Chapitre 9 – Senseï

Gaara et Sasuke se réveillèrent en sursaut simultanément. Ils réalisèrent, après quelques minute comateuses, qu'ils étaient dans un endroit inconnu et qu'ils furent tirés de leur sommeil par... un blond avachi au milieu du lit. Un de ses pieds trônait sur le ventre pâle de l'Uchiwa tandis que sa tête reposait sur le torse du roux. Ils soupirèrent de concert et le poussèrent hors du lit. Le blond à présent réveiller, lança un regard furibond à ses coéquipiers et s'apprêtait à ouvrir la bouche lorsque des pas résonnèrent en dehors de la chambre. Les trois acolytes se mirent en position, espérant surprendre leur adversaire et pouvoir s'échapper. Naruto et Gaara se placèrent contre le mur, chacun à un côté du mur tandis que Sasuke activait son dôjutsu héréditaire. La porte s'ouvrit soudainement et les deux agglutinés à la porte s'élancèrent mais furent rattraper par le col avant d'être projeté sur l'Uchiwa qui s'était lui aussi élancé. A présent tous les trois emmêlés dans leur propre membre, ils s'énervèrent rapidement :

- Uzuratonkachi pousse ta saleté de jambe de mon visage !

- J'temmerde Teme !

- Naruto, ta main est VRAIMENT mal placé alors si tu ne veux pas que je te la scalpe, enlève-la !

- Oups désolée Gaara mais ton foutu coude est en train de me tuer les côtes !

- Ahahahahahahahah !

Ils se figèrent à l'entente de ce rire tonitruant et aperçurent un homme à l'embrasure de la porte. Celui-ci était plié en deux, se tenant les côtes tellement son diaphragme le fit souffrir de cette séance de rire. Les trois garçons le regardèrent avec des yeux ronds avant qu'une lumière s'allume dans l'esprit du blond qui se releva en le pointant du doigt, après avoir réussi à se dégager :

- Vous !s'écria t-il

- Moi, répondit l'homme avec un sourire taquin

- arrêtez de vous foutre de ma gueule !

- C'est tellement frôle de te voir t'exciter pour si peu...

- Mais vous me faîtes chier !

- Bah va aux toilettes (dédicace à ma Robin-swan qui ne s'empêcher de dire ça) c'est la porte juste à côté de votre chambre.

- ...

Sasuke et Gaara qui s'étaient également relevés, assistèrent à cette scène pour le moins singulière, une goutte d'eau descendit le long de leur crâne devant tant de bêtise. Naruto quant à lui, vit rouge et se retint de justesse de sauter à la gorge de ce mec qui se foutait littéralement de sa tronche.

- Bon trêve de plaisanteries, je me présente, je suis Yahiko. La belle jeune femme que vous croiserez plus tard, c'est Konan, et le mec à l'air haustaire c'est Nagato, c'est bon vous suivez ?

Ils hochèrent la tête.

- Ca fait plusieurs jours que vous dormez, nous vous avons soigné et vous devez sûrement avoir faim.

- On mange quoi ? Ne put s'empêcher de demander le blond

- Ramens, désolé d'avance si vous n'aimez …

- RAMENS ! cria le blond en s'élançant hors de la pièce, bousculant au passage Yahiko qui tomba et resta précisément sur le cul.

- Pas les ramens... finit le rouquin aux yeux azurs

Sasuke se contenta de lancer un regard hautain à l'homme tandis que Gaara... souriait de l'appétit insatiable du blond pour ces maudites nouilles. Le blond entra en trombe dans une pièce et c'est tout à fait par hasard qu'il tomba sur la cuisine. L'odeur de son plat favorit envahissait la pièce et il se mit à saliver d'avance. Il vit une table en bois au centre de la pièce où était posés six couverts. Derrière la grande table, il y avait les fournots où s'affairait une jeune femme. Elle touillait une grande marmite bouillante d'où s'échappait une forte condensation. Konan, puisque telle était son nom, se retourna et lui sourit généreusement :

- Bonjour toi, alors bien dormi tout le monde ?

- Oui mademoiselle, lui répondit-il distrètement, son attention tournée vers cette marmite

- Installe-toi le repas est presque près. J'espère que tu aimes les ramens, parce que Yahiko c'est le seul plat qu'il mange sans faim ! Ria t-elle.

- Vous rigolez ? J'adooooore les ramens, dit le jeune blond

Elle lui sourit d'avantage et lui désigna un chaise où il s'empressa de s'asseoir. Peu de temps après, les deux compagnons de l'Uzumaki ainsi que le grand rouquin arrivèrent Ils s'installèrent à leurs tours, Sasuke et Gaara de chaque côté de Naruto tandis que Yahiko se positionna en face des trois jeunes. Lorsque le plat arriva sur la table, deux personnes très distinctes était limite de sauter sur le plat tel un rapace sur sa proie. D'ailleurs, lorsque le plus grand des deux tendit la main pour se servir, il fut stoppé dans son mouvement (pauvre Yahiko) par la jeune femme aux cheveux bleus.

- Les invités d'abord Yahi !

- Mais Konan...chouina t-il

- Allez-y servez-vous !dit-elle en l'ignorant totalement

- Itatakimasu ! Répondit le blond

Sasuke, encore suspicieux arrêta le blondinet dans son élan (pauvre Naruto). L'azur lui lança un regard interrogateur mais il n'y fit guère attention :

- Pourquoi nous avoir sauvés ?

- Pourquoi étiez-vous poursuivit ? Demanda une voix

Ils se retournèrent vers la porte et y découvrirent un autre homme, du même âge que le premier, celui-ci semblait moins amitieux que le roux. Nagato, pensèrent-ils simultanément.

Nous voulons parcourir le monde pour trouver des senseï qui nous rendrons plus fort afin de pouvoir réaliser les buts que nous nous sommes fixés, mais ils voulaient nous en empêcher, dit Gaara pour la première fois depuis le début de la conversation

- Pourquoi ?

- Ca ne vous regarde pas, s'exclama Sasuke.

- Soit. Mais nous vous avons soigné, nous vous avons hébergé et nourris, ne méritons-nous pas de savoir pourquoi de parfaits inconnus, qui plus est des gosses dans votre genre, étaient poursuivis par les ninjas de Suna ?

Ils se regardèrent, puis Naruto soupira avant de s'exclamer :

- Sasuke et moi ; il pointa Sasuke du doigt ; sommes recherchés par le village de Konoha. Notre voyage a débuté là-bas, puis nous sommes arrivés à Suna où nous avons rencontrés ; Gaara il le pointa également du doigt ; après plusieurs jours de séjour là-bas, nous avons décidé de repartir et Gaara voulus nous suivre. Nous sommes donc partis tous les trois mais les ninjas de Suna ne l'entendaient pas de cette oreille.

- Le Kazekage, continua le roux, avait dû entendre parler de mes deux amis, et lorsqu'il a dut apprendre que je partais avec eux, il a dût donner l'ordre aux ninjas de nous ramener.

- Pourquoi voulez-vous devenir plus puissant ? Demanda subitement Yahiko, devenu depuis peu très sérieux.

Naruto se leva d'un coup, il mis sa main droite sur son cœur et dit :

- Je deviendrais le plus grand de tous les Hokage !

- Je serais le Kazekage et serait enfin reconnu de tous...

- Je veux me venger et protéger les personnes qui me sont cher, je ne les laisserais plus jamais mourir sans rien faire.

Un sourire triste s'étira sur les lèvres de Naruto suite à la phrase de son ami. Il l'aiderait coûte que coûte à se venger et il lui ramènera son sourire quoiqu'il arrive, tel était son but secret depuis qu'ils étaient partis de Konoha.

- Je vois, reprit Nagato le sourire aux lèvres. Soit, vous désirez devenir plus fort ? Que diriez-vous si nous vous entraînions ?

- Hein ? S'exclama le blond très intelligemment.

- Deux minutes, pourquoi vous nous entraîneriez ? Questionna Gaara.

- Pourquoi pas ? Répondit simplement Konan

- Mais... commença le blond

- D'accord, interrompit Sasuke.

- Sasuke !, s'écria le blond, pardonnez-moi, mais nous vous n'avez certes soignés et nous vous avez offert un toit ainsi des ramens qui malheureusement doivent être froides puisque nous les avons oublié ( tiens, c'est vrai je les avais oubliés celles-là), mais nous ne savons absolument rien de vous !

- Naruto, soupira le brun, tu crois que nous rencontrerons d'autres ninjas suffisamment forts pour mettre hors d'état de nuire un groupe de dix ninja certainement Ambus ? Selon moi ils sont aptes à nous entraînez. Et puisque pour l'instant nous sommes activement recherché par deux villages cachés qui vont certainement lancé des hordes de ninja contre nous, autant resté ici et commencé un entraînement.

- Sasuke, c'est la première fois que je t'entends autant parlé !

Une goutte d'eau coula derrière le crâne de chaque personne présente. Dans un accord commun, l'entraînement débuterait dès qu'ils seraient rétablis et durera pendant une période indéterminée.