Comme promis vendredi, voilà le chapitre suivant, et encore une fois merci pour vos reviews, c'est toujours un plaisir de les lire. Je vous dis bonne lecture et la suite dimanche prochain…

Chapitre 9

Laboratoire d'Abby. 6h00.

Gibbs entra dans le laboratoire d'Abby, un soda caféiné à la main, la jeune femme avait travaillée toute la nuit et semblait exténuée.

Gibbs : Alors Abby qu'est ce que tu as pour moi ?

Abby : Pas grand chose, je suis désolé, il y a des centaines d'empreintes et l'ordinateur est entrain de les analyser.

Gibbs : Et pour les cheveux ?

Abby : Ce sont des cheveux bruns, teinté en roux, mais il n'y a aucune racine donc pas d'ADN. En revanche, je suis quasiment sûre que se sont d'une femme, et que sa santé laisse à désirer.

Gibbs : Tu veux dire que la ravisseuse est malade.

Abby : Malade, peut-être pas, mais elle ne prend pas soin de son corps. Elle doit être anémique ou anorexique.

McGee : Ce qui me laisse penser que la directrice la suivie.

Gibbs : Alors pourquoi n'a-t-elle pas donnée de nouvelles ? Tant qu'on en sait pas plus, on considère ça comme un enlèvement.

McGee : Bien patron.

Abby : On se remet au travail.

Gibbs : Reposes toi une petite heure, Abby, tu bosses sans pause depuis près de seize heures et je suis sûr que tu n'as pas mangé.

Abby : Si McGee m'a apporté de quoi manger.

Il regarda son jeune agent avant de quitter le laboratoire pour se rendre à son bureau.

McGee : Je trouve le patron bizarre en se moment.

Abby : Je trouve aussi mais il a de quoi. On s'est introduit dans son appartement, quelqu'un veut tuer Tony et maintenant la directrice qui disparaît. Il a de quoi être bizarre.

Bureau.

Alors que Gibbs s'assit derrière son bureau, il trouva un autre bout de papier plier comme celui qu'il avait trouvé dans son appartement. Il prit des gants dans son tiroir et l'ouvrit, la même écriture sur cette feuille pliée en deux. « Hôtel Amarina, chambre 12, aujourd'hui 8h15. A tout à l'heure, Jethro. » Gibbs se leva d'un bond et regarda autour de lui mais il n'y avait personne, il était trop tôt pour que quelqu'un soit déjà là. Il prit son téléphone et appela McGee et Abby pour leur dire de monter. En attendant, il réfléchit, il connaissait l'hôtel Amarina il y était déjà allé, c'était à la sortie de Washington. Encore une coïncidence qui le ramenait vers… Non c'était tout simplement impossible, McGee et Abby le tirèrent de ses réflexions.

McGee : Qu'est ce qui se passe patron ?

Gibbs désigna du doigt la feuille de papier encore posé sur son bureau.

Gibbs : Le papier et le crayon viennent de mon bureau, faites une recherche d'empreintes et croise les avec celles trouvées dans les toilettes du restaurant.

McGee : Bien patron.

Abby : Gibbs, y'en a pour des heures.

Gibbs : Je sais, Abby.

Abby : D'accord, je me reposerais quand je serais morte.

McGee avait mis des gants et avait glissé le papier dans un sac à indices.

McGee : On dirait que la personne qui a laissé ce mot vous connaît.

Abby : Gibbs, tu crois que ça a un rapport avec la femme rousse qui a enlevé la directrice ?

Gibbs : Possible, on le sera quand McGee aura été récupérer les vidéos de surveillance du bâtiment.

McGee : J'y vais tout de suite.

Il donna la lettre à Abby et s'éloigna en direction de l'ascenseur.

Abby : Hôtel Amarina, tu vas aller au rendez-vous ?

Gibbs : Oui, si on veut avancer dans cette affaire, je n'ai pas le choix.

Abby : Sois prudent.

Gibbs : Je le suis toujours. Appelle-moi dès que tu as du nouveau.

Abby : D'accord.

Il lui posa un baiser sur la joue puis récupéra son arme et sa plaque dans son tiroir avant de quitter le bâtiment. Une fois dans le parking il prit sa voiture. Démarrant en trombe comme à son habitude, il prit la direction de l'hôtel Amarina, faisant remonter en lui une foule de souvenirs, plus ou moins douloureux pour lui. Cette femme devait savoir qu'il avait eu une relation avec l'agent Todd, ce n'était pas possible autrement, trop de coïncidences. Elle devait savoir qu'il s'en voulait pour la mort de Caitlin et pourtant la femme qui lui laissait ses mots, retournait le couteau dans la plaie, il avait tout rater avec Kate, ils auraient pourtant pût être heureux mais il avait préféré rompre croyant la protéger d'Ari ou de sa propre stupidité au lieu de ça elle avait perdu le bébé, leur bébé. Peut-être que si il avait su qu'elle était enceinte, non il aurait continué d'agir comme un bâtard croyant la protéger, la protéger de quoi ? de lui ? Ou se protéger lui-même. Peut-être que si il en avait discuté avec elle au lieu d'agir seul encore une fois… Mais il ne pouvait plus répondre à ses questions aujourd'hui, un an et demi après sa mort la douleur de la perte de la jeune femme était encore trop présente dans son cœur et dans son âme.

Hôtel Amarina. Chambre 12. 8h00.

La chambre était spacieuse, et très belle, vraiment très belle. Temperance était tranquillement installé à la table, rédigeant son dernier rapport pour ses patrons. Jen était assise sur le lit et semblait s'impatienter.

Jenny : Comment faites-vous pour être aussi calme.

Sun : Parce que j'ai du travail, alors laissez moi travailler, directrice.

Jenny : Bon sang qu'est ce que fait Gibbs ?

Sun : (sans relever la tête) Il lui reste un quart d'heure, Gibbs n'est jamais en retard. Jamais.

Jenny : Vous êtes bien sûre de vous !

Sun : Je connais Gibbs.

Jenny : Tout comme moi.

Sun : Alors pourquoi êtes vous aussi impatiente, directrice Sheppard.

Jenny : Parce que j'en ai assez d'être enfermé, je tourne en rond et je n'aime pas ne rien faire.

Sun : (exaspérée) Alors faites quelque chose !

On sonna à la porte.

Sun : C'est Gibbs. Allez ouvrir.

Jenny : Ne me donnez pas d'ordre, agent…Sun !

Mais même après ça, elle s'exécuta en allant ouvrir la porte. Temperance Sun avait raison, s'était bien Gibbs qui se trouvait derrière la porte.

Gibbs : Jen, tu n'as rien ?

Jenny : Non entres.

Le regard se posa directement sur Temperance Sun qui était toujours affairée à son rapport.

Gibbs : Je peux savoir ce qui se passe ici ???

Jenny : La Grenouille a voulu me faire assassiner, et elle m'a sauvé.

Temperance n'avait pas levé la tête de son rapport mais elle n'y était plus vraiment concentrée, le savoir dans la même pièce lui faisait tourner la tête, elle ne savait pas si elle devait être heureuse ou fuir à toute jambe, mais elle avait une mission, elle devait se concentrer dessus avant toute chose.

Gibbs : Et qui est ta bienfaitrice, Jenny ?

Jenny : Temperance Sun, mais tu la connais plutôt sous le nom de…

La bienfaitrice venait de relever la tête, quand Gibbs l'aperçu il en eut le souffle coupé.

Gibbs : Mon Dieu non ! C'est impossible !

Temperance se leva et tenta de faire un pas, mais ses jambes tremblaient, sa tête était lourde, et soudain plus rien. Gibbs s'approcha d'elle, et la pris dans ses bras pour l'allongea sur le lit.

Gibbs : C'est impossible ! Elle est morte sous mes yeux.

Jenny : Non, elle est bien en vie.

Gibbs : Elle est tellement différente.

Il lui repoussa doucement une mèche de cheveux pour mieux voir son visage. La revoir était tellement bizarre, il ne savait pas si il devait être heureux, ou en colère. Il lui caressa avec tendresse les cheveux en attendant qu'elle ouvre les yeux.

Jenny : C'est une de tes maîtresses ?

Gibbs : C'est plus que ça, Jenny, c'est la femme que j'aime.

La directrice regarda à tour de rôle, Jethro et Temperance, une pointe de jalousie lui pinça le cœur, oui c'était ça de la jalousie. Elle envia Temperance. Cette dernière ouvrit doucement les yeux, et les referma aussi rapidement, avant de réessayer.

Gibbs : Bon retour parmi nous Kate.

Les yeux de la jeune femme s'embrumèrent avant de se lever brusquement pour fuir le plus loin possible de lui, à l'autre bout de la pièce.

Sun : Kate est morte, agent Gibbs.

Gibbs était en colère, il s'approcha d'elle, et la prit un peu brusquement par les épaules.

Gibbs : Tu es Caitlin Todd, Kate !

Sun : Non ! Arrêtes tais-toi ! Mon nom est Temperance Sun !

Elle était agitée, et lui, lui maintenait toujours fermement les épaules, elle était en colère contre lui et contre elle-même.

Sun : Arrêtes Jethro, Caitlin est morte, comme son bébé…

Elle s'effondra dans ses bras.

Gibbs : Chut c'est fini…

Il lui caressait doucement les cheveux, il était heureux de la retrouver même si il avait du mal à y croire. Il avait retrouvé Kate, sa Kate. Il l'avait perdu une fois, il y a un an et demi, et on venait de lui offrir la chance de tout recommencer, il ne voulait pas gâcher cette chance.

Gibbs : Tu m'as tellement manqué, je suis désolé, je n'aurais jamais dû te quitter, je suis un idiot je t'aime tellement.

Sun : Tu es pire qu'un idiot, tu es un bel enfoiré Jethro.

Gibbs : Tout ce que tu voudras.

Elle leva les yeux vers lui pour croiser son regard, bon sang que ses yeux bleus lui avaient manqués.

Sun : On a du travail, Gibbs. On doit faire passer ta directrice pour morte en attendant que je finisse de démasquer la Grenouille.

Gibbs : Tout ce que tu voudras Kate mais après je veux, j'aimerais que toi et moi on prenne le temps de parler de se qui s'est passer.

Sun : Ne m'appelle pas Kate, je te l'ai dit Kate est morte.

Gibbs : D'accord, Temperance, ça me va très bien.

Sun : Tu m'as manqué aussi.

Laboratoire d'Abby Scuito. Pendant ce temps.

Abby : C'est impossible ! C'est impossible ! C'est impossible !…

La jeune laborantine gothique tournait nerveusement en rond dans son laboratoire, elle n'arrivait pas à trouver d'autres hypothèses qui pourraient expliquer le résultat de ses recherches. Quand McGee entra dans le laboratoire, il fut inquiet de voir son amie et ex-compagne dans cet état là.

McGee : Abby qu'est ce qui se passe ?

Abby : Il y a un truc qui va pas, les fantômes ne laissent pas d'empreintes, c'est impossible.

McGee : De qui as tu trouvé les empreintes ???

Abby : De Kate, ce sont des empreintes de l'agent Todd qui se trouvait dans les toilettes, sur le bureau et sur le papier. Qu'il y est encore des empreintes sur le papier du premier mot je veux bien, puisque Gibbs n'a pas retouché à se bloc de papier mais sur le reste c'est impossible.

McGee : Peut-être pas tant que ça finalement.

Il était songeur et elle s'approcha de lui.

Abby : Qu'est ce que tu veux dire ?

McGee : L'écriture nous semblait familière mais nous ne pouvions pas mettre un nom dessus. Tu as regardé les images des vidéos surveillance ?

Abby : Pas encore.

Ils commencèrent à visionner les images.

McGee : Ce ne peut pas être Kate cette femme est rousse.

Abby : C'est une teinture, Tim. Dans les indices que tu as récolté, il y avait un cheveu, un cheveu teinté en roux. Et regarde bien cette femme à la même taille que Kate et la même manière de se déplacer.

McGee : Il faut prévenir Gibbs.

Abby : Il faut que nous soyons sur avant. On ne peut pas dire ça à Gibbs comme ça. Je veux faire une analyse graphologique. Trouves moi un document écrit de la main de Kate, un rapport, quelque chose, vite !

Le jeune agent se plia aux désirs de son amie et collègue.