aaaah… ATCHOUM ! »
XxXxXxXxXxXxX
Debout sur l'autre versant de la falaise, Loz et Yazoo regardèrent la jeune sirène sauter du récif puis nager vers l'horizon, avec Cait Sith perché sur son dos.
« Étrange », dit Yazoo.
« Qu'est-ce qu'on fait ? On rattrape les autres ? » dit Loz, en penchant la tête dans la direction qu'avaient prise les cobayes pour s'enfuir.
« Non. On n'a pas le temps, et on a failli se faire voir des Turks. Il faut qu'on reparte. On a les données, il faut prévenir grand frère. »
« Mmmmm… » dit Loz, songeur.
Ainsi, la fille qu'il avait sauvée au concert avait de mystérieux pouvoirs. Une sirène ! Incroyable. Même après tout ce qu'il avait vu et fait dans sa vie, il n'aurait jamais cru que ça existait.
Mais Yazoo avait raison. S'ils voulaient en savoir plus, il fallait d'abord étudier les données prises dans le laboratoire.
Les deux frères firent volte-face et partirent vers leur prochaine destination : Costa del Sol.
Et voilà ! On ne cesse de découvrir des nouveaux pouvoirs chez Ariale. Mais les autres terriens en ont aussi, sauf qu'eux les ont à cause de la Mako qu'on leur a injectés.
J'espère que vous avez aimé. Vous voulez la suite ou pas ? ^^
