Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, hormis ceux sortis de mon imagination.

Merci, merci pour toutes vos reviews qui m'encouragent grandement !

Bonne lecture !!!

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Chapitre 9 : Découvrir l'amour

Edward se réveilla lentement. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas si bien dormi. Il avait l'impression que le poids qui comprimait douloureusement sa poitrine s'était allégé, était-ce pour ça qu'il avait enfin pu trouver le repos ? Ou était-ce grâce à la main qui caressait tendrement ses cheveux et son dos ? Il décida de faire semblant de dormir, souhaitant profiter encore du cocon protecteur que formaient les bras de Carlisle autour de son corps. Jamais Edward n'aurait pensé tomber amoureux, surtout après ce qui lui était arrivé, mais il avait suffi qu'il pose son regard sur le médecin pour que son cœur s'emballe. Après tout, peut-être qu'il avait raison, peut-être que c'était ses parents qui l'avaient placé sur sa route ? Il n'en revenait toujours pas de s'être confié, il avait imaginé que lorsque le vampire connaîtrait la vérité il le haïrait comme lui se haïssait. Il avait été faible et lâche. Il frémit rien qu'en repensant à ce que le dénommé James lui avait fait subir…

Il sursauta en sentant des lèvres froides se poser sur le lobe de son oreille avant de descendre le long de son cou jusqu'à sa clavicule en y laissant des baisers brûlants. Il ne put retenir un sourire. Carlisle avait du sentir sa tension et il semblait prendre à cœur qu'il se détende. Edward ouvrit les yeux et se retourna pour faire face au médecin. Celui-ci l'observait avec attention, ses yeux étaient remplis d'amour, mais il décela aussi une légère trace d'inquiétude.

« -Bonjour, souffla Edward d'une voix ensommeillée.

-Bonjour, répéta Carlisle avant de se pencher pour l'embrasser tendrement. Comment te sens-tu ?

-Etonnement bien… Ce n'est pas encore la super forme, mais j'ai l'impression d'être libéré d'un poids.

-J'en suis heureux. Edward, merci de m'avoir parlé, tu m'as prouvé que tu avais confiance en moi et j'en suis très flatté. Je ferais tout pour t'aider à te reconstruire, je serais toujours à tes côtés et ce pour l'éternité.

-L'éternité, répéta le jeune homme d'un ton pensif, j'ai un peu de mal à imaginer le fait de pouvoir vivre éternellement.

-Cela t'effraie-t-il ?

-Non, pas du moment que nous sommes ensemble. Tu… Tu m'as bien dit que les nouveaux-nés étaient plus forts que les autres ?

-Oui, pourquoi cette question ?

-Je … pour rien.

-Penserais-tu à profiter de cette force pour te venger de James ? Demanda Carlisle d'une voix sourde.

-Tu ne trouves pas ignoble qu'il ne soit pas puni pour ses crimes ?

-Si, mais tu dois comprendre que Caïus protège James et même si tu sembles être important à ses yeux, il ne tolèrera pas que tu t'en prennes à un de ses protégés. Il ne te tuera pas, mais il te fera souffrir…

-Je suis prêt à supporter toutes les souffrances qui soient si cela me permet de venger la mort de mes parents et celle de tous les innocents qui ont péri cette nuit-là !

-Soit… Je ne pourrais pas toujours être derrière toi pour te surveiller, soupira Carlisle en fermant les yeux. Je comprends ton désir de vengeance, mais je t'assure qu'elle ne t'apportera pas la paix. Crois-moi, James sera puni un jour ou l'autre.

Edward ne répondit pas. Il savait que Carlisle était pacifiste, mais de là à laisser un être aussi monstrueux que lui massacrer et torturer des innocents ? Non, il ne pouvait pas le supporter ! La colère gronda en lui et il voulut sortir du lit, mais la main ferme du médecin qui entourait sa taille le retint.

-Si c'est ce que tu souhaites, chuchota le vampire, je te soutiendrai même si je répugne à ce que du sang souille tes mains.

-Merci.

Edward se retourna, il sourit au vampire et déposa un léger baiser sur ses lèvres avant de se blottir dans ses bras. La main du médecin vint caresser son dos en un geste lent et rassurant, pourtant, il sentait que Carlisle était préoccupé. Peut-être appréhendait-il la punition que lui ferait subir le Volturi ? Le jeune homme savait qu'il allait souffrir, mais il serait immortel, le vampire lui avait assuré qu'ils ne le tueraient pas et il était prêt à tout braver pour venger les siens. Edward se demanda quelle arme pourrait blesser un être aussi invulnérable qu'un vampire? Peu à peu, une idée se dessina dans son esprit. Il leva la tête, mais ne croisa pas le regard du médecin qui avait fermé les yeux.

-Tu m'aimes au point de te sacrifier, n'est-ce pas ?

-Je t'aime plus que tout.

-Je suis stupide, se morigéna Edward, pourquoi ne te mets-tu pas en colère alors que je me conduis comme un gamin capricieux ?

-Parce que tu as peut-être besoin de le faire pour avancer, parce que je peux comprendre ton sentiment….

-Oui, mais toi, tu arrives à te maîtriser, à passer outre ta colère… J'espère pouvoir être un jour aussi bon que toi.

-Tu me prêtes plus de qualité que j'en ai.

-Il semblerait que je doive rajouter la modestie, se moqua Edward.

-Très drôle, jeune impudent, le gronda Carlisle avant de s'emparer de ses lèvres.

Edward passa ses bras derrière le cou du médecin pour plaquer plus facilement leurs corps l'un contre l'autre. Lorsqu'ils se séparèrent, le jeune homme resta allongé sur le corps du vampire, une main sous son menton appuyée sur le torse de ce dernier, il plongea son regard émeraude dans celui de l'homme qu'il aimait.

-Je ne toucherai pas à James, promit Edward.

Il vit un sourcil se hausser sur le visage parfait de Carlisle alors qu'il l'interrogeait du regard.

-Comme tu me l'as dit, ils ne me toucheront pas, mais ils me feront souffrir… Je ne veux pas qu'ils te touchent, je ne le supporterai pas. Car c'est bien ça n'est-ce pas ? Ils s'en prendront à toi pour m'atteindre ? Et toi, tu es prêt à accepter les conséquences de mon geste, à te sacrifier, pour que je puisse assouvir ma soif de vengeance ?

-Edward, si tu t'en prends à James, je ne pense pas qu'ils me tuent, avoua Carlisle en resserrant son étreinte sur le corps du jeune homme en le sentant frissonner à ses paroles, Aro tient trop à moi, mais…

-Mais ils vont te blesser et ça je ne le tolérerai pas !

-Edward…

-Non, Carlisle, j'ai pris ma décision.

-Edward, écoute-moi, s'il te plaît, je veux que tu me fasses une promesse.

-Laquelle ?

-Je serais ton point faible, alors, promets-moi que quoi qu'ils disent ou menacent de faire, tu ne les laisseras pas se servir de moi pour te contraindre à faire quoi que ce soit.

-…

-Edward ?

-Je suis navré, Carlisle, mais c'est une promesse que je ne peux te faire. Je ne supporterai pas qu'ils te touchent.

-Alors, pour ton bien, je ferais peut-être mieux de te laisser, murmura le vampire tout en affichant à la fois un air triste et pensif.

-Je t'interdis de faire ça ! S'écria Edward. Jamais je ne pourrais vivre sans toi ! Comment oses-tu prendre cette décision pour moi ? Carlisle si tu pars parce que tu ne m'aimes plus je peux le comprendre, mais ne me quitte pas pour mon bien, je ne le supporterai pas !

Edward sentit des larmes couler le long de ses joues, il avait du mal à respirer, un poids énorme semblait comprimer sa poitrine. Il se dégagea de l'étreinte de Carlisle et le fait que le vampire ne le retienne pas accentua son malaise. D'un pas tremblant, il sortit du lit. C'est alors qu'il sentit une main blanche se poser sur son bras. Il redressa la tête, le vampire était déjà debout face à lui.

-Respire, Edward, lui ordonna-t-il doucement, respire, lentement.

-Je… peux … pas… Ne me… Ne me quitte pas…

-Je reste, mon amour, je resterais pour l'éternité à tes côtés.

-Je… ne supporterai pas … de te perdre… tu … tu es…

-Chut, n'essaye pas de parler, demanda le vampire en le forçant à se rasseoir sur le lit pour mieux le prendre dans ses bras, tu es en train de faire une crise d'angoisse. Je t'en prie, Edward, essaie de te calmer.

-Je peux… pas… J'ai mal… ça fait … mal…

-Je sais, souffla le médecin en déposant des baisers sur ses joues pour sécher ses larmes, mais il faut que tu te calmes. Regarde-moi, ne quitte pas mes yeux… Voilà, c'est bien. Maintenant écoute ma voix, ne pense à rien d'autre que ma voix, d'accord ?

Pour toute réponse, Edward hocha la tête, une telle anxiété avait envahi son être qu'il se sentait incapable de parler.

-Je t'aime Edward Anthony Masen. Je t'aime depuis le premier jour où je t'ai vu blessé et sans défense dans ce grand lit à Volterra. Je t'aime et je t'aimerais toujours, je n'aurais de cesse de te le rappeler tous les jours jusqu'à la fin des temps, promit Carlisle. Maintenant, je veux que tu fermes les yeux et que tu te détendes. »

Edward obéit. A peine avait-il fermé ses paupières que Carlisle l'allongea. Il pouvait sentir la fraîcheur du corps du vampire qui frôlait sa peau, son souffle balayait son visage. Ses lèvres effleurèrent les siennes en une douce caresse. Puis, il frissonna en sentant la langue froide et humide du médecin tracer le contour de ses lèvres. Doucement, sa langue força l'entrée de ses lèvres et vint caresser la sienne. Edward posa ses mains sur les épaules du médecin pour le rapprocher. Lorsque leurs corps se touchèrent, ils laissèrent échapper un gémissement de plaisir. Il sentit une des jambes de Carlisle se glisser entre les siennes permettant ainsi à leurs bassins de se rapprocher. Il ne put retenir un sourire quand il sentit le sexe dur du vampire contre sa cuisse. Le médecin s'en rendit compte et tout en s'appuyant sur ses avant-bras, il fit frotter son érection contre celle du jeune homme qui venait de s'éveiller à ce geste. Edward ferma les yeux lorsqu'il sentit la bouche de son amant se poser sur son torse dénudé pour le parsemer de baisers. Sa main blanche descendit jusqu'à l'élastique de son pyjama qu'il écarta légèrement glissant ainsi sa main à l'intérieur. Le jeune homme mordit sa lèvre inférieure quand sa main se referma sur son membre dressé. Carlisle remonta lentement le long de son corps, déposant traçant un sillon de feu sur sa peau avec sa langue avant d'embrasser sa mâchoire. Edward se tendit vers lui pour quémander un baiser, mais le médecin s'était redressé et ne lui prêtait plus attention. Rapidement, le vampire lui murmura des excuses à l'oreille avant de l'embrasser et de sortir du lit. Edward le regarda faire stupéfait et frustré. Un grognement s'échappa de sa poitrine quand il le vit déjà habillé et prêt à sortir de la chambre. Le jeune homme le rappela, mais le médecin l'ignora. Edward se résigna donc à se lever à son tour. Il se dirigea vers la salle de bain en traînant des pieds. Il ôta son pantalon de pyjama avant de se glisser sous la douche. Il tourna le robinet d'eau froide et serra les dents lorsque le jet glacé toucha sa peau.

Edward descendit les escaliers menant au salon d'un pas lourd. Il ne comprenait pas l'attitude de Carlisle, s'il n'avait pas été certain de l'amour que lui portait le médecin, il serait en ce moment toujours effondré dans le lit. Il avait fini par imaginer qu'il s'était passé quelque chose de grave et maintenant il était un peu inquiet. Il traversa rapidement le salon pour rejoindre la cuisine où il avait entendu du bruit. Carlisle s'affairait derrière les fourneaux pour lui préparer un repas. Quand il le vit arriver, le vampire lui sourit avant de lui tendre une assiette bien remplie. Edward tenta de le faire parler, mais son amant ne semblait pas disposer à se confier. Pourtant, il remarqua le sourire que tentait de réfréner le médecin ainsi que la petite lueur qui brillait dans son regard. Le jeune homme en vain donc à la conclusion qu'il n'y avait rien de grave sinon Carlisle aurait été plus tendu. La même question revint alors tourmenter son esprit, pourquoi le médecin l'avait-il laissé en plan tout à l'heure ? Ils étaient tous les deux dans le même état, il avait pu sentir son membre durcit…

Edward termina son assiette et alla la déposer dans le lave-vaisselle. Il se tourna vers le médecin qui était debout devant le plan de travail, il lui tournait le dos et lisait le journal. Edward hésita. Certes, il était toujours frustré d'avoir été ainsi délaissé, mais arriverait-il à faire le premier pas sans trembler ? Il inspira avant de s'avancer vers le médecin qui était toujours plongé dans sa lecture. Edward l'entoura de ses mains qu'il posa sur le plan de travail, collant son torse contre le dos du médecin. Il sentit le vampire se figer un instant avant de reprendre sa lecture. Edward déposa un baiser sur sa nuque avant de souffler doucement sur sa peau, Carlisle frissonna. Satisfait de son effet, le jeune homme plaqua un peu plus fermement son corps contre celui du médecin, cependant, il n'avait pas prévu que son corps réagirait aussi rapidement à la proximité de celui du vampire. Edward sentit ses joues s'enflammer et, légèrement honteux de sa propre faiblesse, il se recula. Il sursauta lorsqu'une main se posa sur sa taille l'invitant à reprendre sa place initiale. Son bassin se retrouva à nouveau collé contre les fesses fermes du vampire qui tourna tranquillement la page de son journal. Le jeune homme n'était plus sûr de ce qu'il devait faire, Carlisle lui tournait le dos et semblait indifférent à ce qui se passait autour de lui, pourtant, c'était sa main qui l'avait ramené contre lui. Edward reposa sa tête contre le dos du médecin, il glissa une main sous sa chemise et commença à caresser sa peau de marbre. Il retint un soupir de frustration lorsqu'il entendit une nouvelle page tourner. Son désir devenait douloureux et il retint un soupir en pensant à la douche froide qui l'attendait. Il cessa de caresser la peau du vampire, résigné, et se recula légèrement. Le désir qui l'habitait le laissa tremblant, il vacilla et se rattrapa aux épaules de Carlisle alors que ses hanches claquaient violemment contre ses fesses, son sexe dur s'insérant parfaitement contre le postérieur du vampire. Edward se sentit encore plus mal à l'aise, il allait balbutier des excuses quand un gémissement s'échappa des lèvres du médecin. Ce dernier sans se retourner posa ses mains sur la taille du jeune homme pour le guider dans un nouveau mouvement. Carlisle attrapa ensuite sa main pour la guider vers son entrejambe et Edward sourit en se rendant compte qu'il était aussi dur que lui.

Malgré tout, hormis son gémissement, le médecin paraissait toujours aussi stoïque, cependant, ce dernier bougea légèrement son bassin permettant ainsi à ses fesses de venir se frotter contre le membre d'Edward qui gémit à son tour. Doucement, les deux hommes commencèrent à se déhancher. Seuls de légères plaintes de plaisir s'échappaient de leurs lèvres. Edward brûlait d'envie de le faire se retourner, de le déshabiller, de savourer la douceur de sa peau ainsi que les courbes de son corps, mais le médecin gardait ses mains prisonnières des siennes bien posées à plat sur le plan de travail. Le jeune homme donna un coup de rein plus violent que les autres arrachant un grognement de plaisir à son amant qui l'instant d'après se retournait. Edward voulut s'emparer de ses lèvres, mais au lieu de leur douceur, il sentit l'index du vampire se poser sur sa bouche lui intimant ainsi le silence. Avant qu'il n'ait compris ce qui lui arrivait, il se retrouva dans les bras du médecin qui l'emmena en quelques secondes sur le rebord de la piscine. Après quelques mots d'excuses, il l'abandonna au bord de l'eau. Edward l'appela, mais le vampire disparu en direction de la maison

Le jeune homme hésitait entre laisser libre cours à sa colère et gagner la maison en courant pour se jeter sur Carlisle et assouvir leurs désirs. Il passa une main dans ses cheveux et inspira profondément pour se calmer. Lentement, il regagna la maison tout en se posant une multitude de questions sur le comportement du vampire. Alors qu'il remontait vers la villa, il stoppa en entendant le moteur d'une voiture. Il fronça les sourcils en réalisant qu'elle quittait la maison. Il arriva sur la terrasse et trouva Carlisle debout devant la grande baie vitrée qui menait au salon. Edward s'arrêta à quelques pas de lui et le dévisagea intrigué. Le vampire lui sourit avant de venir se placer derrière lui, il posa ses mains froides sur ses yeux et le guida vers l'intérieur.

« -Je peux savoir à quoi tu joues ? Demanda le jeune homme énervé.

-C'est une surprise, souffla le vampire à son oreille avant d'ôter ses mains.

Edward ouvrit les yeux et mit quelques secondes à s'adapter à l'obscurité de la pièce après avoir été exposé à la lumière du soleil. Peu à peu, ses yeux se posèrent sur une forme familière, noire et laquée. D'un pas hésitant, il s'avança. D'une main tremblante, il posa sa main sur le magnifique piano qui se tenait devant lui. Sa main se balada le long de l'instrument avant que ses doigts ne se posent sur quelques touches laissant échapper des notes parfaitement accordées. Edward sortit de sa contemplation quand il sentit une présence à ses côtés, il se tourna vers Carlisle qui semblait se repaître de la joie qu'il lisait dans ses yeux.

-Il te plaît ? Interrogea le vampire.

-Il est magnifique, merci beaucoup, répondit-il, mais comment … ?

-Je l'ai commandé cette nuit pendant que tu dormais. J'ai demandé à ce qu'ils le livrent au plus tôt, malheureusement, ils sont arrivés ce matin alors que nous étions occupés… J'ai donc du interrompre notre petit intermède.

-Petit intermède ? Et tout à l'heure dans la cuisine ?

-Je t'ai entendu descendre après ta douche, je leur ai donc demandé de se cacher le temps que je t'attire dans la cuisine. Je dois dire que j'ai été plus qu'agréablement surpris quand tu as fait le premier pas tout à l'heure, j'ai du faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas te faire l'amour dans la cuisine, mais les livreurs terminaient leur travail dans le salon. Je n'étais pas sûr que nous puissions êtres suffisamment discrets…

-Je comprends mieux, dit Edward soulagé.

-Veux-tu me jouer quelque chose ?

-Avec plaisir.

Edward s'assit sur le banc du piano avant de lui faire signe de prendre place à ses côtés. Carlisle le rejoignit. Edward posa ses doigts sur les touches noires et blanches, il ferma les yeux et laissa la musique parler. Les notes venaient naturellement et s'enchaînaient à merveille. Une douce mélodie emplissait le salon variant entre des rythmes tantôt lents, tantôt rapides. Il termina en jouant le Clair de Lune de Debussy. A peine plaquait-il les derniers accords, qu'il sentit des lèvres se poser dans son cou.

-C'était magnifique, murmura le médecin, tu es vraiment très doué. En trois siècles, je n'ai jamais entendu quelqu'un jouer comme toi, tu vivais ta musique, c'était irréel.

-Merci, souffla Edward en se blottissant dans ses bras, merci pour tout.

-Tu n'as pas à me remercier, affirma le vampire en le hissant sur ses genoux, par contre, il me semble que nous avons laissé plusieurs choses en plan aujourd'hui.

Sur ces mots, il sentit la main du vampire glisser sous sa chemise pour venir caresser son torse. Edward se redressa avant de se rasseoir sur lui à califourchon. Il se pencha et s'empara des lèvres du médecin qui lui répondit avec fougue. Les mains d'Edward se perdirent dans les cheveux de son amant alors que ce dernier parcourait son corps de ses mains avides avant que ces dernières ne se posent sur les hanches du jeune homme. Lentement, il déplaça Edward tout en continuant à l'embrasser. Le jeune homme paniqua quelque peu en comprenant que Carlisle le positionnait au-dessus de son sexe durcit, il s'exhorta au calme, ils étaient tout deux habillés, il ne risquait rien. Doucement, le vampire commença à bouger des hanches et Edward frémit en sentant son sexe caresser ses fesses. Carlisle répéta une nouvelle fois son geste et le jeune homme sentit son sexe se raidir à cette caresse. Sentir le désir brûlant du médecin frotter contre son intimité devenait de plus en plus agréable. Il pouvait sentir ses reins prendre feu à chaque contact et un soupir s'échappa de ses lèvres.

« -Passe tes jambes autour de ma taille, ordonna le vampire.

Edward obéit, il sentit les mains du médecin se poser sous ses fesses pour le maintenir bien en place et en quelques secondes il se retrouva assis sur le plan de travail de la cuisine. Le jeune homme voulut lui faire part de sa surprise, mais Carlisle le devança.

-Il me semble que nous avions débuté quelque chose ici et puis je ne tenais pas à abîmer le piano…

-Il me semble aussi que ce n'était pas moi qui était coincé contre le plan de travail, lui rappela-t-il.

Tout en esquissant un sourire, Carlisle le fit descendre de sur le plan de travail avant d'échanger leurs places, mais cette fois il resta face à lui.

-Préfères-tu que je me retourne ? Proposa le médecin en voyant son hésitation »

Edward se sentit incapable de parler, il opina simplement de la tête. Carlisle lui sourit, il caressa sa joue avant d'y déposer un baiser et de se retourner. Edward hésita encore un instant avant de se rapprocher du corps tant désiré. Lentement, il passa ses mains sous la chemise du vampire, il caressa tendrement son dos avant de glisser ses mains vers l'avant pour tenter de défaire les boutons. Les mains de Carlisle rejoignirent les siennes et rapidement la chemise du médecin disparu. Sa langue suivit le tracé de sa colonne vertébrale pendant que ses mains titillaient les mamelons déjà durcis du vampire. Un grognement de plaisir s'échappa des lèvres du médecin qui balança ses hanches à la rencontre de celles d'Edward qui gémit à son tour. Submergé par le désir qui grimpait en lui, Carlisle pencha sa tête en arrière pour qu'elle repose sur l'épaule d'Edward, offrant ainsi son cou découvert. Le jeune homme ne se fit pas prier, ses lèvres papillonnèrent sur la peau blanche et glacée qui semblait se réchauffer sous ses caresses passionnées.

Alors qu'il mordillait le lobe de l'oreille du médecin, sa main descendit vers la ceinture de son pantalon. Lentement, il la déboucla, puis il défit le bouton et abaissa la fermeture éclair. Il remarqua alors que le vampire avait cessé de bouger et de respirer. Edward caressa d'abord la peau frôlant ainsi l'élastique de son boxer, un grognement fit écho à son geste ainsi qu'un déhanchement du vampire qui vint coller ses fesses contre son sexe. Il sourit. D'un geste rapide, il abaissa le boxer du vampire et pris son pénis dressé dans sa main. Un cri rauque s'échappa des lèvres du médecin surpris par la caresse. Edward commença un va et vient sur le membre du vampire qui n'était plus que gémissements. Un sentiment de puissance mêlée de joie s'empara de lui alors qu'il découvrait le plaisir qu'il pouvait donner à Carlisle. Sa main glissa vers le haut de son sexe et il recueillit la première goutte de liquide pré-éjaculatoire l'étalant sur toute la longueur de sa hampe, augmentant encore l'intensité de ses caresses.

Tout à coup, Carlisle s'empara des mains du jeune homme et se retourna pour l'embrasser passionnément.

« -Edward, susurra le vampire en déposant des baisers le long de sa mâchoire, je veux faire l'amour avec toi, mais je pourrais patienter si tu ne te sens pas prêt.

-J'ai… j'ai peur, admit-il.

-Non, tu n'as pas compris, murmura le médecin en lui retirant sa chemise pour embrasser son torse, je veux que tu me fasses l'amour.

Edward se raidit aussitôt en entendant ces mots. Carlisle stoppa ses caresses et se redressa pour poser ses mains sur ses joues rougies.

-Qu'y a-t-il ? Demanda le médecin en voyant son malaise.

-Je… je n'ai jamais…

-Oh, souffla le vampire, je pensais que…

-Je ne suis jamais allé plus loin que des caresses, confessa le jeune homme dans un murmure.

-En as-tu envie ?

-Je… J'ai… Je ne sais pas comment…

-Je serais là, promit Carlisle d'un ton rassurant.

-Je ne… Je ne…

-Chut, tu n'es pas prêt, réalisa le médecin.

-Je suis désolé, murmura Edward en baissant la tête.

Il ferma ses paupières pour retenir de son mieux les larmes qui lui brûlaient les yeux. Il sentit la main du médecin se poser sur sa joue pour le forcer à relever la tête. Ses lèvres cueillirent ses larmes. Les mains du vampire se posèrent sur sa taille, il le souleva et le posa sur le plan de travail.

-Hey, mon ange, chuchota Carlisle en lui caressant le visage, ce n'est pas grave. Nous aurons l'éternité pour nous aimer…

-Je veux essayer, le coupa Edward.

-Ne le fais pas pour me faire plaisir, prévint le vampire.

-J'en ai envie, confia-t-il en se remémorant la caresse des fesses du médecin contre son sexe tendu.

-D'accord, mais pas ici. »

Carlisle le prit dans ses bras et d'un pas peu rapide pour un vampire, il gagna l'étage. Il comprit qu'ainsi il lui laissait le temps de changer d'avis. Le médecin le déposa sur le grand lit avant de s'allonger à ses côtés. Carlisle se pencha vers lui, leurs lèvres se trouvèrent alors que leurs mains repartaient à l'exploration de leurs corps. Rapidement leurs souffles devinrent saccadés, leurs gestes devinrent plus ardents et leurs vêtements disparurent. Carlisle se retrouva allongé sur le dos. Edward observa avec attention le corps parfait du vampire. Il croisa le regard empli de désir de Carlisle qui en voyant son hésitation lui tendit la main. Edward posa sa main dans la sienne et laissa le médecin l'attirer entre ses jambes. Le vampire couvrit son visage de baiser tout en lui murmurant des paroles rassurantes. Carlisle écarta ses jambes et Edward retint un hoquet de surprise quand son membre frôla de lui-même l'entrée sensible du médecin. Même s'il en avait envie, il hésitait toujours, il avait eu tellement mal lorsque James l'avait pénétré de ses doigts qu'il ne souhaitait pas infliger cette douleur à son amour. Il avait du mal à imaginer quel plaisir Carlisle pourrait ressentir et il se dit qu'il serait le seul à en prendre et cela il ne pouvait pas l'accepter.

« -Tu ne me feras pas mal, assura Carlisle comme s'il lisait son appréhension, et je te promets que je vais prendre autant de plaisir que toi, surtout si tu laisses ton instinct parler.

Carlisle passa une de ses jambes sur l'épaule d'Edward, l'obligeant ainsi à se rapprocher. Le vampire redressa légèrement son bassin et d'une main guida le membre tendu du jeune homme vers son entrée. Edward frémit quand il sentit la chair douce autour de sa hampe dressée. D'un coup de bassin, Carlisle le prit complètement en lui sans qu'il n'ait eu à bouger, le médecin ne put retenir un cri de plaisir en le sentant complètement en lui.

-Bouge, je t'en prie, supplia Carlisle, tu es en train de me torturer.

-Je te fais mal ? S'inquiéta Edward.

-Non, tu es en train de me tuer de plaisir. Bouge avec moi, s'il te plait. »

Lentement, Edward se retira avant de se renfoncer dans le corps offert de son amant. Il vit un éclair de plaisir traverser le visage de Carlisle, cela l'encouragea et il augmenta la cadence, la jambe du médecin posée sur son épaule lui indiquait le rythme. Des soupirs s'échappaient des lèvres entrouvertes du vampire alors qu'un son plus rauque sortait de sa gorge. Carlisle s'empara de ses mains pour les poser sur ses hanches, lui permettant ainsi d'approfondir ses coups de rein. Edward chercha les lèvres du vampire qu'il embrassa fougueusement, ce dernier retira sa jambe de sur son épaule. Le jeune homme grogna cela ne lui facilitait pas la tâche, il lui semblait que les chairs du médecin s'étaient resserrées autour de son membre provoquant une décharge de plaisir dans tout son corps. Il vit le médecin enfoncer ses mains dans le matelas alors qu'il écartait autant qu'il le pouvait ses jambes. Les doigts du jeune homme s'enfoncèrent dans la chair tendre alors que ses va et viens devenaient plus brutaux, plus rapides. Sa main droite quitta la hanche du vampire pour venir s'enrouler autour de son membre. Sous l'effet de la caresse Carlisle cria son prénom. Edward accorda ses coups de reins aux caresses que prodiguait sa main. Le corps de Carlisle se tendait vers le sien, lui permettant ainsi de s'enfoncer toujours plus en lui. Soudain, il sentit le corps du vampire cambrer ses fesses unissant comme jamais leurs bassins, Edward serra plus fermement son sexe qui jouit sous sa caresse en un puissant jet qui macula leurs ventres. Sous le coup de sa jouissance, les muscles de Carlisle se crispèrent et enserrèrent le sexe d'Edward qui se déversa à son tour en un long râle de plaisir. A bout de force, le jeune homme se laissa tomber sur le torse de l'homme qu'il aimait en tentant de retrouver une respiration calme. Après quelques minutes, il se rendit compte qu'il était toujours en lui. Il se redressa sur ses avant-bras pour le libérer et s'allonger à ses côtés, mais Carlisle noua ses jambes autour de son bassin le retenant prisonnier dans son étreinte.

« -Reste, murmura le vampire en caressant ses cheveux.

Edward opina de la tête avant de se blottir un peu plus contre le corps de son amant. Il était encore sous le coup de toutes les émotions qu'il avait ressenti, jamais il n'aurait imaginé que cela pouvait être aussi extraordinaire. Il n'avait jamais été aussi loin dans ses relations, se contentant de caresses, il n'en avait pas ressenti le besoin, mais pas là, pas avec Carlisle. Il se rendit alors compte que c'était la première fois qu'il aimait à ce point quelqu'un et que si le concept d'âme sœur existait, Carlisle était sûrement la sienne.

-Je t'aime, souffla Edward en déposant un baiser dans le creux de son cou.

-Je t'aime aussi, répondit le médecin. Ca va ?

-Oui, je crois que je suis sur un petit nuage et je n'ai aucune envie d'en redescendre.

-Ne t'inquiète pas, je te promets que tu y retourneras souvent.

Edward sourit à cette promesse. Il se redressa sur ses coudes et observa le vampire d'un air un peu plus sérieux.

-Et toi, ça va ?

-Oui, assura le vampire.

-Je veux dire est-ce que pour toi c'était aussi bien ?

-Je ne dirais pas bien, je pense qu'il n'y a pas de mot suffisamment fort pour décrire ce que j'ai ressenti et si tu n'avais pas besoin de repos je pense que nous ferions encore l'amour.

-Excuse-moi d'être un simple humain, bougonna Edward en se retirant puis il s'allongea près du vampire.

-Ne te fâche pas, tu es le meilleur amant qui existe au monde !

-Arrête de te moquer de moi !

-Je ne plaisante pas, Edward, ta candeur, ton amour, la confiance que tu m'accordes sont les plus merveilleux présents que tu puisses m'offrir et s'est ce qui rend nos étreintes si magiques.

-Je peux dire la même chose à ton sujet, confia le jeune homme en se retournant.

Edward sentit les bras de Carlisle se refermer autour de son corps l'entraînant contre son torse où il se blottit. Ils restèrent un moment ainsi, savourant l'instant présent et leur bonheur.

-Ca te dit une balade sur la plage ? Proposa Carlisle au bout d'un moment.

-Oui, je…

-Edward ?

-Qu'est-il arrivé à la tête du lit ? Demanda le jeune homme en fixant le fer forgé tordu dans tous les sens.

-C'est la preuve que je ne suis pas aussi parfait que tu le penses, confessa le vampire.

-Quand as-tu fait ça ?

-…

-Hier soir, comprit-il, pendant que je te parlais, n'est-se pas ?

-Oui.

-Je ne m'en suis même pas rendu compte, réalisa le jeune homme en se perdant dans ses pensées.

-N'en parlons plus, trancha Carlisle qui n'aimait pas l'air rembruni de son ange, allons nous promener ! »

Quelques minutes plus tard, Edward était en train de prendre sa douche seul, Carlisle avait décrété qu'ils n'arriveraient jamais à sortir de la villa s'ils s'enfermaient tout les deux dans le compartiment étroit. Edward se sécha et s'habilla avant de rejoindre le médecin qui l'attendait au salon. Ils sortirent sur la terrasse et il s'arrêta un instant pour contempler son amour dont la peau scintillait. Carlisle lui tendit sa main qu'il prit et l'instant d'après le vampire l'invitait à grimper sur son dos.

Edward avait toujours aimé la vitesse, mais il n'avait jamais rien vécu de semblable. Carlisle semblait littéralement voler, il se déplaçait entre les arbres et les rochers avec une dextérité incroyable et heureusement car Edward n'osait imaginer ce qu'il arriverait s'ils en percutaient un. Le jeune homme ferma les yeux savourant la caresse du vent sur son visage. Il sentit le médecin ralentir et rouvrit les yeux. Ils étaient sur la plage et l'océan leur faisait face. Carlisle l'aida à descendre et après s'être assuré qu'il tenait bien sur ses jambes, il lui prit la main et ils commencèrent à marcher. Ils n'avaient pas à craindre d'être surpris par des baigneurs, la plage était déserte et pour la bonne raison que seul un vampire ou un être hors norme pouvait rejoindre cet endroit encerclé par des falaises ou des pentes abruptes. Ils se promenèrent un long moment au bord de l'eau, main dans la main. Edward lâcha la main de son amour pour s'approcher de l'océan. L'eau vint lui lécher les pieds et il dut se concentrer pour ne pas perdre l'équilibre tant l'assaut des vagues était violent. Il avança un peu, l'eau venant caresser ses genoux. Il vit alors une vague un peu plus impressionnante arriver vers lui et pria pour ne pas se retrouver les quatre fers en l'air devant Carlisle. Malheureusement, il sentit ses jambes vaciller sous le choc et il se sentit partir en arrière, mais il ne toucha pas l'eau, il se retrouva blottit contre un torse. Edward se retourna pour remercier le vampire qui ne put réprimer un petit rire moqueur. Sachant qu'il ne pourrait pas se venger en le bousculant dans l'eau, Edward s'échappa de son étreinte, il plongea ses mains dans l'eau avant de la déverser sur le vampire. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les deux mouillés et riaient aux éclats. Edward faillit tomber plusieurs fois sous la force de l'écume, mais Carlisle veillait toujours à le rattraper.

Soudain, le vampire le prit dans ses bras et le ramena sur la plage. Edward suivit son regard qui fixait le large et aperçut lui aussi les nuages sombres qui approchaient. Il remarqua alors que l'océan semblait de plus en plus déchaîné, un éclair illumina le ciel au loin. Carlisle lui fit signe de grimper sur son dos et ils regagnèrent la villa. Une fois arrivés, Edward se rendit à l'étage pour prendre une douche et se changer. Quand il revint au salon, il vit que le vampire en avait fait autant, il avait du utiliser une autre salle de bain. Carlisle était au téléphone et paraissait préoccupé. Edward s'assit sur le banc du piano et commença à jouer. Il arrêta quand il sentit une présence à ses côtés.

« -Tout va bien ? Interrogea Edward.

-Une tempête approche, expliqua Carlisle alors qu'un coup de tonnerre retentissait à l'extérieur pour confirmer ses dires, elle va être violente et je voulais m'assurer que Léa et Bella était en lieu sûr.

-Elles vont bien ?

-Oui. Léa était inquiète car Bella n'était pas rentrée, mais elle vient juste d'arriver.

Edward s'avança vers la baie vitrée. Un vent violent s'était levé, l'océan se déchaînait avec violence à leurs pieds, le ciel était zébré par des éclairs et le tonnerre retentissait. Le jeune homme frissonna devant ce spectacle empli de désolation, Carlisle vint le prendre dans ses bras.

-Veux-tu que je ferme les volets ? Demanda le vampire.

-Non, ça va… C'est à la fois magnifique et terrifiant.

-Je vois ce que tu veux dire.

Edward sursauta en voyant une branche d'arbre voler et s'écraser violemment sur la terrasse.

-Ne t'inquiète pas, les vitres ont été fabriquées en un alliage spécial, cette tempête n'est pas assez violente pour les briser.

-Me voilà rassuré, souffla le jeune homme.

-Je…

Carlisle se tut en entendant son portable sonner. Il l'attrapa et fronça les sourcils en voyant le nom qui s'affichait. Il répondit, ses traits se crispant au fur et à mesure.

-Calme-toi, j'arrive, annonça le vampire en raccrochant.

-Que se passe-t-il ?

-Un arbre est tombé sur la maison de Léa.

-Elles vont bien ?

-Léa est choquée et a fait un malaise. Je vais aller m'assurer qu'elle va bien et tenter de réparer les dégâts causés par l'arbre.

-Je viens avec toi.

-Non, c'est trop dangereux. Par ce temps, je suis le seul à pouvoir sortir. Je veux que tu restes ici. Je reviens le plus rapidement possible.

-D'accord.

-Ca va aller ? Demanda le vampire soudain inquiet de le laisser seul.

-Je suis dans un véritable bunker, plaisanta le jeune homme, vas-y, elles ont besoin de toi. Je vais manger et jouer du piano.

-Je fais vite, promit le médecin en l'embrassant passionnément.

-A tout à l'heure. »

Edward regarda le vampire disparaître. Il fixa un instant l'obscurité qui avait englouti Carlisle. Un éclair le sortit de ses pensées. Il se dirigea vers la cuisine et réchauffa un plat avant de le manger à la table de la cuisine, le plan de travail lui rappelait trop de choses… Dès qu'il eut terminé, il gagna le salon et s'installa devant le piano. Il laissa ses doigts courir sur les touches, laissant la musique adoucir la violence de la tempête. Jouer l'aida à se détendre, même s'il savait que Carlisle était avec elles, il ne cessait de s'inquiéter pour Léa et Bella. Il arrêta de jouer et jeta un coup d'œil à sa montre, il était parti depuis une heure, il espérait que ce n'était pas mauvais signe. Edward se leva pour prendre le téléphone portable que Carlisle lui avait offert. Il appuya sur la touche pour appeler le vampire, mais il ne répondit pas. Le jeune homme réalisa alors que s'il était occupé à arranger les dégâts causés par l'arbre il ne pouvait sûrement pas répondre. Il sélectionna le numéro de Bella pensant avoir plus de chance avec la jeune fille. Le téléphone collé à son oreille il s'avança vers la baie vitrée. Son regard balaya l'obscurité éclairée de temps en temps par un éclair. Il fronça les sourcils, il avait cru apercevoir une ombre. Peut-être que Carlisle était en train de rentrer ? Un nouvel éclair illumina le ciel. Edward sentit son sang se glacer dans ses veines. Il y avait quelqu'un d'immobile sur la terrasse, une personne que les intempéries ne semblaient pas déranger. Il pouvait sentir son regard peser sur lui. Un frisson de peur parcouru son échine. Le tonnerre gronda, l'éclair illumina son visage. Son regard de prédateur se posa sur lui, un sourire carnassier déforma ses traits. Edward tituba et laissa tomber son téléphone sur le sol.

« -Allo ? Allo ? Edward, c'est toi ? Demanda la voix de Bella. »

Edward s'enfuit en courant lorsque la vitre se brisa en éclat, un rire tonitruant retentit dans la villa au moment où il tentait de gagner l'étage.

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Bonne soirée et à dimanche pour la suite !!!!