Bonjour à tous !
J'ai vraiment rien à dire pour ce chapitre à part bonne lecture et merci pour vos reviews, ça me fait vraiment plaisir !
Le survivant se retourna lentement et regarda ses meilleurs amis, suppliant. Il prenait garde à bien éviter du regard le blond qui le fixait intensément. Il sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues en se sentant ainsi observé, et sourit faiblement.
- Euh, bonjour..., commença-t-il.
- OH TOI, SALE CON, TU VAS M'ÉCOUTER !
Harry tourna la tête et faillit s'évanouir en voyant foncer sur lui un Draco déterminé et en colère mais aussi terriblement sexy.
Harry déglutit et lâcha la taille de Nicholas. Il se passa une main dans les cheveux et se composa une expression faciale très froide.
- Quoi, Malfoy ? Demanda-t-il d'un ton glacial.
Le blond fut quelque peu déstabilisé par le ton du survivant. Pour tout dire, il n'avait aucune idée de qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir raconter à Harry. Il avait hurlé sa dernière phrase sur le coup de la colère qu'il avait ressentie en voyant le jeune homme qu'il aimait rire avec son petit ami. Il avait l'air con maintenant. « Allez Draco. Un Malfoy ne se ridiculise pas. Qu'est-ce que je peux bien lui dire moi ? Une connerie ? » Pensa-t-il. Le Serpentard se mordit la lèvre et regarda Pansy, Blaise, Ron et Hermione, toujours affalés dans les divans et observant la scène avec attention, le regard un peu vide. « Bon, aucune aide de ce côté », soupira-t-il.
Ce dont à quoi Draco n'avait pas pensé, c'était que le simple geste innocent de se mordre la lèvre avait suffi à déconnecter Harry de la réalité. Le Gryffondor avait le regard fixé sur la bouche de son interlocuteur, ses joues prenant lentement mais sûrement une teinte rosée. Draco fut à son tour hypnotisé par les joues de son face-à-face et resta bêtement là, à le scruter du regard. Les quatre compères sur les divans se mordaient tous l'intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire et briser ce ô combien romantique moment. Ce fut Nicholas-dit-le-pas-beau qui rompit le silence poignant de la Salle, agacé d'être ainsi ignoré par son roupichoupinet d'amour.
- Eh oh Malfoy ? Lança-t-il d'une voix forte qui fit sursauter les deux jeunes hommes en scéance intensive de matage. Y'a quelque chose entre tes deux oreilles ?
Draco rougit de colère et de honte et fusilla le Serdaigle du regard.
- Tais-toi ? Je t'ai sonné ?
- Non, mais moi je l'ai fait, intervint Harry, les sourcils froncés. Je peux savoir pourquoi tu m'as crié dessus et traité de con ? T'as quelque chose à me dire ?
- Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeum. Ouais, répondit Draco, cherchant encore une idée.
Les neurones du blond semblaient s'être unies en une sorte de petite danse et avaient sorti les pompons de cheerleader, scandant : « La vérité, la vérité, la véritéé ! ». Il faillit craquer mais entreprit d'engueuler son propre cerveau.
- Et...c'est quoi ? Demanda Harry.
Interrompu dans sa chicane de tête, Draco cligna des yeux d'un air particulièrement stupide.
- Tu disais ?
- Ein ?
- Quoi ?
- QUOI ?
- Ein ?
- De quoi ?
- Whazzaaaaaaaaaaaaa.
- Késakoooooooooooo.
- T'as dis quoi, là ?
- Heum, késako ?
- Mais non, avant !
- Ben... de quoi ?
- QUOI !
- ... Ein ?
- De quoi tu paaaaaaaaaaaaarles ?
- VOS GUEULES PUTAIN ! Hurla quelqu'un qui se révéla être Ron, au bout de la crise de nerf.
Les deux jeunes hommes se turent brutalement et Harry, l'air hagard, demanda:
- On disait quoi, là ?
Ce qui fut suffisant pour faire éclater de rire la totalité de la Salle, hormis Thompson. Draco riait aux larmes, en fait il évacuait un peu son stress car il ne cessait de se dire : « Après ça faut que j'invente quelque chose, merde, merde, merde, merde, merde, MERDE ! ». Harry laissait libre cours à son hilaritude, et entreprenait d'observer le blond rire en même temps. Il ne riait pas souvent, mais il devrait vraiment le faire. Draco dégageait une telle prestance et un tel bonheur quand il riait, c'était incroyable. Ses yeux d'ordinaire glacés devenaient chauds et pétillants, et on pouvait voir ses dents blanches alors qu'il laissait échapper un rire mélodieux.
- Vous êtes stupides ou quoi ?
La phrase de Nicholas sembla ramener tout le monde à la réalité, malheureusement. Le Serdaigle avait les bras croisés et arborait un visage renfrogné.
- Non, dit Blaise, agressif. On veut juste s'amuser, ça t'arrives, des fois ?
- Tais-toi, souffla Harry, mais on ne sut à qui il parlait. Dra... Malfoy, tu voulais me dire quoi ? Le con t'écoute.
Draco eut un sourire contraint et entreprit d'inventer au fur et à mesure une histoire, ne pouvant se résigner à avouer son amour au brun en compagnie de tant de monde. Il aurait pu très certainement dire qu'il était amoureux d'Harry si une personne quittait la Salle... Harry lui-même.
- Heum. Oui. Jee... voulais te dire que... jee... suis...tu as... oublié ton livre de Potions.
- Ein ? Ah, ben oui. C'est ce qui fait de moi un con ? Demanda Harry, avec une lueur un peu déçue dans le regard.
- Ben...oui, personne fait ça.
Draco souffla et jeta un regard aux quatres élèves dans les sofas et recula en voyant des expressions qui n'avaient pas leur place dans leurs regards. Hermione avait un regard désolé et incrédule, Pansy le regardait avec colère et ses yeux criaient : « Non mais t'es con ou quoi ? », mais ce qu'il lisait dans le regard de Ron et Blaise lui fit peur. Les deux jeunes hommes étaient survoltés, exaspérés, désespérés, mais l'émotion principale qui régnait était la fureur. Il leur lança un regard du genre : « Mais quoi ? ».
Nicholas éclata de rire et prit Harry par la taille. Draco sentit ses poils se hérisser sur sa nuque et ses poings se serrer.
- T'es vraiment stupide Malfoy, pathétique même ! Bon on y va mon amour ?
Mon amour...combien Draco aurait-il donné pour appeler Harry comme ça ? Combien ? La poignée de porte étaient réapparue et Harry avança lentement vers la porte, comme s'il ne voulait pas vraiment quitter la Salle. Quand ses doigts touchèrent la poignée, le brun se tourna et planta son regard droit dans celui de Draco.
- Merci... Je sais pas pourquoi, mais merci.
Le blond en resta bouche bée, et baissa la tête. Il avait l'horrible impression que tout ceci sonnait comme un adieu, comme si un futur éventuel serait fermé à jamais... Draco ouvrit la bouche mais n'émit qu'une sorte de grognement en voyant qu'Harry était parti. Il se forca à ne pas penser pour toujours. Sans qu'il ne fasse rien, des larmes se mirent à couler sur ses joues. Il resta planté là, à regarder la porte qui s'était refermée. C'était fini... Il avait eu la chance de tout lui dire et il n'avait pas pu... Trop peureux, trop trouillard, trop chétif, trop pleurnicheur...Les mots de son père remontaient à son esprit et les larmes lui embrouillaient la vue. Draco se releva sans avoir conscience d'être tombé et les mots de Ron ravivèrent sa douleur.
- Malfoy, come on ! Pourquoi tu lui as rien dit ? T'avais l'occasion idéale ! T'es ben peureux !
Trop peureux, trop trouillard, trop chétif, trop pleurnicheur...
Trop peureux, trop trouillard, trop chétif, trop pleurnicheur...
Il n'a pas osé, la peur d'être rejeté étant trop grande...
Il était parti maintenant.
Puis un petit rayon d'espoir perça dans son cerveau, comme un rai de lumière. Rattrape-le, rattrape-le ! Les mots sonnaient dans sa tête comme une litanie sans fin. Qui vivra verra, dit-on. Draco vit, donc il verra. Il verra si Harry l'aime. Il se mit à courir, ignorant les questions d'Hermione et de Pansy, avec un seul but dans sa tête : trouver Harry. Où était-il ? Où ? Draco jeta un coup d'oeil à sa montre, arrivé dans un couloir quelconque. 19h00... il devait être dans la Grande Salle ! Alors qu'il allait se remettre en course, un gémissement lui écorcha les oreilles et le coeur. Car ce n'était pas un gémissement de douleur, bien au contraire. Et ce son était poussé par l'élève qu'il détestait le plus au monde.
- Harry...
Harry...L'homme qu'il aimait. En train de baiser cet enfant de chienne. Un brouillard blanc sembla remplir sa tête, un couteau effilé plongeait dans son coeur et le massacrait sauvagement. Une rage sans nom prit vie en lui et il marcha à pas vif vers la porte qui cachait le spectacle qui lui déchira le coeur. Harry avait la main plongée dans le pantalon de son petit ami, qui lui avait la tête penchée vers l'arrière, le corps arqué.
- C'est quoi ça ?
À son grand étonnement, la voix de Draco était calme et posée, mais le tremblement trahissait sa fureur. Les deux jeunes hommes arrêtèrent tout net leurs activités et Nicholas entreprit de se redonner contenance. Mais Harry avait la bouche grande ouverte, ne réalisant pas vraiment ce qu'il avait fait sous les yeux de Draco. Ses lèvres se mirent à trembler et il mit une main sur sa bouche, horrifié.
- Malfoy, qu'est-ce que tu fais ? Tu nous as suivi ? Encore plus pathétique..., dit le Serdaigle avec dédain.
Alors la haine de Draco sortit au grand jour. Il s'avança à grand pas vers Thompson et lui décocha un coup de poing qui le fit revoler contre le mur de la pièce. Le 6e année ne bougea plus et resta face contre terre.
- Ta gueule, dit-il, la voix saccadée et tremblante sous le coup de la colère. ET TOI ! Hurla-t-il en se tourna vers Harry qui se ratatina sur place, le visage enfoui dans ses mains. Je pensais que tu étais quelqu'un de bien, que tu n'allais pas sauter sur la première pute venue, mais je m'étais trompé, apparamment.
- C'est pas ce que tu crois Dra..
- C'est quoi ce que je crois ? Interrompit le blond d'un ton sec.
- Que..moi et Nicholas on a... baisé ?
- Non Potter. J'ai suffisamment de connaissances sexuelles pour savoir que masturber quelqu'un et baiser avec est différent.
- Tu ne comprends pas, dit Harry en rosissant des termes que Draco employait.
- Ah bon ?
- Non. Nicholas arrêtait pas de m'harceler et je disais toujours non, je veux pas. Et là il m'a attiré ici puis il m'a pris la main et l'a foutue dans son pantalon. Il a alors quaisiment hurlé mon nom alors que j'avais rien fait et t'es arrivé.
- Tu crois que je vais avaler ça ?
- Oui, parce que c'est la vérité.
- Et ben j'te crois vraiment pas.
- J'aurais jamais fait ça... justement.. tu pensais bien. J'aurais jamais fait ça avec quelqu'un que...
- Que ?
- Que j'aime pas..., acheva Harry en rougissant affreusement.
Draco stoppa, sa fureur retombant peu à peu.
- T'es en train de me dire que t'es pas amoureux de Thompson ?
- Ben...oui.
- MAIS PUTAIN POURQUOI TU SORS AVEC ALORS ?
Le soudain hurlement de Draco fit sursauter Harry.
- Je...je sais pas quoi répondre à ça.
- Tu sais pas pourquoi tu sors avec ? C'est un espèce de violeur !
- Alors tu me crois ? Demanda Harry avec un sourire enfantin qui fit fondre Draco.
- Oui, soupira le blond.
- Je pense que je sortais avec parce que j'avais rien d'autre à faire.
Draco éclata de rire.
- T'es incroyable toi, dit-il en souriant à Harry qui lui rendit timidement son sourire.
Harry détourna alors le regard, soudainement intimidé, et entreprit de sortir de la salle.
- Attends...dit Draco, bien déterminé à lui dire quelque chose.
- Oui ? Demanda Harry, étonné et un peu content.
- T'as dit : « Je pense que je sortais avec...». Donc tu sors plus avec maintenant ?
Harry détourna encore le regard et piétina le sol, visiblement gêné.
- Je..j'aimerais mieux pas avoir cette conversation dans une classe sentant le renfermé avec mon ex petit-ami assommé par terre.
Draco ne put s'empêcher de sourire en entendant les mots du brun et lui proposa la Salle sur Demande. Harry accepta avec joie et ils sortirent de la salle, marchant silencieusement, un léger sentiment de gêne flottant au-dessus d'eux. Arrivés devant le mur vide, Harry entreprit de passer trois fois devant le portrait, les traits un peu crispés. Quand la porte apparut, ce fut Draco qui tourna la poignée et entra en premier. Il ne put s'empêcher d'éclater de rire en voyant le décor de la pièce. Un lit king trônait au milieu de la Salle et des sofas rouges occupaient un coin, avec une table et une bouteille de champagne. Le tout était vraiment très romantique. Harry arriva à son tour et stoppa net en voyant le lit. Il prit rapidement une teinte de betterave trop mûre et fut prit d'une quinte de toux.
- Bel endroit pour...discuter, dit Draco d'un ton narquois. Puis-je savoir à quoi tu pensais ?
- J'ai juste demandé un endroit calme, discret et douillet. La Salle a fait le reste, répondit Harry d'un ton bourru.
Il n'allait certainement pas dire à Draco que son parfum le rendait fou et que ses pensées avaient divagué sur le corps du Serpentard. Il invita plutôt le blond à s'asseoir dans un des sofas et lui versa un verre de champagne.
- Alors...tu ne sors plus avec Nicholas.
- Non.
- Ok.
Le malaise était palpable dans la pièce. Harry rougit en réalisant que dire à son ennemi qu'il ne veut pas avoir une discussion dans une salle et d'aller dans une autre pour « mieux » discuter était assez ambigu. Draco pensait la même chose et avait un sourire crispé. Maintenant qu'il y était, il ne voulait vraiment pas avouer son amour.
- Euh... il a fait beau aujourd'hui, dit soudainement Harry dans une vaine tentative pour remettre la conversation.
- Oui.. oui.. beaucoup de soleil...
- Ouais...
(silence de 15 minutes)
- Heum.. tu commences à préparer tes ASPIC ?
- Non pas encore.
- Ok.
- Et toi ?
- Non plus.
- Faudrait commencer pour pas finir vendeur dans une épicerie !
- Oui ! Hahahahahahhaahahahaha.
- Hahahahahahahahaha.
Ça commençait à devenir vraiment pénible là.
- Harry ?
- Quoi ? Demanda le brun très rapidement.
- Je...j'ai quelque chose à te dire. Quelque chose que je voulais te dire tantôt... mais j'ai pas pu.
- C'est quoi ?
Le survivant avait la voix à peu près aussi aiguë qu'un eunuque.
- Je...tu...il..
- Nous vous il ?
Draco fusilla Harry du regard. Le brun étouffa un rire nerveux.
- Tais-toi. Ce que je veux dire c'est...que...je...je...je...
- Jejejejejejejeje ?
- Ta gueule !
- Désolé... Mais accouche !
- Je suis pas enceinte.
- Oui.
- Ein ?
- T'es enceinte d'une annonce pour moi ! S'exclama Harry en éclatant de rire.
- MAIS PUTAIN TA GUEULE J'AIMERAIS BIEN T'Y VOIR À MA PLACE ! VA DONC DIRE À LA PERSONNE QUE T'AIME QUE TU L'AIME !
- Je t'aime ! Haha je suis capable !
L'information prit un détour pour se rendre aux cerveaux des deux jeunes hommes. Mais quand elle arriva, le silence fut absolu.
- Tu m'aimes ? Demandèrent-ils en même temps.
Mais parfois les gestes parlent mieux que les paroles, c'est pourquoi Draco attira Harry pour l'embrasser et sceller leurs lèvres dans une promesse éternelle au lieu de dire n'importe quoi.
Vala valaaaa.
Ça vous a plu ? Dites-leee moii ! :D
Je ne sais pas si le prochain chapitre sera le dernier, peut-être.
Merci et à bientôt !
