Et voilà un nouveau chapitre ! Je publie et j'écris plus vite que mon ombre en ce moment ahah ! L'inspiration est revenue en force et j'espère pouvoir la garder encore longtemps ! Je vous souhaite une bonne lecture ! Des bisous d amour mes licornes 3

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À mon réveil, je suis nue dans mon lit, chauffé par les rayons du soleil déjà haut dans le ciel. Je tends paresseusement la main pour voir si se trouve une autre présence mais je ne suis accueillis que par les draps, légèrement froissés.

Je roule sur le côté en serrant un coussin contre moi, alors que les événements d'hier se remettent en place lentement dans mon esprit.

Lucius dans ma salle de bain.. Dans mon bain ! Ses baisers, ses caresses .. Je me rappelle m'être endormis sur son épaule, je me souviens à peine de lui, me sortant du bain et me portant au lit. C'est comme un rêve qu'on a du mal à saisir au réveil.

En tournant la tête vers la table de nuit, je découvre une rose blanche posée avec délicatesse sur le rebord. Je souris légèrement, il n'y a pas de mot mais je sais qu'il s'agît de Lucius. Sa façon à lui de s'excuser en évitant les mots.

Maman me disait souvent que les véritables sentiments se passaient de paroles. Un regard ou un geste suffit à nous faire comprendre les intentions d'un être.

Je retombe entre les oreillers, n'ayant aucune envie de me lever, je préférais me noyer dans les souvenirs de notre bain, avec mon employeur. Une vague de désir me submerge au niveau du ventre et je gronde de frustration. Comme j'aurais aimé que Lucius soit dans le lit ce matin, je ne suis pas sûre que je lui aurais résisté. Et de toute manière, je me demande si j'en aurais eu réellement envie.

Comme fantasmer sur des ébats qui n'auront pas lieu ne sert à rien, je décide de me lever en me sentant en bien meilleure forme qu'hier soir.

L'horloge affiche 8h34, je ne pense pas que Henry m'en voudra pour mon retard. Le prochain concours étant dans deux semaines, j'ai un peu de temps devant moi et les chevaux doivent se ménager encore quelques jours.

Préférant rester prudente, je n'avale qu'un café léger, je ne suis pas certaine que mon estomac aurait supporter plus. Je grimace en m'habillant sous le poids de mes courbatures, Lucius avait peut-être raison, j'ai sûrement attraper quelque chose proche d'une grippe.

Se lamenter ne servira à rien, j'inspire profondément avant de franchir le seuil de ma porte et d'avancer d'un pas bien décider vers les écuries !

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-Tout va bien Marie ? Me demande Henry, alors que je pénètre dans le bâtiment.

-Oui. Je tente de sourire. Je m'excuse pour le retard, j'ai attrapé un mauvais rhume hier et je n'ai pas entendu le réveil ce matin.

Je glousse, en pensant que c'est sûrement Lucius qui a dut le désactiver car le tintamarre que cause cet engin de malheur n'aurait pas manquer de me faire sauter du lit. Le maître d'écurie ne devinant pas la cause de mes rires se contente de répondre :

-Bien. De toute évidence, vous avez l'air de mieux vous porter. Faite tout de même attention à vous. Je suis sûr que M Malfoy, vous préférerez une journée de plus chez vous, plutôt qu'une semaine si vous empirez votre état.

-Oui, je comprends. Merci Henry. Je réponds poliment. De toute manière, ce matin je me contenterais de longer les chevaux et de travailler la séparation entre North et Élégance.

Le vieil homme hoche simplement la tête avant de s'éloigner au fond de l'écurie, sans ajouter un mot. Je soupire en m'adressant à l'étalon gris :

-Bon autant commencer par le plus compliqué, toi. J'espère que tu vas te décider à m'écouter, je n'ai pas la force de me battre avec toi aujourd'hui.

North m'écoute attentivement, les oreilles pointées en avant. Il s'amuse à fouiller dans mon cou à la recherche de friandises et de sucres. Je ris doucement en caressant ses naseaux aussi doux que du velours, avant d'enfouir ma tête contre sa joue.

J'aime être là, simplement contre lui à me faire bercer par sa respiration calme et sereine. Je sais que ce n'est qu'une façade, ce cheval est aussi imprévisible qu'une journée en montagne. Mais je crois que c'est pour ça que je l'aime autant. Nous nous ressemblons et nous nous comprenons bien mieux que n'importe qui.

-Allez. Je souffle. Allons te dégourdir les jambes.

North, me suit docilement dans l'allée centrale. Il ne jette même pas un coup d'oeil à Élégance qui relève la tête pour le saluer sur son passage. Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire. Parfois, je me demande bien ce qui lui passe dans la tête mais le voir snober sa meilleure amie avec autant de dédain, ne peux que me rappeler mon employeur. Je clame :

-Allons Vent du Nord, tu ne vas pas prendre exemple sur notre patron ! Je ne suis pas sûre de supporter deux M Malfoy.

Le regard indigné et horrifié que semble me lancer l'étalon me ferait presque mourir de rire, si une quinte de toux ne m'avais pas couper le souffle.

Je m'agrippe à la barrière de la carrière, exténuée tentant de reprendre mon souffle sous ma respiration sifflante.

Une fois en place dans la carrière, je fait décrire des ronds à North en lui faisant allonger le pas. Je ne peux m'empêcher de resserrer ma veste contre moi. Le vent me paraît glacial, toute l'ambiance l'est. Le soleil est caché derrière une masse brumeuse, épaisse. Je pense que nous ne le verrons pas de la journée. Même les arbres semblent être d'accord avec le temps, leurs branches se balançant et grinçant sinistrement.

Secouant la tête pour me sortir ses sombres pensées, j'envoie North au trot. Il s'exécute à merveille sans même jeter une ruade. Je crois qu'il a compris que je n'étais pas en état de lutter et au lieu d'en profiter, il se montre exemplaire.

Une nouvelle quinte de toux m'assaille les poumons et je me retrouve agenouillée dans le sable, les yeux ruisselant de larme, tant ma poitrine est douloureuse.

North qu'en à lui, revient gentiment au milieu du cercle et me regarde patiemment. Je lui flatte l'encolure en m'excusant avant de le renvoyer au trot, à l'autre main. Je profite de cinq minutes de tranquillité, l'étalon se mettant parfaitement en place de lui même avant de m'arracher une nouvelle fois la gorge.

Cette fois, je suis obligée de m'allonger pour reprendre contenance et quand je tourne la tête, je tombe sur les bottes de Henry qui se penche sur moi, visiblement inquiet. Il demande :

-Tout va bien Marie ?

-Je pète la forme.. Je tente de sourire.

-Et plus sérieusement ? Me gronde le maître d'écuries.

-Je crois que j'ai attraper un rhume plus virulent que ce que je pensais. J'avoue en me sentant minable.

-Allons, levez-vous ! M'ordonne l'homme.

C'est ce que je fais avec son aide. Puis, il part détacher North Wind de la longe avant d 'enrouler celle-ci et de l'attacher à sa ceinture en cuir. Ensuite, il vient me soutenir pour me raccompagner chez moi.

Une fois assise dans le vieux sofa, Henry dit simplement :

-Je préviendrais M Malfoy de votre état. Vous, restez ici et reposez-vous. Je pense qu'il ne tardera pas à passer vous voir. Avant que je ne parte, avez-vous besoin de quelque chose ?

Je lui fais signe que non et il me salue silencieusement avant de sortir de la maison. En me laissant seule et honteuse.

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il s'est déjà écoulé quatre heures, depuis qu'Henry m'a ramené à la maison. Je n'ai toujours pas vu Lucius et de toute manière, je ne saurais pas quoi lui dire. Je me sens trop honteuse et gamine. Il m'avais bien prévenue que je risquais d'attraper froid en ne lui disant rien dans la forêt. Après tout, cela est bien fait pour moi.

Cependant, je commence à m'inquiéter. Mes quintes de toux sont parfois si violentes que je vomis le contenue de mon estomac. Ma fièvre ne cesse d'empirer et je n'ai avalé qu'un pauvre doliprane qui traînait dans mon sac à main.

Finalement, je me roule en boule dans le sofa, devant le feu de la cuisinière en me demandant si je ne devrais pas aller chercher Henry.

Une main sur mon épaule me réveille quelques heures plus tard, je n'ai même pas entendue la personne rentrer dans la maison. Je me frotte les yeux en gémissant, sous mon mal de tête et de poumons avant de reconnaître Monsieur.

Celui-ci se contente de déboucher une étrange fiole et de me forcer à avaler le contenu qui à un goût très amer. Puis, il essuie avec un linge humide, mon front trempé de sueur. Je le regarde faire comme dans un rêve en me demandant si je ne suis pas d'ailleurs, en train de délirer à cause de la fièvre.

-Comment vous sentez-vous ? Il demande, sa voix résonnant étrangement.

-Malade. Je chuchote. Et très honteuse.

-Comment ça ? Il réplique en prenant une chaise pour enlever mes bottes d'équitation.

-Vous devez penser que je ne suis qu'une petite chose fragile... J'articule difficilement. E vous m'aviez bien dit de ne pas vous cacher d'avoir eu froid hier, à cheval. Je ne vous ai pas écouté et voilà le résultat.

-Vous vous trompez. Il souffle en reposant mon pied. Je ne vous considère pas comme une chose fragile, loin de là. Vous êtes une jeune femme terriblement courageuse. Combien seraient restées après avoir entendu certaines révélations. Combien auraient fuient après avoir vécues, ce que vous avez vécue dans la forêt ? Je pense que vous avez la réponse, Marie.

-Vous êtes tellement détestable et adorable à la fois. Je chuchote en resserrant le plaid contre mes genoux.

-Je le sais. Il sourit. Mais surtout, ne le dite à personne !

Je ris légèrement en m'étouffant sous ma toux, déjà moins agressive. Je ne sais pas quel remède il m'a donné et je ne crois pas avoir envie de le savoir mais il est très efficace.

Lucius reprend la parole :

-Voulez-vous que je vous aide à vous mettre au lit ?

J'acquiesce silencieusement, malgré le remède efficace, je ne suis pas sûre d'arriver à tenir correctement sur mes jambes. Sans me demander mon avis, Lucius me prends dans ses bras et je me retrouve noyée et apaisée dans son odeur, le bruissement du tissu de sa chemise me berçant étrangement.

Il me dépose avec douceur dans le lit en ouvrant la couette qui sent bon l'huile essentiel de patchouli. J'ose m'attarder la main sur son bras, alors qu'il déboutonne mon pantalon d'équitation avant de le faire glisser le long de mes jambes.

Je sens ses doigts se promener sur ma cuisse gauche, et froncer les sourcils. Il demande :

-Qu'est-ce que c'est ?

Je me redresse pour comprendre de quoi il parle et je soupire avec un sourire en répondant :

-Et bien, c'est un tatouage.

Il ne répond rien, se contentant de faire de cercle autour de la tête de cheval sauvage, moitié osseuse que je me suis encrée sur la cuisse. Je le sens redessiner les pétales des fleurs sauvages, les bouquets préférés de ma défunte mère.

Ses gestes sont si doux, si délicieux qu'un gémissement franchi la barrière de mes lèvres alors qu'il glisse sa main légèrement, à l'intérieur de ma cuisse. Cette fois, je supplie :

-Arrêtez s'il vous plaît ! Vous êtes un homme marié et de plus, mon employeur. Je... C'est de la torture ce que vous faites !

-Ainsi donc, vous me désirez... Il murmure en enlevant sa main.

-Que vous faut-il de plus ! Je siffle en me sentant en colère.

-Vous. Il lâche en me regardant droit dans les yeux.

-Je vous demande pardon ? Je réplique, abasourdie.

-C'est pourtant simple. Il se contente de répondre, la voix sûre. Je vous veux vous. Je veux que deveniez ma maîtresse.

-Ce n'est pas possible. Je gémis en m'agitant. Je dois être en plein délire, mon patron ne peux pas me demander une telle chose.

Les lèvres de Lucius glissant de mon cou à mon épaule me font fermer la bouche, ainsi que les yeux sous ce doux supplice. Il gronde en me mordillant la peau :

-Que diriez-vous de e revoir ce soir à 21h00 ? Cela vous laisserais le temps de vous remettre, vous verrez que mon remède est très efficace. Et vous auriez le temps de réfléchir à ma proposition.

Incapable de formuler une réponse correcte, je me contente de hocher la tête ce qui semble satisfaire Lucius puisque celui-ci se lève, après avoir caresser une dernière fois ma cuisse.

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Il est 20h55 et je tremble comme une feuille, debout dans la cuisine. Effectivement, Lucius n'a pas menti quand il m'a dit que son remède était très efficace. Je ne suis pas au mieux de ma forme mais ma toux est passée ainsi que la fièvre.

J'ai donc pus prendre une douche, me préparer un peu et aérer la maison.

Les coups répétés à la porte renforcent mes tremblements. J'inspire profondément avant d'aller actionner la poignée en me décalant sur le côté, pour laisser passer M Malfoy.

Il m'adresse un regard sans expression, si bien que je me demande avoir rêvé notre entretien. Je lui propose de s'asseoir et un thé, qu'il accepte poliment.

Une fois installée face à lui, une tasse dans les mains, Lucius m'adresse un sourire en demandant

-Alors, avez-vous réfléchis à ma proposition ?

Je manque de m'étouffer avec mon breuvage et je m'écrie :

-On peux dire que vous ne perdez pas de temps ! Mais j'aurais quelques questions.

Lucius me fait signe de les lui poser, ce que je fais :

-Si je refuse, que ce passera t-il ?

-et bien, rien du tout. Il répond. Nous recommencerons simplement à avoir une relation employeur, employée. Et les choses n'iront pas plus loin. Bien sûr, je compterais sur votre discrétion à ce sujet.

Je hoche la tête avant de reprendre :

-Et si j'accepte ?

-Il vous faudra respecter quelques petites règles. Vous pourrez arrêter quand vous le souhaitez notre relation, sans risquer des représailles. Je vous demanderais une discrétion, bien entendu. Nous nous verrons sur les jours et les horaires que je déciderais. Nos rendez-vous seront intimes mais à l'extérieur aucunes complicités ne doit transparaître. Bien que je vous veuilles Marie, je n'éprouverais aucuns sentiments envers vous et je m'attends à ce que vous fassiez de même. Je ne veux aucunes jalousies, vous êtes libre d'avoir d'autres conquêtes, hors de mon domaine bien entendu.

Je ris nerveusement à ses paroles, en essayant de rassembler mes pensées avant de lâcher :

-Vous parlez comme si nous allions signer un contrat. Je n'oublie pas que si je dis oui, cela serait totalement immoral. Vous êtes marié !

-Si ce n'est que cela qui vous rebute, oui, je suis marié à une femme que je n'aime pas et qui ne m'aime pas. Sachez qu'elle possède bon nombre d'amant. Je n'y vois aucunes objections, elle m'a offert un héritier et tant qu'elle reste discrète sur ses agissements, je la laisse faire. Je suis un homme qui aime beaucoup les jeux du plaisir. Je ne me permettrais pas d'en priver les autres, à moins d'avoir une bonne raison. Pour ce qui est du contrat, oui c'est cela en quelque sorte. Nous serons liés à beaucoup plus, qu'un simple morceau de papier. Alors qu'en dites-vous ?

-Je ne sais pas.. Je gémis en enfouissant mon visage dans mes mains.

-Allons Marie, la question est simple. Me désirez-vous ? Sourit Lucius.

-Je...Oui... Dire non, serait mentir. Je bafouille, confuse.

-Vous avez aimé mes mains et mes lèvres sur vous, n'est-ce pas ? Il reprend, charmeur.

J'acquiesce silencieusement, la tête me tournant un peu alors qu'il se lève en venant derrière moi et il chuchote à mon oreille.

-Vous êtes si jeune, Marie. Pensez à tout ce que je pourrais vous apprendre. N'oubliez pas, un seul mot de votre part et nous arrêtons tout, sans compromis. Laissez-moi vous faire mienne.

Son ton est si charmeur, je me demande qui de nous deux est le serpent. Ses doigts caressent ma mâchoire avec douceur, là ou s'est ongles s'étaient cruellement plantés. Son souffle dans mon oreille me fait frémir de peur et d'excitation. Il relève mon menton est dans ses yeux glacés, je comprends qu'il exige une réponse.

Écoute ton cœur. Voilà ce qu'aurait dit ma mère. Mais voilà aussi où ça l'a mené. Remettant mes états d'âme à plus tard, je franchis des derniers centimètres en posant mes lèvres sur celle de Lucius. Qui gronde de ravissement et de surprise.

Ensuite, tout c'est très vite enchaîné. Lucius m'a tiré avec l'empressement d'un enfant qui veux son cadeau après de long mois d'attente, jusqu' à la chambre.

Je peux à peine décrire à quel point Lucius est un amant doux, attentionné et en même temps bestial et autoritaire. Notre première nuit a été inoubliable, marquant mon corps au fer rouge.

Cependant, j'ai très vite compris une des premières règles. Il ne resterait jamais passer la nuit entière chez moi.

Le matin c'est un lit froid qui m'attendais, et je me suis demandée si mon cœur allait pouvoir le supporter...

Voici comment je suis devenue la maîtresse de Lucius Malfoy.