Le soir, il s'endormit sur le lit de camp au fond de la chambre de son père. Dans son rêve il revit toute la scène. Burt fut réveillé dans la nuit par des cries. Il alluma la lumière, s'assit autant qu'il le pouvait et vit son fils en train de crier, de bouger dans les tous les sens. Il appuya sur la machine pour appeler une infirmière, il appuya dessus pleins de fois. Il était paniqué, la dernière fois que son fils faisait des rêves comme cela c'était après la mort de sa mère. Une infirmière arriva.
-Réveillez mon fils, vite, vite. Je ne peux pas me lever. Aller!
L'infirmière s'approcha de Kurt et le secoua légèrement. Kurt se réveilla en sursaut en criant. Il s'assit et vit la chambre de son père et son père le regarder avec inquiétude. Il essaya de calmer ses tremblements pour ne pas inquiéter son père.
-Désolé papa.
-Kurt qu'est ce qui se passe?
-Rien un cauchemar, rien d'important, je ne m'en souviens même plus. Désolé madame vous pouvez y aller.
L'infirmière hocha la tête et partit. Kurt se leva et s'assit près de son père.
-Je t'assure ce n'est rien. Un cauchemar idiot surement. Aller rendors toi!
Il embrassa le front de son père et partit se recoucher. Burt observa son fils une dernière fois, mais quand il vit le sourire de celui ci il éteignit la lumière. Kurt passa le reste de la nuit à fixer le plafond les yeux grand ouvert. Le samedi il fit comme ci tout allait bien et personne ne remarqua bien. Il vit Blaine et continua leur jeu de flirt ensemble. Le soir, il passa la nuit dans la chambre d'hôpital à fixer de nouveau le plafond en chantant dans sa tête toute la nuit pour ne pas penser à la peur qu'il ressentait face à cette scène. Le dimanche soir il resta assit sur un banc dehors avec la veste en cuir de Blaine sur le dos. Il regarda le soleil se lever, mais il ne trouva pas cela beau, car cela voulait dire qu'il devra bientôt aller en cours, bientôt revoir ses garçons, leur faire face, les voir et faire comme ci rien ne s'était passé, faire comme ci il n'était pas terrorisé à l'idée de mettre un pied un lycée, il va devoir faire comme ci une menace de mort n'était pas au dessus de sa tête comme une épée Damoclès. Il allait devoir être sur ses gardes. Il était tellement apeuré. Il sentit quelqu'un s'assoir à ses côté, il reconnut l'odeur de Blaine. Il se rapprocha du garçon, leurs cuisses se touchèrent.
-Il est 6heures, qu'est ce que tu fais dehors?
-Besoin de prendre l'air, je n'en peux plus des hôpitaux.
-Rentres chez toi.
-Pas sans mon père. Je dois aller me préparer pour être parfait pour le lycée. Faut bien que je me fasse beau pour quelqu'un.
-Oui pour moi!
Kurt se leva, se mit devant Blaine, posa ses mains sur les genoux de Blaine, se baissa, approcha son visage à celui de Blaine.
-Le mérites tu?
-Absolument, tu ne trouveras pas plus sage que moi.
Kurt se mit à sourire et approcha encore plus son visage. Blaine ferma les yeux pour sentir mieux le souffle de Kurt sur son visage.
-Vu que c'est la dernière journée de mon père à l'hôpital je ne pourrais pas beaucoup rester ce soir. Donc je m'habillerai pour toi.
Il frôla ses lèvres sur le bout du nez de Blaine, enleva ses mains sur les genoux de Blaine et se releva. Blaine attrapa la main de Kurt, se leva et colla Kurt contre lui et nicha sa tête dans le cou de Kurt. Il déposa un baiser dans le cou de Kurt et murmura contre son oreille.
-Tu es toujours sexy bébé, surtout avec du cuir.
Kurt fit un sourire, posa ses mains sur la taille de Blaine, décala le garçon et partit se préparer. Au lycée il se faisait le plus discret possible, il essayait de ne pas beaucoup parler, de passer dans les couloirs le moins possible, il n'alla pas à la cantine. Il passa sa journée à jouer à cache cache avec ses brutes, avec ses garçons qui le terrifie. Il sursauta à chaque bruit, chaque casiers qui claquaient, chaque portes qui se fermaient en claquant, à chaque pas trop près de lui. Il avait peur, peur de tout. Ses mains tremblèrent toute la journée. En cours il n'arriva pas à se concentrer, il regarda toujours par le hublot de la porte pour voir si les brutes n'étaient pas la. Il repensait sans cesse à leurs mots, à leur menace de mort. Après les cours il partit en vitesse, quand il ne vit plus le lycée dans son retrovisseur il fut déjà plus rassuré, soulagé. Quand il entra dans l'hôpital, il regarda chaque couloir en espérant trouvé une tête bouclée, ce qu'il finit par appercevoir. Il s'approcha du garçon, qui sourit en le voyant.
-Alors assez canon pour toi? Demanda Kurt.
-Absolument.
Kurt sourit à cette remarque, mais il perdit vite son sourire quand il se demanda si le garçon était sincère ou si pour lui tout ça n'était qu'une blague. Il se demanda si les garçons de son lycée avaient raison. Il sentit un chaleur contre son torse. Blaine était venu contre lui, ses mains se trouvaient dans le bas de son dos. Blaine se mit à murmurer.
-Tu es vraiment canon, extraordinairement beau, tu dégages quelque chose de spécial, c'est ça qui me plait chez toi.
Kurt rougit à cette phrase.
-Et quand tu rougis tu es sexy. Aller va rejoindre ton père.
Il déposa ses lèvres près de l'oreille de Kurt, contourna Kurt et partit. Kurt partit voir son père, il l'aida à ranger ses affaires. Ils allèrent ensuite acheter les médicaments pour Burt et ils rentrèrent chez eux. Kurt sourit quand il entra au bras de son père. Il avait été persuader qu'il n'allait plus pouvoir y entrer avec son père et pouvoir le faire lui réchauffe le coeur, lui fait terriblement du bien. Kurt fit ses devoirs et ensuite prépara le dîner. Son père râla en voyant des légumes ce qui amusa Kurt. Le soir Kurt ne ferma toujours pas les yeux de la nuit. Il ne voulait pas rêver de cette scène, il n'arrêtait pas de s'en rappeler, il ne voulait pas la revivre, alors il préférait rester éveiller. Et il savait qu'avec ses crèmes, son anti-cerne cela ne se verrait pas. Le lendemain il alla en cours la peur au ventre, son estomac formait un noeud qui dura toute la journée, il ne put rien avaler. Comme le jour précédent il ne cessa d'avoir peur du moindre bruit, il regardait toujours partout par peur qu'on lui fasse du mal. Son dos lui faisait toujours souffrir, sa joue était encore marqué, il ne voulait pas d'autres blessures, pas d'autres cicatrices. Le soir à la chorale il faisait du playback, il n'arrivait plus à chanter. Le soir il entra chez lui et fit comme hier, ses devoirs, le repas, regarda un film et resta éveillé toute la nuit, il lut Harry Potter toute la nuit. Le sorcier l'aida à ne pas s'endormir. Le matin il passa plus de temps à se mettre ses crèmes sur le visage, car il voulait être certain que ses cernes ne se voyait pas beaucoup. Son père ne devait pas savoir, il ne devait pas découvrir qu'il ne dormait pas. L'après midi il emmena son père à l'hôpital, Burt devait passer des examens. En attendant Kurt chercha Blaine. Il trouva le garçon avec des personnes âgées cette fois ci. Blaine l'ayant entendu, reconnaissant la façon de marcher de Kurt se tourna.
-Tu as des cernes.
-Oui, je m'occupe beaucoup de mon père, le sommeil n'est pas le plus important c'est sa santé qui l'est.
Il savait que c'était mal, se servir du coma de son père pour ne pas dire la vérité. Il savait qu'il ne devrait pas utiliser cette excuse, mais il était certain qu'elle marcherait, et il voulait avant tout qu'on le croit, que personne ne se doute de rien. Personne ne devait savoir et si pour cela il devait utiliser l'état de santé de son père il le fera. Blaine sourit.
-Tu es toujours aussi beau.
-Ca t'amuses de me faire rougir en faite, dit Kurt les joues légèrement rosies.
-Oui, en plus je trouve ça plutôt excitant.
Kurt tapa légèrement le torse de Blaine en riant.
-Les enfants à vous de danser.
-Pas sans vous mademoiselle Conney, dit Blaine à une vieille dame.
Celle ci se mit à rire et entraina son mari surement et quelqu'un mit une musique. Blaine tendit sa main à Kurt, celui ci l'accepta. Blaine posa ses mains sur la taille de Kurt, lui entoura l'épaule de Blaine avec un de ses bras et posa l'autre dans le dos du garçon et ils se mirent à danser. Vers le milieu de la chanson le brun se colla à Kurt et enroula ses bras autour de sa taille et ses mains se posèrent sur le dos de Kurt. Kurt sourit, il aimait cela, il n'aurait jamais penser danser avec un garçon avant de rejoindre New York, il avait toujours cru qu'il ne rencontrerai personne comme lui ici. Et il aimait être dans les bras du garçon, il s'y sentait bien, en sécurité. Il oubliait ce qui lui faisait peur, il oubliait tout avec Blaine. Le bouclé lui faisait se sentir bien. Les personnes dans la salle les regardaient, d'autre en souriant, d'autre en fronçant les sourcils. Blaine renversa Kurt en appuya une main sur son dos pour le maintenir. Kurt lâcha un petit cri de douleur à ce geste. La main dans le dos de Blaine appuya trop fortement sur son dos. Blaine le releva rapidement.
-Désolé, désolé Je... désolé.
-Ce n'est rien, juste mal au dos, dit Kurt en souriant.
-Comment tu t'es fait mal?
-Blaine tu parles à la personne la plus maladroite du monde, donc la question ne se pose pas car tu sais très bien que c'est arrivé d'une manière honteuse et que je n'oserai pas le dire.
-Vrai, mais si tu te fais mal à chaque fois faut que tu fasses attention, dit Blaine en toucha la joue blessé de Kurt.
-Je n'y peux rien, j'essaye de faire attention mais bon.
Blaine reposa ses mains sur la taille de Kurt, Kurt posa ses mains sur la nuque du brun et ils se remirent à danser. Blaine leva une de ses mains et caressa la joue blessé de Kurt. Ce dernier ferma les yeux. Il posa ensuite sa tête sur l'épaule de Blaine et ils dansèrent pendant deux chansons.
-Merci monsieur, dit Kurt en souriant.
-Le plaisir était pour moi, ce n'est pas tout les jours que j'ai la chance de danser avec un mec aussi sexy.
-Allumeur, dit Kurt en riant.
Blaine haussa les épaules en riant.
-J'aurai besoin de toi.
-Tu as toujours besoin de moi bébé.
-Oui bien sur bien sur, dit Kurt amusé. J'ai besoin de ton intelligence pour les math.
-Je suis devenu intelligent maintenant?
-Non tu n'es toujours qu'un idiot, mais un idiot fort en math.
-Et j'aurai quoi en échange.
-Mmmmhh je ne sais pas, ta récompense tu l'aurais quand tu m'aurais aidé en math.
-Ca vaut le coup j'espère.
-Tout ce qui me concerne vaut le coup chéri voyons.
-Oui pardon.
Kurt se mit à rire, son portable vibra, le prénom de son père s'afficha.
-Je dois y aller, je passe demain.
-Je serai la.
-Tu es toujours la, dit Kurt amusé.
Il fit un signe de la main à Blaine et partit rejoindre son père qui l'attendait dans le hall.
-Tu étais ou?
-Avec un ami.
-Ce fameux garçon au suçon?
Kurt dévisagea son père en rougissant.
-Papa s'il te plait.
Burt se mit à rire. Ils allèrent à la voiture, Burt marcha lentement, il avait du mal à faire des efforts et était essoufflé rapidement ce qui l'irritait. Quand ils entrèrent chez eux Carol était déjà présente. Kurt lui dit bonjour et Burt l'embrassa. Kurt alla dans sa chambre. Il ne dina pas n'en ayant pas l'envi. Le soir il lutta pour ne pas dormir mais la fatigue l'emporta. Il revit la scène, il reçut et sentit les moindres coups, entendit les même insultes. Il bougea énormément, transpirait et criait. Burt et Carol se réveillèrent à cause des cries, Burt alla se lever.
-Chéri tu ne peux pas descendre, je m'en charge.
Burt grogna mais écouta Carol. Carol se leva et descendit dans la chambre de Kurt. Le garçon était couvert de sueur, un air horrifié se trouvait sur son visage, il bougeait dans tout les sens comme pour échapper à quelque chose ou quelqu'un. Jamais elle n'avait vu le garçon dans cet état. Elle s'assit sur le bord du lit et secoua doucement Kurt, elle lui caressa la joue. Kurt se réveilla en sursaut, se recroquevilla et se mit à pleurer. Carol le serra dans ses bras.
-Ce n'est rien mon chéri, ce n'est qu'un cauchemar!
Elle le berça doucement. A ce moment il était un enfant, un enfant effrayé, il n'était plus le garçon mature pour son âge, juste un enfant qui avait peur. Kurt finira par se calmer un peu. Il avait toujours peur, tremblait toujours, mais ça allait un peu mieux et il ne pouvait pas inquiéter Carol et son père.
-Désolé Carol. Tu peux y aller ça va mieux.
-Tu es sur Kurt?
-Oui, oui tout va bien, dit il en souriant.
-C'était quoi comme cauchemar?
-Je n'ai pas envie d'en parler. Vas rejoindre papa et dis lui que tout va bien.
Carol se leva, regarda une dernière fois Kurt, elle hocha la tête quand elle vit son sourire et partit. Elle rassura Burt du mieux qu'elle le pouvait. Kurt se traita intérieurement de s'être endormi, que Carol le vit comme ça. Il ne dormit pas le reste de la nuit et il était encore plus fatigué qu'avant. Le soir suivant, Carol le réveilla une nouvelle fois, et il se trouvait dans le même état, le matin Burt lui posa des questions mais Kurt feignit d'avoir oublier de quoi il avait rêvé. Il trouva des excuses que son père crut. Kurt sourit fière de lui, fière d'arriver à si bien mentir, à si bien jouer la comédie, à paraitre si impassible. Le samedi il passa l'après midi à l'hôpital, dut aux examens médicaux de son père. Il trouva Blaine près de l'accueil.
-Je me demande vraiment ce que tu fais ici, tu y es tout le temps et tu ne fais jamais rien.
-J'attends seulement ton arrivée.
-Dragueur!
-Je ne drague que ce qui me plait.
Kurt rougit violemment ce qui fit rire Blaine.
-Pas de veste en cuir aujourd'hui?
-Non, tu n'aimes pas?
-J'aime beaucoup c'est sobre mais le cuir te rend vraiment sexy.
-J'ai cru le comprendre, le cuir te fait de l'effet.
-Surtout quand c'est toi qui le porte.
Kurt rougit de nouveau et frappa gentiment le torse de Blaine.
-Arrêtes de faire ça ce n'est pas drôle.
-Si c'est drôle de te voir rougir sans cesse.
-Passons, tu peux venir chez moi après pour m'aider pour les math.
-Je ne peux pas après, je ne peux que le dimanche. Pour les math? Tu es sur que tu ne veux pas autre chose?
-Non pour les math, dit Kurt en rougissant.
-Si tu as besoin d'autre chose, dit le moi, dit Blaine en levant ses sourcils.
-Non je n'ai besoin que de ça.
Blaine s'approcha de Kurt, il posa une de ses mains sur le torse de Kurt.
-J'espère avoir une récompense pour t'aider.
-On verra si tu te conduis correctement.
-Je me conduis toujours parfaitement.
Kurt se rapprocha, leurs corps se touchaient presque. Blane avait toujours sa main sur le torse de Kurt.
-Alors tu auras une bonne récompense.
-J'attends ça avec impatience. Dit Blaine en regardant Kurt dans les yeux.
Les deux garçons se fixèrent, ils ne bougèrent plus d'un millimètre. Ils se fixaient, aucuns ne voulaient couper ce contact visuel. Il se passait des milliers de chose dans leur regard. Blaine essaya de lire en Kurt pour en apprendre plus sur le garçon, pour le comprendre. Kurt lui cherchait la couleur des yeux de Blaine, ses yeux étaient si particulier, or, vert, marrons, il ne serait le dire. C'est un médecin passant près de Kurt qui le ramena sur terre et il coupa le contact visuel.
-Ca serait mieux si tu as mon adresse.
-Donnes moi ton numéro aussi.
Ils sortirent leurs portables et échangèrent leurs numéros et Kurt marqua son adresse. Blaine s'approcha de Kurt et murmura près de son oreille.
-En faite j'attends toujours ma photo.
Kurt sourit en repensant à cette conversation.
-Tu pourras avoir mieux qu'une photo de moi, dit Kurt sur un ton joueur.
-Et quoi donc?
-Je ne sais pas, à toi de choisir.
Blaine attrapa la main de Kurt et l'emmena dans un couloir vide. Il colla Kurt contre une mur, colla son corps à celui de Kurt, il nicha sa tête dans le cou de Kurt. Il huma l'odeur de Kurt, ensuite il frôla ses lèvres sur la peau de Kurt, il monta jusqu'à son oreille et mordilla le lobe de Kurt. Kurt lâcha un cri de surprise suivit rapidement d'un gémissement. Kurt passa une de ses mains sous le t-shirt de Blaine et traça du bout de ses doigts les abdominaux du garçon, qui laissa échapper un soupir de bien être. Blaine commença à mordre la peau du cou de Kurt. Kurt le poussa doucement.
-Pas de marque s'il te plait, dit Kurt en respirant bruyamment.
Blaine le recolla contre le mur et embrassa la mâchoire de Kurt, il mit sa bouche près de l'oreille de Kurt et murmura.
-Je montre que tu es à quelqu'un, que tu m'appartiens.
Kurt le poussa de nouveau et colla Blaine contre le mur d'en face, il colla son corps à celui du brun et lui souffla dans l'oreille.
-Je ne t'appartiens pas, je n'appartiens à personne bébé.
Il mordilla doucement la peau du cou de Blaine, près de l'oreille et partit rapidement. Blaine le regarda partir en souriant. Kurt attendit son père devant l'hôpital, il regarda à l'aide de la vitre si son cou était de nouveau marqué, il poussa un soupir de soulagement quand il vit que non, que Blaine ne lui avait pas fait de marque. Son père arriva peu de temps après. Kurt prit le volant, se gara dans l'allée de la maison, aida son père à descendre de la voiture.
