Chapitre 9
Wolfram avait officiellement annoncé qu'il rompait leurs fiançailles le lendemain matin, et depuis, la vie de Yuuri était devenu un enfer. Tout le monde lui courait après pour le « consoler », Günter le premier. Il l'avait pourchassé tout au long de la journée, avait failli l'étouffer lorsqu'il avait enfin réussi à l'attraper. Pourquoi diable devait-il toujours le serrer dans ses bras ! Et puis c'est pas comme s'il avait le cœur brisé ... il s'était retrouvé fiancé à Wolfram par erreur ! Comment pouvait-il deviner que dans ce pays on demandait la main des gens en les giflant ? C'était complètement ridicule, mais il n'avait plus le temps de penser à cela, des pas résonnait dans le couloir derrière lui accompagné des gémissements plaintifs du Mazoku à la chevelure d'argent : « Majestééééééééé ! ». Vite, il devait échapper à cette sangsue, il se mit à courir et ... fonça en plein dans ... Conrad. Un peu surpris, celui-ci le regarda dans les yeux puis rouvrit la porte de la pièce dont il venait de sortir et entraîna le garçon à sa suite.
La pièce se trouvait être la chambre du soldat. Tout deux cessèrent de bouger et de respirer le temps que la tornade appelé Günter ait passé. Après avoir repris son souffle, Yuuri s'empressa de remercier son sauveur et se rendit compte à ce moment que les évènements de la journée avaient presque réussi à lui faire oublier son rêve. Malheureusement se retrouver seul à seul avec Conrad lui remit la scène en mémoire et ses joues s'enflammèrent. Le demi Mazoku s'en rendit compte et lui demanda inquiet : « Vous allez bien majesté ?
- Yuuri, rectifia le jeune homme, je m'appelle Yuuri alors utilise mon nom quand tu me parles, surtout que c'est de ta faute si je ma mère m'a donné ce prénom ! Et oui, tout va bien, j'ai juste passé ma journée à fuir Günter et je suis un peu fatigué.
- Vous pouvez vous reposer ici... Yuuri, proposa-t-il avec son doux sourire habituel. Je dois m'absenter et personne ne pensera à vous chercher ici, vous serez tranquille.
- Merci », apprécia l'adolescent dont les joues retrouvaient une couleur normale. Sur ce, Conrad ressorti de la pièce et le garçon s'effondra sur son lit pour s'endormir presque instantanément.
