Je n'ai aucune excuse pour ce retard ! J'ai été pas mal occupé, mais ça n'excuse pas ce temps d'attente ! c'est pourquoi je vous poste un très long chapitre! Malheureusement je n'ai pas d'avance sur le suivant, mais le scénario bien en tête, j'essaierai de le taper au plus vite pour vous le poster...

En attendant, que dire si ce n'est que l'attente de la saison 5 devient très dure ! Enfin! Ai-je crié après cette scène de baiser...

Néanmoins, j'avoue que ma scène préférée reste celle de la balancoire sous la pluie, j'adore la musique et la scène est magnifique non ?

Bref, je vous laisse à votre lecture !


8)

-Pourquoi ne pas nous dire la vérité tout de suite monsieur Keller ? demanda calmement mais fermement le détective Beckett.

-Je n'ai rien avoir avec la mort d'Emily Anderson !

Depuis plus de 20 minutes ils interrogeaient le patron de leur victime. Sans rien obtenir… Il n'avait pas ouvert la bouche pour dire autre chose que ces mots et les deux acolytes commençaient sérieusement à perdre patience.

-Ca à dû faire mal, commenta l'écrivain de manière nonchalante…

-Quoi ? interrogèrent Beckett et Larry en même temps.

-Je ne sais pas pour vous ou n'importe quelle autre femme, mais quand un mec se prend un râteau, il a tendance à être blessé et puis à prendre ça comme une atteinte personnelle à sa virilité… La plupart des hommes, ceux qui l'assument et l'acceptent d'une certaine manière, ne cachent pas être blessés, mais après un temps d'isolement, on reprend notre vie et on essaie de passer à autre chose. Pour d'autres, ceux qui n'y voient qu'une attaque et sont blessés dans leur orgueil et qui voulaient juste une histoire sans lendemain, prennent le rejet très mal… Parfois même vraiment très mal.

Même si elle voyait où l'écrivain voulait en venir dans le cadre de l'enquête, elle n'avait pu que faire le lien entre les premières paroles et le départ précipité de Castle l'été dernier. Elle sentait que ces mots lui étaient directement désignés. Elle réalisait encore plus comme elle l'avait blessé de par son énième rejet le jour où il l'avait invité aux Hamptons. Ajouter à cela son mensonge pour cacher le fait qu'elle partait en week-end avec Demming, elle comprenait maintenant que Castle était parti cet été là pour panser ses blessures et essayer d'avancer dans la vie, avec Gina. La culpabilité l'assaillit alors qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait eu aucun droit de lui reprocher ce silence radio alors qu'il était profondément blessé et qu'il essayait de l'oublier pour revenir plus tard et tenter de sauver l'amitié qu'ils avaient créée même si elle ne lui suffisait pas.

-Mais de quoi vous parlez ? s'énerva le suspect.

-Emily à refuser vos avances n'est-ce pas ? reprit Beckett.

Intérieurement elle comprenait la victime. Même en étant célibataire et en manque de sexe, Beckett refuserait de coucher avec lui. Il était petit, 1 mètre 60, aux alentours des 85 kilos et avait cet air libidineux sournois. Chauve et avec des dents qui se superposaient par-dessus le marché ! Le pire étant qu'il avait un air supérieur qui montrait à quel point il pensait être beau et attirant pour la gent féminine… Il se payait des costumes Armani pour se donner un genre pédant, sauf que l'état de ses finances et des coutures étaient la preuve que c'était du matériel de seconde main.

-Vous rêvez ma jeune dame ! Pourquoi aurais-je fait des avances à une pauvre employée ? Et puis, vu sa vie, elle n'aurait pas dit non !

-Mais bien sûr, fit remarquer Castle froidement. Le fait qu'elle soit heureuse en mariage et mère d'une magnifique petite fille ne l'aurait pas poussé à dire non !

Castle avait horreur de ce genre d'homme ! Ils ne voyaient les femmes que comme un bout de viande et ils refusaient d'admettre ne pas plaire à toutes les femmes ! S'il y a bien une chose qu'il a appris en grandissant auprès de sa mère et en élevant sa fille, c'est que la femme est sur un même pied d'égalité que l'homme. Un homme doit toujours respecter une femme ! Il avait beau s'être créer une image de « Bad boy » pour les médias, il n'avait jamais pour autant manqué de respect à une femme !

-C'est pas parce que vous avez jamais réussi à vous taper une femme mariée que les femmes sont des anges ! Au contraire, il existe des belles garces qui 'attendent que ça ! réplica Keller, acerbe.

-Vous nous dites donc qu'elle est rentrée un soir, énervée et bouleversée, chez elle, aurait menti à son mari à votre sujet par plaisir et ce serait fait tuée un peu plus de 24 heures plus tard ?

-Ecoutez lieutenant, son statut sorti de la bouche de l'homme d'une telle façon lui arracha un frisson de dégout. Je n'ai pas assez connu cette dame pour vous répondre. Mais d'après le peu que j'ai vu, c'était juste une gamine ! Moi, je préfère les femmes plus…félines. D'ailleurs je suis sûr que dans un lit nous ferions des ravages, lui sourit-il, d'un sourire carnassier.

- Vous êtes pitoyable vous savez ? intervint Castle, le venin coulant dans ses veines. Un vrai homme reconnaît ses défaites et les acceptent, surtout avec les femmes. Vous, vous êtes juste un homme intéressé par des relations sans fond et ça ne fait que vous rendre plus petit !

Beckett avait senti Castle se tendre à l'extrême après les paroles de Larry. Elle y était habituée et n'y portait plus aucune attention, mais apparemment, le flegme de Castle n'y était pas encor habituée. De plus, elle le sentait plus nerveux depuis la veille avec Josh et tous les évènements qui ont suivis la salle de gym. Ne voulant pas braquer définitivement le suspect ou encore Castle en lui demandant de sortir, elle posa discrètement sa main à plat sur la cuisse de l'écrivain et reprit l'interrogatoire.

-Vous savez que ça irait beaucoup plus vite si vous nous disiez où vous étiez la nuit du meurtre.

-Ok, soupira Keller, non sans foudroyer Castle du regard, qui le lui rendit bien. Cette nuit-là, un homme m'a appelé au sujet de ses voisins. Depuis plusieurs semaines, je n'étais pas encore arrivé, il affirmait que son voisin n'était plus capable de s'occuper de ses enfants à cause de son alcoolisme suite à la perte de son emploi. La nuit du meurtre, il s'en ait pris à son fils de 5 ans ! Je me suis rendu sur place avec les flics pour prendre en charge les enfants et faire arrêter le père pour violence contre mineur et mal nutrition envers mineur…

-Je suppose que cette famille ainsi que les agents de police ont un nom afin qu'on puisse vérifier la véracité de vos dires, dit la jeune femme, sa main toujours sur la cuisse de Castle, calmé depuis.

-Sawer, Andy Sawer, c'est le nom du père, quand aux agents je ne sais plus trop, je suppose qu'il y a un rapport dans vos fichiers.

Il s'avéra, deux heures plus tard, que l'alibi était certifié. Les revoilà donc à la case départ. Beckett décida d'essayer d'en apprendre plus sur la victime. Elle ordonna alors à Esposito et Ryan de chercher une anomalie dans les relevés bancaires d'Emily et son mari sur la période des six derniers mois. Pour qu'un meurtre soit aussi violent, c'était inévitablement personnel, il devait donc y avoir un lien entre la victime et son assassin.

Après ça, Castle et Beckett partirent en direction de l'appartement des Anderson. Kate supposait qu'à dix heures le père et la fille seraient réveillés.

-Il m'écœure, fit remarquer l'écrivain alors qu'il tweetait avec des fans, repensant à Larry Keller.

-J'ai l'habitude Castle, sourit-elle devant sa tête grognon, il ne faut pas leur prêter attention.

-Ce n'est pas uniquement par rapport à sa remarque à votre sujet, je sais que vous êtes capable de le supporter… C'est juste que ce genre d'homme me dégoute ! Il se prend pour un Dieu et ne considère les femmes que comme des objets sexuels créées pour satisfaire ses besoins, privées d'une once d'intelligence ou d'autre utilité ! Il pense que les femmes lui sont inférieures et qu'il peut les dominer comme il l'entend et qu'elles ne devraient pas avoir d'autorité ! J'ai horreur de cette misogynie. On est au 21ème siècle bordel ! J'estime que les femmes ne se sont pas battues pour rien… Les hommes comme Keller n'ont aucun respect pour elles, cracha l'écrivain.

Bouche bée, Beckett se gara devant l'immeuble de leur victime grâce à son agrégation de lieutenant. Elle finit par sourire, à la fois attendrie et amusée en regardant Castle alors qu'il rangeait son Iphone.

-Je ne vous savais pas aussi féministe…

-Mais moi aussi j'ai ma part de secret détective, lui sourit-il, faisant jouer ses sourcils. Vous ne cessez de me dire que je suis un métro-sexuel, moi je pense jusque que hommes et femmes sont sur un même pied d'égalité et si les femmes peuvent prendre autant de temps pour s'apprêter, alors pourquoi pas un homme ? En quoi prendre soin de soi est dévalorisant ? A ce moment-là, beaucoup de chose ont changé pour rien.

Kate sourit, une fois de plus, face au comportement de son équipier. Elle savait qu'il détestait qu'on maltraite les femmes et les enfants, mais elle le pensait plus machos quand même.

-Maintenant, il ne faut pas oublier que la grande et unique Martha Rodgers est ma mère et je suis sûr que c'est elle qui m'a fait comme ça… Non mais imaginez… Moi, macho, irrespectueux de la femme et bad boy à plein temps, elle en aurait des ulcères et Alexis ne me considérerait pas comme un père !

Ils rirent franchement de cette remarque. Ils finirent par sortir de la voiture et la bonne humeur retomba.

Le trajet jusqu' à l'appartement 6D fut silencieux, les deux complices réfléchissant à ce cas et à la famille qui était désormais détruite. Une fois devant la porte, ils soufflèrent un bon coup avant que Beckett ne frappe à quatre reprises sur la porte. Quelques minutes après, c'est un veuf mal coiffé et les yeux bouffis qui leur ouvrit la porte.

-Détective, monsieur Castle, salua-t-il poliment, vous avez des nouvelles ?

-Bonjour monsieur Anderson, pourrions-nous entrer quelques minutes s'il vous plaît ? Nous avons quelques questions à vous poser.

Sans répondre, il ouvrit un peu plus sa porte et se retourna pour guider ses deux « invités » dans la pièce de vie. Le silence pesant fut coupé par les rires d'une petite fille qui se dirigea vers eux en criant de joie :

-Giiiiick ! Gick !

-Hey princesse, comment tu vas ? lui répondit Rick, un sourire adorable aux lèvres alors qu'il s'agenouillait pour accueillir l'enfant dans ses bras.

-Ca va et toi ?

-Je vais très bien ma puce.

Les deux autres adultes regardaient le spectacle, ébahit de la facilité avec laquelle cet écrivain avait réussi à se mettre l'enfant dans la poche. Faith paraissait heureuse de le voir alors qu'elle ne l'avait rencontré que la veille. Castle avait définitivement un don avec les enfants.

-Monsieur, préférez-vous que mon partenaire éloigne votre fille ou peuvent-ils rester dans la pièce ? demanda doucement Beckett, ne sachant pas elle-même qu'elle option elle préférait.

-Ils peuvent rester, elle devra bien apprendre un jour ou l'autre que sa maman ne reviendra pas et puis, je pense que monsieur Castle arrivera à la tenir occupé quoi qu'il arrive.

Tandis que Cole s'asseyait sur le fauteuil, Beckett pris place dans le divan en face, la table basse les séparant. Castle lui, s'assit par terre, aux pieds de Beckett alors que Faith se tenait debout entre ses jambes et jouait avec ses cheveux.

-Il faut que vous sachiez Cole que nous avons parlé au patron de votre femme et qu'il a bel et bien un alibi valable.

-Il..Il n'a pas tué ma femme ? demanda-t-il, les larmes perlant déjà sur son joli visage.

-Non… Je voulais vous demander si vous n'auriez pas d'autres informations au sujet de votre femme ?

-Emily était une femme merveilleuse ! Elle a toujours gardé espoir en la bonté humaine. Elle est devenue assistante sociale dans le but d'aider des famille à se retrouver, des enfants à trouver un bon foyer et des femmes à retrouver leur liberté ! Emily croyait dur comme fer que tout le monde avait droit au bonheur et que tout le monde pouvait s'améliorer. C'est pour ça qu'elle n'avait presque jamais de problème avec les parents qu'elle séparait de leurs enfants, elle leur faisait comprendre que par amour ils pouvaient essayer de quitter la misère et devaient tout faire pour montrer qu'ils étaient suffisamment responsables pour garder leurs enfants ! Elle n'a jamais descendu un seul homme qu'elle a dû envoyer devant un juge car elle espérait que la réinsertion marcherait ! Cet optimisme m'a pris au dépourvu lorsque nous étions ados et c'est ce qui m'a fait l'aimer plus chaque jour ! Elle croyait en l'homme comme personne.

Sur la fin de son discours, Cole craqua et laissa couler ses larmes. Beckett et Castle se regardèrent, mal à l'aise et touchés par ce tableau. Faith, elle ne comprit pas pourquoi son papa pleurait et se tourna alors vers Rick pour lui demander pourquoi son papa était triste.

-Et où elle est maman ? demanda-t-elle, en toute innocence, perdue dans un monde de grand.

-Viens un peu ma chérie, lui dit Rick en se levant et en lui tendant la main. Il les dirigea vers la fenêtre, il posa la petite sur le large appui de fenêtre et lui montra le ciel. Tu vois ma puce, ta maman a été obligée de partir dans le ciel. Mais tu dois savoir qu'elle t'aime plus que tout au monde et que ça lui a brisé le cœur de partir.

-Pourquoi partie ?

-Ta maman aidait beaucoup de gens ici, elle est partie parce qu'elle doit aussi aider d'autres personne et qu'elle le fera de là-haut. Mais ta maman, tu la garderas toujours là, lui dit-il en pointant son petit cœur. Et tu pourras toujours lui parler quand tu veux mais elle ne te répondra pas.

Beckett avait les larmes aux yeux en écoutant cette version de la mort qu'il apportait à l'enfant. Elle savait qu'il avait un grand cœur, mais elle ne le pensait pas si fort que pour annoncer une nouvelle aussi dure de façon si belle à une petite fille. Elle vit Cole avoir un petit sourire, comme s'il espérait, lui aussi, que l'histoire que Castle avait servi était la vérité pour accepter sa mort plus facilement. Ne se sentant pas à sa place après une telle scène, la détective se tourna vers Cole et lui dit d'une voix basse et douce de peur de briser le charme de ce moment qu'ils allaient partir mais que s'il se rappelait d'un problème qu'Emily aurait pu avoir récemment ou même dans le passé, il n'hésita pas à l'appeler, même si ça lui semblait futile. Il lui répondit qu'il réfléchirait, mais qu'elle devrait parler à ses collègues.

Ryan épluchait les comptes de leur victime depuis presque deux heures et rien ne lui avait sauté aux yeux ! Les seuls mouvements sur le compte servait au loyer et les charges ainsi que les courses, et de temps en temps un extra pour un restaurant, des jeux d'enfants,… Mais rien ne pouvant indiquer que le jeune femme ou son mari détenait un secret lourd qui aurait pu amener le meurtre d'une jeune mère d'à peine plus de vingt ans. En se relevant pour aller chercher un café, il s'étira et fit craquer ses doigts au-dessus de sa tête. Il inspira un bon coup, tentant de se sortir l'image d'Emily Anderson défiguré par les coups de poings et de couteaux, et de la remplacer par le magnifique visage de sa fiancée lorsqu'elle lui souriait si amoureusement en lui parlant de leur futur mariage !

-T'as trouvé quelque chose ? lui demanda Esposito qui venait de surprendre un infime sourire sur les lèvres de son partenaire.

-Rien du tout, nada ! Ils n'avaient aucun secret, ou alors rien qui ne touchait à l'argent…

-Pourquoi ce sourire idiot alors ? le taquina Javier ! Le mariage te monte vraiment à la tête bro !

Ryan secoua la tête, désespéré, et se dirigea vers la salle de repos pour e faire un café bien fort et se mettre à chercher dans le passé scolaire de leur victime afin de trouver d'anciens amis qui pourraient peut-être leur apprendre certaines choses sur le passé de la jeune femme.

De son côté, Esposito s'ennuyait, les images de leur victime et toutes les informations, ou plutôt le peu d'information, sur le meurtre tournaient en boucle dans sa tête et il n'arrivait pas à trouver un indice qui pourrait le mener sur une piste ! Ils n'étaient nulle part et si ça continuait ainsi, dans moins d'une semaine, ils devraient le classer comme affaire non élucidée et le reprendre seulement quand ils auraient du temps (ce qui est impossible à la criminelle de New-York) ou lorsqu'ils auront une info importante ! Esposito ne voulait pas classer ce dossier et au vu de l'effet que ça avait sur Beckett et surtout Castle, ils n'abandonneraient pas, même si ça devait durer des années ! L'hispanique voulait vraiment trouver quelque chose, même un tout petit évènement…

Le jeune homme se rappela alors d'une chose qu'il avait entendu, quand on voulait se rappeler de quelque chose et qu'on se concentrait trop dessus, on ne s'en rappelle presque jamais, il faut alors se concentrer sur une autre chose et à un moment donné, votre inconscient vous enverra l'image de ce dont vous vouliez vous rappeler. Peut-être qu'il était dans la même situation, à force de tourner et retourner toutes les informations, il ne verrait plus rien. Javier se concentra alors sur sa compagne ! Il n'aurait jamais cru tomber aussi amoureux dans sa vie. Après les marins, il avait décidé de vivre au jour le jour afin de se remémorer que la vie ne tient qu'à un fil. Il avait donc eu des aventures, quelques histoires, mais jamais rien de sérieux car il avait peur de s'accrocher et de souffrir, mais surtout de faire souffrir la femme de sa vie à cause de son travail. Lanie, cette bonne femme, lui avait ouvert les yeux lors d'un de leur rendez-vous au Old Haunt avec l'équipe ils parlaient à cœur ouvert pour la première fois l'un avec l'autre, Javier venait d'apprendre la mort d'un de ses anciens compatriotes de l'armée et il se sentait vraiment mal. Lanie l'avait remarqué et s'était montrée gentille en venant le trouver pour tenter de le réconforter. Avec l'alcool et l'ambiance du café, les deux amis s'étaient ouverts l'un à l'autre et ça avait entraîné un net rapprochement qui avait alors mené à un premier rendez-vous. Javier avait alors compris que Lanie avait beaucoup en commun avec Kate. Elles pouvaient toutes les deux foutres les jetons à un assassin sans aucun problème, elles étaient fidèles l'une envers l'autre et surtout elles étaient toujours présentes pour leurs amis. La grande différence entre ces deux jeunes femmes était que Lanie avait plus facile à s'ouvrir et à parler de ses sentiments que Beckett qui s'était fermée comme une huitre à la mort de sa mère.

Cependant, Javier ne pouvais nier qu'il était bien plus heureux maintenant qu'il ne l'était avant. Leur histoire avait débuté doucement, par crainte de s'engager et de souffrir à cause de son métier. Ca faisait maintenant presque six mois qu'ils étaient ensemble et leur amour ne faisait que se renforcer au fil des jours grâce à leur métier justement. Après avoir vu les horreurs qu'ils voient au jour le jour, se retrouver tous les deux et pouvoir se parler sans peur d'effrayer leur compagnon et se vider la tête les réconfortait plus que tout autre chose ! Quand, hier, Lanie avait accepté de venir vivre chez lui le temps de trouver un appartement qui leur plairait, il avait compris à quel point cette femme pourrait le détruire tellement il l'aimait. Cependant, au lieu de l'inquiété, ça ne fit qu'accroître ses sentiments envers elle car il avait enfin trouvé la personne qui pourrait le rendre plus heureux que personne !

Le fait de penser à sa compagne lui donna l'envie de la revoir au plus tôt, c'est pour cette raison que le détective Esposito pris le combiné de son téléphone et composa le numéro de la morgue afin d'inviter la légiste pour un lunch rapide sur leur temps de midi et commencer à regarder les appartements à louer.

Alexis arrivait à son cours de math forte quand elle sentit deux bras l'encerclé au niveau de la taille. Elle reconnut l'odeur en moins d'une seconde et sourit en se tournant vers son petit ami.

-Hey Ash', comment tu vas ? lui demanda-t-elle, repensant à leur conversation avec son père de la veille.

-Ca va mon cœur, arrête de t'inquiéter, j'ai confiance en ton père. Il avait l'air plutôt sûr de lui quand il nous a affirmé que cette histoire serait vite réglée et qu'on n'aurait plus de problème.

-Je sais, mais bon, Tom et toi étiez amis depuis votre plus jeune âge…

-Je ne désespère pas tu sais, lui dit-il alors qu'ils prenaient place à leur place habituelle au deuxième rang près de la fenêtre donnant sur le parc de l'école. Je crois qu'il a pèté les plombs à cause du suicide de son père, il a besoin d'aide et s'il le faut, je serai là pour lui quand il le voudra.

-Si tu savais comme je t'aime !

Les deux adolescents se turent après ses paroles puisque madame Figgins venait de faire son entrée habituelle avec un salut froid envers ses élèves. Très peu d'étudiants n'aimaient cette prof, premièrement pour le cours qu'elle donnait, mais parce qu'elle n'était pas du genre à sympathiser avec eux. Pourtant, Alexis aimait beaucoup madame Figgins. Elle la trouvait très juste, ce n'était pas le genre de prof qui se laissait influencer par la puissance ou la richesse des parents de ses élèves, elle n'hésitait pas à sévir si elle le jugeait nécessaire et c'est cette droiture que la jeune Castle appréciait. Quand elle était jeune, son père lui avait fait comprendre qu'elle ne devait jamais se servir du fait qu'elle était la fille de quelqu'un pour se sortir des ennuis. Il lui avait fait comprendre que les profs ne punissaient pas les élèves par plaisir, mais qu'ils tentaient de les rendre responsables et d'en faire des personnes droites et justes. Rick Castle avait toujours expliqué à sa fille que quelle que soit sa bêtise, elle devait l'assumé et en payer le prix pour ne jamais recommencer puis, il lui répétait sans cesse « Une faute avouée est une faute à moitié pardonnée mon ange ! » Alexis Castle était petite, pourtant, son père ne la traitait pas comme une princesse qui pouvait avoir tout ce qu'elle voulait, il lui offrirait le monde, elle en était sûre, mais Alexis avait aussi vite appris que ce n'est pas grâce à son nom qu'elle serait mieux traitée, elle le serait pour les actes qu'elle accomplirait. Son père l'avait toujours traitée comme une adulte, ne voulant pas la pourrir (bien qu'il l'ait bien trop gâtée). C'est pour toutes ces raisons qu'Alexis avait toujours apprécié sa prof de math…

-Bonjour à tous ! Aujourd'hui nous allons aborder les différentes manières d'appliquer des primitives de fonctions.

Un râle général traversa la classe à l'entente de la leçon du jour et Jane Figgins ne put retenir un léger sourire devant la réaction de ses élèves. Elle remarqua cependant rapidement qu'un élève manquait à l'appel :

-Quelqu'un pourrait-il me dire où est passé Tom Foster ? demanda-t-elle agacée qu'il soit une fois de plus absent.

Les étudiants se retournèrent tous vers Alexis et Ashley, puisque tout le monde savait que le jeune homme avait été très porches de Tom…

-Désolé madame, répondit Ashley, je n'ai aucune idée d'où il peut être…

Voyant qu'il était absent, Alexis comprit vite qu'il n'y aurait sûrement pas de rencontre entre les parents en fin d'après-midi, mais pour être sûre, elle irait trouver le directeur sur la pause midi…

-Vous vous en êtes vraiment bien sortit avec la petite tout à l'heure, le complimenta la détective une fois qu'ils étaient en route pour le commissariat.

-Ce n'était pas facile, avoua-t-il, mais je me suis dit qu'il était préférable qu'elle croit en une belle histoire plutôt que de penser que sa maman l'a abandonnée… Se sentir abandonner par un parent aussi jeune est pire que tout… C'est extrêmement difficile à vivre !

-J'aurais aimé qu'on m'annonce la mort de ma mère de manière aussi douce plutôt que comme Raglan l'a fait il y a treize ans…

-Oh vous savez, je pense qu'il y a des gens qui ont un don avec les mots… Je me rappelle, on les appelle des écrivains, tout le monde ne peut pas être comme eux, rigola l'écrivain.

Beckett leva les yeux aux ciel, un air faussement agacé sur le visage alors qu'elle se mordait l'intérieur des joues pour ne pas afficher son sourire à l'idée qu'il redevenait lui-même.

-Bon, reprit-il, que fait-on maintenant, parce que si je ne m'abuse, je pense qu'on est de retour à la case départ…

-On va retourner au douzième, voir si les gars ont trouvé quelque chose et puis on ira sur le lieu de travail d'Emily Anderson afin de parler à ses collègues. Peut-être qu'elle a eu un récent problème avec un d'eux ou une des personnes avec lesquelles elle devait travailler au jour le jour...

Le silence reprit sa place dans la voiture, les deux amis n'ayant rien à rajouter au sujet de leur enquête. Beckett, toujours décidée à faire évoluer sa relation avec l'écrivain, tenta de parler une fois de plus de ce qu'il s'était passé la veille afin de savoir ce qu'elle avait pu faire pour le blesser à ce point et ne jamais le refaire, la première fois lui avait suffisamment brisé le cœur !

-Vous êtes toujours décidé à éviter le sujet de votre comportement d'hier ? demanda-t-elle d'un air détaché afin de ne pas le braquer.

-Pas spécialement, répondit-il tout aussi détaché, c'est juste que ce n'est pas facile d'en parler et que je n'aime pas que les gens que je fréquente soit au courant de cette histoire de mon passé, j'en ai assez honte et puis, j'ai tellement fait souffrir ma mère que je ne veux pas blesser quelqu'un d'autre…

-De quoi avez-vous peur au juste ? Je vois bien que vous êtes réticent à m'en parler, et je pourrais l'accepter s'il n'y avait pas une autre raison que votre honte d'en parler… Vous avez peur de quelque chose, et c'est assez étonnant je dois dire… Beckett lui sourit de ce sourire tendre et confiant.

Arrivant à un carrefour, elle stoppa la voiture le temps que ce feu passe au vert. Le trafic était inhabituellement fluide ce matin-là, l'orage de la veille semblait avoir décidé des familles entières à rester blotties chez eux. Voyant sur le petit feu de signalisation pour les piétons que le feu serait encore rouge pour deux minutes, elle se tourna vers son ami et le regarda avec tendresse de le voir essayer de se sortir de cette situation. Il avait une moue assez drôle quand on y pense, son front plissé, le nez froncé comme s'il y avait une odeur d'égout dans sa voiture et les lèvres pincées. Sa main faisait des allers retours entre son pantalon et ses cheveux, signe de nervosité et il n'osait pas la regarder, comme s'il avait peur que son regard allait l'hypnotiser et le forcer à parler sans son consentement. Il fallait dire que les pensées de l'écrivain n'étaient pas bien loin de celles-là, après tout, il l'avait vu faire avouer des hommes extrêmement peu commodes et considérés comme des tombes par les autres criminels. Il finit par souffler de défaite et se retourner vers elle, mais sans la regarder dans les yeux.

-J'ai peur de vous faire fuir, avoua-t-il, honteux. J'ai peur que vous réalisiez à quel point je ne suis pas quelqu'un de bien, en tout cas, je ne l'étais pas. J'ai peur que vous compreniez que je ne vaux pas grand-chose, que je ne mérite pas l'attention que mes amis me portent, bon Dieu, que je ne mérite même pas leur amitié… J'ai peur que vous sachiez enfin d'où me vient cette violence criminelle que je n'hésite pas à écrire à travers mes livres…

Le temps sembla s'arrêter dans l'habitacle de la voiture, la jeune femme totalement paralysée par cette confession inattendue. Elle ne s'attendait pas du tout à une telle déclaration de la part de cet homme enfant, présomptueux et optimiste. C'est un coup de klaxon énervé qui la sortit de sa torpeur, lui signalant que le feu était vert et qu'elle devait redémarrer. Elle le fit, toujours plongée dans ses pensées. Malgré la déclaration touchante de l'auteur, elle se sentait trahie qu'il puisse croire qu'elle le fuirait en connaissant une partie sombre de son passé. Après les trois années passées ensemble, comment pouvait-il croire qu'elle le laisserait tomber parce qu'il n'avait pas toujours été lui ? Elle aussi n'avait pas un passé très glorieux, et quand elle lui avait raconté, elle savait déjà, à l'époque, qu'il ne partirait pas en courant parce qu'elle était brisée !

C'est légèrement énervée qu'elle quitta l'habitacle de sa voiture pour se rendre dans l'ascenseur du precinct. Castle était derrière elle, ne comprenant pas ce soudain froid entre eux. Il n'avait pourtant rien dit qui pouvait expliquer l'attitude de sa muse.

-Les gars, s'exclama-t-elle à peine sortie de l'antiquité qu'était l'appareil, dites-moi que vous avez quelque chose pour nous faire avancer, ordonna-t-elle une fois qu'elle eut toute leur attention.

-Désolé, lui répondirent en cœur les deux partenaires. Rien n'indique un quelconque problème lié à l'argent sur leur compte, continua Ryan. Le patron est bel et bien clean, casier vierge si ce n'est une arrestation pour excès de vitesse en état d'ivresse quand il avait vingt-deux ans.

La jeune femme souffla d'agacement en se rendant à son bureau pour s'y appuyer face à son précieux tableau blanc (plus si blanc aujourd'hui).

-Bon résumons, notre victime est une jeune mère de famille sans encombre sur la plan personnel, elle travail pour le service social et n'a apparemment jamais de problèmes avec les personnes au travail puisqu'elle respecte tout le monde, y compris les parents de famille irresponsables. Elle se retrouve pourtant assassinée en pleine nuit dans la zone sud de Central Park. Le meurtre étant si violent qu'on ne pouvait la reconnaitre sans preuve scientifique démontre une haine incroyable envers elle. Elle ne travaille habituellement pas si tard. Alors expliquez-moi ce qu'elle faisait si tard dans Central Park alors qu'elle avait une famille qui attendait pour elle à la maison ?

-Peut-être qu'elle était un… commença Castle avant d'être coupée par une Kate Beckett toujours en colère contre lui.

-si vous me dites qu'elle était agent de la CIA, de la NASA ou même envoyée par les petits bonshommes verts, je vous colle une balle entre les deux yeux Castle, s'écria-t-elle en levant les yeux au ciel face aux grands sourires de ses deux collègues.

-Ils sont gris ! reprit l'écrivain. Vous m'avez cassez mon scénario, se plaignit-il, une moue d'enfant boudeur sur le visage.

Décidant de l'ignorer, elle recommença à fixer le tableau en essayant de comprendre ce qu'avait pu faire Emily Anderson pour que quelqu'un la tue comme ça.

Lanie, qui venait de recevoir le cadavre d'un homme d'une cinquantaine d'années afin de savoir s'il s'était suicidé ou non, ne pouvait s'empêcher de penser à sa meilleure amie durant l'autopsie. La légiste avait toujours été assez protective envers son amie, surtout depuis qu'elle savait pour l'histoire de sa mère. Savoir que Josh avait osé lever la main sur elle la mettait dans une rage noire, mais elle savait aussi qu'elle ne pourrait rien contre lui. Elle avait vite appris qu'avec Katherine Beckett, il valait mieux s'inquiéter pour elle en silence. Une fois, au début de leur amitié, elle avait essayé de défendre Kate face à une remarque lancée par un ex de la jeune flic, alors âgée de vingt-quatre ans. Au final, c'est elle qui s'est faite engueulée parce qu'elle avait osé répondre à l'ex en question avant Beckett. Depuis ce jour, Lanie se retenait de défendre son amie quand celle-ci était dans les parages. Cependant, elle savait que si Josh avait l'audace de se pointer au bureau de Kate et que Javier ou Ryan, voir même Castle, était là, il en verrait pour son matricule.

Lanie ne connaissait pas tout le passé qu'avaient Espo et Beckett en commun, mais elle savait qu'ils étaient aussi proches qu'un frère et une sœur pouvaient l'être. Seul Esposito osait la taquiner sur Castle au sein de l'ensemble du département de la criminelle, il n'avait pas peur de dire ce qu'il pensait à Kate et elle avait tendance à l'écouter au bout du compte. Même si depuis l'arrivée de Castle, elle écoutait plus Castle que quiconque, elle savait qu'un lien particulier unissait les deux collègues qu'étaient sa meilleure amie et son petit-ami.

Profitant du silence permanent de la morgue, Lanie sourit à la pensée de son amant, elle avait reçu un message un peu plus tôt l'invitant à manger avec lui. Jamais elle ne lui dirait non, il était tellement touchant et craquant avec elle. Il avait beau jouer les machos de service face à ses collègues, Javier Esposito n'en n'était pas moins un homme tendre et attentionné en privé.

-Définitivement un suicide, déclara-t-elle à voix haute dans son dictaphone.

Sur sa moto, Josh se donnait du courage pour affronter sa petite-amie dans les minutes qui suivraient. En effet, le jeune homme était à l'arrêt, garé devant le precinct et il soufflait à l'idée de monter là-haut. Il avait toujours eu l'impression de ne pas être le bienvenu dans cet endroit. Les collègues de Kate le dévisageaient toujours et quand il avait eu la mauvaise idée de les appeler par leur prénom il y a quelques semaines, les deux hommes lui avaient fait comprendre que pour lui, ce serait toujours détectives Ryan et Esposito. Riant de lui-même à la pensée d'avoir peur de rentrer dans un bâtiment, il prit l'ascenseur. J'affronte des familles apeurées et en colères tous les jours, qu'est-ce que Kate pourrait me faire ici ?

Il sortit de l'ascenseur et vit les deux hommes plongés dans leurs pensées face à un tableau reflétant des données sur des détails d'un crime. Il chercha des yeux sa copine quand il la vit sortir, souriante avec cet écrivaillon qui risquait de tout faire foirer… Les deux personnes s'arrêtèrent net en le voyant près de l'ascenseur.

-Je vous prépare un café lieutenant ? demanda Castle, voulant détendre l'atmosphère entre eux.

-Je viens avec vous, lui dit-elle.

Une fois arrivés dans la salle, Castle se dirigea comme à son habitude vers la machine à expresso qu'il avait acheté pour eux, et prépara deux cafés, en silence. C'est en lui tendant le sien qu'il se décida à parler à la jeune femme.

-Est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ? tenta-t-il.

-Franchement Rick, vous pensez que je pourrais vous laissez tomber lâchement après que vous m'aillez raconter votre histoire ? Vous m'en croyez sérieusement capable ?

-Bien sûr que non, s'écria-t-il, ignorant le fait qu'elle l'ait appelé par son prénom. C'est juste que j'ai peur que vous soyez différente avec moi, que vous n'osiez plus me faire de remarque, me reprendre,… Vous êtes la seule personne en dehors de ma mère et ma fille à ne pas avoir peur de me dire quoi faire, me dire que j'ai tort etcetera. Vous imaginez à quel point ça me fait du bien d'avoir enfin une personne dans ma vie qui n'a pas peur de qui je représente ? Bien sûr il y a Esposito et Ryan, mais ce n'est pas pareil, eux ils ne me connaissaient pas avant que vous ne m'arrêtiez à cette soirée, ils ne savaient pas qui j'étais. Mais vous, vous vous étiez déjà une fan, ne le niez pas, et pourtant, ça ne vous a pas impressionné ! C'est aussi une des raisons pour laquelle je vous ai choisie en tant que muse pour Nikki Heat…

Beckett fit un grand sourire à l'entente de ce petit discours, elle était heureuse et flattée de savoir qu'il aimait qu'elle ne le flatte pas, qu'elle le contredise et le casse parfois. Elle se sentait aussi flattée qu'il l'aie choisie comme inspiration pour tant de raisons.

-Je vous assure Castle, se reprit-elle, que jamais je ne changerai de comportement envers vous. Qui vous êtes maintenant vient de qui vous étiez à l'époque, et vous êtes quelqu'un de bien Rick, lui dit-elle, douce. Vous êtes un père formidable, ainsi qu'un fils aimant et vous êtes un bon ami, n'en doutez jamais…

-Je vous en parlerai, finit-il par dire, touché par les propos de sa muse, mais pas ici, je le ferais dans un endroit privé parce que je ne veux pas que les gars l'apprennent, en tout cas pas tout de suite.

C'est avec un grand sourire qu'ils sortirent de la salle de détente. Grand sourire qui s'effaça dès qu'ils virent la personne les regardant du fond de la pièce. Beckett se tendit, se rapprochant inconsciemment de Castle, à la recherche de réconfort. Tandis que Rick, lui, se tendit sous l'effet de la colère. Comment osait-il se pointer ici après ce qu'il avait fait à Kate. Quand il vit Josh s'avancer vers eux, il sentit la jeune femme s'appuyer contre son torse, et c'est tout naturellement qu'il posa sa main sur l'épaule de Beckett en lui soufflant que tout allait bien se passé…

S'il savait à ce moment comme il avait tort…


Alors ? Je sais, je sais, je suis une horrible personne de vous laisser sur cette fin, gna gna gna ! Mais bon, vous serez bien obligés de lire la suite non ? ^^ Quoi qu'il en soit, dites-moi ce que vous en penser, rien de plus simple avec cette nouvelle mise en page non ?

A la prochaine,

Harmonie (qui va voir Hugh Laurie ce soir en concert! )