Salut à tous ! En début de we, rien de mieux qu'un petit chap... ? En tous cas, merci de me lire ! Bonne lecture !

Enjoy !

Votre très dévouée Bridget

RAR :

Tiphaine : eh bé ! faut pas tout me mélanger !  allez va, on sera quitte contre une tite review :D

X the pumkin queen x : merci de ta review qui m'a fait très plaisir. Voila la suite en espérant qu'elle te plaira tt autant !

C'était par un matin d'avril. Soudain, l'air devient glacial et les oiseaux s'arrêtèrent de chanter autour de lui.Il était près de la cabane d'Hagrid lorsqu'il les aperçut. Ils s'avançaient, flottant au-dessus du sol, menaçants. Il avait su faire face au Seigneur des ténèbres l'année dernière et de simple détraqueurs déclenchaient chez lui la panique ? Allons Drago, reprends-toi.

Il se redressa et vit que Dumbledore s'approchait en leur compagnie :

-Le voilà ! dit calmement ce dernier en désignant Drago de son doigt noueux

En quelques instants, le Serpentard fut entouré par les créatures qui l'emmenèrent vers la sortie. La petite troupe passa inévitablement devant la serre du professeur Chourave où avaient cours les Gryffondors et les Serdaigles.

Hermione entendit un craquement venant du dehors. Intriguée, elle jeta un regard par la fenêtre. Son sang se glaça : elle Le vit, entouré par 4 détraqueurs. Il partait pour Azkaban. Le sang quitta les tempes de la jeune femme qui pâlit. Ron, qui faisait équipe avec elle, avait remarqué son changement de comportement. Il suivit la direction du regard de son ami, inquiet, et découvrit la scène. Il regarda à nouveau Hermione et se contenta de retourner à ses occupations comme si de rien n'était.

A la sortie du cours, Krum vola un baiser à Hermione et remarqua que la main de la jeune femme était glacée :

-Tu es sûre que ça va ? demanda t-il, inquiet

-Oui oui, ça va, répondit-elle, hésitante

Terrifiante. C'est le seul mot qui venait à l'esprit quand on voyait la prison d'Azkaban. Après un long voyage en calèche, Drago avait prit une embarcation et s'approchait maintenant de cette île qui allait peut-être devenir son lieu de mort, et plus certainement sa prison. Le jeune homme était dans une sorte de transe qui était causée par la proximité des détraqueurs.

Avec ses 4 tours menaçantes, la forteresse paraissait infranchissable, même pour un arrivant. Cependant, une fois au pied du géant de pierre, un lourd pont-levis tomba de toute sa hauteur dans un crissement de chaînes. La cour du château était déserte et les détraqueurs emmenèrent directement le Serpentard dans un couloir sombre. Malefoy sentit un frisson le parcourir : des hurlements parvenaient jusqu à eux. Des hurlements de peur, de douleur et aussi de rage.

Le séjour dans ce château ne semblait pas aussi agréable que dans celui qu'il venait de quitter !Soudain, les détraqueurs s'arrêtèrent devant une porte blindée. Drago entendit un cri rauque surgir de dessous des capes de ses geôliers . L'un d'entre eux ouvrit la porte et poussa le jeune homme de sa main osseuse puis la referma. Une fois qu'ils se furent éloignés, le cœur du Serpentard reprit un rythme à peu près normal. Il en profita pour inspecter les lieux : une minuscule fenêtre en hauteur servait d'éclairage sommaire. Pas de lit, de meubles, ni même de gamelles. Juste un peu de paille.

-C'est plutôt sobre comme déco, tu ne trouves pas ?

Malefoy sursauta. Un homme d'une cinquantaine d'années grand, mince, le fixait de ses petits yeux émeraude :

-Comment t'appelles-tu ? continua t-il

Mais le jeune homme était vexé. On le traitait comme le dernier des misérables : il n'avait pas le droit à un cachot particulier . Puis il sourit intérieurement : même dans la plus sombre des prisons, un Malefoy restait un Malefoy . Comme il ne voulait pas parler avec ce quinquagénaire, il le toisa de haut et alla s'affaler dans le recoin de la cellule.

-Bon, c'est pas grave ! reprit l'homme. Après quelques mois passés ici, soit tu me parleras, soit tu deviendras fou comme tous les autres. Cette dernière hypothèse étant gênante pour toi autant que pour moi …

Et, tout en parlant, il s'avança d'un air amical vers le Serpentard en lui tendant la main :

-Je me présente : je m'appelle William . William Potter

-Tendez fermement votre baguette et dites : OMNIFICUS !

MacGonagall, qui avait pris le poste de professeur de défense contre les forces du mal tout en continuant d'enseigner les métamorphoses, MacGonagall donc, le dos à la classe, et le nez face au tableau, déclara :

-Miss Granger, je vous laisse nous faire une démonstration…

Voyant qu'Hermione ne réagissait pas, elle se retourna. La tête appuyée sur la main, Hermione, était à des miles du cours :

-Miss Granger !

La jeune femme sursauta et, voyant que tout le monde la regardait :

-L'omnificus est un sortilège basique ayant pour but de séparer deux choses ou deux personnes ayant été scellées ensemble par la magie…

-Nous savons, Miss Granger…je vous demande de nous montrer ce dont vous êtes capable. Etes-vous prête ?

Hermione, gênée, approuva, mais au même moment la sonnerie qui marquait la fin des cours de la journée retentit :

-Miss Granger ! J'aimerai vous voir quelques instants…

Tandis que Ron attendait Hermione à la porte, celle-ci parla avec la vieille femme :

-Y a t-il quelque chose qui vous perturbe, Miss Granger ?

-Non, je ne vois pas…répondit-elle fermement

Devant l'air buté de la jeune femme, MacGonagall n'insista pas et resta sur ces mots :

-Contentez-vous de travailler plus dur et de vous entrainer. Je note un relâchement de votre part !

Hermione se confondit en excuses et retourna en compagnie de son ami à la tour des Gryffondors, pensive. Agacée, elle dut reconnaître que depuis qu'Il était parti, elle n'était plus la même.

Drago réagit :

-Vous vous appelez Potter ? Décidément ce balafré me suivra jusque dans ma tombe !

William se renfrogna :

-Laisse-moi deviner : des cheveux blond platine, des yeux aussi chaleureux que des icebergs, des répliques mordantes : toutes les caractéristiques d'un Malefoy…Je m'trompe ?

Le jeune homme resta muet, préférant laisser parler l'ennemi :

-Harry ne t'aimait pas beaucoup, hein ?

-…

-A voir ta tête, c'était réciproque !

William s'arrêta et jaugea Malefoy du regard :

-C'est toi qui a tué ce Moldu

-JE N'AI PAS…

-Bon, bon, ça va !Pas la peine de s'énerver ! Que tu sois coupable ou non, c'est pas mon problème !

Puis, après quelques minutes de silence :

-En fait, on est pareils, toi et moi.

-Je ne crois pas, non !

-C'est là que tu fais erreur…ça ne t'étonne pas qu'un Potter soit en prison ?

Malefoy leva les yeux :

-Ah ! Enfin ! J'ai réussi à capter ton attention !

Il soupira :

-Eh oui ! Je suis la tare de la famille, un peu comme la sœur de Lily.

Voyant le froncement de sourcil de Drago, l'homme précisa :

-Tu sais, Lily Evans, la mère d'Harry…enfin bref. Un jour, j'ai tué une dizaine d'aurors.

Le Serpentard lui lança un coup d'œil admiratif , mais resta toujours aussi muet :

-Pas mal, hein ? Un Avada doublé d'un sortilège pour amplifier et BOUM !

L'homme partit d'un grand éclat de rire puis redevint sérieux :

-Alors quand je suis retourné chez moi, tranquille, James m'a dénoncé.

Ses yeux se voilèrent :

-Si seulement ils n'avaient fait que me prendre…mais non, il a fallu qu'ils torturent ma femme et mon enfant d'à peine 3 ans …

William prit Drago à témoin :

-Il y était pour quelque chose, le gamin de 3 ans, hein ? Tous les deux sont morts du baiser du détraqueur. J'entend encore leurs cris dans ma tête. Atroces.

Puis, après quelques secondes de flottement :

-Mais assez parlé de moi, raconte-moi ton histoire

Malefoy n'étant pourtant pas de nature à se confier à des gens intelligents (NA/ben ouais, il a fait plusieurs tentatives avec Crabbe et Goyle mais a vite abandonné…lol !) , lui conta cependant les évènements sans la moindre difficulté : qu'avait-il à perdre, à présent ?Cependant, son visage resta impassible tout au long du récit, son regard supportant celui de William. Ce dernier l'écouta avec attention et ne lui posa aucune question.

-T'as pas oublié quelque chose ?

Hermione se tourna vers son ami, et haussa les sourcils dans un air d'ignorance :

-Ta retenue !répondit Ron

-Par Merlin ! T'as raison …bon, je te rejoins tout à l'heure dans la salle commune.

Elle prit ses jambes à son cou et prit la direction du bureau de Macgonagall. Lorsqu'elle vit que la porte du bureau était fermée, elle en fut étonnée et s'apprêtait à lancer un Alohomora quand elle préféra regarder tout simplement par le trou de la serrure.

« Heureusement que les clés n'existent pas chez les sorciers, se dit-elle en ne pouvant retenir un sourire »

Ce qu'elle vit la pétrifia d'horreur : une longue cape noire, des cheveux poisseux, un chapeau pointu, des lunettes carrées, un chignon défait…

-Tu veux des jumelles, Granger ?

L'interpellée sursauta :

-Ah !euh…non non, ça va aller : je cherchais juste la salle où je devais faire ma …ma retenue, dit-elle en se retournant.

Lorsqu'elle vit des cheveux blond platines et un écusson vert, la jeune fille était au bord de la crise cardiaque : impossible !

-Comment comment ? La miss je-sais-tout est en retenue ?ricana l'autre

Les mêmes mots, les mêmes…Hermione se reprit. Devant elle se tenait Narcissa, l'une des élèves de Serpentard, qui la regardait avec un sourire carnassier : effectivement, c'était impossible :

-Bon, alors je vais me faire un plaisir de t'indiquer que la salle de retenue se trouve désormais dans le bureau de Dumbledore !

Agacée, Hermione se rendit dans le bureau du directeur : il fallait vraiment qu'elle se change les idées.

-Entrez, Mlle Granger, dit celui-ci à travers la porte

Lorsque la jeune fille entra, elle le vit, assis dans son fauteuil , le sourire bienveillant :

-Asseyez-vous !

-Je reconnais avoir été un peu dur avec vous, mais c'était surtout dans le but de montrer l'exemple. Vous n'êtes plus des gamins à votre âge, et il faut parfois savoir se montrer ferme.

Hermione s'apprêtait à dire quelque chose, mais elle s'en retint :

-Vous avez un objection ?Non ? Bien, je vais donc vous laisser repartir sans rien vous infliger pour cette fois. Mais comprenez bien que ce que font les détraqueurs c'est uniquement pour le bien de tous…

Ca faisait déjà plusieurs jours que Malefoy croupissait dans les cachots d'Azkaban. Il n'était vraiment pas beau à voir : les yeux cernés, la barbe naissante, le regard hagard…il n'avait pas dormi depuis son arrivée, de peur d'être tué endormi, sans s'en rendre compte :

-Tu devrais essayer de te reposer un peu : à ce rythme là tu ne vas pas tenir longtemps !assura William

-LA FERME !

-Ok, j'ai rien dit ! Mais si tu te choppes quelque chose, compte pas sur moi pour t'aider si c'est contagieux !

Quelques jours plus tard, une fièvre violente s'empara du Serpentard. Elle ne vint pas seule et fut accompagnée de vomissements et de diarrhée. Malefoy refusa catégoriquement l'aide de son compagnon de cellule : il ne voulait pas en être réduit à dépendre d'un Potter, dût-il en crever.

Puis ce fut le vide, le noir complet.

Pendant une semaine, il resta entre la vie et la mort, délirant régulièrement. Un jour, alors qu'il était inconscient, William s'approcha du jeune homme et s'agenouilla à son chevet. Il prit un vieux morceau de tissus usé et l'humidifia avec l'eau de sa gamelle. Il passa le tissus sur le front du jeune homme et le regarda. Il n'avait jamais eu de véritable enfant, le sien étant mort trop jeune pour qu'ils aient de véritable relation père-fils. Malefoy, pour une fois, réussit à émouvoir quelqu'un. Le jeune homme avait les traits crispés, ses cheveux blonds platine collés à son front par la fièvre, les sourcils froncés, la tête allant brusquement de gauche à droite dans des soubresauts :

-Pauvre gamin …souffla le prisonnier.

Après quelques jours de délires, Malefoy se rétablit un peu. Il put de nouveau se lever . Le matin où il fut totalement rétabli, William prit la parole :

-J'ai quelque chose à te montrer…

Depuis qu'il s'était occupé de lui, Drago avait du mal à se l'avouer mais il considérait cet homme comme un second père, celui qu'il aurait voulu avoir. Il le suivit donc docilement et, après le passage quotidien des détraqueurs pour voir si les détenus étaient encore en vie (quelque fois qu'il y eut un cadavre en décomposition dont ils ne se soient pas aperçu avant…lol), William tira une pierre dans le mur du fond. Elle recouvrait une cavité dans laquelle se trouvait une sorte de manette. Lorsqu'il appuya dessus, une partie du mur s'ébranla et s'ouvrit : une partie d'une falaise s'étendait au-dessous, l'eau de mer fouettant le récif

-Bon, alors maintenant tu as environ 15 min avant que les détraqueurs ne s'en aperçoivent, dit précipitamment William.

Drago était interdit : une prison aussi célèbre que celle d'Azkaban avait de simples passages secrets ?

Devant l'hésitation du jeune homme, William continua d'un ton pressé :

-Comment crois-tu que Black s'est échappé ?

Puis, scrutant le visage du Serpentard :

-Ah ! Je vois ! Il vous a fait le coup de l'animagus…mais c'était uniquement dans le but de me permettre de faire s'échapper…les innocents.

-Alors vous me croyez ? Mais pourquoi ? Et…Et Pourquoi vous ne m'avez pas fait sortir plus tôt ? Et pourquoi vous ne vous êtes pas enfuit ? et….

-Stooooop ! Il ne te reste plus que 10 minutes pour leur échapper ! Je vais être bref :1/je t'aime bien 2/il fallait que je vérifie que tu sois réellement innocent 3/ Tu as vu mon âge ?Sauter sur ces récifs me tuerait sur le coup, alors que toi tu as peut-être une chance de t'en sortir !Et ne t'inquiète pas : tout Azkaban n'a pas des passages secrets, sinon on ne dirait plus la prison d'Azkaban mais la passoire d'Azkaban ! Je suis juste un homme à peu près honnête qui a eu un coup de bol!Maintenant je peux satisfaire ma curiosité ?

Drago le regarda, méfiant, mais le regard approbateur :

-C'est qui cette Hermione ?

Malefoy stoppa net :

-Pourquoi cette question ?

-Ben disons que dans ton délire, t'as souvent dit son nom et…

-Vous devez faire erreur, coupa sèchement Malefoy, je ne connais pas d'Hermione

-Ecoutes, mon garçon : quoiqu'elle ait fait, tu devrais lui pardonner, car…

-Je vous dit que je ne connais pas d'Hermione !

-Je vois…c'est à cause d'elle que tu es ic.?

Un cri rauque se fit entendre et deux détraqueurs apparurent près de la porte. William coupa court à la conversation et poussa Malefoy dans l'eau en lui soufflant un « bonne chance ». Tandis que le jeune homme, encore bouillant de rage, tombait dans l'eau, un cri de douleur déchira la nuit d'Azkaban : William Potter n'était plus.

WALA ! La suite contre quelques reviews ...d'ici là, portez-vous bi1 !