Helloooo !

Désolée de vous avoir fait attendre ^^''. Je suis en vacances et donc actuellement en train de faire le mollusque devant mon ordinateur, mon cerveau reposant soigneusement sur ma table de chevet... Dieu que j'ai galéré, vous n'imaginez même pas T_T... Je m'excuse platement pour sa longueur. Du coup, je vous en sortirai un dans la semaine pour me faire pardonner ^^ . Bonne lecture !

Titre : Là où mène la curiosité

Auteur : baekjeong

Pairing : WolfStar (Sirius Black/Remus Lupin)

Rating : T (même s'il va sûrement passer à M)

Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Ils sont à J.K. Rowling, actuellement gourou d'une secte de fans assoiffés de sang. Seule la trame m'appartient.

Résumé : Avec Sirius, il en faut peu pour se retrouver dans la panade. Alors il suffit d'un cours séché et d'une tentative de blague sur un Sang-Pur peu recommandable pour que tout dérape...

Chapitre 9

Manoir Malfoy, 13 janvier 1976

''Oh bordel... Je veux rester là pour toujours...'' fut la première pensée qui vint à l'esprit de Sirius en se réveillant. Il était allongé contre Remus qui le tenait dans ses bras, une jambe retenant les siennes. Il plongea son nez dans les vêtements de son ami, cherchant l'odeur agréable et apaisante. Il était bien au chaud, contrairement aux locataires des autres cellules. Il en venait à penser que ses réveils étaient encore mieux qu'à Poudlard. Entendant l'elfe du petit déjeuner arriver, il s'empressa de réveiller Remus : il n'appréciait pas de se faire lever au son des casseroles. L'endormi grogna et resserra sa prise autour de son compagnon. Il ouvrit les yeux – ou, en tout cas, essaya – et fut aveuglé par la lumière agressive du jour. Le bruit des coups contre le métal acheva d'interrompre sa nuit. Un grognement clairement mécontent s'éleva dans la cellule. Relevant la tête, Sirius put voir des canines proéminentes apparaître et des yeux jaunes briller : « Remus ? »

Il était inquiet, ce comportement n'était pas normal... Il sentit le regard du loup-garou sur lui et déglutit difficilement. Mais loin d'être agressif, son ami se pelotonna dans son giron, cherchant à se rendormir. À deux jours de la pleine Lune, l'appel se faisait déjà sentir. Sirius remarqua finalement que tous leurs voisins s'étaient plaqués aux grilles opposées à leur position, fixant avec crainte l'adolescent endormi, tout comme l'elfe qui, lui, avait l'air sur le point de faire une syncope. Il servit tout de même les portions dans le silence le plus total, le teint livide. Dès qu'il eut fini, il courut presque dans l'escalier pour s'échapper de cet endroit qui puait la lycanthropie...

Quand Remus rouvrit les yeux, une heure plus tard, tout était redevenu comme avant. Ils mangèrent les portions désormais froides de l'horrible mixture. Finalement, ils s'adossèrent au mur de pierre, l'un à côté de l'autre, sous la couverture :

« Ça doit être le jour le plus calme qu'on ait eu depuis notre arrivée, murmura Sirius. On s'ennuierait presque...

- Dis pas ça, ça porte malheur...

- Me demande pas de toucher du bois ou je vais penser que tu es superstitieux.

- Si je l'étais, je ne fréquenterai pas en permanence un sinistros...

- Bien vu. »

Le silence se fit tandis qu'ils s'appuyaient l'un contre l'autre et fermaient les yeux, profitant tout simplement du calme avant que celui-ci ne devienne ennui.

Soudain, tous les sens de Remus s'éveillèrent, en alerte. Un sentiment de peur lui tordit les entrailles, le faisant se recroqueviller en gémissant. Des éclats de voix leur parvenaient du rez-de-chaussée :

« Mais je ne peux pas...

- Laisse-moi passer j'te dis !

- Je ne suis pas sûr que...

- Tu veux prendre leur place ?!

- Non, je...

- Alors la ferme et laisse-moi passer avant que je t'étripe ! »

Un bruit mat de coup résonna dans l'escalier avant de laisser place à des pas claquant contre la pierre humide. Sirius sentit son ami se cacher littéralement sous la couverture et se coller contre lui, cherchant une sensation de sécurité. À peine quelques secondes plus tard, un grand homme massif se tenait à l'entrée du sous-sol, un grand sourire sadique aux lèvres. Une nauséabonde odeur de sang vint agresser l'odorat de Sirius qui leva la couverture pour couvrir son nez. Si les prisonniers avaient eu peur de Remus, là, ils étaient terrifiés et tremblaient de tous leurs membres. Pour sa part, Sirius trouvait que la seule chose terrifiante chez cet individu était sa capacité à sentir aussi mauvais... Sur ses genoux, Remus avait l'air de s'empêcher de faire le moindre bruit. L'homme souriant découvrait des dents tranchantes et ses cheveux gris en bataille ne cachaient pas le bout de ses oreilles pointues. Sirius fut pris d'un doute. Il renifla plus attentivement l'air vicié du sous-sol. Et là, l'évidence le frappa : « Loup-garou... » murmura-t-il.

L'homme se tourna vers lui et son sourire s'agrandit encore plus :

« Tiens, tiens... Il y a de la nouveauté dans ces cachots puants... »

Il s'approche de la grille, posant une main griffue sur les barreaux, et plonge son regard dans celui de Sirius. L'adolescent sent la tension monter. Il a juste envie de rejoindre Remus et se cacher avec lui sous la couverture pour échapper à ce regard sadique. Il sent ses dents commencer à claquer, il se plaque encore plus contre le mur. Le chien en lui gémit et est terriblement proche de se faire dessus.

Il sent Remus réagir à son angoisse, se collant encore plus à lui. Il sort doucement la tête de sous sa protection et lève son regard vers l'autre Lycanthrope. D'un coup, son visage perd toute couleur, il lâche un couinement de peur, faisant écho à l'ambiance du sous-sol : Fenrir Greyback était là. L'expression du grand homme sembla s'illuminer comme celle d'un gosse devant ses cadeaux de Noël :

« Que de surprises aujourd'hui... Si ce n'est pas le petit Remus. Je te manquais ? »

Il ouvre la grille et se glisse dans l'espace restreint. Voyant la main crasseuse s'approcher de son compagnon, Sirius réagit au quart de tour. Un énorme chien noir grondant menace maintenant de ses crocs le loup-garou et lui saute dessus, le faisant tomber à terre. Passée la surprise, celui-ci renverse les positions, une main refermant la gueule du sinistros, l'autre sur l'échine. Soumettant le gros canidé avec une facilité déconcertante, il se mit à rire, un rire qui s'apparentait plus à un grognement qu'à un véritable rire. Remus était resté figé, regardant comme dans un état second la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il revint à lui en entendant un cri de douleur clairement canin. Greyback appuyait son genou contre les côtes de Sirius, écrasant progressivement la fragile cage thoracique sous son poids. Un premier craquement retentit : un os avait cédé. Une expression de pur plaisir malsain au visage, le loup-garous semblait se délecter des réactions de l'adolescent. Un filet de sang sortait de la truffe du chien qui se tordait de douleur.

« Arrête ! Cria Remus. Laisse-le !

- Qu'est-ce que tu dis ? J'ai mal entendu, répondit Greyback en se pressant un peu plus contre sa victime.

- Arrête de lui faire du mal... S'il te plaît, ajouta-t-il en réprimant une grimace de dégoût.

- Tu vois quand tu veux, louveteau. »

Il se leva, relâchant Sirius qui resta allongé, immobilisé par la douleur, le souffle haletant. Remus se jeta près de lui, faisant courir ses mains le long de la fourrure tachée de sang, essayant de déterminer la gravité de la fracture. Greyback affichait un sourire satisfait en observant le jeune homme s'activer autour de son ami. Sirius réintégra difficilement sa forme humaine, la métamorphose de ses os était douloureuse à cause de ses côtes. Il saignait du nez et avait un énorme bleu sur l'arête du nez ainsi que sur la nuque. Il se réfugia contre Remus qui passait une main inquiète contre sa joue. Finalement, Greyback arriva au bout de sa patience et posa une main impérieuse sur l'épaule de Remus pour le faire se lever. L'autre adolescent lui lança un regard de pure haine et un grondement sortit de sa gorge. Le loup-garou lui sourit, c'est qu'il en redemandait en plus... Mais le jeune Lupin se leva et se plaça entre les deux belligérants, comme un bouclier. Il attrapa vivement le poignet de son louveteau et le fit sortir de la cellule. Il remonta au rez-de-chaussée en traînant derrière lui l'adolescent qui avait du mal à suivre et trébuchait. Il assomma d'un coup le gardien qui commençait sérieusement à lui taper sur le système, le laissant plus mort que vif. Il soupira en remarquant que Lupin n'avait toujours pas réussi à assimiler son rythme : tout serait tellement plus simple s'il pouvait le porter par la peau du cou... Il ouvrit une porte au hasard et tomba sur une salle de réunion vide. Il y jeta littéralement le jeune qui, surpris du geste, tomba rudement sur le cul dans une position des plus ridicules, de l'incompréhension dans les yeux. Greyback s'assit sur une table, se plaçant plus haut que le louveteau, et appuya son menton dans sa main :

« Il faut qu'on discute. »

À suivre

Alors ? Ça vous a plu ?

N'hésitez pas à me laisser un petit mot, ou alors vous irez rejoindre ma collection de photo des plus belles mutilations purulentes. J'ai gagné sept fois le concours, je vous signale ^^