Note de l'auteur : Désolé du retard, mais avec la rentrer j'ai eu du mal a poster!
Voici le chapitre 9 ! J'espere que ça vous plaira toujours autant.
Bisous
Chapitre 9 : "Mais qu'est-ce que c'est encore ces embrouilles ?!"
-SKEETER !! JE VAIS TE TUER !
Je viens d'ouvrir les portes de la Grande Salle avec fracas.
Je suis folle de rage !
Toutes les têtes se tournent vers moi. Je n'y fais pas attention et cherche ma « proie ». Je la repère, essayant de se faire la malle en se cachant derrière des élèves attablés.
-Espèce de sale fouineuse ! Si je te mets la main dessus, je t'étrangle !! m'écriai-je avec hargne.
Et la voilà qui continue à gigoter, pensant que je ne l'ai pas encore vu. Quelle gourde !
Elle commence à détaler comme un lapin en me voyant approcher d'un pas rageur. Bon d'accord, j'avoue que ce n'est pas très discret d'arriver en plein milieu du déjeuner. Mais la patience et la discrétion n'ont jamais vraiment fait partie de mon caractère.
Oh non ! La voilà qui se met à courir !
Bon, quand il faut y aller… Vous connaissez la suite.
Je lui cours après, saute par-dessus une des tables en renversant au passage tout un tas de plats.
Elle fonce vers la sortie pendant que je continue à la suivre. Gagnant rapidement du terrain d'ailleurs, parce qu'il faut dire qu'elle n'est pas très sportive, la fouineuse.
On arrive dans le parc. Elle m'énerve vraiment ! Elle n'aurait pas juste pu me suivre hors de la salle, que je lui mette sa raclée, non ?
Apparemment, plusieurs élèves sont sortis de la salle pour voir le dénouement de cette fabuleuse épopée.
Bon, va falloir faire rapide, les profs ne vont pas tarder à rappliquer.
J'arrive enfin à peu près à sa hauteur. Je m'élance et fais un plaquage digne des plus grands rugbymans moldus.
(N.D.A. : CHAABBAALLL !! xD)
Heureusement, l'imbécile amortit le choc pour moi. Je la retourne et la maintient au sol d'une main autour de sa gorge.
-Toi, pas bouger ! dis-je en agitant mon index devant elle.
Elle me regarde avec de grands yeux horrifiés.
Eh oui ma cocotte, tu peux avoir peur !!
-Alors Skeeter, t'as vraiment cru que tu pourrais m'échapper ?!
Et comme pour la conforter dans cette idée stupide, j'éclate d'un grand rire.
Un peu sadique, ce rire, en y pensant. Comme les méchants dans les dessins animés moldus. Tout à fait cliché.
-Tu n'es qu'une sale truie fouineuse ! Tu vas me donner ces photos je peux te l'assurer ! Et pas la peine de faire cette tête-là, je ne suis pas aussi stupide que toi, je sais bien que tu en as fais, des copies !
-Euh… Lavena… commence une voix masculine derrière moi.
Putain, ils peuvent pas me lâcher un peu, non ?!
Je me retourne et fais face à Justin. Le Justin Peterson avec qui il m'arrive de coucher... Parfois.
-Qu'est-ce que tu veux ? demandai-je rapidement.
Skeeter commence à gigoter. Je lui lance un regard noir en resserrant un peu plus ma main sur sa gorge.
-Je…Voulais juste te dire que tu devrais la lâcher. McGonagall ne va pas tarder et c'est mauvais pour toi…
-Tu peux partir, Peterson, annonce calmement Lupin derrière lui.
C'est quoi, ça ? Une réunion des anciens bécoteurs ?! Merde, à la fin !
-Lavena, lâche-la, m'ordonne presque Lupin, toujours désespérément calme.
C'est dans ces moments-là que j'ai envie de lui en mettre une !
-Putain, mais vous n'êtes pas mes baby-sitters ! Foutez-moi la paix ! m'exclamai-je, de plus en plus hors de moi.
Ils se regardent tous les deux, surpris.
Me font chier, ceux-là !
Je jette un coup d'œil en direction du rassemblement et vois qu'effectivement, McGonagall essaye de traverser la foule d'élèves qui s'est amassée à l'entrée du château.
Je reporte mon attention sur Skeeter qui est devenue toute rouge.
J'ai peut-être un peu trop serré, non ?!
-Oups ! dis-je en desserrant ma prise.
Elle a qu'à pas m'énerver comme ça, cette gourde !
-Bon, maintenant, tu vas bien m'écouter, repris-je d'une voix basse et menaçante à l'adresse de Skeeter. Ce soir, à 19h30 avant le repas, je t'attendrai dans le hall. Tu ramèneras toutes les photos avec toi, et j'ai bien dit toutes !
-Hum, hum…Miss Connors !
Je me retourne une nouvelle fois, exaspérée. McGonagall. Il ne manquait plus que ça !
-Lâchez votre camarade, je vous prie ! dit elle, autoritaire.
Son chignon est défait et ses vêtements, froissés. Je réprime un sourire et lui répond simplement :
-Deux minutes !
Elle s'offusque, mais je ne lui laisse pas le temps d'ajouter autre chose. Je me tourne vers Skeeter et m'approche d'elle, histoire qu'elle seule puisse m'entendre.
-Si je vois cette photo paraître dans ton immonde torchon que tu appelles journal, je te rendrai la vie impossible. Et tu sais que je dis vrai ! Ne t'avise plus de rechercher un scoop du côté de ma vie privée !
Puis je me redresse et reprend plus distinctement :
-Ai-je été assez claire ?!
Elle acquiesce précipitamment.
Je me relève, ôte la poussière de mes vêtements et me tourne vers une McGonagall plus que furieuse.
Après le quart d'heure où je me suis défoulée, voici le quart d'heure « Aïe, je vais morfler ! ».
M'enfin, au moins, j'ai réglé son compte à Skeeter et j'espère que toute cette stupide histoire est enfin terminée !
- Suivez-moi, jeune fille, me commande-t-elle, les lèvres pincées.
Je passe devant Lupin, Peterson et les élèves la tête haute, malgré mes cheveux en bataille.
J'en ai vraiment marre de toutes ces conneries. Tout ça, c'est de la faute de Lupin, de toute manière. C'est toujours à moi de tout arranger. Pfiouuu, ça me tape sur le système, tout ça !
Et c'est à peine répétitif, en plus !
Que je vous explique…
Pendant que Lupin et moi, nous nous livrions hier à un rare, et je dirais même unique, moment de « tendresse » sans se prendre la tête, Skeeter est arrivée avec son appareil à la con et nous a pris en photo.
Bien sûr, tout ça, je ne l'ai su que ce matin, sinon j'aurais mis la main sur cette garce bien plus tôt !
C'est un de mes « informateurs» qui m'a prévenu. Apparemment, il aurait vu cette immonde fouine et le babouin en slip en train de converser. Déjà mauvais signe. Il a entendu, par inadvertance, qu'ils parlaient de Lupin et moi. Apparemment, Black junior aurait donné des infos à Skeeter. Elle a sauté sur l'occasion ! Que voulez-vous ?… Trop beau scoop !
Ce crétin fini a rompu notre contrat. Je vais l'enterrer vivant !
Au moins, ça me fera un peu de distraction…
Bref, du coup, dès que j'ai appris la nouvelle, je m'en suis occupée, bien sûr. Mais Lupin lui, il fait quoi ? Rien, comme d'habitude !
Ben oui…Maintenant, ça devient quotidien, ce genre de situation… J'ai l'impression, en tout cas.
Tout ce qu'il faut, c'est que j'arrête de fréquenter Lupin, ou que je me limite à de simples injures, tout ce qu'il y a de plus normal pour moi, en somme !
On arrive enfin au bureau de McGonagall. Elle m'indique un siège, je m'y assois et attends la sentence.
Il faut au moins que je donne mon opinion, non ?! Lavena Connors donne toujours son opinion !
Avant qu'elle ne parte dans un long discours sentencieux, je l'interromps.
-De toute manière, elle l'avait mérité, dis-je simplement en croisant les bras.
Apparemment, c'est cette vieille pie qui s'est occupée de mon cas, car mon directeur de maison est en pleine préparation d'une potion ultra importante. En même temps, c'est un prof de potion, qu'est-ce qu'il peut faire d'autre, à part des potions ? Je me le demande, tiens !
Je suis dans les couloirs, essayant de tuer le temps en promenant Toucuit qui n'a pas eu l'occasion de faire une grande promenade depuis longtemps.
-Allez, vas-y, fais la grosse commission, Toucuit. Oui, oui, même ici, tu peux ! Un petit « Recurvite » et hop, c'est comme neuf. Bon, je suis d'accord avec toi, ça n'enlève pas l'odeur, mais ça, ça reste notre secret hein ?!
Il me regarde avec de grands yeux de chien battu. En même temps, ça pourrait pas être avec des yeux de perroquet !
-Mais si ! Allez, vas-y ! repris-je. Même que je regarde pas, si, je t'assure ! Tu vois, je me tourne, je savais bien que t'étais pudique !
Je m'exécute, me retourne et … Tombe nez à nez avec Lupin.
Il m'a vu débiter toutes ces inepties, c'est bien ça ?
Arf… Triple caca !
Il affiche un sourire goguenard.
-Ça laisse des odeurs ? demande-il en haussant un sourcil.
Je fais la grimace.
-Tu devrais être bien placé pour le savoir ! répondis-je.
Il me regarde, perplexe. Il doit se demander ce que j'ai voulu dire par là… Je ne peux pas l'aider je ne sais pas moi-même. Comme si j'allais lui dire…
-Comment je dois le prendre ? me demande-t-il.
-Comme ça te fait plaisir, Lupin !
-Qu'est-ce qu'il te voulait, Peterson, ce matin ?
-Tu sautes volontairement du coq à l'âne ou tu joues juste les possessifs ? demandai-je, un sourire ironique au coin des lèvres.
Il soupire.
-Tu… Tu couches encore avec lui ?
- Oh, lâche-moi la grappe, Lupin ! Qui t'es pour te préoccuper de mes fréquentations et de mes occupations ? Personne !
Il se rembrunit.
-C'était juste une question, Connors ! Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, je n'en ai vraiment rien à foutre ! dit-il sèchement.
- Quel revirement soudain ! Tout à l'heure, tu m'aurais léché les pieds pour savoir si je m'envoyais en l'air avec l'autre tache ! lançai-je méchamment.
-Ferme-la, Connors ! Je me contrefiche de savoir avec qui tu joues les catins !
Je lui jette un regard noir.
-Tu vas trop loin, Lupin ! dis-je, les dents serrées.
On se défie du regard quelques instants.
-T'es vraiment qu'une peste ! reprend-t-il.
Il tourne les talons et s'en va. Je soupire et me tourne vers Toucuit.
-Toi aussi, tu penses ça ? Non, bien sûr, toi tu m'aimes ! Pourquoi tu fais cette tête ? Ah, ça y est, tu l'as fait, finalement.
J'exécute rapidement le sort.
-Ah, j'avais raison, ça fait rien contre l'odeur ! dis-je en agitant ma main devant mon nez.
Vite, faut qu'on déguerpisse avant que quelqu'un passe par là. Serait bien capable de penser que c'est moi qui suis l'auteure de cette odeur …
Je l'ai toujours dit ! Une bonne nuit de sommeil est le meilleur des remèdes contre tout !
Hier, après avoir récupéré les photos et les avoir brûlées, j'ai passé un peu de temps avec Anna. C'est vrai que ces derniers temps, on n'a pas vraiment eu l'occasion de se voir beaucoup. Je la soupçonne de fricoter avec quelqu'un sans me dire qui.
En même temps je peux parler, moi, avec ma pseudo-relation secrète.
Hein ?! Qu'est-ce que je viens de dire ? Aurai-je osé laisser entendre que j'avais une quelconque relation secrète avec Lupin ? Non, jamais ! Je ne dois pas encore être bien réveillée. Oui, voilà, c'est ça, pas réveillée !
-Anna ? dis-je en frottant mes yeux pour faire fuir le sommeil (et mes pensées).
-Oui ? me répond-t-elle de la salle de bain.
Je me lève difficilement et la rejoins.
-Qui sont, selon toi, les personnes les mieux placées pour faire circuler une rumeur ? demandai-je, tout en m'asseyant sur le rebord de la baignoire.
Je la vois dans le miroir, en train de réfléchir – elle, pas le miroir – tout en coiffant ses courts cheveux blonds.
-Jowels, assurément…
-C'est qui, celle-là ? l'interrompis-je.
-Celui-là, tu veux dire ! reprit-elle malicieusement. C'est un gars de cinquième année à Poufsouffle. Et puis, il y a Skeeter, bien sûr…
Je grimace rien qu'à entendre ce nom.
-Sinon… Peut-être bien Mcburry et Adams à Serdaigle, ainsi que Gennerson à Gryffondor et enfin, toi, bien entendu.
-Tu m'en vois flattée ! Mais les cancans, c'est pas mon truc, j'aime juste pourrir la vie des autres…
-C'est bien ce que je dis ! réplique-elle. Pourquoi tu demandes ça, au fait ?
-Pour Black Junior, il n'a pas respecté notre deal, grommelais-je avec mauvaise humeur.
-Cela aurait-il, par hasard, avoir avec ton état de la semaine dernière ? demande-t-elle innocemment.
Je me lève et m'approche d'elle, un sourire malicieux collé aux lèvres.
-Ta curiosité te perdra, ma chère Anna ! dis-je en tapotant le bout de son nez.
Bon d'accord, c'est vrai, je n'ai pas brûlé toutes les photos. J'en ai sauvé deux et j'en ai envoyé une à Lupin. Il ne va pas tarder à la recevoir par le biais du courrier matinal, d'ailleurs.
Me suis dit que ça lui ferait plaisir…
Ouais, c'est vrai… Je me ramollis affreusement ! C'est presque comme si je devenais sentimentale … BEURK ! Que Merlin m'en garde !
Pour changer de sujet, j'ai déjà commencé à faire circuler la fameuse rumeur selon laquelle on m'aurait dit que quelqu'un avait dit qu'un autre avait dit avoir vu Regulus Black en train de faire une pipe à Peter Pettigrow.
Ah ah, ce que j'ai pu rigoler ! Un passe-temps dont je ne pourrai jamais me lasser !
Le courrier arrive. Je vois ma chouette se diriger vers la table des Gryffondors. Heureusement, personne ne la reconnaît ! J'avais pas pensé à ça, tout à l'heure ! Je n'aurais pas dû acheter cette maudite chouette, voilà tout !
Lupin semble surpris, lui qui ne reçoit que la Gazette du sorcier, d'habitude … Ne me demandez pas comment je le sais !
Il décroche l'enveloppe et permet à ma chouette – elle n'a pas encore de nom mais je trouve ça original de l'appeler « chouette » - de boire dans son verre de jus de citrouille.
Faut que je fasse gaffe, ça fait vachement flag de fixer la table des Gryffondors. Je viens de me sortir de deux embrouilles en une semaine, un peu de repos serait bien mérité !
Il ouvre l'enveloppe et en retire le petit mot que j'y ai glissé pour ne pas que la photo se sente seule.
Si je me souviens bien, ça donne à peu près ça :
« J'ai pensé que ça te ferait peut-être plaisir.
L.C »
Il relève la tête et me regarde, perplexe, puis sort la photo de l'enveloppe.
Il n'était même pas au courant de l'histoire et voilà que je lui offre une photo ! M'étonne pas qu'il trouve ça bizarre.
Sur la photo, on est tous les deux contre le Saule Pleureur. Moi, la tête dans son cou, et lui, son bras autour de mes épaules. On nous voit, le sourire aux lèvres, riant et regardant le coucher de soleil. On pourrait presque faire penser à un vrai petit couple amoureux. … Double BEURK !!
Il relève la tête, et plonge son regard dans le mien. Il me murmure un merci du bout des lèvres, le tout accompagné d'un immense sourire heureux.
Heureux ? Pourquoi heureux ?
Merdouille ! J'ai pas encore fait une connerie, moi ?
