Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez bien. Comme je vous l'avez dit il y a deux semaine je ne pouvais pas vous mettre ce chapitre la semaine dernière. Je m'en excuse et reprends mes bonnes habitudes à partir de maintenant.

Encore une chose, qui va certainement déplaire à beaucoup, je ne pourrais pas vous mettre d'extrait du prochain chapitre pour la simple raison qu'il n'est pas encore écrit. J'ai du retard et ai du mal à tenir le rythme que je me suis imposé d'un chapitre par semaine.

Enfin bref, j'espère que ce chapitre, écrit pendant le cour d'histoire, vous plaira !

"..."

-Ginny, c'est moi. Ouvre moi s'il te plaît.

La voix de Hermione rompit le silence qui régnait dans la chambre de la jeune prof de défense contre les forces du mal. Cette dernière était allongé sur son lit la tête sous son oreiller, tentant de faire le moins de bruit possible. Elle n'avait absolument aucune envie de voir la brune ce soir. Alors voilà bien 5 à 10 minutes qu'elle faisait la morte en espérant que la directrice se lasserait et repartirait mais voilà, elle était tenace.

-Je sais que tu es là, alors ouvre. Je voudrais qu'on parle.

Ginny savait bien que son attitude était totalement ridicule et puérile mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Et puis après tout qu'est ce qu'il y avait de mal à être un peu gamine des fois ? Surtout dans des moments comme cela ! Si Harry avait été là, il serait venu prêt d'elle et en quelques mots l'aurait convaincu de répondre. Mais voilà, son petit lion n'était pas là et il lui manquait de plus en plus.

-Bon, tu ne me laisse pas le choix. Attention, je te préviens je vais entrer.

La rousse se redressa et se précipita dans la salle de bain en prenant soin de fermer la porte à clef derrière elle. Elle entendit alors un bruit de verrou et des pas. Dans le noir le plus complet assise sur le carrelage froid, le dos contre les toilettes, Ginny retenait sa respiration. Une ombre s'arrêta devant la porte et frappa.

-S'il te plaît Gin', je veux juste parler. Je ne sais même pas pourquoi tu me fuis depuis quelques jours. C'est injuste de me laisser comme ça. J'ai le droit à une explication, quand même !

Des larmes montèrent aux yeux de la rousse et sur un ton peu assurait elle murmura :

-Je suis désolé.

-C'est tout ce que tu trouve à dire ? Tu crois qu'un simple désolé lancé alors que tu te caches de moi dans ta salle de bain suffise ?

-Désolé, répéta la jeune prof.

-Mais ou est passé la vrai Ginny ? Tu n'es plus celle que je connaissait. Tu as trop changeait. Avant tu ne fuyais jamais face à la difficulté. Tu étais une vrai Griffondor, et comme tu adorais dire « le courage ne se traduit pas par l'absence de peur ». Même si tu avais peur, tu partais toujours au combat déterminée. Je ne te comprends plus...

La rousse devina au son de sa voix que son amie pleurait, tout comme elle. Certes ça faisait mal d'entendre ça de sa meilleure amie mais elle avait raison. Quand elle était avec elle, elle n'était plus elle-même. Elle était dans le contrôle de peur que n'importe quel petit détails puisse trahir ces sentiments. Hermione venait de lui ouvrir les yeux, elle ne pouvait plus continuer comme ça. Elle devait sortir et discuter avec elle.

Ginny se leva donc et ouvrit la porte de la salle de bain. Elle découvrit la brune assise par terre en face d'elle, les yeux rouges et les joues humides. La rousse vint s'installer à côté d'elle et Hermione la regarda avec intensité comme si elle essayait de la scanner pour voir s'il s'agissait bien d'elle. Au bout de quelques minute elle pris la plus jeune dans ces bras et Ginny lui chuchota à l'oreille :

-Tu as raison, 'mione. Tu as toujours raison. Ça en devient soûlant des fois. Mais c'est vrai, je cherchais à te fuir, je suis désolé.

-Pourquoi ? Demanda alors la directrice en reniflant et en stoppant son étreinte, qu'est ce que j'ai fait ?

-Non, c'est pas ta faute. C'est juste que quand je suis avec toi j'ai toujours peur de pas être à la hauteur. Tu es tellement parfaite, tu réussis tout ce que tu entreprends. Tu m'intimides encore, même après toutes ces années.

-C'est n'importe quoi, c'est moi qui t'es toujours admiré. Ton sens du sacrifice, ton besoin de continuellement veiller sur tout le monde. Tu es constamment prête à te battre pour protéger ta famille et des fois des gens que tu ne connais même pas. J'ai toujours adoré ce côté de ta personnalité.

-Mais toi tu es si intelligente, si géniale. Tu connais tellement de choses sur tellement de sujet que n'importe qui pourrait ce sentir mal à l'aise, y compris moi, alors que tu es ma meilleure amie. Par moment quand je suis avec toi, j'ai l'impression de redevenir une adolescente mal dans sa peau sous le regard d'une classe entière alors que le prof vient de lui poser une question dont elle ne connais pas la réponse.

-C'est complètement ridicule, je ne sais pas tout sur tout. Et puis tu crois que c'est mieux de se sentir juger sur chaque choix que l'on fait. Chaque fois que je suis avec toi j'ai l'impression de passer pour une égoïste narcissique. Tu ne pense jamais à toi, mais toujours aux autres. Je me sens comme les demi-sœurs de cendrillon, continuellement méchante pour palier à la trop grande gentillesse de la princesse.

-Les demi-sœurs de qui ? Interrogea alors Ginny complètement perdu.

-Cendrillon ! Tu sais la princesse... à c'est vrai j'oublie toujours que tu as vécu dans une famille de sorciers. Laisse tombé, lança Hermione en riant.

La rousse esquissa un sourire. La directrice s'arrêta alors et la regarda dans les yeux pendant de longues minutes.

-Qu'est ce qu'il y a ? S'inquiéta alors la jeune prof.

-Rien, murmura la brune. C'est juste que je te trouve magnifique, Gin'.

Cette annonce donna à Ginny des frissons dans tout le corps. Intentionnellement, elle avança vers Hermione. Leurs visages étaient de plus en plus proche. Alors que leurs fronts se touchaient, la rousse déclara :

-Tu as toujours était la plus belle pour moi.

La directrice sourit alors que leurs nez entrèrent en collisions. Maintenant Ginny ne pouvait plus se retenir elles étaient trop proches. Elle sentait le souffle de son amie qui avait le regard plongeait dans le sien. Elle perdit pieds et ne put s'empêcher d'aller plus loin. Leurs lèvres se frôlèrent d'abords doucement, puis prise par l'émotion la rousse intensifia le baiser. Ça y est, enfin elle se sentait à sa place, elle était bien, heureuse. Tout ce qu'elle avait fait jusqu'à présent c'était pour arriver à ce moment là. Celui ou elle pourrait enfin goûter aux lèvres de sa brune. Mais cette havre de paix ce brisa plus vite que prévu. Hermione se recula et regarda Ginny l'aire interloqué :

-Mais qu'est ce que tu fais ? Tu sais que ce n'est pas drôle ! Je te rappelle que je sors avec ton frère, tu imagine s'il apprenait ce qu'il vient de ce passer ?

La rousse était totalement décontenancée. Elle cherchait quelque chose à dire mais rien ne pouvait plus sortir de sa bouche. Sa gorge était sèche et ces lèvres semblaient prête à se fendre. Ces yeux la piquait affreusement mais elle se défendit de pleurer devant son amie. Elle avait le cœur serré, et le regard que la directrice posait sur elle n'arrangeait rien. Elle tenta désespérément de se constituer un visage calme et souriant, cela ne devait pas être très convainquant car Hermione haussa un sourcil. Des paroles non contrôlées s'échappèrent alors de sa bouche :

-Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris.

Puis elle se leva et pris sur une étagère un paquet de chocogrenouille qu'elle ouvrit. Elle s'installa sur son lit et commença à discuter comme si de rien était :

-Tu sais je trouve quand même que ça fait drôlement bizarre de donner cours à des jeunes avec qui j'étais amie lors de la grande guerre. Je sais pas trop comment agir avec eux. Et je vois bien que eux non plus. Tu trouve pas ça étrange comme sensation ?

Hermione se leva l'aire sombre et pris Ginny par les épaules. Elle la regardait droit dans les yeux. La jeune prof sentit un frisson lui parcourir la colonne vertébral, seulement cette fois il n'était pas le signe d'une attirance, sinon celui de la peur. Oui, elle avait peur, peur que leur amitié si cher à son cœur prenne fin ici et maintenant pour une erreur de sa part, peur que la nouvelle de son amour pour la brune ne se propage à la vitesse de la lumière, peur d'être haït par la seule personne qu'elle n'est jamais aimée aussi intensément... . Les larmes commencèrent à mouiller ces yeux. C'est a ce moment la que la directrice lança :

-Dit moi la vérité. Est ce que ce baisé avait une quelconque signification pour toi ?

Le cerveau de la rousse se mis à tourner à plein régime. Qu'est ce qu'elle pouvait bien répondre. Elle détestait mentir aux personnes qui lui étaient proche. Mais pouvait-elle vraiment dire toute la vérité. Si elle lui mentait et que la brune s'en rendait compte cela pourrait ruiner leur amitié mais si elle disait la vérité et que Hermione ne partageait pas ses sentiments, elles ne pourraient pas non plus rester amies. La directrice patientait en gardant le regard fixait sur la jeune prof. Ginny ferma alors les 'est ce qu'elle espérait en faisant cela ? Elle ne le savait pas elle-même. Peut être se disait-elle que, ne voyant plus le visage de la brune, elle pourrait mettre de l'ordre dans ses idées. Cette tentative s'avéra infructueuse. L'image de son amie était présente dans sa tête aussi fortement que si elle avait gardait les yeux ouvert. Assez ! Tout cela devait cesser, maintenant ! Elle ne pouvait plus continuer ainsi. Elle rouvrit les yeux et fixa Hermione d'un air décidé.

-Très bien, tu veux la vérité et je vais te la donner. De toute façon je ne peux plus supporter de te cacher des choses. Hermy, je t'aime. Pas dans le sens ou tu l'entends depuis des années, sinon beaucoup que ça. Tu es la personne qui compte le plus pour moi. Je suis amoureuse de toi 'mione, et ça depuis toujours.

Une fois sa tirade finit, Ginny baissa les yeux. Elle fixa son regard sur un trou dans le parquet afin de ne pas croiser celui de la directrice. Il se passa un certain temps avant que cette dernière ne se décide à prendre la parole.

-Mais... et Harry ? Demanda-t-elle avec la voix cassée.

-Harry n'est que mon meilleur ami, je ne suis jamais sortie avec lui. Je ne le voulais pas. De toute façon même si je l'avais désiré ça n'aurait pas était possible.

-Pourquoi ?

-Parce que, tout comme moi, il est gay.

-Quoi ? S'exclama la brune.

-Il est gay, il aime les garçons quoi !

-Je sais ce que signifie le mot « gay » mais comment cela se fait-il qu'il ne m'en est jamais parlé. Je croyais être une de ces meilleures amies.

-Et c'est le cas. C'est juste que c'était plus simple pour lui de me le dire à moi. C'était notre secret. Personne à part nous n'était au courant. Et c'était très bien comme ça ! On ne voulait pas que ça se sache pour que, au cas ou nos sentiments pour les personnes que l'on aime vraiment ne soient pas partagés, on puisse quand même vivre une vie « normale » sans faire tout les jours la une des journaux, et subir les moqueries des gens.

-Mais pourtant tu m'as bien fait remarqué la dernière fois que vous vous embrassiez, preniez votre douche ensemble, et tout. Même si on était très proche jamais ça me serrais venu à l'idée de faire cela.

-Parce que tu étais amoureuse de mon frère et que tu ne savais pas pour Harry. Mais même si maintenant tu es au courant, je suis sur que ça ne change rien. Tu ne pourrait toujours pas faire tout cela avec lui. Tu aurais trop peur du mal entendu. Pour nous il n'y a aucun problème, comme veux-tu que l'on puisse se faire des idées vu que l'on est tout les deux gay. De plus je te rappel que l'on devait vous faire croire à notre histoire, expliqua Ginny.

Il y eu un long silence durant lequel la brune paru perdu dans ses pensées.

-Je suis désolé, annonça cette dernière, mais il va me falloir du temps pour m'y faire.

-Je comprends, ne t'en fait pas.

La rousse prit la main de Hermione pour la rassurer. La directrice, à ce contact, sursauta et tira d'un coup son bras vers elle. Ginny sentit son cœur se serrer. Est-ce que, maintenant, leur relation ne pourrait plus être aussi étroite qu'avant ? Allait-elle devoir éviter de lui parler de certaine chose, de passer toute ces soirées avec elle, de la toucher. Ce qui lui faisait si peur était en train de se réaliser. Elle était sur le point de perdre Hermione, aussi bien comme amante que comme amie. Malgré ce qu'elle aurait pensé elle ne ressentait pas de la tristesse, non, elle était en colère.

-Pourquoi tu as fait ça ? Demanda la jeune prof d'un seul coup.

-Je te l'ai dit, il me faut du temps, se contenta de répéter la brune.

-Ça j'avais compris. Mais le geste que tu viens de faire n'a rien à voir avec ça. Tu as eu peur. Mais qu'est ce que tu crois, enfin ? Que je vais te sauter dessus à la première occasion ? Je ne suis pas un animal !

-Je n'ai jamais dit ça voyons.

-Non, tu l'as juste pensais trop fort.

-Ginny ne t'énerve pas, s'il te plaît. Ça devrait plutôt être moi qui devrait t'en vouloir.

-Pardon ? S'exclama la rousse abasourdie.

-Je te ferais remarquer que tu m'as caché pendant des années que tu étais... «gay», fit Hermione avec hésitation, alors que l'on se changeait l'une devant l'autre tout les jours pendants chaque vacances d'été passées au Terrier.

-Et alors ? Je ne vois pas bien ou est le problème !

-Ne joue pas à ça avec moi, tu sais très bien ce que je veux dire.

-Oh bien sur, tu crois que je bavais sur toi en train de mettre tes dessous jusqu'à en mouiller ma culotte. Mais tu me prends pour une déséquilibrée ou quoi ? Si tu veux savoir, je n'ai jamais lancé un seul regard dans ta direction quand on s'habillait, pour justement éviter ce genre de discutions une fois que tu saurais.

Un long silence s'en suivit. La directrice se contentait de regarder le sol afin d'éviter tout contact visuel avec Ginny. Cette dernière n'en pouvant plus, explosa :

-Très bien, je vois que quoi que je dise tu me prendra toujours pour une nymphomane, mais ne t'inquiète pas, la détraquée s'en va. Tu auras demain à la première heure ma lettre de démission sur ton bureau, ça te rassure ? Maintenant je te demanderais de bien vouloir sortir de ma chambre, tout de suite !

"..."

Suite au prochaine épisode !^^ N'hésitez pas à mettre des commentaire sur le chapitre, ça me motive !^^