Votre série médicale préférée est de retour! J'espère que ça ne vous à pas trop manqué (bon un peu quand même!) et j'espère aussi que vous prendrez de nouveau plaisir à suivre leurs péripéties!

Bonne lecture!


Episode 9.

« Salut Maman...

Ha Dean mon chéri ça va ? fait Madame Winchester en se retournant pour embrasser son fils. Tu as fait bon voyage ? Je t'ai fait des biscuits, tes préférés à la pralinoise, tu en prendras pour chez toi ?

Oui Maman... »

Dean sourit au babillage incessant de sa mère. Il a l'habitude. Elle a toujours quelque chose à lui demander. Toujours quelque chose de fait d'avance. Une attention, de petites questions. C'es leur rituel de retrouvailles. Devant un thé à six heures et demi du soir, en attendant que Monsieur Winchester rentre de son bureau.

Pour le moment Dean ne peut pas se douter que sa mère est en train de se demander à quelle sauce elle va cuisiner son fils pour arriver à en savoir plus sur cette supposée relation devrait avoir (cette histoire de préservatif ne l'a pas lâchée.). Bon il faut faire discrètement, parce que son fils chéri n'est pas si bête que ça…

« Alors tes examens Bo, ça a donné quoi ?

Ça va je pense... Comme on avait bien révisé avec les copains et puis même j'avais bien étalé mes révisions donc ça devrait le faire.

Il omet l'épreuve de virologie bien sûr...

Les copains ? Toujours les mêmes ? Céline… Et puis… L'anglaise là…

Lauren. Pas trop Céline vu qu'ils sont fâchés et sur la voie de la séparation avec Benjamin..., explique-t-il en trempant un gâteau dans son thé.

Ha bon… Enfin à votre âge c'est bête de se mettre avec quelqu'un, il vaut mieux profiter un peu !

Maman… Tu t'es mis avec Papa à 19 ans…Tu crois pas être mal placée pour parler ? rit Dean.

Mais justement ! Faut profiter avant ! À l'époque c'était pas pareil, qui te dit que j'ai eu personne avant lui ?

Maman..., grimace Dean. Je veux pas savoir !

Ha mais j'ai rien dit ! Mais toi tu trouves personne ?

Bah..., Dean rougit. Non, non... Enfin tu sais entre les cours, les examens et puis l'hosto...,, se justifie-t-il.

Madame Winchester plisse la bouche. Oula..

Ooh pourtant il doit y en avoir des filles qui te tournent autour non ? Toi un beau petit externe en médecine avec une blouse blanche !

Maman ! Arrête ! Tu le sais que je suis pas intéressée par les filles. Elles peuvent me tourner autour, je m'en fiche, je les vois pas., s'énerve Dean.

Sa mère soupire et baisse les épaules.

Pas la peine de t'énerver ! Je voulais juste savoir si tu n'avais pas changé d'avis et amené une fille pendant qu'on était à Milan !

Bah non ! Je t'ai dit, y'avait que Benjamin..., esquive Dean.

Tu es avec Benjamin ?

Euh non, je t'ai dit qu'il était avec Céline..., Dean fronce les sourcils.

Tu viens de me dire qu'ils étaient en train de se séparer… !

Oui mais Benji est hétéro ! Et puis c'est mon meilleur ami...

Mmmmh…, fait-elle pensivement en allant fouiller dans le frigo pour préparer le dîner.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu me caches un truc toi..., soupire Dean.

Toi aussi tu me caches un truc je crois bien… !

Dean reste pensif.

Bon. Gardons notre jardin privé., tente-t-il.

C'est comme tu veux Dean… Moi je voulais juste discuter, mais vu comme tu es borné et agressif !

Je suis pas agressif ! Mais bon... Tu gardes espoir que j'aime une fille alors que non. J'aime les hommes. Comme toi. »

Celle-ci n'aime vraiment pas cette remarque, ça lui fera toujours un effet désagréable d'entendre ça. Un espèce de déchirement. Bien sûr elle aime son fils alors elle est obligée de faire avec…

« Moi qui voulais avec des petits enfants pour m'occuper…, marmonne-t-elle.

Ohohoh maman... Arrête de me faire culpabiliser avec ça ! J'ai que 22 ans. J'ai personne et je compte bien trouver un mec qui voudra des enfants. On se débrouillera... Pfff, viens...

Dean s'est levé et lui ouvre ses bras. Sa petite maman.

Oh mon chéri…, elle vient le prendre contre lui. J'aime bien quand tu parles comme ça… Mais pas quand tu me mens !

Je te mens pas, j'ai mon jardin secret. Laisse le moi... »

La lourde porte d'entrée claque. Le papa de Dean est de retour. Il faut donc arrêter leurs retrouvailles mère-fils et se remettre à cuisiner le diner pour la mère de Bo et pour ce dernier, mettre le couvert et ranger ses affaires.

Oui chez les

Winchester, tout est bien rodé.

Castiel est aux consultations. Il enchaine les patients… La plupart ne viennent pas franchement pour des urgences mais bon…Quand on est médecin on ne fout pas les gens à la porte. En plus il préfère ça. Pendant une heure ce matin il s'est occupé des dossiers à taper. Un réel bonheur ça. De quoi s'emmerder et bailler. Et penser à Dean…

Ce dernier est dans les murs dans l'hôpital pour 24 heures. Il va faire une de ses dernières gardes dans ce service. Et c'est bien sur ce jour là qu'ont choisi les docteurs Morenas et Jordano pour opérer la petite Pauline. Les parents sont finalement revenus au CHU et ont accepté la biopsie. Les médecins ont alors pratiqué la biopsie et ont confirmé le diagnostic de tumeur maligne sur le nerf facial.

Dean potasse ses sutures, la rumeur court qu'un externe sera choisi pour les pratiquer à la fin de l'opération si elle se déroule sans complication. Dean profite de n'avoir rien à faire pour relire tout au calme, dans la galerie encore vide. Au moins il aura une bonne place pour l'opération.

C'est évidemment sans compter sur Castiel qui vient de prendre de quoi manger après sa consultation et arrive pour s'installer. Il sourit en voyant Dean seul ici.

« Tiens Winchester !

Hey..., sourit Dean, oubliant totalement sa résolution de rester froid et distant.

Castiel va s'asseoir à côté de lui et commence à manger son sandwich.

Ça va ?

Tu m'embrasses pas chaton ? »

Le petit brun écarquille les yeux, manque de s'étouffer avec le pain et tousse comme un tuberculeux. Non mais il est pas bien lui ?

« Tu me la refais ?

Dean rigole. Sa phrase a eu l'effet escompté. Choquer Castiel un coup.

Bah tu m'as bien dit que tu m'aimais dans ton dernier texto..., continue à jouer Dean

Castiel tousse encore, jouant cette fois.

Ah oui ? Tu devrais arrêter le LSD tu sais, c'est mauvais pour les neurones !

Non, je trouve ça foutrement drôle chaton ! sourit Dean de toutes ses dents.

Le petit brun va lui donner une claque derrière la tête.

Recommence à m'appeler comme ça et je te frappe encore !

Dean préfère en rire.

Sérieusement, ça va?

Là j'ai un peu mal au cœur avec ce que tu viens de me raconter, mais ouais… Toi ?

Oui ça va. Je stresse un peu pour l'opération... Et j'ai envie d'un café.

Bois du coca, c'est presque pareil., fait Castiel en lui passant sa petite bouteille.

Merci... »

Dean avale une gorgée de la boisson caféinée. C'est peut-être les mêmes composants mais certainement pas le même goût. Et en plus, ça pique. Eurk. Castiel termine son sandwich et boit un peu de coca pour faire passer. Il regarde ce que Dean révise, les points de sutures.

« Ah je vois que tu prétends aussi aux sutures… !

Pour ça que je stresse un peu. Mais je veux vraiment y arriver... »

La galerie commence à se remplir, ils ne sont plus seuls. Tant pis, Dean n'aura pas eu son baiser. Castiel sourit tout seul, ha ben les voilà tous les deux en concurrences. Ça lui plaît bien, il en est encore plus motivé.

Doucement dans la salle d'opération les gens rentrent. Les infirmières préparent les instruments, puis Pauline arrive en bleu, toute paniquée. L'anesthésiste lui parle, la rassure… Puis viennent les internes de neuro qui ont eu le droit d'opérer, et enfin les deux chirurgiens. Tous en stérile, tous concentrés. Castiel aimerait vivre ça en vrai.

Dean a le cœur palpite. C'est le moment qu'il préfère, le début d'une opération. Tout est prêt, nickel, planifié. Chaque chose est à sa place. Et une vie va être sauvée grâce la passion et au talent des gens dans le bloc.

Il se met en tailleur sur sa chaise et se penche légèrement pour bien voir. Un interne à côté de lui, est ultra concentré. Il refait dans le vide tous les mouvements du médecin, comme pour s'entraîner. La chirurgie, visiblement on l'a dans le sang. Ou pas.

Castiel observe tout, chaque geste, chaque personne. Il voudrait être là bas, il faut qu'il se trouve un stage en chirurgie. Pas en orthopédie par contre, couper des membres à scie chirurgicale, gratter des os nécrosés ne lui plaît pas forcement… Peut-être en cardiologie… Enfin bon. Il soupire et le temps passe. C'est long comme opération, minutieux… Mais tout se passe bien. Reste plus qu'à recoudre…

Tous les externes sont alors convoqués. La rumeur était donc vraie. Les trois externes de neuro et trois autres de pédiatrie descendent rejoindre les médecins titulaires au bloc. Il doivent donc rapidement se désinfecter et se préparer rapidement, et peut-être pour rien... Dean espère que non alors qu'il place son masque devant sa bouche, prêt à entrer dans le bloc aseptisé.

Castiel fait de même et reste derrière. Pas la peine de pousser, il rentrera comme les autres.

Le chirurgien joue au professeur et demande alors quel type de suture il faut faire. Les premiers optent pour les agrafes, plus rapide et propre. Vient de le tour de Castiel qui lui propose des points pour le cuir chevelu, décrit rapidement et indique de ne pas trop serrer pour que se soit confortable, mais que cela tienne.

Dean lui conseille au contraire de serrer, ayant également pour ces sutures intradermiques qu'il a tant travaillées. Et il espère bien que ça sera récompensé et qu'aussi, tant qu'à faire, il sera pour une fois meilleur que Novak.

Les deux externes sont les seuls en lice dans la compétition. La solution des agrafes n'est pas la bonne et les quatre autres externes ont du sortir du bloc. Ne restent que Castiel et Dean, et les médecins qui doivent vite décider.

« Novak, restez avec nous, les points que vous avez proposé Winchester sont trop près du visage pour les serrer, vous ne voulez pas faire du mal à notre pauvre petite ! »

Castiel sourit sous le masque et jette un petit regard victorieux à son amant. C'était pas si difficile. Dean se retient de lâcher un juron. Putain s'il n'avait pas été contre Castiel, il aurait gagné. Gagné le droit d'opérer au bloc !

On le congédie. Il refuse d'assister à ça, à la victoire de son amant. Il sort du bloc, retire son masque, sa blouse et fuit la galerie comme la peste. Il va directement en neuro, histoire de trouver autre chose à faire plutôt que de ruminer.

Le petit brun lui s'installe, toujours souriant. On lui passe l'aiguille et le fil. Il peut commencer. Calmement, sans stresser. Il ne faut pas, ça serait pire. Ne pas trembler non plus. Savourer sa victoire, et faire une suture en bloc, avec la reconnaissance de plus haut que lui.

Plus d'une heure après, il trouve Dean dans les couloirs.

Mais celui-ci fait semblant de ne pas le voir. Depuis que Castiel lui a volé sa place au bloc (oui volé parfaitement), il est beaucoup plus facile pour Dean de tenir sa résolution.

Castiel ne compte pas en rester à un simple silence buté d'un gamin qui n'a pas eu sa part du gâteau. Alors il lui tourne autour, le regarde, les yeux légèrement plissés, les sourcils froncés, la bouche pincée. Ça fait ressortir la fossette de son menton.

« Tu sais que t'es bandant quand t'es en colère ?

Ta gueule Novak, pour une fois c'est moi qui suis pas d'humeur.

Tu fais ton caprice t'es content ? Ça te soulage de bouder ?

Dean daigne enfin le regarder.

Attends je rêve là., fait-il simplement.

De quoi ?, demande Castiel sans trop comprendre.

Je boude, je suis pas content ? Bah ouais tu vois ça me fait chier. Et ce qui me fait encore plus chier c'est que tu viennes me narguer.

Je viens pas te narguer, tu prends ça mal parce que tu es blessé dans ton orgueil de futur médecin. Tu voulais gagner ce petit jeu, tu as perdu. Sois bon perdant. Je venais juste te voir pour te demander si tu voulais qu'on sorte un peu.

Je suis de garde ce soir. Depuis quand tu acceptes de sortir ? sourit Dean, se moquant presque.

Depuis que je me disais que ton orgueil de futur médecin crevé et overbooké de révisions aurait besoin de prendre l'air après ça. »

Castiel ne fléchit pas, les mains enfoncées dans sa blouse. Dean soupire. Il y a été un peu fort peut-être... Et puis ce que lui propose Castiel est assez alléchant quand même.

« Pas ce soir malheureusement... Demain ? tente-t-il.

Demain c'est moi qui suis de garde…, fait Castiel. Je voulais juste passer l'aprem' en ville. Rien foutre… Enfin bref. Je te laisse bosser, tu vas te faire engueuler.

Tu peux décaler ta garde ? demande Dean.

Pas plus que toi tu le peux. Et puis je veux rentrer chez moi juste après, comme on a une journée de repos je rentre direct. Un week-end de trois jours quoi…

Oui bien sûr... J'comprends..., soupire Dean.

Castiel s'avance vers lui, discrètement passe sa main sur sa hanche et dépose un baiser caché à ses lèvres.

Je te rejoins ce soir en salle de garde. Mais pour dormir… Juste dormir.

Dean ne peut retenir le sourire qui s'étire sur son visage. En une phrase Castiel a éclipsé toute la rancœur qu'il avait envers lui...

D'accord. Bipe- moi quand t'arrives okay ? J'espère que j'aurai pas d'urgence..., sourit-il encore.

Ça marche… Et si tu veux faire des sutures, demande-moi, y'a plein de gamins qui tombent… Profite que je sois encore en pédiatrie. »

Un dernier baiser, appuyé, mais rapide. Bon. Puis il s'éloigne de Dean et s'en va. Souriant.

Calme. Ce n'est pas comme ça qu'aurait qualifié sa journée. Il avait eu raison de réviser l'AVC il y a peu, ils avaient eu deux cas graves en fin d'après-midi dont il avait du surveiller les constantes et rédiger des rapports toutes la soirée. L'interne d'astreinte avec lui est parti dormir assez tôt a lors il enchaine café sur café pour ne pas faillir à sa mission jusqu'à ce qu'on le congédie. Il en profite pour préparer la tournée des chambres et la réunion post op pour Pauline avec le staff.

Castiel rentre dans la chambre de garde et directement bipe Dean, le néon rend l'âme au moment où il allume la lumière. Super. Il n'a plus qu'à se déshabiller sommairement et rejoindre le lit. Reste plus qu'à ce que Dean vienne.

Dean attend encore quelques instants le retour de l'interne pour prendre la relève et soulagé de le voir enfin, il va rejoindre Castiel en salle de garde. Machinalement, lorsqu'il ouvre la porte, il cherche l'interrupteur. Et lâche un « fuck ! » quand il voit que rien ne se produit en l'actionnant.

« Tant pis on restera dans le noir…, souffle Castiel, qui commençait à piquer du nez.

Dean sourit en entendant le son de sa voix.

T'es où ? Dans quel lit ? demande-t-il en retirant ses chaussures.

Avance tout droit, en bas, fais attention à tes jambes et te cogne pas les tibias dans le lit ! »

« Il pense vraiment à tout. » se dit Dean.

Il obéit aux indications et le trouve du coup assez facilement. Il n'a qu'à se glisser contre lui, vêtu seulement d'un tee-shirt et d'un caleçon à ce qu'il sent.

« T'es un grand malade de venir dormir à l'hôpital alors que t'es pas de garde..., souffle Dean à une oreille qu'il embrasse.

Mmh. Bah oui tu vois, je l'aime tellement cet hosto que j'y viens même la nuit en cachette pour voir mon amant médecin !

Castiel va se caler contre lui, glissant une petite main à sa taille, sous la blouse et son tee-shirt..

Merci..., souffle Bo. J'suis aux anges là... Mmmh.

Te réjouis pas trop vite. Demain j'te pourris à nouveau la vie., sourit Castiel.

C'est ça ouais..., rit Dean. Je rentre chez moi demain j'te rappelle. 24 heures ici c'est bon...

J'sais bien… Te plains pas, toi tu dois pas t'occuper de petits estomacs qui vomissent dessus, de bouchent qui hurlent, d'ailleurs je crois que j'ai perdu de l'audition, et de parents ultra stressés qui te foutent la pression !

Parkinson c'est pas mieux... Allez, je veux dormir, je suis crevé..., dit Dean en se calant bien tout contre Castiel.

Oui t'as raison… Moi aussi… Bonne nuit Bo.. »

Castiel remonte sa main dans son dos, il est bien installé comme ça… Dans son odeur, dans ses bras… Il n'arrive plus à penser. Juste dormir…

Vibrer. Grognement de Dean. Une deuxième vibration. Un bras sort du lit pour regarder ce maudit truc. Code bleu. Putain une réa. Dean doit vraiment y aller... Alors qu'il a Castiel dans les bras. La vie est cruelle. Le petit brun ouvre à peine les yeux quand il sent Dean bouger. Il ne sait pas quelle heure il est mais c'est dur... Dans un geste un peu idiot il s'accroche à Dean. Ce dernier en sourit et caresse son bras nu. Il connait un moyen, rapide et efficace de réveiller Castiel.

« Chaton faut que j'y aille mais je vais revenir., il rigole tout seul.

En effet Castiel ouvre un œil et donne une claque bruyante sur le bras de son amant.

Appelle-moi encore comme ça et tu peux rêver pour que je vienne dormir avec toi. »

Dean sait comment se faire pardonner en venant déposer un long baiser langoureux sur les lèvres de Castiel.

« Je rêve déjà là..., sourit-il, parvenant à s'extraire enfin du lit.

Pfff... Niais. »

Castiel marmonne et se retourne pour se remettre sous les draps et dormir. Oh oui. Mais c'est qu'il a froid sans Dean. Ce dernier file en vitesse dans la chambre 245 pour assister à la réa. Retour à la réalité.

Il est 8 heures quand Castiel se réveille, seul dans le lit. Cherchant autour de lui il ne voit personne. Okay, Dean a du passer une nuit d'enfer à pas arrêter de se lever coucher lever coucher... Pratique et surtout éreintant.

Castiel sort du lit et se rhabille. Désagréable sans prendre de douche... Il va boire un peu et sort de la chambre. Dean le percute alors, un sourire de victoire sur son visage fatigué. Il va prendre Castiel dans ses bras, le soulève et le ramène dans la chambre.

« J'ai fini ma garde et Morenas m'a laissé faire une sutuuuure ! chantonne-t-il.

C'est bien caliméro. Mais lâche moi je dois aller prendre un café biiiiien serré pour assurer ma garde dans un quart d'heure moi., ronchonne l'autre.

Mais Dean lui cloue le bec d'un baiser trop heureux d'être resté éveillé toute la nuit pour une bonne cause.

Mmh… Winchester… J'ai pas le temps. »

Castiel tente de le repousser, mais c'est que Dean est accroché à lui comme une sangsue. Et qu'il continue à lui dévorer la bouche de baisers plus langoureux, la reposant par terre pour pouvoir le plaquer contre le mur de la chambre de garde. Oui, Dean a presque envie de sexe...

Le petit brun lâche un gémissement étouffé quand il heurte le mur et en même temps le torse de Dean. Puis un second quand il se laisse aller à glisser ses mains dans ses cheveux. Il les empoigne et éloigne très peu Dean, le force juste à reculer pour mieux lui mordre la lèvre et mourir de chaud. Dean ne peut plus s'arrêter. Ça lui fait tourner la tete. Il est ivre de joie. Réussir à l'hosto, sentir son égo regonfler, avoir dormi aux côtés de Castiel.. tout va bien dans le meilleur des mondes.

Sauf que cette fois c'est le bipper de Castiel qui lui vibre dans la poche. Il pousse Dean et regarde. On l'attends pour le staff.

« Merde…, il regarde sa montre. Je dois y aller. Je te déteste bordel j'ai pas le temps de déjeuner.

T'es dans quelle salle pour ton staff ? demande Dean en le laissant partir.

Je sais plus… En… 330… 335 je crois… »

Castiel se repasse de l'eau sur le visage pour finir de se réveiller et se motiver. Putain quelle idée lui est passée par la tête de dormir avec lui en salle de garde ?! Dean le laisse partir sans discuter, ni l'embrasser cette fois. Souriant toujours béatement, il va au vestiaire pour se changer et récupérer ses affaires.

Maintenant il attend, en face de la 335, il a demandé à l'accueil de la pédiatrie. Il boit son café et regarde l'autre dans le repose gobelet avec le petit sachet de la boulangerie à côté.

Quelques minutes plus tard tout le monde sort enfin de la salle et retourne à ses occupations. Castiel sursaute quand il voit Dean devant lui. Puis se met à sourire quand il aperçoit le café que son amant lui tend et le petit sachet.

Putain alors celle là. Sans s'arrêter de sourire, il se dit que cette fois c'est lui qui est complètement niais.

Un baiser.

« À lundi. Merci. »

Après quelques heures de sommeil, Dean va mieux. Il a une soirée ce jeudi soir, Benjamin vient de l'appeler. Il est 18 heures, parfait. Le temps de se préparer. Une petit soulagement au creux de son lit pour entretenir son endurance, comme tous les soirs. Puis une douche, des fringues sexy, un peu de parfum et les cheveux coiffés rapidement.

Il peut sortir de chez lui, il va même arriver en avance chez Benji. Sauf qu'en sortant il voit Enzo. Et visiblement cette fois, il a envie de faire la gueguerre.

« Alors Winchester, tu viens de baiser mon amant ? l'agresse-t-il en le regardant de la tête aux pieds.

Euuuuh... Pas vraiment non., fait Dean déstabilisé.

Ou alors tu y vas peut-être ? Vu ta dégaine…

Non. Je vais à la soirée organisée par les troisième années sur le campus.

Il y va avec toi ? questionne Enzo sans aucune gêne.

Ça te regarde pas., assène Dean.

Le jeune homme serre les dents et les poings.

Si ça me regarde., articule-t-il à peine.

Mais bien sûr.

Dean essaye de passer son chemin. Sauf qu'Enzo l'attrape par l'épaule, rien à foutre d'être plus petit que lui.

Je le récupèrerais.

Trop tard... » insinue Dean avant de se tirer enfin.

Enzo fulmine. À envie de taper dans le mur, mais ça serait inutile. Il récupérera Castiel, ça il n'y a aucun doute, il a sa petite idée de comment faire.

A suivre...