Chapitre 8 : publié !
J'espère que ce chapitre vous plaira, moi je l'aime bien. Ellora commence enfin à ressentir des choses, bien que personne ne sache encore ce que c'est, ni elle ni vous. Niark niark niark ! Les révélations sur son passé se rapproche de plus en plus dis donc !
Bonne lecture ! Dites-moi ce que vous en pensé, s'il-vous-plaît.
Merci à ShalymardConti pour ta review très amusante, à LoupRubis pour ton dévouement, et à Sandra Lutices.D pour avoir lu ma fiction bien inférieure à la tienne. J'en profite pour te féliciter pour celle-ci, tu as imaginé une histoire magique digne d'un bon livre fantastique (tel Pierre Bottero). Et en effet, certains traits correspondent entre nos deux personnages principaux, bien que comme tu l'es dit mon OC est « parfaite » (soit disant), puisque créée par mon imagination de jeune fille de 12ans, cherchant à plaire à tout le monde à la fois. Encore une fois merci.
POV Ellora :
Nous avions déposé Boromir sur une barque, et nous l'avions rendue à la nature. Aragorn avait décidé de suivre les orques et de récupérer Merry et Pipin. Je m'étais alors rendue compte qu'en plus de ne pas pouvoir ramené à la vie une personne, je ne pouvais pas faire apparaître un être vivant. Nous étions donc partie en courant, au lieu d'à cheval.
En ce moment, on courrait encore, après exactement…
- Trois jours et trois nuits de poursuite sans manger ni se reposer et aucun signe de notre gibier, alors que peut bien raconter un rocher. Grommela Gimli en soufflant, après qu'Aragorn ait décidé de courir plus vite encore en posant son oreille sur le sol.
- Allez Gimli ! Encouragea Legolas avant de se tourner vers moi. Ellora, ça va ?
- Moi ?! Ben oui pourquoi ? Répondis-je en courant toujours aussi légèrement qu'au début.
- Tu n'es pas fatigué ?! S'exclama-t-il en remarquant que je ne soufflais que peu.
- Ben non, et toi ?
- Non, ça va.
- Bon ben tu vois, toi non plus tu ne souffles pas comme Gimli.
- Oui, mais ce n'est pas pareil, les elfes ont des capacités supérieures aux Hommes.
- Mais je ne suis pas comme les autres, tu as du le remarquer. Je pense pouvoir tenir encore deux jours et deux nuits comme ça, après je commencerais peut-être à avoir le pied un peu plus lourd. Souris-je.
J'accélérais pour me mettre au côté d'Aragorn :
- Tu me surprendras toujours, Ellora.
- C'est une certitude !
- Je commence à fatiguer. M'apprit-il alors que je haussais les épaules.
- Tiens qu'est-ce que c'est ?
Il s'arrêta et se baissa pour voir ce que je lui montrais. Je savais que c'était la broche de Pipin.
- Non sans raison tombent les feuilles de la Lorien. Déclara sinistrement mon ami.
- Ils sont peut-être en vie. Fit Legolas en arrivant vers nous.
- Ils sont en vie, je le sais. Affirmais-je sous le regard surpris des deux autres alors que je repartais du côté de Gimli qui descendit la pente en roulant.
Je l'aidais à se relever, écoutant d'une seule oreille ses jérémiades.
- Les longues distances m'épuisent, nous les nains nous sommes des sprinters. Redoutables sur les courtes distances !
- Arrêtons-nous une minute Aragorn, le temps de boire une gorgée d'eau.
Il hocha la tête pour toute réponse.
Legolas nous donna à chacun un quart d'un lembas. En contre partie, je lui tendis une gourde remplit d'une bonne eau fraiche, apparut dans ma main. Elle tourna rapidement dans notre groupe, avant de disparaître quand nous nous remîmes à courir.
- … -
- Un soleil rouge se lève, beaucoup de sang a du couler cette nuit. Déclara Legolas.
- Du bon ou du mauvais ? Demandais-je alors que je le savais pertinemment.
- Je ne sais pas. Peut-être des deux.
Dans la matinée, un gros groupe de cavaliers approcha. Nous étions cachés quand Aragorn se leva après les avoir reconnu et les appela. Bien sûr, les cavaliers nous entourèrent et je ne pu m'empêcher de murmurer en prenant mon masque dur, froid et impassible :
- Merci Aragorn.
- Que font un elfe, un homme, un nain et une enfant dans le Riddermark ? Répondez ! Demanda le chef.
- Je n'ai jamais été une enfant. Crachais-je. Vous feriez bien de connaître mieux les personnes à qui vous vous adressez.
- Qui êtes-vous ? Me demanda-t-il en me relouquant de la tête aux pieds.
- Donner moi votre nom, dresseur de chevaux, et je vous donnerez le mien. Me protégea Gimli alors que le dresseur en question descendait de son cheval.
- Je vous couperais volontiers la tête, nain, si elle sortait un peu plus du sol.
Immédiatement, je tournoyais sur moi-même et sortis une dague dans le même mouvement. Je me collais contre son torse musclé et le menaça avec mon arme de lui couper la tête. Puis j'approchais ma bouche de son oreille et lui susurrais d'une voix cassante :
- Vous seriez mort au moindre geste, Eomer, fils d'Eomund.
Puis je reculais d'un pas, enlevais ma dague et la rangeais d'un mouvement fluide. Je remarquais que Legolas avais lui aussi sortit une flèche mais qu'en voyant ma réaction, il n'avait rien fait de plus et me regardait avec un petit sourire en coin.
- Je suis Aragorn, fils d'Arathorn. Voici Gimli, fils de Gloin. Legolas, du Royaume des Forêts. Et Ellora, fille des Hommes. Nous sommes des amis de Théoden, votre roi.
- Théoden ne reconnaît plus ses amis de ses ennemis. Pas même les siens. Déclara Eomer en enlevant son casque. Saroumane a empoisonné l'esprit du roi et revendique ces terres. Je suis entouré des fidèles au Rohan. Pour cela, nous avons été bannis. Le Magicien Blanc est rusé. On dit qu'il va et vient, vieillard sous un manteau à capuchon. Et partout, ses espions évitent nos filets. Finit-il en me regardant.
- Nous ne sommes pas des espions. Nous pourchassons un groupe d'Uruk-Hai qui détient deux de nos amis.
- Nous avons massacré les Uruks cette nuit.
- Mais il n'y avait pas deux Hobbits avec eux ? Demanda Gimli.
- Ils seraient petits, des enfants à vos yeux. Compléta Aragorn.
- Il n'y a pas de survivants. Nous avons empilé les carcasses et les avons brûlés.
- Morts ?
- Je suis désolé. Puis il siffla. Hasufel, Arod. Puisse ces chevaux vous apporter meilleur fortune qu'à leurs premiers Maîtres. Il remit son casque et monta sur son cheval.
- Eomer, attendez ! M'exclamais-je. Je tenais à vous remercier, pour les chevaux mais aussi pour nos amis. Puis voyant qu'il fronçait les sourcils, je continuais. Vous leur avez offert la diversion parfaite pour qu'il puisse s'enfuir.
- Comment pouvez-vous le savoir ?
- Je sais beaucoup de choses. Répondis-je simplement avec un sourire plein de mystère.
Je n'attendis pas de réponse, pris la main de Legolas et montais derrière lui sur Hasufel.
Quand nous arrivâmes, je partis directement vers la forêt alors que Gimli trouvait une de leur ceinture dans le tas de cadavres brûlés, que Legolas murmurait une prière et qu'Aragorn tombait à genoux en hurlant de frustration :
Aragorn fit son petit rôdeur, trouva des traces dans le sol qui le menèrent directement à…
- Fangorn ? demanda Gimli en s'approchant avec les deux autres. Quelle folie les a conduits là ?
- La peur Gimli, la crainte de mourir ou de revivre ce qu'ils ont vécu. Et si c'est de la folie, j'ai toujours été folle. Mais avec elle, on survie. Sans elle, je ne serais pas là.
- Que veux-tu dire ? S'intéressa Legolas.
- Vous le saurez un jour peut-être. Pas maintenant. On y va ?
- Bien sûr.
Après avoir marché moins de cinq minutes, Gimli goûta un liquide sur des feuilles :
- Du sang d'orc.
Nous continuâmes de marcher jusqu'à ce que la forêt se « réveille » et se mette en colère en voyant la hache du nain. Je ne sais pourquoi, mais je me sentis… en fusion avec la nature alors je décidais de chantonner une chanson triste que j'avais un jour entendu sur Youtube alors que j'aurais du localiser un homme pour le Maître. Fangorn se calma lentement. Je souris aux autres :
- Cette forêt est très vieille pour vous, mais c'est encore une enfant qui a perdue trop rapidement son innocence…
Au bout d'un moment Legolas parla en elfique à Aragorn puis en commun pour Gimli et moi (même si je savais déjà ce qui allait suivre) :
- Le magicien Blanc approche.
- Ne le laissons pas parler, il nous jetterait un mauvais sort. Fit Aragorn alors qu'il s'armait comme mes deux autres compagnons.
Le magicien arriva dans un halo de lumière si blanche et vive que nous ne puissions le voir. Il arrêta les attaques de mes compagnons et déclara :
- Vous êtes sur les traces de deux jeunes Hobbits ?
- Où sont-ils ?
- Ils sont passés par ici, avant-hier. Ils ont fait une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. Cela vous rassure ?
Et avant que personne ne puisse rien redire, je me jetais dans ses bras :
- Vous m'avez tant manqué.
- Non, pas toi Ellora ! S'exclama Legolas.
- Pas moi quoi ? Demandais-je en me retournant vers les autres et en prenant le bras du magicien.
- Tu es une traîtresse ! S'écria Gimli.
- Je ne suis pas une traîtresse. Crachais-je d'une voie froide et peinée alors que la lumière baissait pour laisser passer un visage familier.
- Gandalf !
S'ensuivit alors une conversation que je n'écoutais pas du tout. Nous sortîmes de la forêt et reprîmes les chevaux. Je remontais dernière Legolas et m'accrochais à lui. Me retrouver aussi proche d'un homme aussi longtemps me fis tout bizarre, pourtant, je n'avais pas peur, j'étais confiante : je savais que Legolas ne me ferait pas de mal. C'était une sensation particulière que de se sentir protégée, mais s'en était une autre de voir que je me sentais autant en confiance avec lui qu'avec Aragorn, avec qui je croyais pourtant avoir une relation presque fraternelle.
Une fois arrivé près d'Edoras, je vérifiais mon bouclier magique. Gandalf nous dit en me regardant :
- Prenez garde à ce que vous dîtes, nous ne sommes pas les bienvenus.
- Pourquoi on me regarde en disant ça ? Demandais-je, vexée.
Il soupira du genre « je vais la tuer » puis nous repartîmes. Arrivés au palais, un garde vint nous voir pour nous prendre nos armes. Quand je donnais mes armes, toutes mes armes, je susurrais à l'oreille du garde que s'il en perdait une seule, il n'aurait plus de tête. Legolas me fit les gros yeux et je levais les miens au ciel, d'un air innocent.
- Votre bâton ? demanda le garde à Gandalf.
- Vous ne priveriez pas un vieillard de son appui. Répondit le magicien.
Grâce à sa ruse, il pu entrer avec et ramena le roi Théoden avec nous en expulsant Saroumane de son corps. Pendant ce temps, moi je m'amusais beaucoup à casser les bras et jambes des hommes qui voulaient arrêter Gandalf.
« Tiens prend ça ! Toi aussi ! Dans ta gueule bouffon ! »
Finalement après avoir jeté Grima (l'empoisonneur) du royaume, le roi nous donna à tous une chambre et nous fit préparer un bain à chacun.
« Enfin ! C'est pas trop tôt, je commençais à me demander quand est-ce que je pourrais enfin me laver ! »
Après mettre lavée, je redonnais à mes habits leur forme et leur propreté initiale grâce la magie, et pour une fois, je me fis une queue de cheval. Je retournais à la salle du trône avec une dague et un poignard coincé dans une botte. En arrivant, je remarquais que tout le monde était déjà là, mais qu'il y avait aussi deux enfants. Je fis une petite révérence au roi et me tournais vers Eowyn :
- Hum, bonjour. Si j'ai bien compris, vous êtes la Dame Eowyn ?
- Oui, et j'ai moi aussi entendu parler de vous Dame Ellora. Me répondit-elle en me montrant mes compagnons du menton.
- Euh, s'il vous plait, pas de Dame, je n'en suis pas une contrairement à vous.
- Très bien, mais seulement si vous faîtes pareil ?
Alors je hochais la tête, tout sourire. Cette femme était rayonnante et donnait vraiment envie de sourire. Et puis, une présence féminine ne ferait peut-être pas tant de mal que ça finalement ?
- On m'a ventée vos capacités à manier les armes, donc si vous voulez je peux vous montrer les miennes dans un petit combat demain ?
- Oui pourquoi pas. Qui sont-ils ? Demandais-je en montrant les deux enfants.
- Ils viennent d'un village qui s'est fait attaquer par les Sauvages. Puis se tournant vers son oncle. Ils ont été surpris, ils étaient désarmés. Aujourd'hui, les Sauvages traversent l'Ouestfolde en brûlant tout. Foin, lits, arbres. Elle mit une couette sur les épaules de la petite quand elle demanda où était sa maman.
A ce moment là, elle me rappela moi, quand j'étais petite et que je voulais savoir pourquoi je n'avais pas de parents alors que dans les livres que je lisais déjà, les héros en avaient toujours. A la fin de chaque histoire, les parents réapparaissaient pour que leur enfant vive une vie heureuse avec eux. Moi, mes parents ne reviendraient pas. Ils étaient morts depuis bientôt dix-huit ans. Dire qu'ils seraient toujours vivants si je n'avais jamais existé. Oui, je devais vraiment avoir une malédiction ou quelque chose du genre. Sinon, pourquoi j'étais la seule fille des bébés enlevés. La seule à être tant to…
- Ca va Ellora ? Me souffla Legolas, me sortant de mes sombres pensées.
- Oui, merci.
- Je ne risquerais pas une guerre ouverte. Disait Théoden.
- Elle est pourtant déclarée, que vous le vouliez ou non. Rétorqua Aragorn.
- Aux dernières nouvelles, c'était Théoden et non Aragorn, le roi du Rohan.
- Vous devez vous battre, roi Théoden. Le défendis-je.
- Et que savez-vous de la guerre, jeune fille ? Que savez-vous de la souffrance des blessures ? De la douleur de la perte d'un proche ?
- Pour la troisième question, répondis-je froidement et durement comme si c'était un paysan, vous avez raison, je n'avais jamais eu de proche il y a encore un mois : pas de parents, pas de famille, pas d'amis. Pour la première, les apparences sont parfois trompeuses, méfiez-vous-en. Pour la deuxième… Je ne répondrais pas. Je dirais juste que je n'ai jamais été une jeune fille et que contrairement à vous, je n'ai connue ni l'enfance, ni l'adolescence, seulement l'enfer. Crachais-je.
Et sans attendre de réponse, je sortais dehors dans un grand fracas de porte. J'eu juste le temps d'entendre Gandalf demander au roi quelle était sa décision.
