Ca fait longtemps que je n'ai pas posté... Désolée, j'ai profité de ma semaine de vacances et n'ai pas eu une seconde pour écrire. Mais me revoilà. C'est un tout petit chapitre, mais qui sera bientôt suivi par un plus long :) Continuez à commenter comme vous le faites si bien, je me régale !
Mac sursauta en sentant des mains s'abattre sur ses épaules. Jo s'était glissée subrepticement, de manière féline dans son bureau, un large sourire aux lèvres en voyant son homme absorbé par la lecture d'un feuillet qui ressemblait à s'y méprendre à un rapport du labo. Il leva la tête pour se trouver nez à nez avec elle, prenant soudain conscience que la luminosité avait nettement baissée et que le labo s'était dépeuplé jusqu'à ne plus contenir que Jo et lui, ainsi que quelques gardes de nuit. L'équipe suivante n'allait pas tarder à faire son entrée. Il jeta un œil à sa montre, il était presque vingt heures. Jo enfonça ses pouces au bas de son cou et commença à masser ses épaules et sa nuque, provoquant chez lui des fourmillements prouvant qu'elle dénouait pas mal de nerfs éprouvés par de trop longues journées. Mac soupira de bien-être en laissant tomber son stylo.
« Tu sais, je commence à me dire qu'Adam mérite vraiment une augmentation. » Déclara-t-il.
En effet, cette semaine là, toutes les enquêtes qu'ils avaient traitées avaient en grande partie été résolues par le génie du jeune premier.
« Mmh... » Marmonna Jo distraitement en posant un baiser brûlant au creux de son épaule, le faisant doucement sourire.
« Tu ne m'écoutes même pas.
- Mais si, tu veux augmenter Adam, il le mérite bien. Tu ne crois pas qu'on devrait continuer cette discussion chez toi ? »
Sa proposition était alléchante, trop alléchante même pour ne pas mettre en péril ses projets pour la soirée. Il arrêta le mouvement relaxant de ses mains en les prenant dans les siennes. Elle sembla sentir sa semi-réticence :
« Je pourrais te détendre complètement... »
Ces quelques mots prononcés près de son oreille prirent un sens si sensuel qu'il faillit craquer, la prendre dans ses bras et l'embrasser jusqu'à ce qu'elle fonde sur place. Mais il ne pouvait vraiment pas accepter, ses plans étaient bien trop importants.
Il posa un baiser sur sa main, et laissa ses lèvres s'attarder sur sa peau.
« Tu sais bien que j'adorerais Jo, mais j'ai des projets pour ce soir.
Elle plissa les yeux avec un sourire carnassier.
- Tu veux dire, des plans qui n'incluent pas une femme du sud chaude comme la braise ?
Il ne put s'empêcher d'éclater de rire. Elle aurait fait n'importe quoi pour l'empêcher de trop travailler. Il se leva et posa ses mains sur les hanches de la brunette.
- Malheureusement, non, juste un vieux T-shirt et des collègues pleins de sueur, oh, et de vieilles baskets.
Elle fronça le nez.
- Je vois. Rien ne te détournera de ton jogging c'est ça ? Même pas un dîner préparé avec amour et dévotion... Par Ellie ?
Il sourit avec affection en secouant la tête, quelques peu exaspéré.
- Ellie va finir par penser que je te monopolise.
Elle mit une petite tape sur sa poitrine.
- Tu as raison, elle finirait par t'empoisonner. Vas courir, mais avant, j'ai un petit service à te demander.
Il la fixa avec attention.
- J'ai coincé un cd dans le lecteur de mon pc... » avoua-t-elle avec un sourire désolé.
Il la lâcha et lui ouvrit la porte pour la suivre jusqu'à son bureau. Elle se laissa tomber dans son fauteuil et posa ses coudes sur les accoudoirs, les mains jointes alors qu'il attrapait un trombone dans son pot à crayons, qui, d'ailleurs, ressemblait plus à un réservoir à confiseries qu'à un pot à crayon fonctionnel. Il lui jeta un regard amusé.
« Quoi ? J'ai besoin de sucre pour tenir mon cerveau en éveil.
Il secoua la tête encore une fois. Il avait déniché une perle, c'était indéniable. D'une main experte, il déplia le trombone qu'il venait de trouver et s'accroupit devant la tour de l'ordinateur.
« Alors, qui sont ces collègues avec qui tu vas courir ?
Il n'avait pas préparé de réponse à cette question. C'était une grosse erreur de sa part connaissant Jo et sa tendance à mettre son nez dans ses affaires en permanence.
- L'équipe de base-ball de la quinzième. Improvisa-t-il.
Il enfonça le bout de ferraille dans le petit trou juste sous le tiroir du lecteur de cd qui ne tarda pas à s'entre-ouvrir pour laisser sortir son prisonnier.
- Voilà.
- Merci Macgyver. Un jour, il faudra que tu m'apprennes tes tours de passe-passe. »
elle glissa le cd dans un de ses tiroirs, entre une tablette de chocolat et une pile de stylos volés sur différents bureaux du labo et se leva pour poser un baiser sur la joue de Mac.
« Tu me raccompagne au parking ? »
Il acquiesça, sentant déjà qu'il allait subir un interrogatoire musclé dans l'ascenseur.
« Hey mom ! Il était temps que tu arrives, mon estomac crie famine, j'allais attaquer sans toi. »
Jo embrassa Ellie avant de se laisser tomber dans sa chaise. La cuisine fleurait bon le maïs, et elle aussi sentait qu'il était grand temps de manger.
« Désolée d'avoir tant tardé. J'ai eu quelques problèmes au labo avec un méchant lecteur de cd, j'ai dû demander de l'aide à mon sauveur. Sauveur qui nous abandonne pour aller courir avec des collègues.
Un sourire amusé éclaira le visage de sa fille et Jo eut l'impression qu'elle savait quelque chose qu'elle-même ne saisissait pas.
- Soirée filles alors, super, c'est à moi de choisir le film. »
Peut-importait. Jo ne suivit pas le film, et elle aurait été bien incapable de le résumer si on lui avait posé des questions. Son alibi n'aurait pas tenu le coup pour une fois. Elle avait réfléchi, s'était torturée de manière silencieuse. Mac était distant depuis le début de la semaine. Rares étaient les soirées qu'ils avaient passées ensemble, et à chaque fois, son excuse ne tenait pas debout. Elle l'avait harcelé de questions auxquelles elle n'avait obtenu que de vagues réponses qu'il n'avait pas détaillées, comme si... Comme s'il lui avait menti. Oui. Elle en était certaine, il lui avait menti. Elle ne savait pas pourquoi, mais ça l'inquiétait.
Alors qu'elle allait s'endormir, seule dans son trop grand lit, quand son portable vibra. Elle tendit le bras, l'attrapa à tâtons, et ouvrit le sms qui venait de Mac.
'Désolé de t'avoir délaissée cette semaine, j'ai eu beaucoup à faire. J'ai réussi à nous mettre en congés demain, soit prête pour 9h, je passe te prendre pour une journée en ville.
Dors bien trésor,
Je t'aime,
Mac'
Elle sourit en voyant pour la seconde fois son nouveau surnom. Cet homme était plein de surprises...
