HP
Genre : Aventure/Romance
Couple : Drarry
Disclaimer : Rien ne m'appartient tout est à JK Rowling et je ne tire aucun bénéfice financier à ce que je fais.
Que dire ? Que j'ai du retard ? Aps tout ce tps ce serait un euphémisme. Mais l'important est qu'il soit là ! N'est ce pas ? En plus on avance pas bcp, je sais mais le prochain arrivera nettement plus vite ! Ben 4 mois entre chaque chapitre, je pense pas que j'aurais encore des lecteurs... donc ! Merci à tous pour votre patience et...
Bonne Lecture
Chapitre 8
Harry se leva en douceur et fit quelques pas dans le dortoir où résonnaient les ronflements de ses camarades de classes. Il était déjà tard. Quand il avait lancé un tempus quelques minutes plus tôt, déjà minuit et quart. Et il avait rendez-vous avec Malfoy à minuit pile à l'entrée de la forêt interdite. Il était sûr que le blond serait en colère de son retard, mais ce n'était pas de sa faute si les autres avaient tenu à fêter leur première semaine de cours à Poudlard, et insisté pour qu'il y participe.
Il avait bien tenté à diverses occasion de s'esquiver mais sans succès. Il était passé de main en main comme une vulgaire poupée chacun ayant quelque chose à lui dire, à lui demander, à lui raconter. Le fait qu'il prétende être fatigué n'avait strictement rien changé à ça. On ne l'avait pas lâché, ce qui l'avait passablement agacé. Et il avait eu de la chance que les jugeant trop bruyant, McGonagall débarque dans la salle commune et les fasse tous aller dormir de force, en promettant un bon mois de retenu à tout contrevenant.
Harry avait immédiatement filé à son injonction, fermant précautionneusement son baldaquin pour que personne n'ai l'idée saugrenue de venir lui parler. Mais il avait encore fallut une demi-heure avant que les garçons ne se couchent, sur l'idée de faire une partie de quidditch le lendemain matin, et une bonne vingtaine d'autres pour que Harry soit sûr qu'ils dorment tous.
Et maintenant, il était en retard.
Malfoy lui avait fixé ce rendez-vous d'une drôle de façon. Il y avait réfléchi et avait compris que c'était forcément quand le blond l'avait bousculé dans le train qu'il avait glissé dans la poche du large sweet de son cousin.
DM/HP
Harry n'avait absolument pas remarqué l'objet qui alourdissait pourtant ses poches. C'est quand plusieurs heures plus tard, lui et ses amis décidèrent de se changer qu'il le remarqua en le faisant tomber. Les filles s'étaient rendues aux toilettes pour se changer tandis que les garçons avaient choisi de rester dans la cabine. Le bruit que fit le paquet en tombant, avait immédiatement arrêté la conversation dans la pièce exiguë. Ils s'étaient tous tourné vers l'origine du bruit.
« C'est à toi Harry ? Demanda Neville.
_ Apparemment. C'est tombé de l'une de mes poches.
_ Tu ne sais pas ce que c'est ? Intervint Seamus curieux.
_ Non.
_ Un cadeau d'une admiratrice, fit Dean malicieux. »
Harry avait juste soupiré devant la bêtise et ramassé le paquet dans le but de le remettre dans sa poche. Mais Ron arrêta avant qu'il n'ai pu effectuer tout le mouvement.
« Harry. Si tu ne connais pas l'expéditeur de ce truc, ni comment c'est arrivé dans ta poche… peut être que tu ne devrais pas le prendre. Tu vois ? »
Ron était timide et maladroit. Lui et Harry n'avait pas eu le temps de parler cet été et d'éclaircir en tête à tête le malaise qui s'était glissé entre eux. Ils n'en laissaient rien paraitre devant l'autre bien sûr. Mais c'était toujours là. La jalousie et l'envie de Ron finirait par détruire leur amitié s'il n'y faisait pas garde, ils en étaient tous les deux conscients.
Ces quelques paroles d'inquiétude étaient déjà un pas en avant selon Harry, vers de meilleures relations. En attendant leur véritable explication. Il n'empêche que cela ne l'aidait pas quand l'attention de tous se porta avec bien plus de sérieux sur lui et sur le paquet qu'il avait à la main. Il le déposa sur le siège.
« Changeons-nous avant que les filles ne reviennent, fit il pour écourter ce moment gênant. »
Et c'est-ce qu'ils avaient fait. Neville achevait de mettre sa robe quand Hermione toqua à la porte. Quand tout le monde fut installé, Seamus relança au grand damne du brun la conversation sur le fameux paquet, attirant l'attention d'Hermione. Après une dispute assez rapide, mais qui monta d'un ton quand Harry refusa de le remettre à Dumbledore, les choses furent décidées. Même Hermione s'accorda à dire que si c'était un cadeau d'un quelconque admirateur, alerter le directeur serait donner des dimensions énorme à une chose banale.
Harry ouvrirait le paquet sous les yeux des autres après y avoir lancé des sorts de vérification habituels de magie noire, de portoloin, de magie blanche et d'empoisonnement. Le dernier n'était pas vraiment fiable étant donné qu'il avait tendance à se révéler positif sur toute mixture inconnue du lanceur. C'était Hermione qui se chargerait de celui là.
Le paquet se révéla négatif à tout. Même au sort d'empoisonnement. Etonné, Harry avait fini par l'ouvrir sous les regards curieux et y avait trouvé ce qu'il avait d'abord pris pour un magnifique bracelet d'or, avant de se rendre compte qu'il était vraiment trop grand pour cela. De plus la matière dure serait sans aucun doute désagréable à porter au poignet. Un bracelet pour le bras. D'une simplicité et d'une beauté à couper le souffle. Passant son pouce sur le pourtour lisse, il vit des hiéroglyphes s'inscrire puis s'effacer rapidement. Il n'eut aucun doute que l'objet venait de Drago, même s'il ignorait quand et comment il le lui avait remis. En un coup d'œil, il s'assura que personne n'avait vu les inscriptions.
Bien qu'ils aient tous les yeux fixés sur lui, aucun ne semblait l'avoir surpris. Seule Luna assise à ses côtés pourrait l'avoir aperçu, mais étrangement il ne s'en inquiétait pas, faisant confiance à son discernement si spécial, ainsi qu'à sa discrétion.
« Ce n'est qu'un bracelet d'or ? Demanda Seamus.
_ Oui. »
C'est sans s'inquiéter qu'il le passa aux autres qui l'observèrent avec attention. Il était sûr et certain, ce sans savoir pourquoi, que le bracelet ne réagirait qu'à son touché, donc que personne n'y verrait quelque chose d'anormal. Il passa de main en main avant de rester coincer sur Hermione.
« Je devrais…
_ Me le rendre ? Coupa-t-il sans lui donner le temps d'ajouter quoi que ce soit. »
Harry savait que dans cette situation, la personne la plus problématique ce serait elle. En la vexant, il mettait un terme à la flopée de conseil qu'elle s'apprêtait à lui donner. Dean éclata de rire, alors qu'Hermione pinçait les lèvres. Ron ne fit aucune remarque, tandis que Neville semblait se poser des questions. Une certaine tension semblait planer sur le trio d'or. Elle était forte entre Ron et Harry, mais insidieuse entre Hermione et le brun. Il devait s'être passé quelque chose cet été, songea-t-il en fronçant les sourcils.
« Tu ne devrais pas le mettre, argua tout de même la brune.
_ Je n'ai pas dis que j'en avais l'intention.
_ Oh ! Il y a une lettre qui dépasse de l'emballage. »
Sans donner le temps à Harry d'y faire quoi que ce soit, l'irlandais attrapa le papier. Harry se sentit immédiatement tendu. Draco avait-il bien songé à camouflé sa lettre comme il l'avait fait la première fois ? Si ce n'était pas le cas il serait dans de beaux draps.
« C'est… c'est pas vrai… »
Seamus semblait abasourdi, tout comme Dean qui lisait par-dessus son épaule.
« Aurais-je le privilège de pouvoir lire ma correspondance ou devrais je demander la permission ? »
Cela jeta immédiatement un froid. Les mots tranchant, le regard glacé, le ton acide, Harry ne s'amusait pas du tout. Et tous le comprirent. Surtout Seamus.
« Désolé Harry, fit-il piteusement.
_ Tu devrais savoir qu'il y a certaines limites à tout. La politesse élémentaire, que tu ne semble pas posséder, voudrait que tu ne touche pas à ce qui ne t'appartient pas. Encore moins sans l'autorisation du propriétaire. »
Seamus blanchi tandis qu'Harry luttait pour contenir sa colère. Les lèvres pincées et les yeux plissés, il le fusillait du regard. Contrairement à ce qu'il aurait cru, il était vraiment plus contrarié par le fait que Seamus ai touché une chose ne lui appartenant pas, qu'inquiet par rapport à la lettre. Cela lui semblait un principe essentiel, au-delà de toute précaution à prendre pour garder son secret. L'accord du propriétaire est primordial. C'était un peu fou, voir stupide étant donné leur situation actuelle, mais c'était comme ça.
Ne touche pas à ce qui ne t'appartient pas.
Principe de base immuable qui enfreint, entraine le chaos. Quand on y pensait c'était logique. Qu'est-ce qui entrainait le plus de guerre et de mort que l'infraction à ce simple principe ? Des hommes jalousaient et voulaient ce que d'autres possédaient. Il le dérobait. Et cela entrainait le sang. C'était vrai pour les terres, les bijoux, le pouvoir volé au prix du sang, les objets en général mais aussi pour les humains.
Voldemort ne prenait-il pas des vies sans se soucier de l'accord de ses victimes ?
Que chacun reste à sa place. Harry ne tolèrerait pas qu'on lui dérobe quoi que ce soit. Aussi petit soit il. Cette lettre était à lui. Exactement comme la précédente qu'on avait tentée de lui dérobé au Terrier. Harry sentit son sang chauffé dans ses veines sous l'assaut de la colère.
Personne ne se permettrait de lui voler son bien !
Un serpent de feu semblait entouré douloureusement ses entrailles, alors que déjà sa vue s'obscurcissait. Son cœur battait trop vite, trop fort dans sa poitrine. Une punition extrêmement douloureuse lui semblait la meilleure solution pour laver cette affront. Mais le serpent se calma très vite, la bête dormant dans son ventre apaisée, car déjà Seamus lui tendait l'objet du délit en s'excusant maladroitement. Sa colère n'était plus, soufflé comme une brindille par une brise d'été.
Un petit sourire traça sur ses lèvres, mais il disparut rapidement à la lecture de la lettre. Un rougissement s'y épanouit à la place.
Cher Harry
J'espère que cela ne te dérange pas que je t'appelle Harry ?
Tu dois te demander pourquoi ce paquet dans tes habits ? Pourquoi cette lettre ?
La réponse est très claire. Je n'avais pas le courage de te remettre mon présent en main propre, et je n'avais pas le courage de te dire en face mes sentiments.
Je t'aime !
Voilà c'est dis ! Cela me soulage, même si je suis consciente que tu ignore qui je suis. Mais je compte bien te dire mon nom face à face.
Le seul indice pour toi est de savoir que tu m'as croisé récemment.
Même si tu ne trouve pas, sache bien que je me dévoilerais avant la fin de cette année scolaire.
Ton admiratrice.
« C'est vraiment le cadeau d'une admiratrice ? Fit-il écrevisse. »
Les autres se mirent à rire de sa gêne, soulagé que l'étrange tension ai bel et bien disparut. Mais il n'y prêta pas attention, songeant soudain que si ce présent ne pouvait être l'œuvre que de Draco, la lettre aussi. Les hiéroglyphes ne lui laissait aucun doute la dessus. Mais alors c'était bien le serpentard qui lui aurait écris cette lettre ? Son rougissement s'accru, alors qu'il imaginait Draco penché sur un parchemin en train d'écrire ces mots. C'était… dérangeant. Cette lettre semblait si… poufsouffle. Harry se rendit compte du mépris qu'il avait mis dans cette simple pensée. Généralisé ainsi un groupe de personne sur la vision peut être erronée qu'ils étaient tous doux et mignon, n'était vraiment pas généreux. Mais il ne put même pas s'en sentir coupable.
Pas quand il avait vu les deux batteurs de poufsouffle, Hanson et McFilth, deux sixième année de l'an dernier, s'extasié sur le nouveau chiot de leur gardien de but. Ils avaient presque les yeux en cœur, gagatisant. Cela avait troublé Harry pendant des jours. Leurs mines heureuses, leurs yeux brillant et leurs pommettes rosées. Harry en eu un frisson à ce souvenir. C'était d'un mielleux.
Hermione lui demanda avec une certaine tension, si elle pouvait la lire et il la lui tendit.
« En tout cas elle s'est pas fichu de toi. Ça doit couter une fortune, s'il est vraiment en or pur.
_ Tu ne devrais pas le garder, intervint Ginny d'une voix sèche. Si tu le fais, elle va se faire de faux espoirs. Le mieux serait de le donné à McGonagall et de faire savoir aux autres où est le bijou. Comme ça elle pourra le récupérer.
_ Je préfère le garder. Il est tout de même magnifique. En plus elle n'exige absolument rien de moi, continua Harry en haussant les épaules. Sauf peut être de me rencontrer au moins une fois. Ça ne me dérange pas du tout. Je pourrais même en profiter pour la remercier.
_ Et qui sait, peut être qu'elle te plairait, ajouta Neville.»
Sans comprendre, Harry vit Ginny rougir et pincer fortement les lèvres tout en fusillant Neville des yeux. Pourquoi avait-elle l'air si contrarié ? Eh bien, ce n'était pas comme si c'était important. Il se détourna rapidement de la jeune fille et n'écouta pas le reste du groupe qui discutait du bracelet, de qui pouvait être cette admiratrice anonyme, du fait qu'Harry se faisait de plus en plus approcher par la jante féminine…
« Quoi ?
_ Ne me dis pas que tu l'avais pas remarqué ! Rétorqua Seamus. »
Pour seul réponse, il eut quelques battements de cils surpris et une moue confuse.
« Seamus, c'est notre petit Harry pur et innocent. Bien sûr qu'il n'a pas remarqué.
_ Alors voilà Harry, tu as du succès au près de ces dames. Surtout depuis l'an dernier avec l'A.D continu-t-il alors que Dean hochait la tête.
_ Elles te trouvent si mignon…
_ Gentille…
_ Agréable…
_ Courageux…
_ Si patient…
_ Et puissant !
_ Si parfait ! » Conclurent Dean et Seamus dans un bel ensemble, simulant un air enamouré. À se demander s'ils n'avaient pas pris des cours avec les jumeaux Weasley, durant l'été.
« Il n'y que toi pour ne pas l'avoir remarqué, reprit Neville.
_ J'avais d'autre choses en tête, beaucoup plus importante que de roucoulé dans un coin sombre, répliqua Harry en roulant des yeux.
_ Pourtant ça ne t'a pas empêché de tenter ta chance avec Cho à ce que l'on m'a dis, répliqua Seamus.
_ Et c'était une regrettable erreur. Je n'ai pas le temps pour ce genre de chose. Pas avec ce qui se prépare. »
L'ambiance s'alourdit et ce, pendant une bonne partie de la fin de trajet jusqu'à Poudlard. Chacun pensait à cette guerre qui se faisait de plus en plus imminente. Aux pertes, et à la souffrance qu'elle engendrerait. Des victimes étaient dénombrées tous les jours et les attaques de mangemorts presque quotidiennes maintenant, sans cesse relayées par les journaux. Tous préfèreraient que ce ne soit qu'un cauchemar. Faux semblant qu'il serait plus facile de maintenir dans l'enceinte sécuritaire de Poudlard. Enfin, ils l'espéraient tous.
« De toutes les façons, tu n'as pas besoin de chercher l'amour. Tu es de ceux qu'Il trouve lui-même. »
L'intervention de Luna surprit tout le monde et redonna le sourire. Harry l'observa ne sachant pas s'il devait lui donner crédit ou pas. Elle semblait plus clairvoyante que la plupart des gens, mais elle avait aussi ce côté déluré, déconnecté du monde qui lui faisait se comporter de manière étrange… Comme ces petites carottes chantantes, qu'elle portait actuellement en boucles d'oreilles.
Ne souhaitant pas plus y réfléchir, Harry se dit que le fait qu'elle ait raison ou tort n'avait pas beaucoup d'importance. Si elle avait raison, cela serait une chance pour lui : être sincèrement aimé, n'était ce pas l'un des vœux fait désespérément par tous et ce, sans ou avec peu d'espoir ? Mais si elle avait tort alors tant pis. Il ferait juste comme tout le monde et se mettrait en quête de l'Amour avec un grand A. Enfin, s'il avait le temps de se préoccuper de ce genre de chose. C'est-à-dire s'il survivait à cette guerre.
Ils étaient enfin arrivé à Poudlard et avaient comme à l'accoutumé observé la répartition, écouté le discours et dévoré le banquet. Une heure plus tard, Harry s'était enfermé entre les rideaux de son baldaquin, avait repris la lettre et le bracelet d'or fin.
Sur la première il avait utilisé plusieurs sorts du livre sans aucun résultat, avant qu'une idée simple ne lui vienne.
« Prior Elutum »
La lettre s'était alors complètement transformée, révélant le premier contenu qui avait été effacé, puis remplacé par ce mot d'amour.
Potter,
Ravi de voir que tu arrive toujours aussi bien, à décrypter mes messages. Premièrement, pas un mot ne sera toléré sur cette stupide lettre d'amour. J'étais obligé de chercher une couverture, persuadé que j'étais, qu'au moins l'un de tes fidèles laquais verrait le paquet, et poserait des questions.
Harry grogna n'aimant pas particulièrement la façon dont Malfoy parlait de ses amis. Il leur faudrait avoir une petite discussion à ce sujet, car si le blond espérait qu'ils travaillent ensemble, il lui faudrait faire des efforts.
Quand au procédé de dissimulation, comme tu l'as remarqué, il ne laisse aucune trace de magie sur le papier, malgré le fait que ce soit un sort qui efface les premiers écrits, et qu'un sort permette de les faire reparaitre. C'est bien parce que c'est l'encre qui se retrouve ''victime'' du sort et non le papier. N'est-ce pas fabuleux ? Peu de sorcier pense à ces sorts si accessibles au plus faible niveau de magie. N'est-ce pas ingénieux ?
Il poussa un soupir agacé. Une image nette du serpentard en train de se vanter lui vint à l'esprit. Car c'était ce qui était sous entendu : ne suis-je pas super intelligent ? Fallait pas poussé non plus…. Sa lecture continua.
Bref. Pour en revenir au paquet et à son contenu : enfile le à ton bras droit et murmure la formule « Ran-i Ouadjet Sheps » (ta baguette n'est pas utile). Ensuite tu verras bien. Je ne me lance pas dans des explications futiles.
Bonne rentrée Potter.
M.
Harry resta un peu contrarié par cette lettre qui en définitif ne contenait pas beaucoup de réponse. Mais intrigué par le bracelet il s'en saisi et le fit tournée entre ses doigts. Très rapidement le scintillement de hiéroglyphes reprit, dévoilant quelques lignes surement depuis longtemps oubliées. Fasciné, il y passa le doigt constatant à nouveau la froideur du métal satiné.
Un léger doute le tenailla encore alors qu'il s'apprêtait à le mettre. C'était tout de même un cadeau de Malfoy. Harry porta une main à son coup songeant que le dernier cadeau du blond avait été tout sauf négatif. Mais était ce une bonne raison pour lui faire confiance ? Le premier cadeau n'était-il pas là simplement, pour l'amadouer ? Et ainsi mieux le piégé ? Harry soupira, las de sa paranoïa. Le collier autour de son cou diffusa une douce chaleur à peine perceptible mais bien présente. Comme pour lui soufflé de ne pas se décourager. Il plaça le brassard autour de son bras et fut légèrement surpris de la voir s'adapter si parfaitement à la forme de son bras. Prenant une profonde inspiration, il murmura la formule.
L'objet réagit immédiatement en émettant une chaleur. D'abord douce, semblable au pendentif à son cou, puis de plus en plus vive, jusqu'à devenir brulante. Harry retint un gémissement douloureux, se demandant pourquoi il n'avait pas lancé de sort de silence sur son lit. Puis il se dit que c'était sans doute ce qui lui sauverait la vie, si ce truc était un piège envoyé pour lui faire perdre un bras. Voir pire…
Son sang lui parut s'échauffer dans ses veines, et l'endroit ou reposait l'anneau d'or était aussi douloureux que si on y avait apposé un tisonnier brûlant. La sueur s'écoulait sur son front en grande quantité, trempant son lit et le gout du sang avait depuis longtemps envahi sa bouche ses dents s'étant enfoncé dans sa lèvre inférieure pour retenir ses cris. La douleur ne faisait qu'augmenter en intensité, à un point tel qu'il cru qu''il allait s'évanouir.
Mais soudain ce fut le grand calme. Harry songea une seconde qu'il avait dû évanouir, mais lançant un tempus de sa main tremblante, il eut la surprise de voir que seulement treize minutes s'étaient écoulé depuis le moment où il s'était isolé de ses camarades. Le temps de trouvé le sort, de lire la lettre, de mettre ce fichu bracelet et de souffrir mille morts… il n'avait vraisemblablement pas eu le temps de s'évanouir.
Il se redressa passant une main dans ses cheveux humide et éternellement en bataille, puis se laissa tombé sur son lit en soupirant. Fatigué mais décidé à regardé ce que l'objet avait de si spécial, il releva sa manche de pyjama… pour ne rien y trouver. Le bracelet d'or n'était plus là. À la place s'étendait les hiéroglyphes qui semblaient y briller quelques minutes plutôt. Sous ses yeux surpris il les vit bouger pour prendre l'aspect de petits serpents dansant qui se précipitèrent sur l'intérieur de son biceps droit.
Ils bougèrent à nouveau formant ce qui apparut être des lettres, puis des mots.
*Potter ?*
« Que… qui ?… Malfoy ? »
Harry porta sa main à sa bouche en entendant quelqu'un grogner dans la pièce. Apparemment, il avait parlé trop fort. C'était une chance qu'aucun de ses camarades n'est de problème de sommeil. Et qu'ils l'aient tous très lourd.
*Qui veux tu que ce sois ? Petite chose à préciser : tu n'as besoin que de penser pour que les phrases se forment en une réponse pour moi.*
« OK »
* Te parler prends beaucoup d'énergie, même si tu ne t'en rends pas compte. À toi aussi d'ailleurs, alors faisons court. Rdv vendredi soir, à minuit, à l'orée de la forêt interdite, près de la cabane du garde chasse. Et fais toi discret, veux tu ?*
« Pour qui tu me prends ? »
*Pour toi-même, Potter. On aura un certain nombre de chose à discuter. N'utilise pas ce moyen de communication d'ici là. À part en cas d'extrême urgence. Compris ?*
« Tout à fait. On aura une très longue explication. À vendredi. »
La réponse mit quelques secondes avant d'arriver, le blond se demandant sans doute pourquoi cet adverbe d'intensité « très » ajouté à l'adjectif « longue ». C'est vrai que ce genre d'entrée en matière n'assurait pas une douce et plaisante conversation. Pourtant la réponse en elle même ne laissa paraitre aucune interrogation.
*À vendredi.*
Harry eut juste le temps de rabaisser sa manche et de ranger la lettre et les restes du paquet. Très vite, la fatigue le surpris et le fit tomber dans un profond sommeil.
DM/HP
Et le voilà vendredi à minuit passé de vingt minutes, courant comme un fou sous sa cape d'invisibilité, vers l'un des passages secrets menant vers le parc. Chose difficile quand il devait faire attention à ne pas faire de bruit, à observer régulièrement la carte des maraudeur, et veiller à ce que la cape ne glisse pas à chaque pas. Il était sûr et certain que le blond serait en colère et ne manquerait pas de lui faire des remontrances à son arrivé.
Bientôt la forêt fut en vue, puis les contours de la cabane d'Hagrid aussi. Silencieux, il se faufila dans le bois, jetant des coups d'œil un peu partout quand soudain un mouvement vif attira son regard. Un chat blanc se tenait non loin, observant les environ avec une sorte de circonspection et d'interrogation. Harry reconnu très vite l'apparence adopté par Drago le soir de son anniversaire et fit glisser la cape de ses épaules après quelques nouvelles vérifications visuelles.
Aussitôt le regard de l'animal se posa sur lui, et une étincelle de ce qui semblait être du soulagement y brilla. Mais elle fut si promptement remplacé par une lueur de colère et d'arrogance, qu'Harry se surpris à croire l'avoir rêvé. Le chat se détourna et s'enfonça sous le couvert des arbres, incitant Harry à le suivre par quelques regards furtifs. Le brun obtempéra, pas vraiment sûr de lui.
Ils marchèrent -ou crapahuta pour Harry- pendant deux ou trois minutes avant d'arriver devant une petite grotte, dissimuler partiellement par un énorme buisson. Si le chat se faufila entre les branches, Harry dû les repousser avec ses mains, s'égratignant et se griffant au passage. Quand il parvint finalement à entrer Drago l'attendait patiemment assis sur un rocher ayant retrouvé sa forme humaine. Pas celle vu dans le train ou dans la grande salle, mais la véritable qu'il n'avait jusqu'à présent vu que deux fois.
« T'aurais pu m'aider, bougonna le brun.
_ Excuse moi d'avoir pensé que tu faisais de la magie, rétorqua le blond acide. De plus tu aurais pu être à l'heure.
_ J'aurais pu, mais il y avait fête ce soir chez les gryffondors. C'est pour fêter la première semaine de cours et nos retrouvailles après deux mois de vacances, donc de séparation.
_ Pourquoi ce genre de chose ne m'étonne pas venant de ta maison ? fit Draco en roulant des yeux. Stupides gryffys, marmonna-t-il dans sa barbe. »
Contrarié Harry fronça des sourcils, croisa les bras et lui lança un regard lourd de reproche, qui le fit soupirer et lever les mains en signe de paix
« Ok. On ne va pas commencer à se bouffer le nez pour des idioties. Le principal c'est que tu ais pu venir. Point.
_ Bien. Alors de quoi voulais-tu me parler ?
_ A toi l'honneur, Potter. Tu semblais vouloir me dire quelque chose l'autre soir. »
Harry prit une seconde pour réfléchir. L'autre soir, il lui avait semblé avoir des milliers de choses à dire au blond. Pourtant, rien ne lui venait à l'esprit en cette seconde où ils étaient enfin face à face. Son esprit semblait vide, mais il se sentait étrangement serein. Il ne saurait même pas dire pourquoi. Sans doute était ce à cause de la présence de Malfoy. C'était étrangement apaisant pour lui d'être à ses côtés, de lui parlé. Malfoy n'avait rien d'une menace… au contraire il était si facile d'être avec lui…
Aussitôt que cette pensée lui vint, il la repoussa avec force et se renfrogna sous les yeux d'argent surpris. Il dit la première chose lui passant par l'esprit.
« Cette saloperie d'anneau, m'a fait un mal de chien. T'aurais pu prévenir, dit-il avec humeur.
_ Ça t'a fais mal ?fit Drago en se levant. Tu semblais pourtant bien le lendemain… Shaï m'avait assuré que tu ne souffrirais pas. »
Harry fut surpris par l'inquiétude clairement présente chez le blond. Il s'était plus ou moins attendu à ce que ce dernier le traite de chochotte ou de petite nature incapable de supporter une petite douleur. Alors le voir si concerné… c'était assez étrange. Il s'était même préoccupé du fait que ça puisse lui être douloureux, avant de lui remettre l'objet. Tout cela le fit misérablement bredouiller et perdre son ton hargneux.
« Euh… assez oui… pas si terrible… mais bon… pas agréable si on peut dire ça d'un truc qui veux t'arracher le bras… mais c'est vite passé…
_ Pas tant que ça, si tu m'en fais le reproche. Combien de temps cela a-t-il duré ? Une heure ? Deux ? Toute la nuit ?
_ Euh… non. Peut être deux à trois minutes… répondit Harry penaud. »
Le visage pâle du Mahes se ferma, puis une expression agacé y prit place.
« Est-ce que tu te fiche de moi Potter ? Tu as souffert tout une journée de recevoir ton héritage et tu te plains pour trois minutes de douleur ?
_ Ben, c'était douloureux ! Répliqua Harry tout de même mal à l'aise.
_ Chochotte, répliqua Drago avec une moue hautaine. »
Ben voilà ! Exactement comme il l'avait prévu. C'est vrai que ce n'était pas très intelligent de sa part d'avoir parlé de ça. Pourquoi n'avait-il pas parlé de cette façon étrange, que lui et Shaï avait eu de souligner le fait qu'il était plus facile pour eux de le convaincre, parce qu'il était une créature magique ? Pourquoi n'avait-il pas parlé de sa soudaine et intense, nouvelle passion pour l'eau ? Ou même demandé d'où provenait ce bracelet d'or ? Mais cet idiot de serpentard avait-il vraiment le besoin d'être aussi railleur et suffisant ? Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres couleur pêche et Harry le sentit mal.
« Mais à quoi pouvais-je m'attendre d'un petit bonhomme comme toi. »
Un rictus empli de moquerie accompagna cette phrase et Harry vit rouge. D'un mouvement étonnement rapide, il se retrouva près du blond et lui décocha un coup de poing, un sifflement haineux s'échappant de ses lèvres. Malfoy para le coup avec vitesse et habileté, mais glissa sur le sol couvert de mousse sous l'impact. Baissant la main droite qui tenait encore le poing du brun, il lui adressa un regard mitigé entre surprise et ravissement.
« Eh bien, Potty. Quelle rapidité et quelle force. Je suis plus que persuadé de pouvoir faire quelque chose de toi. »
Harry ne fit pas vraiment attention à ses paroles, toute sa colère précédente était retombée. Pour l'instant, il restait légèrement choqué par sa réaction ainsi que par sa vitesse et sa force. Il n'avait pas vraiment pensé à frappé Malfoy et déjà il le faisait. Et d'une façon étonnante, dévoilant assez ses nouvelles capacités.
Malfoy lui lâcha le bras et fit apparaitre deux fauteuils de mousse, à l'air confortable qui rappelèrent à Harry ceux qu'avait fait apparaitre Shaï. Drago sembla vouloir s'asseoir avant de se ravisé et de lancer des sorts d'intimité et de silence, plus un autre qu'il ne reconnu pas. D'un dernier mouvement de baguette il fit apparaitre un feu bleuté qui diffusa une agréable chaleur dans la pièce.
« Assied toi. Nous serons plus confortables ainsi. »
Harry obtempéra en silence.
« Bien, je voudrais parler sans que tu ne m'interrompe. Je veux être clair et précis et suivre un programme simple pour que nous puissions partir dormir le plus rapidement possible.
_ Ok, répondit Harry sans lutter. Il commençait doucement mais surement à fatigué.
_ Merci, fit Malfoy avec un petit air étonné. Donc, commençons par cette grotte. Je ne l'ai pas choisi par hasard. Elle semble ne posséder qu'une entré mais c'est faux. Là bas, dit il en désignant un endroit où poussait un autre buisson plus dru, ce buisson cache une autre sorti. À l'extérieur, il est relativement dissimulé par des amas rocheux, qu'il faut même poussé pour sortir.
_ Compris.
_ Shaï pense qu'il serait préférable pour toi, que nous commencions un entrainement. En tant que fils de mangemort, j'en ai suivis toute ma vie, et en devenant Mahes, j'en ai suivis un autre très difficile. Si le premier était assez versé dans les arts sombres comme tu t'en doute, le second était plutôt centré sur le physique…
_ C'est comme ça que tu t'es fait ce physique d'apollon ? »
S'il y avait eu une corde, Harry s'y serait pendu à la seconde. Comment avait il pu sortir une phrase aussi stupide ? C'était sorti si naturellement. Stupide bouche ! Et Merlin, voilà qu'il se sentait rougir ! Et le petit sourire supérieur de Malfoy lui changeait ses envies de suicide en des envies de meurtre. Tout compte fait, il utiliserait la corde pour étrangler le blond, ensuite pour se suicider.
Malfoy semblait, contrairement à avant où sa minceur et la délicatesse de sa taille était plus qu'apparente, fait tout en muscle maintenant. C'est-ce qu'il avait voulu souligner, mais s'y était pris d'une façon bien trop flatteuse pour cet idiot. Sa véritable question étant de savoir si ses muscles étaient le résultat de l'héritage, ou s'ils étaient le fruit d'un travail acharné sur son corps. Si ça avait été la deuxième réponse, nul doute qu'il se serait sentit nettement moins complexé par son propre héritage…
« Eh bien, je suppose que c'est en partie dû à cela… »
Le sourire s'étendit sur un visage, de même que le rougissement sur un autre. Mais Harry serra les dents d'agacement face à cette réplique qui laissait supposé un « le reste est naturellement beau chez moi ». Chose qu'il ne pouvant même pas contredire, puisque Malfoy même avant son héritage magique, était un beau mec.
« …mais le point essentiel, continua Drago sans plus s'attarder au soulagement d'Harry, est qu'ainsi je pourrais te former un peu sur tout. Je laisse la magie blanche au cours de DCFM -en espérant un prof compétant cette année- et à Dumbledore et ses sbires. J'ai un programme fait à partir de ton emploi du temps que j'ai pu récupérer. Nous nous verrons deux fois par semaine : le Mercredi et le Samedi. Ce sont tes jours les moins chargé. Tu n'auras presque pas de partie théorique avec moi. Mais certains sorts trop complexes pour toi et moi, mais qui nécessiterons tout de même d'être connu, serons étudiés sur papier. Je te fournirais quelques ouvrages que tu travailleras selon ton temps libre.
_ Mais si le nouveau prof n'est pas à la hauteur ? »
En cette première semaine de cours, ils n'avaient pas eu cours de DCFM. Selon Dumbledore leur professeur devrait arriver la semaine suivante, ayant eu quelques soucis personnels à régler avant la rentrée. Il était donc impossible de savoir si le professeur serait à la hauteur de leurs attentes, le professeur Dumbledore ayant comme à son habitude garder le nom du retardataire secret.
« J'espère vraiment que Dumbledore ne fera pas une telle erreur cette année, avec tout ce qui se prépare. On peut aussi penser qu'il veillera à t'entrainer en privé de façon efficace. Sinon… sinon nous aviserons pour cette partie. Mais cela alourdira considérablement notre emploi du temps.
_ L'année s'annonce chargé, soupira Harry.
_ En effet. Et les choses ont déjà commencé à bougé, confirma Drago. J'ai été convoqué par le Lord il y a quelques temps et il m'a confié une mission.
_ Une mission ? Demanda Harry intrigué et inquiet.
_ Il souhaite… que je fasse entrer des mangemorts dans Poudlard. Et si l'occasion se présente… que je tues Albus Dumbledore. »
À suivre…
Je tiens à souligner l'importance de la chose (mm si je le ferais plus tard aussi dans l'histoire) : la mission principale de Drago est bien de faire entrer les mangemorts et non pas d'éliminer Albus. La différence est importante car le meurtre de Busbus est surtt motivé par la baguette de Sureau, qui ne sera pas présente dans cette fic. Elle est déjà bien assez compliqué sans que je me rajoute une chose que je ne saurais pas gérer. De plus la position de Drago auprès du Lord est très différente de celle qu'il a dans HP. Il est pour ainsi dire son "favoris".
Merci d'avoir lu ! Et n'oubliez pas les reviews ! ^^
