L'histoire appartient à Miyuki Winter.
Merci pour toutes vos reviews ! Je les transmet tous à l'auteur, alors n'hésitait pas à commenter ^^
Il y avait quelque chose de lourd et de chaud sur son estomac et sur ses jambes. Il ouvrit lentement les yeux et regarda vers le bas pour voir personne d'autre que la puce couché sur ses genoux. Shizuo sursauta légèrement, surpris, ce qui réveilla la puce.
Izaya sentit quelque chose bouger soudainement sous lui. L'informateur ouvrit les yeux, et réalisa rapidement que la chose qui avait bougé était Shizuo. Izaya s'éjecta du canapé et les deux furent sur leurs pieds en un instant.
« C'EST QUOI TON PUTAIN DE PROBLEME ? » Shizuo cria, au maximum de sa rage.
« POURQUOI EST-CE QUE TU ME BLAMES POUR ÇA ? » Izaya haussa aussi le ton, lui faisant mal à la poitrine.
« TU ETAIS CELUI QUI ETAIS SUR MOI ! »
Izaya voulut lui crier sa réponse, mais la douleur dans sa poitrine le força à baisser la voix. « J'étais soul ! Ce n'est pas ma faute ! » Il pausa quand il vit Shizuo regarder par-dessus son épaule avec une expression de pure horreur. L'informateur se tourna lentement pour suivre le regard de Shizuo jusqu'à ce que ses yeux se posent sur un homme portant une blouse de laboratoire blanche.
Les trois se turent et restèrent debout à se fixer les uns les autres pendant un moment avant qu'Izaya ne brise le silence avec son habituel ton gai, mais cette fois il y avait une pointe de malveillance.
« Shinra. Salut. » Les yeux de l'informateur se posèrent sur le téléphone dans la main de Shinra. « Ne me dit pas… » Il ne fallut pas longtemps pour que la réalisation le frappe avant qu'il ne fasse un mouvement brusque vers le docteur ne se doutant de rien et arrache le téléphone.
Shizuo regarda alors que Shinra et Izaya se battait pour le téléphone, se demandant ce qu'il se passait jusqu'à ce que la puce l'appel à l'aide.
« Shizu-chan, aide-moi avec ça ! » La puce semblait désespéré. Son corps affaibli avait du mal à combattre le docteur.
« Pourquoi devrais-je faire ça ? » Shizuo répondit, toujours un peu confus.
« Parce que, stupide protozoaire, il a pris une photo de nous ! » A ces mots Shizuo sentit son cœur rater un battement. Il avait la soudaine envie de jeter Shinra par la fenêtre.
Shinra regarda avec horreur alors que le blond faisait son chemin vers lui à travers la pièce, ayant l'air d'être prêt à tuer. Il sentit Shizuo agripper le derrière de son manteau et l'éloigner d'Izaya jusqu'à ce que son visage soit face à face avec celui de l'ex-barman. Sachant qu'il n'y avait aucun moyen qu'il puisse gagner maintenant, Shinra lui tendit le téléphone, que Shizuo prit avec sa main libre. Shizuo passa l'appareil à Izaya, et lâcha Shinra sur le sol, durement. Tout ce que Shinra pensait était 'Ne regarde pas l'historique des messages…' Il pouvait seulement prier pour que la maladie d'Izaya lui ferait oublier ce détail mineur juste comme il avait oublié de fermer la porte le jour d'avant.
Il semblerait que la chance soit de son côté ce jour-là, car Izaya lui rendit son téléphone après avoir supprimé la photo. Shinra soupira de soulagement alors que ses prières étaient entendues. Le temps qu'il regarde Izaya de nouveau, l'informateur se tenait la tête entre les mains avec les yeux fermés. Shinra l'aida à retourner au canapé pour qu'il s'asseye avant d'aller lui chercher un verre d'eau.
« Vas-y doucement, tu es toujours déshydraté. » Il dit en tendant à Izaya l'eau. « A quoi est-ce que tu pensais, Izaya ? Je pensais que tu serais assez intelligent pour éviter de boire de l'alcool ! Dans certain cas, ça peut empirer les effets de la bronchite. »
« Peu importe. Mon système immunitaire est assez fort… De plus, c'est pour la majorité en dehors de mon système maintenant. » La dernière chose qu'Izaya avait besoin était d'être grondé par le docteur. Il se sentait toujours un peu ivre, et son esprit était focalisé sur quelque chose d'autre. Pourquoi s'était-il réveillé sur les genoux de Shizuo ? Il ne se rappelait même pas s'être endormi. En fait, il ne se rappelait rien après avoir vomi. Izaya regarda l'horloge. Il était seulement 20 : 30… Quoi qu'il se soit passé, c'était arrivé plutôt vite. Il ne resta pas sur cette pensée trop longtemps avant que le téléphone de Shinra ne sonne, et son propriétaire y répondit.
« Allo ?... Oui… D'accord… Yup. J'arrive tout de suite… Salut. » Shinra regarda de nouveau Izaya, et vérifia sa température. « Bon, au moins ta fièvre est partie. Reste juste hydraté, et tu devrais aller bien. Désolé, je dois y aller. Le patient avec qui j'étais plus tôt a quelques problèmes… Est-ce vous irez bien tous les deux ? »
Aucun des deux ne répondit verbalement, mais plutôt regardèrent fixement Shinra pendant un moment avant de détourner le regard.
« Je vais prendre ça pour un 'oui'. » Il dit simplement. « Appelais-moi si vous avez un autre problème ! » Et avec ça il était parti, laissant Izaya et Shizuo traiter avec leur inconfortable situation.
La paire se regarda simplement l'un l'autre pendant un moment, avant qu'Izaya ne brise le silence. « Eh bien, Shizu-chan, je devrais retourner travailler ! »
Shizuo ne dit rien. Il ne savait pas quoi dire. Ses yeux suivirent la puce, qui sauta littéralement par-dessus son bureau comme si rien n'était arrivé. Shizuo secoua légèrement la tête, et retourna sur le canapé.
Quelques minutes passèrent avant qu'Izaya ne laisse sortir un 'hmph'. « Merde. Je dois aller rencontrer un client. Shizu-chan, tu ne détruiras pas mon bureau si je te laisse là, n'est-ce pas ? »
Shizuo ignora la question qui était visiblement destinée à le provoquer. « Pourquoi ne peux-tu juste pas leur parler grâce à Internet ou quelque chose d'autre come tu le fais d'habitude ? »
« Ah, Shizu-chan, tu en sais si peu sur mon travail ! Je ne vends jamais mes informations par Internet ! Je les reçois seulement ! Si tu usais ton cerveau pour une fois dans ta vie – en assumant que tu en ais un – tu comprendrais qu'on ne peut pas faire confiance à la sécurité d'Internet ! Si je peux hacker les informations de quelqu'un, pourquoi ne pourraient-elles pas faire la même chose ? » Izaya finit avec un hochement de tête.
« Puis-je savoir où tu gardes toutes ses informations alors ? »
Izaya sourit et pointa sa tête avant de se lever et de mettre sa veste, se préparant mentalement à affronter le froid. Alors qu'il faisait son chemin jusqu'à la porte d'entrée, il pausa et regarda Shizuo, plissant les yeux. « Ne me suis pas. »
Le regard que Shizuo reçu lui fit comprendre qu'Izaya était très sérieux. Cependant, le blond avait quelque chose d'autre en tête. Il allait suivre la puce pour en apprendre un peu plus sur comment son trafic d'informations marchait. Il savait que le travail de la puce était dangereux, mais comme il n'avait en fait jamais vu la puce le faire, il ne savait pas exactement ce que cela impliquait. Et il était curieux. Il se leva rapidement du canapé et courut jusqu'à la porte pour voir la puce descendre les escaliers. Shizuo le suivit hors de l'immeuble, tout en s'assurant qu'il ne soit pas remarqué par la puce.
Shizuo perdit presque la trace d'Izaya alors qu'il tournait soudainement dans une allée. Le blond accéléra le rythme pour rattraper la puce, avant de stopper en dehors de la ruelle pour écouter. Prudemment, il jeta un coup d'œil et vit la puce parler à un homme grand – comparé à la puce, du moins – portant un manteau marron. Shizuo tendit l'oreille, mais il ne pouvait pas entendre ce qu'ils disaient. Puis Shizuo vit la lumière se refléter sur un objet métallique dans la main de l'homme grand. L'homme leva précipitamment le pistolet, et le pointa sur la puce, qui resta plutôt calme. Shizuo agrippa le mur, se rappelant que la condition physique de la puce n'était pas vraiment au top.
Shizuo regarda, un peu nerveux alors que l'homme coinça Izaya contre un mur, tenant toujours le pistolet pointé sur sa tête. L'homme s'avança et murmura quelque chose dans l'oreille d'Izaya avant de fermement planter un baiser sur son cou. Les yeux d'Izaya étaient maintenant fermé, et il semblait essayer de reculer, mais le mur derrière lui l'empêcher de s'échapper. Les yeux de Shizuo s'écarquillèrent de surprise alors qu'il réalisait que la puce pourrait avoir des ennuis, et la ligne fut franchie quand l'homme mordilla l'oreille de l'informateur.
L'ex-barman agrippa le panneau le plus proche, et l'arracha de terre alors que sa surprise se changea en rage. Il se précipita dans la ruelle sans hésité alors que son corps agissait pour lui. Les yeux de la puce s'ouvrirent, et regardèrent Shizuo, étonné de le voir là.
« Éloigne-toi de lui maintenant, sinon… » Shizuo grogna, sentant le métal se plier dans sa main.
« Ou sinon quoi… ? » L'homme demanda, semblant un peu incertain alors qu'il reculait d'un pas.
« Je te tuerais, espèce de petite merde ! » Alors que Shizuo parlait, l'homme avait tourné pour pointer le pistolet sur Shizuo.
