Yeeeeeeeeeaaaaaaaaaaaah!

Là, rien à dire, j'ai été efficace! Je vous ai écrit une suite ( longue, en plus !) en une semaine! [ La fille qui est trop fière d'elle xD ]. Bon j'espère que ça m'excusera de tout mes retards fantasmagoriques et qu'elle vous plaira, parce que ce chapitre, je l'aime bien, moi :p

Par contre, je tiens à m'excuse d'avance s'il y a quelques erreurs de syntaxe ou de français... j'étais tellement fière d'avoir écrit ça aussi vite, que je n'ai pas attendu que ma beta lise et corrige, et comme le français n'est pas ma langue maternelle, il peut avoir quelques erreurs.

Allez, je réponds au commentaires et vous laisse à votre lecture !

Nami-2 : Merci :) Je suis étonnée, tu es la première à vouloir voir Ace et Tsuki ensemble xD

FanFantastique: Heu... je ne vois pas vraiment qui est ce garçon, je dois avouer que malheureusement, je regardais les épisodes pokémon il y a presque une décenie de cela... mais il n'y a pas d'honte d'en faire des réferences! J'adore Pokémon, moi ! xD

Hisana-Kubi : Oui, je suis très cruelle, et attends-toi à avoir plusieurs chapitres avec des fins aussi brusques... mouhahahaha

o0-mIchIk0-0o: J'avoue que le dernier chapitre était un peu court... mais celui là compense, non ? ;)

Bonne lecture!


Chapitre 9 : Trop de familiarité engendre le mépris

Quelques minutes avant, Sanji marchait, insouciant, par le long couloir qui rattachait la piscine réchauffé à la maison. Il n'en savait rien de ce qui allait lui arriver; s'il avait sut, il se serait rendu à la cuisine en courant.

Mais le pauvre garçon n'était pas voyant, c'est bien pour cela qu'il n'eut pas le temps de réagir quand une main lui attrapa l'épaule et le retourna, le plaquant contre la porte qui donnait à la maison.

Il s'est peut-être fait prendre par surprise, mais le blond ne se faisait pas avoir deux fois. Dès qu'il comprit la situation, il donna un coup de boule à Zoro, qui, pris totalement au dépourvu, lâcha prise. Le cuisinier profita pour le repousser violemment et lui donner un coup de pied dans le flanc. Son oeil visible brillait avec rage, le sourcil en vrille froncé d'une façon presque inhumaine, les coins de ses lèvres retroussés avec haine. Il visa un autre coup de pied, mais le jeune homme aux cheveux verts le bloqua cette fois-ci, tirant le pied de sorte que Sanji tombe.

Ce fut dommage pour Zoro – et tant mieux pour le blond ! – qu'il crut déjà avoir vaincu; il se baissait déjà pour tenir son adversaire à terre, mais ce dernier, s'appuyant sur ses mains, le frappa des deux pieds dans le ventre, le faisant tomber en arrière. Le plus riche se leva, donnant un coup de pied sur l'épaule de Zoro, qui se levait toujours. Ce dernier le poussa violemment, et quand le blond se cogna contre la baie vitrée du couloir, le plus grand profita du léger moment pendant lequel il était sonné pour lui administrer un coup de poing puissant.

Le cuisinier se retrouva sur ses genoux, et cracha du sang par terre, maudissant « ce connard de pédé » … chose qu'il fera encore plus par la suite, puisque son moment d'inattention lui coûta la victoire, et, vaincu une fois de plus par le moins aisé, il se retrouva plaqué contre le sol, les lourdes jambes du jeune homme aux cheveux verts tenant les siennes par terre, ses mains calleuses immobilisant ses bras par les poignets.

"Lâche moi, putain de gay de merde ! Qu'est ce que t'as avec moi bordel ?!" s'énerva Sanji, essayant de se débattre. Je dis bien "essayant", parce que ses efforts semblaient tellement ridicules face à la force de Zoro, qu'il avait moins de mouvement qu'un poisson hors de l'eau.

"Je te lâcherai…après." Il joignit les mains du blond derrière sa tête, ce qui lui permit de tenir les deux poignets d'une seule main. "Et ce que j'ai avec toi ? T'es canon, et j'ai envie de te baiser."

Zoro avait énoncé tout cela d'un air calme, mais un léger sourire apparaissait au coin de ses lèvres, un sourire carnassier qui provoqua des frissons le long de la colonne vertébrale de Sanji. Il n'avait qu'une seule envie : fuir, fuir ce prédateur omnipotent contre lequel il ne pouvait rien, ce prédateur qui le traque sans cesse et sans pitié, et qui ne le laisse pas un seul instant de repos… Il ne pouvait pas supporter cela, cette main sur son corps, ce souffle contre son cou, ce tout masculin qui ne cherchait qu'à le posséder… Tout, de ces gênes jusqu'à son éducation espérait, priait qu'on le laisse, pour qu'il le laisse, il ne voulait rien de tout cela…

"Alors… on ne bande pas?" demanda cette voix dangereuse au creux de son oreille, pendant que sa main se mettait sur son entrejambe.

"Putain lâche moi merde!" s'exclama Sanji, avec une autre tentative vaine de s'échapper. Rien qu'en parole il était détestable, rien que sa vulgarité le donnait envie de vomir…

Zoro ricana. "Pas encore…"

Et tout cela n'était qu'un jeu pour lui! Il était comme un chat sadique, qui jouait avec une souris paniquée avant de la dévorer, la faisant frémir de peur, le coeur à mille à l'heure, à quelques moments avant ça fin..

Celui aux cheveux verts lécha le cou de Sanji, puis l'embrassa, faisant celui-ci pousser une exclamation de dégoût, son corps se tortillant plus par réaction que par espoir, de l'espoir il n'y en avait plus…

Le coeur de Sanji semblait vouloir s'arracher de sa poitrine, et la sueur froide coulait dans son cou pendant que la bouche de l'autre homme montait vers son menton, sa joue … sa peur était tellement énorme qu'il avait du mal à respirer, et il voulut tout massacrer quand cette langue masculine lécha ses lèvres…

Il ferma la bouche, rentrant les lèvres, avec toute la force qu'il avait, et ne comptait pas l'ouvrir sur n'importe quelle torture, rien n'était pire que cela. Et son prédateur rit encore, amusé par cette réaction… Sanji était sur qu'il se délectait de sa crainte.

Puis, quand il crut que toute salvation lui était refusé, il entendit la porte qui donnait à la piscine s'ouvrir. Ses joues déjà rosies se couvrirent d'un rouge pourpre, présentant la honte d'être découvert ainsi. Il fit pourtant surpris, Zoro relâcha sa prise sur lui, se redressant un peu et lui donna un coup de poing bien moins fort que le dernier. Sanji ne chercha pas à comprendre ce que faisait le jeune homme, il le repoussa tout de suite, et se leva, prêt à lui foutre la raclé de sa vie.

"Encore en train de vous battre ?!"

La voix semblait pourtant plus soulagée qu'énervée, et Sanji tourna le visage vers sa sauveuse… comment avait-il était bête, d'avoir abandonné espoir! Il pouvait toujours croire aux anges.

"Ma Tsuki d'amour~!" dit-il tout de suite, oubliant – ou plutôt camouflant – tout de suite la situation. "Tu souffrais de mon absence ? Je suis désolé de t'avoir laissée pour autant de temps, je promets que je ne recommencerai pl-"

"Euh, non" coupa-t-elle toute de suite, connaissant déjà ce genre de discours par coeur. "Il y a plus de jus, j'allais juste à la cuisine en prendre."

"Alors permet moi de t'accompagner ma princesse" dit-il tout de suite, priant intérieurement que son amie ne refuse pas sa demande. La chance semblait lui être revenue, puisqu'elle hocha la tête et ouvrit la porte, Sanji la suivant tout de suite, laissant Zoro seul dans le couloir.

Une fois dans la cuisine, la jeune fille se tourna vers Sanji, son air de « je m'enfoutisme » insolant disparu de son visage. Elle fronçait les sourcils, l'air inquiète.

"Ça va ?"

"Pourquoi ça n'irait pas ?" répondit le blond tout de suite, ne voulant pas du tout raconter son supplice ni sa faiblesse à la femme de sa vie ( parmi tant d'autres, précisons ).

Elle ne répondit pas tout de suite, prenant une serviette et essuyant le coin des lèvres de son ami. Pendant une seconde, son sang se glaça, et il eut peur que l'autre pervers y eut laissé une trace de bave ou quelque chose du genre, mais il put respirer de nouveau quand il vit une tâche rouge sur le papier blanc. Tsuki soupira, se blottissant soudainement dans les bras de Sanji. Surpris, mais tout de même assez intelligent pour en profiter, il l'entoura de ses bras.

"J'ai tellement peur quand tu es seul avec lui…" avoua-t-elle.

"T'en fais pas mon coeur, un coup de poing, c'est rien" lui rassura-t-il, la serrant bien fort contre lui.

"C'est pas ça qui m'inquiètes" dit-elle, relevant le visage pour fixer son oeil d'azur. Les siens de quartz brillaient d'inquiétude. "Je ne sais pas jusqu'à où ses petit jeux d'homosexuel iront… mais j'ai bien peur qu'ils iront loin, s'il en a l'occasion."

Sanji sentit tout son estomac se tordre tellement cette idée l'effrayait. Il ne pouvait pourtant pas se permettre de l'avouer.

"Ne t'en fais pas" répéta t-il. "Je sais me défendre."

Après que la jeune fille ait bu son jus de prétexte, ils retournèrent auprès des autres. Sanji se garda bien de se retrouver tout seul, cherchant à être en compagnie de Tsuki ou Chopper à tout moment tout en voulant être le moins flagrant possible. Il évitait tout contact visuel avec Zoro. Après tout, il avait trouvé quelque chose de super pour se distraire : tout faire pour que Ace arrête d'essayer de charmer sa Tsuki.

Enfin, pour Sanji du moins, Ace regarda sa montre. "On doit y aller."

Ses amis le regardèrent et hochèrent la tête. La nuit commençait à tomber; le trio supposait qu'ils habitaient dans un coin mal fréquenté, et que c'était tout à fait normal de vouloir rentrer tôt.

"Bon, c'était amusant" dit Ace en guise de salut.

"Très" ajouta Zoro, un sourire satisfait sur le visage que Sanji voulait enlever a coup de pieds.

"Merci, on s'est bien amusés, et puis la bouffe était bonne!" remercia Luffy, son éternel sourire prenant la moitié de son visage. "À la prochaine Tsuki, Chopper, Sanji!"

Usopp leur fit un signe de main, puis se dirigea à Chopper "On se parle tout à l'heure."

Pendant que les garçons s'éloignaient, Tsuki se tourna vers son plus jeune ami.

"Toute à l'heure ?" demanda-t-elle.

"Il s'est ajouté dans mon facebook quand je les ai emmener se changer" expliqua-t-il. "Il est super cool, Usopp!"

"Si tu le dis…" dit Sanji, ne semblant pas tout à fait convaincu. "Mais ne laisse pas n'importe quoi devenir ton ami comme ça!"

"Laisse les nous ajouter…" Tsuki eut un sourire sur d'elle. "Allons un peu dans ta chambre, Chop'"

Une fois changés, ils se regroupèrent dans la chambre du garçon. Rien n'aurait dit que c'était une chambre d'adolescent; d'ailleurs elle était beaucoup moins somptueuse que celle de Sanji. Il faut dire que, même si Kureha, la mère de Chopper, était un excellent médecin, son père, Hiluluk, était un désastre en ce domaine et pourtant insistait à vouloir être médecin, causant beaucoup de dépenses. Et puis, c'était pas comme si c'était une famille à aimer le luxe.

La chambre de Chopper était donc petite – par rapport à celle de Sanji, parce que aucun garçon du quatuor ne penserait à la qualifier ainsi – d'un ton beige accueillant, avec deux fenêtres aux rideaux roses claires, de la même couleur que la couverture de son lit. Ses meubles étaient aussi dans des tons calmes, et il n'y avait aucun poster sur les murs, juste des diplômes de science, pour avoir gagné tel ou tel concours de jeunesse.

Tsuki était assise devant l'ordinateur, ses doigts tapant frénétiquement sur les touches. Sanji ne comprit jamais comment elle avait atteint une telle vitesse sur le clavier. Au bout de cinq minutes, elle poussa la chaise roulante loin du bureau, la faisant tourner vers ses amis qui jouaient à touché coulé sur le lit.

"C'est bon."

"Déjà?!" s'étonna Chopper.

"Ma princesse est de plus en plus rapide~!" s'émerveilla le blond, son oeil prenant presque la forme d'un coeur.

En ignorant le jeune homme au taux de testostérone beaucoup trop élèvé, elle leur fit part des informations qu'elle avait découvertes : "Ace, Luffy et Zoro semblent habiter ensemble. Ils ont la même adresse IP, et en fouillant plus loin avec mon logiciel j'ai réussi à trouver à peu près où ils habitent : à la rue Moby Dick, au quartier East Blue. Usopp habite dans le même quartier, mais dans la rue Going Merry."

"C'est pas le quartier extrêmement dangereux, celui dont on nous dit de ne pas mettre pied depuis qu'on a trois ans ?"

"Exactement" répondit la jeune fille, se retournant vers l'ordinateur et tapant encore un peu sur les touches.

"Tsuki…" commença Chopper, mal à l'aise. "J'aurai pas des problèmes parce que tu fais ça, hein ?"

Il n'aimait pas du tout le fait qu'elle soit une pirate de l'informatique, mais tout ce qu'il lui disait ne lui faisant pas changer d'avis; après tout, elle voulait être espionne professionnelle pour pouvoir dénicher plein de secrets des quels personne ne s'en souciait : la mort de sa mère, en premier lieu, qu'elle croyait criminelle, soit parce que quelqu'un l'a exposée volontairement à des rayons X ou à des radioactivités, ou quelque chose du genre, soit alors la maladie a été vraiment accidentelle mais un ennemi invisible s'est servi de la corruption pour empêcher de trouver une moelle et la sauver. Ces idées étaient presque délirantes, mais Sanji et Chopper ne disaient jamais rien; Tsuki était plus que sensible à ce sujet. Ensuite, elle voulait tout simplement savoir pourquoi son père était si souvent en voyage ou au travail et jamais à la maison, et enfin elle aimait garder un oeil sur la compagnie de son frère, tenant à lui plus qu'à sa vie.

"Chopper, personne peut savoir que je suis rentré dans leur système, et même si un professionnel arrive à se rendre compte qu'il y a eu une fuite d'informations, j'ai brouillé mes traces, impossible de me retrouver."

Le petit garçon soupira, il ne comprenait rien mais faisait confiance à son ami. Elle n'allait pas faire quelque chose pour lui créer des problèmes.

"Bon, je ferai plus de recherches plus tard" annonça-t-elle. "Chopper, t'as quoi comme nouveau film à regarder ?"

xXx

Une fois que ses amis furent partis, Chopper alla sur l'ordi vérifier si Tsuki n'avait laissé aucun programme de piratage ouvert. Ce n'était qu'une pulsion paranoïaque; Tsuki n'était pas du tout négligente. Par contre, sa page Facebook était ouverte et la petite fenêtre d'en bas montrait que Usopp Sogeking lui avait parlé.

"yo. T la?"

"Oui." Écrit-il. " Ça va?"

"wé é toi? Fil ton msn ."

Chopper le fit, se connectant en même temps pour qu'il puisse accepter son nouvel ami. Une fois cela fait, une nouvelle fenêtre s'ouvrit tout de suite.

Usopp, le roi du tir! (H) dit :

Bon, la c mieu lol

Chopper dit :

C'est vrai, j'aime pas beaucoup le chat Facebook.

Usopp, le roi du tir! (H) dit :

T potes ns ont acceptés aussi sur fb. C zarb, ils non pa l'ère de ns aimr bcp.

Chopper dit :

Bien sur qu'ils vous aiment bien! Enfin, ils se méfient juste un peu de Zoro et Ace.

Quelqu'un d'autre vint parler à Chopper sur msn, et il ouvrit la fenêtre.

Tsuki dit :

Donc tu parles déjà à Pinocchio sur msn ?

Chopper dit :

Comment tu sais ça?!

Tsuki dit :

Je sais tout ;) Et ne fais pas trop copain avec lui!

Chopper dit :

T'es en train d'utiliser tes programmes illégaux, pas vrai ? Puis il est gentil Usopp!

Tsuki dit :

Non, je le sais par télépathie -__-". Puis oui, je n'en doute pas, mais souviens toi de comment les gens se servent facilement de toi, Chop'… ne te fais pas encore avoir, s'il te plait.

Le petit garçon fit un moue indécise… Tsuki avait raison, il s'ouvrait trop facilement aux gens. Mais Usopp ne semblait pas du tout comme les autres, qui s'étaient servis de lui pour qu'il fasse leur devoirs, ou qu'il leur donne son argent, ou autre…

Il soupira, ne sachant plus quoi faire maintenant.

xXx

Quelques jours plus tard, Luffy et sa bande se dirigeait vers le garage de Franky. Le jour était gris et froid, les passants serraient leur manteaux contre eux pour se protéger du vent ( et regardaient Ace comme si c'était un extra-terrestre ) et les rues étaient bondés d'une triste de masse de noir et gris. Ace détestait l'hiver; non pas à cause du froid, chose contre laquelle il semblait prémunit par nature, mais plutôt parce que la mode couvrait trop les filles, derrière leur longs manteaux, leurs échappes, leur bonnets… il voyait à peine leur visage.

"Franky va nous passer un savon" constata-t-il, s'étirant le bras derrière sa tête. "On a pas beaucoup à lui donner aujourd'hui."

Luffy haussa les épaules. "Bha on a qu'à en trouver maintenant."

Il regardait autour de lui et vit une café en terrasse, où des jeunes couples buvaient du chocolat chaud. Il passa à côté avec ses amis, et puis, furtivement, comme si son bras était en élastique, il attrapa un portable sur une table et continua calmement son chemin, sans que personne ne l'ait remarqué. Il le regarda quand ils furent un peu plus loin.

"Il est moche!" dit-il avec une moue, prêt à le jeter, mais une tape derrière la tête de la part de Usopp le retint.

"Imbécile, ce portable coûte au moins 400 beri!" lui lança-t-il, exaspéré. La manie de Luffy de choisir les choses parce qu'elle étaient belles ou moches pouvaient leur coûter beaucoup.

"Ah ? Bha c'est bête que les gens payent aussi cher pour un truc aussi moche" dit le jeune brun en se frottant la tête. Il éteignit le portable et le rangea dans sa poche.

"Bon, à moi" informa Ace, ayant déjà trouvé sa victime. Beaucoup de gens marchaient dans la rue où il étaient, et il avait trouvé un qui parlait au téléphone, puis le mit dans la poche avant de son manteau. Le grand brun sourit et, profitant du fait que la rue soit bondé, rentra dans ce monsieur.

"Désolé" murmura-t-il, s'éloignant. Il sourit en tournant le coin et éteignit le portable qui était dans ses mains. "Bon, ça fait deux de plus, ça devrait suffire non ?"

Usopp hocha la tête, soulagé. Il n'arrivait pas à être aussi efficace que ses amis et ses méthodes étaient beaucoup moins sures : parler sens cesse et avec conviction à son interlocuteur d'une histoire abracadabrante, comme la fin du monde qui s'approche ou bien la possibilité qu'il y ait des extraterrestres qui envahissent Tokyo, profitant de leur attention sur ce qu'il raconte pour prendre discrètement leurs affaires. Ou bien, plus simple, passer en éclair, arracher l'objet, et courir le plus vite possible. Pas comme si Zoro était mieux; il accostait n'importe qui dans un allée pas très éclairée et leur ordonnait de lui donner leur portable; chose que personne refusait de faire, pas face à ce tas de muscles, mais qui pouvaient très bien le faire atterrir en prison tôt ou tard.

Ce quatuor avait déjà eu des problèmes avec la police, mais comme ils se souciaient bien d'effacer leur traces, rien ne pouvait être prouvé et ils se retrouvaient libérés à chaque fois.

Ils arrivèrent chez le garagiste, rentrant par la petite porte à côté puisque celle du garage était fermée pour pouvoir garder la chaleur.

"Mais fermez cette putain de porte!" s'énerva Franky. "Il fait SUUUPER froid!"

"Si tu t'habillais comme un être humain normal, t'aurais pas si froid" grommela Usopp.

"Je dois garder mon image de pervers!" s'indigna Franky.

Le métisse roula les yeux. "Tu dois surtout te trouver un psychanalyste"

"Oi!" s'énerva l'homme aux cheveux bleus. "Continues comme ça, et je te donne pas ta paye, Pinocchio."

"Ça va, ça va!" dit le jeune garçon, levant les mains pour montrer qu'il se rendait. Il ne pouvait pas risquer de ne pas recevoir de l'argent.

Franky était en train d'enlever et détruire les puces des portables que les garçons avaient volé, ainsi qu'effacer tout les donnés qui étaient à l'intérieur.

"Bon alors, comment ça avance avec vos milliardaires ?"

"Ils sont trop cools!" s'exclama Luffy, souriant par dessus les cartons qu'il emmenait pour que les autres travaillent – Franky avaient bien compris qu'il ne fallait pas lui confier des tâches trop compliqués. "Et puis, Sanji cuisine TROOOP bien!"

"Ça explique pourquoi vous chercher toujours à les voir…" soupira Franky en roulant les yeux. Il prit les portables et les mit dans le placard avec les autres.

"Oui enfin, c'est pas vraiment ça qui est intéressant…" dit Zoro avec un sourire, soulevant le côté de la voiture pour que Ace mette le pneu. "Surtout chez Sanji."

"Je t'ai déjà dit de faire gaffe avec ça" lui rappela Franky, secouant l'outil qu'il avaient en main dans sa direction. "Rappelle toi de ce que s'est passé avec Wiper"

"Il était bien consentant" répondit Zoro, rabaissant l'automobile.

"Il disait que tu as profité de lui quand il était saoule."

"On dit que l'alcool libéré les morts non?"

"Les morts ?" demanda Franky, confus.

"Les moeurs!" corrigea Usopp, levant les yeux du moteur de la voiture pour regarder le ciel, exaspéré. Même lui, il savait ça!

"Oui, voilà, ça" dit le jeune homme aux cheveux verts en haussant les épaules.

"Ce qui ne l'a pas empêché de créer des problèmes" répondit Franky, sachant qu'il était inutile d'essayer de corriger le manque de culture de son interlocuteur.

"Il n'en fera pas celui là. Je l'aurai tôt ou tard dans mon lit. C'est ce genre de petit gosse qui a peur même de l'idée de l'homosexualité parce que c'est le petit fils à papa plein de "principes"; mais bientôt il va comprendre que c'est moi qu'il veut."

"Un peu mégalomane comme façon de penser, non ?" constata Franky.

"Mégot quoi?"

"Laisse tomber" dit Franky, se demandant bien pourquoi il utilisait des grands mots avec ces garçons. "Et toi Ace ? La jolie fille ?"

"Elle le veut pas du tout!" informa Luffy.

"Tais toi!" ordonna Ace, lui donnant une gentille tape sur la tête. "Elle résiste, mais ça va passer."

"Ça fait plus de trois semaines que vous les connaissez, non ?" demanda le garagiste en haussant les épaules.

"Ouais."

"C'est la première fois que tu pourchasse autant de temps une jeune fille" observa l'homme aux cheveux bleus.

"C'est la première fois qu'une fille résiste aussi longtemps à mon charme" répondit Ace.

"Luffy à peut-être raison alors… ça se trouve, elle n'est pas du tout intéressée."

Le grand brun secoua la tête, ne voulant guère accepter sa défaite. "Non, je l'aurai. Peu importe combien de temps ça va prendre. En fait, plus je vais, plus j'aime cette situation; c'est chiant de les avoir dans un claquement de doigts. Qu'elle me résiste, je vaincrai peu à peu ses défenses, et elle sera obliger de céder." Il eut un sourire de conquérant. "Elle sera à moi, et quand ça sera fait, je pourrais affirmer que personne ne me résiste."

"Tu sais que tu fais peur quand tu parles comme ça?" demanda Usopp, levant encore une fois la tête du moteur, le bout de son nez noir avec le pétrole.

"Peut-être, mais c'est ce que je veux" repondit-il.

"Et l'Amour, ça vous arrive de penser à ça ?" s'enquit Franky.

"Pouah" répondit Zoro.

"Comme si ça existait" ajouta Ace.

"Bien sur que ça existe!" s'indigna le plus vieux. "Regardez Iceburg et moi, on est ensemble depuis que j'ai seize ans!"

"Oui, une très forte attirance" dit Ace, visiblement pas convaincu.

"Maudit fornicateur!" pesta Franky en lui lançant une clé anglaise sur la tête. "Tu vas voir, un jour tu seras amoureux, et tu vas regretter toutes tes aventures."

"Rien me fera les regretter" grommela-t-il en se frottant la tête. "Évite de me casser ma belle gueule, s'il te plait?"

"Rhaa, bande de gamins…" désespéra le garagiste.

xXx

Il était dimanche soir, et Sanji et ses amis devaient aller au cinéma. Ils étaient donc allés chez Tsuki, le blond insistait à chaque fois d'aller la chercher, il ne voulait pas qu'elle se balade seule la nuit ( même si c'était avec sa voiture, son chauffeur et son garde du corps ). Jiko les avait ouvert la porte et ils montèrent les escaliers de l'immense maison, toquant à la porte de la jeune fille.

"Entrez"

C'est ce qu'ils firent, pour la trouver allongée sur le ventre sur son grand lit aux draps en soie, toute prête, au téléphone. On aurait dit que cette chambre ne lui appartenait pas, mais plutôt à une princesse ; c'est comme si quelqu'un d'autre, peut-être Sanji, avait choisi la décoration pour elle, mais surtout pas la jeune fille. Le grand lit aux draps violets avait, comme les lits des princesses dans les films, cette espèce de rideau autour de lui. Les fenêtres étaient grandes et cachés par des grands rideaux de la même couleur. Les murs étaient blancs, décorés ça et là par des photos, et tout dans un ordre parfait. Son bureau était dans le coin opposé de la porte, à un mètre du mur, fait en bois de qualité. Et je n'ai point citer tout ses meubles : un grand mirroir ovale en taille humaine, un divan au coussins en velours, un armoire qui pourrait très bien faire office de petite chambre… bref, tout ce luxe semblait étouffant, surtout pour la jeune fille qui semblait vouloir s'en évader en ajoutant quelques posters, ou des découpages de magasines, et tâchant bien de mettre une touche d'électronique pour sortir sa chambre de cette espèce d'atemporalité mythique.

"Bon, je te laisse" disait-elle à son interlocuteur. "Au cinéma, avec Sanji et Chopper. [ … ] Non. […] Rêves toujours, je te dirai pas où, vous nous collez déjà assez. […] Bon je vais raccrocher. […] Oui oui. […] Oui, c'est ça. Bonne nuit."

Elle raccrocha et se leva, prennant son sac et souriant à ses amis. "Salut!"

"Salut, Ts-"

"Bonsoir ma princesse~! À chaque jour qui passe, tu es de plus en plus splendide, une fleur qui s'épanouit et qui m'émerveille de plus en plus!" dit le cuisiner, avec sa petite danse bizarre. Puis, d'un coup, il devint sérieux. "C'était qui au téléphone ?"

"Ace" répondit-elle, enfilant son manteau.

"Ace?!" s'énerva Sanji. "Pourquoi tu parles au téléphone avec cet idiot ?!"

Elle haussa les épaules. "Il m'appelle souvent. Enfin bon, pauvre comme il est je fini par le rappeler, il n'a pas trop de crédit. Il est sympa, à distance. Bon, on y va ?"

Elle quittait déjà sa chambre et ses amis la suivaient.

"Ma Tsuki chérie, tu sais très bien que ce pervers ne te veux que dans son lit… ça ne me plait pas que tu lui parles quand je ne suis pas là pour te défendre, tu sais ?"

"Il ne vas pas me violer par le téléphone, Sanji" lui rassura-t-elle.

"Puis ils sont pas aussi méchants, tu sais ?" ajouta Chopper, qui s'entendait le mieux avec l'autre groupe, surtout Usopp.

"Je ne crois à rien de tout ça, c'est une feinte, ils veulent quelque chose" s'obstina Sanji.

"Oui t'as raison" dit Tsuki pour le faire taire. "Mais bon, faut qu'on se dépêche sinon on va rater le film."

Sanji ne voulait pas lâcher le morceau, mais ils étaient arrivés au salon où Jiko regardait la télé, et comme il devait les emmener, il fut obligé de se taire; il allait de soi qu'ils n'allaient pas tenir leur famille au courant de leur étrange "amitié" avec ce quatuor.

Le blond était étrangement silencieux dans la voiture. Il avait un mauvais sentiment vis à vis de tout ça, et ce qui l'inquiétait encore plus, c'est que ses deux amis ne se méfiaient pas assez.


Plusieurs actions différentes, plus d'infos mais plus de questions.... :) J'attends vos réactions! Même des suppositions sur certaines choses qui vous ont marqué, ça me ferait plaisir de voir ce que vous en pensez ;)

Comme c'est les vacances, je vais en profiter un max pour écrire et garder quelques chapitres pour pendant les cours quand j'ai le temps de rien faire ( enfin, si les revisions pour le bac blanc le permettent -__-" ). Bonne vacances d'ailleurs !

PS : Pour celles qui ont lui le scan de cette semaine... Je compte aller Oda, toute aide est bienvenue :) [ J'ai pleuré, vraiment ]