Titre : Ennemis ?
Rating : M
Disclaimer : les personnages et le monde fantastique ont été empruntés à J.K. Rowling
Pairing : HP/ DM
Résumé : Quand Harry découvre que son ennemi de toujours ne le hait pas tant que ça.
Chapitre 9
- Harry !
Draco le vit soupirer. Puis, il se tourna vers sa copine qui avait l'air furieuse.
- Ginny, laisse-moi maintenant.
Il se retourna à nouveau vers lui et les deux magnifiques émeraudes se rivèrent à ses yeux. Et il eut le souffle coupé en apercevant une lueur qui les faisait briller plus que de raison. Un petit quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu. Sa voix grave résonna soudain dans le silence du couloir :
- Je crois que j'ai mis du temps à m'en apercevoir Draco, mais… je t'aime, souffla-t-il en se rapprochant ostensiblement de lui.
Et, comme il fallait s'y attendre, son cœur rata un battement et sa respiration s'accéléra bien malgré lui.
Il lui avait dit. Enfin ! Et, il voyait son visage diaphane rougir adorablement de plus en plus. Il ne put s'empêcher de poser ses lèvres sur les siennes, goûtant à nouveau à cette exquise saveur… Il se détacha à contrecœur de l'objet de ses désirs en sentant quelqu'un le tirer en arrière. Il n'eut pas le temps d'esquiver la main de Ginny qui le gifla fortement, le coup résonnant dans le couloir désert.
- Tu vas le regretter Potter !
Et, elle partit presque en courant.
Draco ne comprenait vraiment rien à ce que tout cela signifiait. Il savait juste que l'homme de ses rêves venait de lui dire… je t'aime ? Qu'est-ce qu'il se passait à la fin ? Comment Potter pouvait lui dire ça ! Il aimait sa pouffiasse ! Quoique ce soit mal engagé entre eux. Peut-être était-ce pour cela que… NON ! Il ne devait pas refaire les mêmes erreurs du passé ! Il ne devait pas croire en Potter ! Et, il le repoussa quand celui-ci se rapprocha de lui pour le prendre dans ses bras. Il réussit à lui dire, sans succomber à l'odeur alléchante que dégageait son corps :
- Arrête de jouer avec moi, Potter. J'en ai ras le cul de tes conneries. Laisse-moi tranquille et va retrouver ta copine.
Il ne s'était pas rendu compte à quel point il avait le souffle coupé car il haletait comme s'il venait de courir un marathon de cinquante kilomètres. Ce n'était pas bon du tout ça. Cet imbécile le mettait toujours dans des états de faiblesse qu'il détestait par-dessus tout.
Harry le regardait avec de grands yeux. Comment pouvait-il être aussi adorable ? Ce qui le gênait c'est qu'il ne le croyait pas une seconde quant à ses sentiments : problématique. Après tout aux grands maux, les grands remèdes. Il prit une grande inspiration avant de commencer à s'expliquer :
- Draco.
Il adorait faire rouler son prénom sur sa langue, comme un bonbon qu'il dégusterait sans fin.
- Regarde-moi. Je veux que tu voies que je ne mens pas quant à ce que j'ai besoin de te dire.
Et, le blond leva son regard argenté sur lui, lui coupant efficacement le souffle.
- Je n'ai jamais pensé un seul instant aux choses que je t'ai dites quand j'ai dit que c'était fini entre nous. J'ai dû le faire car j'ai égoïstement accepté le chantage de Ginny. J'en suis désolé. Mais, ça n'enlève pas le fait que tu m'as manqué à en crever à chaque putain de secondes que je ne te voyais plus. Je voulais tout le temps être dans tes bras, t'embrasser, passer ma main dans tes cheveux, que tu ma fasses l'amour encore et encore, finit-il en chuchotant.
Draco avait trop chaud. Et, il savait qu'il était sûrement devenu tout rouge. Comme une putain de fille. Mais, s'il avait su qu'un jour Potter lui ferait une telle déclaration, il se serait préparé mentalement ! Et, le pire, enfin non, mais…ahhh ! Il ne savait même plus penser correctement. Son cerveau avait malheureusement court-circuité. Il ne put que s'avancer un peu plus près du Gryffondor en l'embrassant comme l'assoiffé qu'il était.
Cela voulait-il dire que son blond avait compris ? Qu'il le croyait ? Harry le prit par la main et l'entraîna à sa suite jusqu'à la Salle sur Demande où ils retrouvèrent avec plaisir leur chambre verte et rouge. Il se déshabilla rapidement, suivi de son blond et, il le prit dans ses bras aussitôt, impatient de sentir leurs peaux nues se rejoindre. Des milliers de frissons parcoururent son corps tant le désir était évident. Ses mains s'égarèrent sur le corps diaphane contre lui et il sentit son érection frotter contre son bas-ventre voluptueusement. Il devenait complètement fou. Non, il l'était déjà. De lui.
Draco se sentait stupidement revivre entre les bras du brun. Sentir à quel point il le désirait était purement bénéfique. Harry (Merlin, il l'appelait par son prénom) l'entraîna sur le grand lit à baldaquin et, il se rapprocha à nouveau de lui pour frotter leurs deux corps l'un contre l'autre. Il lui avait tellement manqué ! Mais, il ne devrait pas passer tout de suite aux choses sérieuses. Il devrait le faire languir pour l'avoir fait souffrir. Il ne devrait pas gémir à ses caresses, à sa bouche dans son cou, à son sexe tendu contre le sien. Et, il ne devrait pas acquiescer à la voix rauque de son amant lui chuchotant :
- Laisse-moi te faire l'amour.
Mais il ne maîtrisait définitivement plus rien. Car les yeux trop verts qui ne cessaient de l'observer brillaient d'une lueur si douce et si différente de l'éclat bestial qu'il avait l'habitude de voir avant qu'il ne pouvait rien lui refuser. Il alla même jusqu'à prendre les doigts du Gryffon et les enfourner dans sa bouche.
Harry crut défaillir en voyant le blond sucer ses doigts avec tant de douceur, ses yeux fiévreux brillants d'un désir qu'il ne voulait que combler. Il le laissa faire, incapable d'esquisser le moindre geste devant ce tableau des plus érotiques. Et, puis, il les enleva de sa magnifique bouche, laissant un filet de salive sur son menton blanc qu'il s'empressa de recueillir du bout de sa langue. Pour son plus grand bonheur, il le vit haleter et il posa ses lèvres sur les siennes si douces. Il le laissa entraîner sa main vers sa propre intimité. Puis il lui lâcha, le laissant introduire un doigt.
Draco se cambra sous l'intrusion. Mais, ce n'était pas forcément douloureux. Jusqu'à ce qu'un deuxième puis un troisième doigt vinrent rejoindre le premier. Il tentait de se détendre mais en était incapable. Et, le brun eut la merveilleuse idée de prendre son sexe de sa main libre et de commencer à le caresser langoureusement. Il ne réussit plus qu'à pousser des râles de bien-être en se cambrant légèrement. Puis, les doigts bougèrent à nouveau en lui et son souffle se coupa. Seulement les caresses prodiguées par le brun et son intrusion se conjuguèrent bientôt en un seul et même plaisir qui le laissaient dans un état à la limite du supportable. Puis, les doigts se retirèrent. Et, le visage soucieux de son amour entra dans son champ de vision et il ne put que lui sourire et écarter un peu plus les cuisses, étant certain qu'il n'arriverait pas à aligner deux mots cohérents.
Harry ne pensait pas pouvoir être encore plus épris qu'il ne l'était par le blond mais, c'était sans compter sur son impudique position et ses yeux argentés qui ne pouvaient que pousser au vice le plus délicieux. Il se plaça lentement entre les cuisses offertes de son amour et il s'enfonça dans ses chairs. Il poussa un long gémissement en constatant l'étroitesse dans laquelle il venait de pénétrer, comprimant son sexe mieux qu'aucune fille n'avait pu le faire jusqu'à présent. Il avait néanmoins aperçu de la douleur obscurcir le visage si blanc de Draco et, il s'empressa de faire aller et venir sa main sur son sexe tendu entre leurs deux ventres. Mais, à peine une minute était passée qu'il sentit le Serpentard se cambrer et s'empaler de lui-même. Et, ils gémirent tous les deux en même temps face au plaisir qu'ils pouvaient ressentir.
Draco se laissait complètement aller entre les bras musclés de l'homme qu'il aimait mais, pour l'instant il se foutait bien d'être aussi faible. Il se faisait dépuceler. Ça c'était important. Et, oui, il était si fier qu'il n'avait jamais laissé personne être au-dessus de lui. Mais, il laissait Harry Potter le posséder ! Jusqu'où était-il près à aller pour lui ? Cela en devenait effrayant. Surtout le fait qu'il en demandait un peu plus à chaque coup de reins du brun. Il se cambrait toujours un peu plus pour mieux le sentir en lui. Et, enfin, sa prostate fut touchée, lui faisant pousser un long gémissement en rejetant la tête en arrière. Et, il ne put que soupirer :
- Encore.
Harry n'en menait déjà pas large, mais l'entendre dire ce « encore » avec tant de désir dans la voix lui fit perdre le peu de raison qui lui restait encore. Il ne se retint plus, sortant presque complètement pour mieux s'enfoncer à l'intérieur de ce corps beaucoup trop chaud pour son bien mental. Il le sentait s'accrocher à sa nuque et coller indécemment son corps au sien. Il sentait son érection frotter contre son ventre moite. Sa voix chantait une mélodie qu'il ne pouvait que suivre à son tour.
Draco entoura ses jambes autour des hanches de son amour, pour mieux sentir son sexe s'enfoncer en lui. C'était divinement bon. Et chaque coup de reins lui faisait voir des étoiles. Il avait les yeux à-demi fermés mais il voyait parfaitement les muscles et le visage du Gryffon se contracter sous l'effort. Et ses râles lui faisaient l'effet d'un stimulant qui le poussait encore et encore à lever ses hanches pour s'empaler sur ce membre imposant. Il le vit soudain se pencher sur lui et lui chuchoter à l'oreille après l'avoir mordillée :
- Je t'aime !
C'en fut trop pour son pauvre esprit torturé et il éjacula entre leurs deux ventres.
Harry savait que ces simples mots pouvaient être forts mais pas à ce point. Un liquide chaud mouilla son ventre en même temps que les chairs se resserraient autour de son attribut trop comprimé pour ne pas laisser échapper son liquide séminal dans ce beau corps offert. Il s'effondra plus qu'il ne s'allongea sur le blond, savourant chaque odeur, chaque geste comme cette main qui caressait son dos doucement. Il voulut sortir de ce corps diaphane qu'il venait de souiller mais la main exerça une pression contre son dos et une voix lui murmura :
- Reste encore un peu.
Et, il s'empressa de se rallonger confortablement sur son torse si blanc.
Draco se sentait si bien. Il sentait les battements désordonnées de leurs cœurs se calmer petit à petit. Et, alors qu'une des mains du brun s'égarait dans ses cheveux, il demanda :
- Comment tu as su tout un coup que tu m'aimais ?
Il l'entendit pousser un soupir, sachant que le moment de paix était maintenant révolu. Il répondit néanmoins en restant sur lui et en lui :
- Ginny a été bonne dans une chose : être jalouse et m'ouvrir les yeux sur ce qui me poussait toujours vers toi. Elle m'a sorti que je ne serais jamais capable d'assumer le fait que j'aimais un homme. C'était ce que j'essayais de me cacher depuis tout ce temps. J'ai alors tout de suite couru pour t'annoncer l'heureuse nouvelle, finit-il avec un petit sourire en coin.
Draco ne savait s'il devait ajouter quelque chose d'autre mais, il fut vite fixé en sentant le brun se retirer et s'allonger plus confortablement contre lui. Il le prit alors dans ses bras et l'embrassa voluptueusement, goûtant encore et encore à cette bouche qui lui avait tant manqué. Il ne sut pas quand il s'endormit, mais, il savait que Harry était encore contre lui.
Hermione se dirigeait lentement vers la Grande Salle en compagnie de Ron qui n'arrêtait pas de grommeler qu'il ne voyait presque plus Harry, qu'il était toujours avec sa sœur, qu'il ne l'attendait plus pour aller manger, qu'il découchait, qu'il n'avait plus de délires entre mecs, que… Elle ne l'écoutait même plus. Elle fut plus intéressée par l'attroupement qu'il y avait dans le couloir qu'ils traversaient. Ils s'approchèrent pour voir ce qu'il se passait et écarquilla les yeux devant ce qu'elle voyait. Elle se tourna vers Ron pour l'emmener plus loin mais, c'était trop tard. Il avait les yeux grands ouverts sous le choc.
Blaise ne savait pas comment cela s'était passé entre son ami et le Gryffondor mais, ne pas le voir dans le dortoir le soir devait sûrement signifier que ça s'était bien terminé. Plus que bien même. Il esquissa un sourire. Mais sa bonne humeur fut vite compromise lorsqu'une furie rousse se jeta sur lui.
- Toi, lui hurla dessus le meilleur ami de Potter !
C'était quoi ce bordel ? Que foutait-il à le menacer de son doigt ? Il voulait qu'il lui casse ?
- Qu'a fait Malfoy à Harry !
Il vit soudain Granger arriver en courant en secouant la tête comme pour lui demander de rien dire. Mais quoi ? Il se passait quoi, à la fin ? Et puis, il remarqua la feuille que tenait Weasley dans ses mains et il comprit enfin quelque chose qui lui avait jusqu'alors échappé : cela expliquait le fait que Potter ait quitté Draco. Et merde !
Draco s'étira lentement, essayant de se remémorer sa soirée. Et puis tout lui revint en mémoire en sentant un corps chaud contre lui. Harry. Il aimait définitivement ce prénom. Et la personne qui le portait. Et lui aussi. Il l'observa dormir et ne put s'empêcher de passer sa main sur son visage, sur ses yeux, son nez, sa bouche. Merde ! Il devait arrêter ça ! On aurait dit une putain de fille ! Il ne pouvait pas faire comme elles quand même ! Il posa néanmoins ses lèvres sur celles scellées de son amant avant de tenter de se dégager de son étreinte pour aller se doucher. Mais, comme s'il l'avait senti, le brun raffermit sa prise sur ses hanches, l'emprisonnant efficacement.
Harry ne voulait pas se lever. Il voulait profiter encore et encore de ce corps chaud contre le sien et le sentir partir ne lui plaisait pas forcément. Il le retint, lui faisant par là même comprendre qu'il était réveillé. Il l'entendit dire :
- Il faut aller en cours.
- Mmmmmh, grommela-t-il pour toute réponse et en renfermant sa prise sur ses hanches…
- Allez !
Il le sentit le pousser gentiment et il se résigna à lui dire :
- Je reste là.
Comme le blond ne semblait pas protester, il se repositionna correctement pour se rendormir. Ce qu'il n'avait pas envisagé, c'était d'être violemment arraché de son lit en faisant un vol plané en direction du tapis par terre. Il se redressa, furieux d'être ainsi levé.
- Ça va pas, cria-t-il ? T'étais obligé de faire ça ?
- Tu voulais pas bouger, constata le blond qui se dirigea tranquillement vers la salle de bains.
Harry ne put que sourire bêtement et le suivre en déclarant :
- Il fallait me le dire plutôt que tu voulais prendre ta douche avec moi.
Draco ne put s'empêcher de rougir stupidement à ces mots des plus aguichants. Et, il rentra dans la magnifique baignoire à pattes de lion, suivi de son Gryffon. Il se tourna vers lui et le retourna brusquement, voulant lui faire payer de le faire se sentir aussi faible. Il ne put néanmoins lui demander :
- Redis-le moi.
Et, il eut la satisfaction de l'entendre murmurer :
- Je t'aime, lui faisant perdre à nouveau le peu de sens qu'il lui restait lorsqu'il était avec lui.
Hermione sursauta lorsque la porte de la salle de classe s'ouvrit, étant concentrée sur le devoir que venait de leur donner Mc Gonagall. Elle se retourna pour voir Harry et Malfoy entrer l'un à la suite de l'autre, légèrement essoufflés.
- Mrs Potter et Malfoy ! Pourrais-je savoir pourquoi vous êtes en retard, demanda froidement la directrice des Gryffondors. Les horaires ne vous conviennent pas peut-être !
- Une panne de réveil, expliqua le Serpentard en regardant intensément son ami.
- Dix points de moins pour Serpentard et Gryffondor, coupa le professeur. Allez vous asseoir.
Elle fut la seule à voir leurs doigts se frôler de façon si intime qu'elle en eut des frissons. Mais surtout, elle comprenait mieux certaines choses maintenant qu'elle le voyait aussi heureux, chose rare ces derniers temps.
Harry alla s'asseoir à côté de Hermione, voyant que la place à côté de Ron était déjà prise. Il sortit ses affaires et prit connaissance de l'exercice à faire à savoir remplir un parchemin sur les caractéristiques de la transformation d'une souris blanche en verre en cristal. Il remarqua soudain qu'elle le regardait avec insistance. Il se pencha vers elle et demanda :
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- T'étais avec Malfoy cette nuit ?
Surpris par cette question, il ne put s'empêcher de rougir, ne faisant aucun doute quant à la réponse.
- Et Ginny, continua-elle ?
- Ben elle sait que j'aime Draco maintenant.
- Euh… oui, fit-elle en baissant la tête. Alors tu sais qu'elle est un peu énervée ?
Il ne put s'empêcher de froncer les sourcils. Pourquoi lui demandait-elle soudainement ça ? A moins que la rouquine… Avant même qu'il puisse répondre, Mc Gonagall les interrompit sèchement :
- Mr Potter, auriez-vous l'obligeance de vous concentrer sur votre devoir avant que je ne vous mette en retenue pour toute la semaine.
Il se pencha à nouveau sur son parchemin mais en ayant soudain un mauvais pressentiment…
Et voilà ! Chapitre 9 fini ! Quand je pense que je suis déjà au chapitre 9 ! Ah lala ! Ça passe trop vite ! ^^
En espérant que ça vous ait plu autant que les autres !
A bientôt pour le chapitre 10 et peut-être un petit OS entre-temps qui n'aura rien à voir avec Ennemis mais si vous voulez toujours me lire ! ^^
