Salut salut !
Je voulais vous remercier pour toutes vos Reviews sur le dernier chapitre, vos favs, vos follows, il semblerait que les retrouvailles vous ait beaucoup plu ;)
Bon, j'ai pris beaucoup de retard dans l'écriture, je n'ai plus qu'un chapitre d'avance sur vous et ça m'inquiète un peu, mais, mauvaise nouvelle pour moi, bonne nouvelle pour vous, on m'a débauché plus tôt que prévue et je me trouve en vacances jusqu'à début Septembre donc, ça me laisse encore trois semaines pour m'avancer ;)
Bref, comme vous le savez, l'univers de Once Upon A Time ne m'appartient pas.
Agréable Lecture, Adorables lecteurs
IX
« Everyone deserve a second chance », par Regina Mills
J'étais à peine sortie de la voiture d'Emma que Tink – qui m'attendait apparemment à l'entrée du musée – me sautait dessus.
- Et bah ! Je commence à comprendre pourquoi aucun des rencards qu'on t'a proposé ne te satisfait !
J'arquais un sourcil tout en entrant dans le bâtiment blanc, le tableau d'Emma toujours dans les mains.
- De quoi parles-tu ?
Elle tentait de marcher en rythme avec moi, jusqu'à rattraper mon bureau.
- Ça fait combien de temps que tu couches avec elle ?
Je roulais des yeux en ouvrant mon bureau.
- Ne sois pas idiote, Tink. Emma et moi sommes amies.
Elle se laissait tomber sur le fauteuil face à mon bureau, alors que je prenais place derrière celui-ci.
- Je croyais qu'elle s'appelait Leia ?
Je ne comprenais d'abord pas, avant de me rappeler de leur rencontre, de nombreuses semaines plus tôt. Ça me semblait si loin. À cette époque, j'étais déjà attachée à cette belle blonde dépressive.
- Leia, Emma … Peu importe. Ce n'est qu'un prénom, après tout, répondais-je sourire en coin.
Je posais le tableau de mon inconnue dans un coin avant de reporter mon attention sur la blonde.
- Et que fais-tu là, de toute façon ?
Elle grimaçait.
- Qu'est-ce qui s'est passé, du coup ? Daniel est parti ?
- Non.
Elle fronçait les sourcils.
- J'ai vu sa blonde faire les valises.
- Jane est partie à New York. Daniel la rejoindra peut-être.
- Peut-être ?
Je soupirais, agacée de devoir en parler.
- Il se peut que j'ai sous-entendu que cette femme aurait un effet néfaste dans la vie de mon fils. Et que je ne voulais absolument pas qu'il l'approche.
Elle me fusillait du regard, frappait sa main contre mon bureau.
- Gin ! Henry doit te haïr ! Tu as brisé le couple de son père ! Daniel aussi doit être en colère.
Je roulais des yeux.
- Ils n'étaient pas fait pour être ensemble, de toute façon …
- Ce n'était pas à toi d'en juger ! Comment va Henry ?
Je déglutissais difficilement, baissais les yeux.
- Il m'en veut. Il m'évite depuis deux jours. J'ai peur qu'il ne recommence à me considérer comme la Méchante Reine.
Elle secouait négativement la tête, sûre d'elle.
- À toi de te rattraper. Il faut que tu mettes tes différents de côté, avec Daniel. La relation de parents séparés est toujours un peu bizarre. Mais tu n'as pas le choix. Votre fils a besoin de vous deux. Pas d'un père qui s'enfuie encore en Europe et d'une mère qui se cache dans son bureau.
J'inspirais fortement. Je détestais entendre ça. Mais il fallait reconnaître que c'était vrai.
Après un silence pesant, elle souriait en coin.
- Bon, alors, ça fait quel effet de coucher avec une femme ? Ce n'est pas un peu étrange ?
Je lui balançais un stylos à la figure qu'elle parvenait à esquiver non sans un ricanement moqueur.
- Allez quoi, tu peux me le dire.
- Je. Ne. Couche. Pas. Avec. Elle, répondais-je lentement, insistant sur chaque mot.
Elle croisait les bras contre sa poitrine.
- D'accord. Vous n'avez pas encore couché ensemble. Mais vous flirtez quand même.
Je roulais des yeux.
- Pourquoi refuses-tu d'accepter que nous sommes amies ?
Elle haussait les sourcils comme si j'étais stupide.
- Kathryn et moi sommes tes amies. Tu ne nous as jamais embrassé si près de la bouche. Je m'en souviendrais, crois-moi.
Je sentais mes joues rougir malgré moi, agrandissant le sourire de la petite blonde. Avais-je vraiment fait ça ? Mon Dieu … Et si Emma s'était sentie gênée ?
- Relax, Gin' … Je n'en parlerai à personne.
J'enfouissais mon visage dans mes mains, honteuse.
- Et si elle pensait comme toi ?
- Bah … Franchement … Vu la façon dont elle te mater quand tu es sortie de la voiture … Je ne pense pas que ça lui déplaise vraiment.
Mon cœur ratait un battement. Non, c'était encore une invention de Tink. Emma avait toujours ce regard perçant. Elle m'était reconnaissante et m'appréciait de manière tout à fait amicale.
De toute façon, elle sortait tout juste d'une relation compliquée qui l'avait mené à une dépression. Et puis Emma aimait les hommes. Tout comme moi. Rien n'était ambiguë entre nous. Tout avait toujours été aussi clair que de l'eau de roche.
SwanQueen – SwanQueen
Lorsque j'entrais chez Mary-Margaret et David, ils m'accueillaient avec de larges sourires.
- Regina ! S'exclamait ma cousine. Comment vas-tu ?
Je forçais un sourire et elle semblait le comprendre parce que ses sourcils se fronçaient aussitôt, saisis par l'inquiétude.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
Elle me faisait m'installait sur la table de leur « salon » alors que David me préparait un café.
J'inspirais fortement. Pour le bonheur de cette blonde anciennement dépressive, il fallait que je le fasse !
- Emma est à nouveau de retour en ville.
Elle fronçait les sourcils.
- Je sais. Ruby m'en a parlé. Tu l'as vu ?
Je remerciais d'un sourire David qui posait une tasse chaude devant moi avant de s'installer aux côtés de sa compagne.
- Je l'ai rencontré il y a quelques mois. Mais peu importe. Je voulais juste savoir … Que s'est-il passé pour que tu tiennes une si grande rancœur à son égard.
David détournait les yeux, l'air coupable.
- De vieilles histoires, répondait-il d'une petite voix.
- De vielles histoires qui la poursuivent douloureusement.
Je prenais une gorgée de mon café tout en guettant la réaction de Mary-Margaret. Elle semblait au plus mal, les yeux bientôt pleins de larmes, les lèvres tremblantes, le teint livide.
- Je ne lui en veux plus pour ce qu'elle a fait. Je lui en veux d'être ce qu'elle est. Elle m'a fait trop de fois souffrir.
- Elle a changé.
Ma cousine fronçait les sourcils, me dévisageant sérieusement.
- Tu la haïssais. Que s'est-il passé ?
- Je ne la haïssais pas. Je ne la portais pas dans mon cœur, certes, mais pas de là à la haïr. Elle était juste un bon passe temps.
David serrait la main de sa compagne en relevant les yeux vers moi.
- On avait tout les deux beaucoup d'affection pour elle. Mais elle a fait des choses …
- Tout le monde a droit à une seconde chance.
Mary-Margaret semblait amer.
- Malheureusement, ce ne serait pas sa seconde. On lui en a accordé beaucoup trop. Elle n'a pas juste essayer de profiter de l'ivresse de David pour le mettre dans son lit en me faisant souffrir. Il y a eu d'autres choses avant ça. Des petites choses stupides comme téléphoner à l'employeur de mon père en se faisant passé pour moi. Elle demandait d'annuler ses rendez-vous et Léopold s'en prenait à moi. Mais que pouvais-je dire ? C'était des blagues enfantines d'une ados qui n'avait pas de famille, dont j'étais la seule amie.
J'avais beaucoup de mal à imaginer Emma Swan de cette manière. Elle était si fragile, attendrissante, triste …
- Je l'aime énormément, reprenait-elle me prenant par surprise. Je l'ai toujours considéré comme ma sœur. Même si elle me faisait des coups bas, elle était toujours là pour prendre ma défense. Personne ne l'effrayait. Pas même Cora. Mais ce qu'elle n'a jamais compris … C'est que la seule personne contre qui j'avais besoin d'être protégée, c'était elle.
Je reprenais une gorgée de mon café. Que répondre à ça ?
Lorsque je reposais ma tasse, un long moment plus tard, je lui lançais un faible sourire. Espérant de tout mon cœur qu'elle accepte ma prochaine proposition.
- Ce soir, Emma sera au Granny's, avec Miss Lucas. Elles m'ont invités à une sorte de « soirée fille » et tu y es conviée également. Il y aura Zelena, Kathryn, Tink et même Miss French. Ça risque d'être un peu tendu. Mais je pense que tu devrais venir. Juste … Voir ce qu'elle est devenue.
Une larme roulait sur sa joue, aussitôt effacée par les mains attentionnées de David.
- Tu ne comprends pas, Regina. Si je viens, ça fera comme toutes les autres fois. Je ne parviendrais pas à la détester plus longtemps. Je suis trop faible pour ça.
- On croirait entendre ma mère, crachais-je, amer. Depuis quand considères-tu l'amour comme une faiblesse ?
David prenait le visage de ma cousine entre ses mains afin de pouvoir la regarder droit dans les yeux.
- Emma te manque depuis tellement longtemps. Il est tant que tu te rendes à l'évidence que son absence te fais bien plus souffrir que sa présence. Tu devrais vraiment y aller.
Ce beau blond remontait franchement dans mon estime.
Je souriais largement en terminant mon café. Une longue soirée m'attendait.
SwanQueen – SwanQueen
Je rentrais enfin chez moi, déjà pressée par le temps, les aiguilles de ma montre se rapprochant de plus en plus vite de l'heure fatidique à laquelle je devais me rendre au Granny's.
Daniel et Henry m'attendaient dans le salon. L'un lisant le journal, l'autre s'intéressant à un documentaire qui passait à la télévision.
Daniel me jetait un rapide coup d'œil avant de reportait son attention sur sa lecture. Quant à Henry, il ne me prêtait aucune attention.
- Je ne serais pas là, ce soir.
Mon fils roulait des yeux. Il murmurait quelques mots qui ressemblaient à « pour changer. ».
Daniel me paraissait plus sévère. Son regard maintenant reportait sur moi était menaçant.
- Tu as encore du travail à rattraper ?
Le ton de sa voix exprimait clairement qu'il n'avait pas une seule fois cru à cette excuse.
- Non.
Je prononçais ce mot en les rejoignant sur le sofa, sentant aussitôt mon fils suspicieux.
- Tu as un dîner d'affaire ?
Je ravalais un rire moqueur.
- C'est un peu ça, oui.
Henry me fusillait du regard.
- On devait passé la soirée tout les trois. Mais évidemment, tu as encore trouvé le moyen de fuir.
J'en avais voulu à Emma de partir de Storybrooke, de fuguer alors que j'avais besoin d'elle. Mais n'en faisais-je pas de même avec mon fils ?
Je m'asseyais à côté de lui et alors que je m'apprêtais à initier un geste tendre à son égard, il me rejetait, s'écartant un peu plus avant d'augmenter le son de la télé.
Je soupirais. Une grande discussion s'imposait. Décidément, cette journée serait sans aucun doute mémorable.
- Henry … Je sais que tu m'en veux beaucoup.
Daniel reposait son journal sur la table basse, croisait les jambes ainsi que ses bras, et me dévisageait, attendant la suite. Je roulais des yeux.
- Bien sûr, je comprends que tu m'en veuilles, toi aussi. J'ai fais fuir ta fiancé. Et je m'en excuses. J'ai agis de manière totalement égoïste.
Lentement, mon fils tournait la tête vers moi, sourire en coin.
- Est-ce que tu es jalouse d'elle ?
- Bien sûr ! Répliquais-je aussitôt.
Daniel paraissait très intéressé par la tournure de la conversation. Et avant qu'il ne fasse de conclusion trop hâtive, je préférais m'expliquer ;
- Je ne veux pas que tu ais une autre mère.
Henry soupirait.
- Elle n'aurait jamais pu te remplacer. Elle ne sait même pas cuisiner et en plus, elle est incapable de me tenir tête. Avec elle, je n'ai même pas besoin de marchander pour avoir ce que je veux. Ce n'est plus intéressant.
Un large sourire venait de lui même prendre possession de mes lèvres. C'était implicite mais touchant.
- Alors c'est inutile que j'essaie de rattraper mon erreur ?
Je recevais deux regards noirs. Je roulais des yeux.
- Bien ! Si vous y tenez tellement, je peux appeler Jane.
Henry éteignait la télévision à l'aide de la télécommande, puis, il tournait la tête vers moi.
- Avant ça, tu devrais sûrement apprendre à ne plus prononcer son prénom avec tant d'animosité dans la voix.
- Je suis d'accord avec Henry. Si tu veux l'appeler, cesses de la détester.
- Plus facile à dire qu'à faire, murmurais-je.
En même temps, ils levaient les yeux au ciel, l'air totalement dépassé. À cet instant, leur lien père-fils était plus qu'évident.
En les regardant tout les deux assis à côtés, je me demandais ce qu'aurait été ma vie si Daniel n'était jamais parti. Aurions nous été heureux ? Ou notre flamme se serait-elle éteinte quand même ?
Il manquerait sans doute de la passion. Daniel et moi étions amoureux comme deux ados qui ont le coup de foudre. J'étais la fille la plus populaire du lycée, il était le garçon timide qui ne me parlait que lorsque nous étions seuls. Voisins, nous nous connaissions depuis tout petit. Et lorsqu'il m'avait embrassé pour la première fois, devant un vieux film qu'on adorait tout les deux, ça avait été comme une évidence. Il était l'homme de ma vie.
La première fois que nous avions couché ensemble, c'était de longs mois plus tard. Mes parents étaient à une soirée caritative. Nous avions la maison pour nous deux. Ce moment restait gênant dans mes souvenirs. Autant stressés l'un que l'autre.
Daniel avait pris du plaisir. Moi, un peu moins. J'avais surtout eu mal. Mais j'imaginais que c'était normal. Quelques semaines plus tard, j'apprenais que j'étais enceinte. Je n'avais plus le choix que d'accepter que Daniel serait mon mari, le fils de mes enfant, l'amour de ma vie. Je nous imaginais vivre heureux, toujours si amoureux l'un de l'autre.
Mais à vrai dire, ces derniers jours avec Daniel m'avait permis d'ouvrir les yeux sur une vérité. Nous n'étions pas fais l'un pour l'autre. Au final, ce que j'avais toujours aimé chez lui, c'était notre relation de meilleurs amis.
- Maman ?
Je secouais la tête pour sortir de mes pensée.
- Oui, mon chéri ?
- Tu vas où, ce soir ?
- Une amie a besoin de moi.
Je n'avais pas envie de lui donner le nom de cette amie. Elle était sa prof et j'imaginais à quel point ça pourrait être gênant, pour lui.
Il me serrait dans ses bras avec force.
- Moi aussi, j'ai besoin de toi, Maman, soufflait-il.
J'en avais les larmes aux yeux.
- Je sais. Et tu passeras toujours avant tout le monde.
- Alors pourquoi est-ce que tu passes tout ce temps au travail ?
Je jetais un coup d'œil vers Daniel, comprenant le message, il se levait pour s'éloignait, nous laissant en intimité.
- Lorsque je rentre le soir, Henry, je trouve ton grand-père qui me rappelle à quel point le temps passe vite. Ta tante, toujours là pour insister sur le fait que tout comme elle, je suis presque vieille et toujours seule. Et bien sûr, mon adorable petit garçon, qui me regarde de ses grands yeux marrons, attendant de moi d'être une bonne mère. Mais je ne sais pas faire. Je n'ai jamais eu de mère, Henry. J'ai tellement peur de t'étouffer. Et en même temps si peur de ne pas te porter assez d'attention. J'ai peur que tu me hais. Mais surtout, j'ai peur de te voir partir.
Il s'éloignait de moi pour pouvoir mieux me regarder. Son regard ancrait au mien.
- Maman … tu es géniale. Tu l'as été, en tout cas. Tu te souviens ? Lorsque tu étais prof, on avait nos vacances ensemble. On faisait pleins de trucs super. Je ne voyais pas mon père, mais ça m'était un peu égal, parce que tu compensais largement ce manque. À chaque fois que je devais partir en Europe, bien que j'étais heureux d'aller trouver Daniel, je détestais te laisser là, toute seule. Tu te souviens que je pleurer tout le temps ? Je voulais que tu viennes avec moi. Et lorsque je revenais, j'étais triste de quitter Papa, mais quel bonheur de te retrouver ! Je veux qu'on fasse comme avant, Maman. Qu'on retrouve cette relation.
Les larmes coulaient sur mes joues. Moi aussi, je voulais retrouver ça !
SwanQueen – SwanQueen
Évidemment, lorsque j'arrivais au Granny's, plus de trois heures plus tard, elles étaient déjà toute arrivées.
Apparemment, le restaurant nous avait été réservé pour la soirée puisque nous étions seules.
Kathryn et Zelena étaient installés en bout de table, discutant sérieusement. Toute deux portaient des tailleurs hautes coutures.
Debout, dans un coin, Miss French et Mary-Margaret murmuraient entre elles tout en lançant quelques regards à Emma, seule au comptoir. Elle portait un jeans foncé, la moulant totalement. Une veste en cuir rouge la recouvrait malgré la chaleur de la pièce. Ses cheveux blonds, laissés détachés pour l'occasion, se promenaient dans son dos, cascadant en de belles boucles. À côté d'elle, Miss Lucas et Tink lui portaient peu d'attention.
C'était donc vers elle que je me dirigeais en premier.
- Tu as l'air tellement heureuse d'être ici.
Elle sursautait avant de se tournait sur son tabouret afin de me faire face. Aussitôt, un sourire timide prenait place sur son visage. Ses yeux se baladaient sur ma robe noire, s'arrêtant au-dessus de mes genoux pour laisser place à un collant noir également.
- Je ne t'attendais plus, soufflait-elle alors que ses yeux remontait lentement jusqu'à mon visage, s'arrêtant une microseconde dans mon léger décolleté.
Je m'installais à ses côtés avec un sourire désolé, tout en feintant ne pas avoir remarqué son regard.
- J'aurais voulu arriver plus tôt mais … Une discussion avec mon fils s'imposait.
Je pouvais voir à l'expression de son visage que cette information l'intéressée.
- Qu'en est-il, alors ?
Je souriais en coin.
- Il veut que je quitte mon travail. Clairement. Il pense que c'est une véritable barrière à notre relation et ça devient insupportable pour lui. Il veut aussi que je présente mes plus plates excuses à sa belle-mère afin que celle-ci revienne pour le bonheur de Daniel. Daniel qui, soit dit-en passant, devrait déjà être reparti à New York.
Elle haussait les épaules.
- C'est normal qu'il veule s'attarder. Il voit peu son fils.
J'acquiesçais. Puis, je plissais les yeux tout en balayant la salle du regard.
- Tu ne leur as pas parlé, n'est-ce pas ?
- C'est à elles de venir ! S'indignait-elle. Je ne vais pas toujours faire le premier pas.
Je roulais des yeux.
- Concrètement, je comprends que tu n'ai pas entamer la conversation avec Zelena ou Kathryn. Mais tu dois aller voir tes deux anciennes amies.
Elle baissait la tête.
- Pour leur dire quoi ? « Salut, c'est Emma, vous vous souvenez de moi ? Je suis celle que vous avez juré ne plus jamais avoir envie de revoir. »
Compatissante, je posais une main sur la sienne, en simple réconfort.
Grossière erreur ! Lorsque je relevais les yeux, je ne croisais rien d'autre que le regard moqueur de Tink. Ses lèvres mimaient un « Je le savais ! » auquel je ne pouvais répondre qu'en roulant des yeux. Remarquant sans doute l'indiscrétion de mon amie, Miss Lucas se retournait à son tour. À ce moment, je retirais brusquement ma main, comme prise en faute. Ne comprenant pas mon attitude, Emma me lançait un regard interrogateur que j'ignorais, mon attention focalisée sur la brune aux mèches rouge. Elle arquait un sourcil, apparemment aussi moqueuse que Tink. Pas étonnant que ces deux-là s'entendaient bien.
- Madame Mills, me saluait-elle laissant son ton amer de côté, pour une fois. C'est la première fois que je vous vois arriver en retard. C'est drôle, c'est aussi la première fois que j'ai vu Emma arriver en avance.
La belle blonde lui jetait un regard assassin.
- C'est toi qui m'a obligé à venir si tôt. En fait, c'est toi qui m'a obligé à venir tout court. Sérieusement, ça va être un cauchemar, cette soirée.
Je grimaçais.
- Pour une fois, je suis d'accord avec Miss Swan.
Alors que Tink allait répondre, c'était la voix de Zelena qui retentissait dans le restaurant vide.
- Bon ! J'ai faim, moi ! Maintenant que Regina est arrivée, on pourrait peut-être se mettre à table, non ?
Le plan de table avait apparemment était judicieusement calculé par les bien fait de Miss Lucas.
Kathryn et Zelena se trouvaient l'une en face de l'autre, en bout de table. J'étais à côté de ma sœur, face à Tink. Emma était entourée de moi et Miss Lucas, alors que face à elle, se trouvait Mary-Margaret aux côtés de la femme de Gold.
- Au fait, intervenait Tink à l'adresse de la serveuse du Granny's, ta grand-mère a accepté de te passé le resto pour la soirée ou on est dans l'illégalité ?
Tout le monde portait son attention vers la brune, légèrement anxieuses, soudainement. Nous savions toutes qu'avec Ruby Lucas, nous pouvions nous attendre à tout.
- Elle est dingue d'Emma depuis toujours. Quand je lui ais dis qu'on fêtait son retour, elle n'a pas hésité une seconde. C'est presque vexant. Pour moi, elle n'aurait jamais fais ça !
La belle blonde souriait discrètement, la tête baissée vers son assiette vide.
C'était étrange de voir qu'elle semblait timide, gênée.
J'échangeais un regard avec ma cousine qui semblait à deux doigts de fondre en larmes. Fantastique ! Elle était beaucoup trop émotive pour son bien.
- En fait, intervenait ma sœur, je n'ai toujours pas compris pourquoi j'étais là.
Elle se penchait en avant pour fixer Emma.
- Je crois qu'on ne se connaît pas.
Mon inconnue semblait mal à l'aise, elle me lançait un appel au secours de ses beaux yeux jade. Aussitôt, je lui répondais par un sourire rassurant avant de reporter mon attention sur ma sœur aînée.
- Zelena, c'est une soirée filles. J'ai été invité et tout le monde sait que si tu n'es pas invité au même soirées que moi tu t'invites toute seule. Miss Lucas m'a – étonnamment – proposé de venir. Alors, par conséquent, te voilà aussi.
La jeune serveuse du restaurant ravalait un rire moqueur.
- Tout le monde est là par obligation, en fait ? Kathryn par Zelena, Zelena par Mills, Mills par Emma, Emma par moi. Mary par Mills, Lacey par moi. Tink et moi sommes les seules ravies d'être là, en fait ! On va s'éclater, je le sens !
Alors que nous la fusillions toutes du regard, Emma se penchait vers moi.
- Tu as obligé Mary a venir ? Murmurait-elle dans un reproche.
- Je t'ai promis de t'aider, répondais-je sur le même ton. Une Mills qui se respecte tient toujours ses promesses.
Elle haussait négligemment les épaules.
À priori, pour cette soirée, elle avait décidé de revêtir son costume de nonchalance. Si elle n'y mettait pas du sien, je ne pourrai pas faire grand chose !
Le dîner se déroulait dans une ambiance très tendue. Seules Tink et Ruby plaisantaient alors que Zelena et Kathryn se permettaient de bavarder entre elles. Mary-Margaret, Miss French, Emma et moi étions plus que mal à l'aise. À part quelques compliments sur les plats que j'avais cuisiné avec Madame Lucas, aucun mot n'étaient échangé.
Du moins jusqu'au dessert. Le fait que Miss Lucas ait prit soin de remplir nos verres de vins dès qu'ils étaient vide durant tout le repas devait sans doute y être pour quelque chose. Parce que Mary-Margaret se décidait enfin à décrocher un mot, ma tarte aux pommes à peine entamée.
- Franchement, Regina, tes pommes sont délicieuses ! Tu crois que tu pourrais me vendre ton arbre ?
Je la fusillais du regard alors que Zelena riait.
- Son pommier, c'est la prunelle de ses yeux. Elle ne te l'échangerait même pas contre les plus beaux tableaux de son musée.
Emma grimaçait.
- De toute façon, les tableaux de son musée ne sont pas très beaux.
Ses amis la dévisageaient avec surprise.
- Je ne savais pas que tu étais du genre à te rendre au musée, intervenait Miss French.
Je me concentrais sur leur conversation, ignorant superbement le regard moqueur de Tink, constamment posé sur moi. Évidemment qu'elle avait compris que la blonde ne se rendait au musée que pour moi.
Pour la énième fois de la soirée, Emma répondait par un simple haussement d'épaule avant d'engloutir le reste de ma tarte.
- Pourtant, intervenait Tink sous mon regard craintif – Qu'allait-elle encore dire ?! – je l'y ai vu ce matin même, en compagnie de Gin, évidemment. Rarement l'une sans l'autre.
Mary-Margaret fronçait les sourcils.
- Vous êtes devenues amies ?
Devinez quoi ? Emma haussait les épaules, me laissant répondre. Étonnant !
- C'est assez récent, en fait.
- On ne dirait pas, répondait Belle French, son sourire innocent collé au visage.
Je pouvais deviner à la façon dont Emma jouer avec ses mains, à quel point elle était gêner, stresser, ou agacer.
- Quelques mois, grognait-elle finalement.
- Est-ce que vous vous êtes rencontré parce que tu es la prof du gosse ? Demandait Miss Lucas.
- Non.
Les regards se portaient ensuite sur moi, comme si j'allais ajouter quelque choses. Peut-être s'attendaient-elles à ce qu'on leur raconte notre histoire ?
- Comment, alors ? Finissait par demander Mary-Margaret, dans sa curiosité sévère.
- On s'est rencontré à un camp de vacances, répondait Emma, sourire narquois au coin des lèvres. On avait une proche commune qui nous a présenté l'une à l'autre.
Ma cousine souriait faiblement, baissait les yeux, buvait à nouveau une gorgée de son vin.
Il y avait dix ans qu'elle nous avait présenté. On se connaissait pourtant depuis seulement trois mois.
- Au fait ! S'écriait Tink. Qui vient demain ?
Je souriais à mon amie.
- Henry tient absolument à y aller. Mon Père aussi. Et Daniel s'attend à ce que ce soit une soirée fantastique. Il ne sait pas à quel point Storybrooke est nulle pour tout ce genre de chose.
Zelena se redressait à son tour.
- Je viendrai aussi.
Kathryn secouait négativement la tête.
- Non, Zelena, tu as besoin de repos. Tu ne peux pas fêter le premier de l'An alors que l'arrivée de ton bébé est prévue pour très bientôt.
- Quoi ? Je devrais rester enfermée chez moi pendant que vous vous amuser ?
- Je resterai avec toi. De toute façon, je n'aime pas ce genre de soirée organisées par Madame Blue.
Kathryn détestait se montrer en public. Plus depuis qu'elle avait divorcé de David Nolan, en tout cas. Elle qui tenait tant à me trouver quelqu'un, elle ferait mieux de se trouver l'amour pour elle-même.
À côté de moi, Emma s'était crispée en entendant le nom.
- Blue ? Répétait-elle. Elle s'occupe encore de l'orphelinat ? C'est quoi cette soirée que vous parlez ?
Alors que je m'apprêtais à lui répondre, j'étais étonnée de constater que Miss French le faisait à ma place.
- Tout les ans, Madame Blue organise une soirée à l'orphelinat pour fêter la nouvelle année. Les orphelins sont en général ravis d'avoir de la visite ce jour là. Et c'est aussi à ce moment que l'orphelinat peut récolter de l'argent.
Je la sentais perturber par cette nouvelle. Emma était orpheline. Elle comprenait sans doute ce que devait ressentir les enfants.
- Emma et moi viendront, intervenait Miss Lucas.
- Et si je ne veux pas ?
- Tu n'as pas le choix.
La belle blonde tournait la tête vers moi.
- Je ne veux pas y aller !
J'étais un peu surprise par cette réaction. Comme si j'avais le pouvoir, l'envie, le droit, d'interdire Miss Lucas de la traîner partout avec elle.
Cependant, je posais tout de même ma main sur la sienne, et lui lançais mon sourire le plus rassurant.
- Je serai là. Ce ne sera pas si terrible, tu verras. Le repas est en général très bon et l'ambiance à son comble. Les enfants préparent souvent des chansons qu'ils nous présentent pendant le repas.
Elle arquait un sourcil.
- Ça a l'air minable.
- Tu préfères passer la soirée devant ta série ?
- Non. J'avais prévu de faire quelque chose avec Elsa et Lily. Comme tout les ans.
Je la dévisageais, déstabilisée.
- Tu … Tu veux retourner à Boston ?
- Non. Je dois les invités.
- Tu pourras les invité toute la journée du lendemain ? Proposait la serveuse du Granny's.
Elle recevait un regard noir.
- J'ai promis à Lily !
- Quoi ? Cette garce qui ne s'intéressait pas du tout à toi lors de ta dépression ?
Je sentais qu'Emma fulminait, ma main toujours sur la sienne, je la pressais légèrement pour la clamer avant qu'elle ne s'énerve trop.
- Concrètement, Ruby, à part Regina, personne ne s'est occupé de moi, durant cette période.
Trop tard.
Elle se levait brusquement pour sortir de table. À mi chemin entre la sortie et nous, elle se retournait une dernière fois, les larmes aux yeux.
- Je ne veux pas revoir Blue qui m'a tant de fois réprimandé par le passé. Je ne veux pas aller dans cet orphelinat où j'ai passé les pires moments de ma vie. Je ne veux pas faire ce dîner, ce soir, avec d'anciennes amies qui ne veulent même pas de moi. Fous-moi la paix, Ruby !
Et elle sortait, des larmes roulant bel et bien sur ses joues pâles.
Comme à chaque fois que je la voyais dans cet état, mon cœur se serrait et c'était tout naturellement que je me levais pour partir à sa suite.
- Dis-lui que j'agis pour elle, Mills ! Entendais-je crier Miss Lucas.
Je n'y prêtais pas attention et sortais sans un mot.
Emma n'avait pas été loin, parce qu'elle s'était effondrée sur une chaise à l'extérieur du restaurant. Le froid me mordait la peau, mais je tentais de l'ignorer pour m'asseoir à ses côtés.
- Emma … soufflais-je tout en posant une main sous son menton, l'obligeant à relever la tête vers moi. Tu ne peux pas toujours faire ça. T'énerver contre tes amies lorsqu'ils ressassent de mauvais souvenirs. Miss Lucas veut t'aider à t'intégrer dans la ville. Elle ne voit pas le mal.
- Je n'irai pas.
- Elle ne peut pas t'y obliger. Et je comprends tout à fait tes raisons.
Elle inspirait fortement, éloignait son visage de ma main.
- Je reprends le travail dans deux jours et je suis encore si faible … Comment vais-je tenir le coup ?
Je lui souriais encore, de mon pouce, j'attrapais les dernière larmes sur son si doux visage.
- Tout le monde est faible, Miss Swan. Je suis comme toi. Qui a passé la semaine enfermée au musée pour éviter le père de son fils ? Parfois, il faut prendre sur nous et combattre nos peurs. Mais ce n'est jamais simple d'être un héro. Succomber au ténèbres est si facile … Tu vas nettement mieux, mais je pense que ce dîner n'est pas une excellente idée.
Elle acquiesçait, venait poser sa main par-dessus la mienne, sur sa joue.
Ses yeux jade étaient plantés dans les miens, interrogateur, inquiets, incertains. Que faisions-nous, au juste ? Elle était si près de moi.
Après de longues secondes, elle relâchait ma main, s'éloignant de plusieurs centimètres de moi.
- Mary-Margaret m'a fais beaucoup de mal.
- Ce n'était pas
- volontaire, me coupait-elle.
Contrairement à d'habitude, elle ne semblait pas triste. Plutôt en colère. Son ton était grave, ses yeux fixés sur la table, refusant de croiser mon regard.
- J'ai rencontré Neal Cassidy quand j'avais vingt ans. Il était plus âgé. Mais j'ai eu une sorte de coup de foudre. On s'est tout de suite entendu. Lily le détestait mais je m'en fichais pas mal. Il était tout ce que j'aimais. Ça ne faisait pas trois mois qu'on sortait ensemble lorsqu'on a décidé de partir vers Tallahassee. À Boston, il était trop près de son père. Un homme puissant qu'il détestait. Alors on est parti. Malgré la colère de Lily. Je m'en fichais. Elle ne m'importait pas. Seul Neal comptait.
Je la laissais se confier sans l'interrompre. Je savais que c'était important pour elle. Quelques semaines plus tôt elle m'avait avoué avoir jeté sa tasse de chocolat chaud sur Archibald Hopper alors qu'il voulait parler de ce cher Neal.
- Nous avons vécu cinq ans là-bas. On vivait au jour le jour. Je poursuivais mes études et lui était agent financier. On parlait même d'agrandir la famille. C'était idyllique.
J'avais mal. L'entendre parler de cette manière d'un homme me faisait mal. Et c'était d'autant plus troublant.
- Il a perdu son travail et on est revenu à Boston. C'est là que l'enfer a commencé. Il ne trouvait pas d'autres travail et je ne suis même pas sûre qu'il en cherchait vraiment. Alors il s'est lancé dans le trafic de drogues. C'était tellement angoissant. Il rentrait tout les soirs défoncés. Il …
Sa voix se brisait.
- Il me criait dessus.
Ses yeux devenaient humides et je commençais à haïr cet homme.
- C'était insupportable. Lorsqu'on voyait Elsa et Lily, on jouait le couple modèle, fou amoureux l'un de l'autre. Elles n'y voyaient que du feu. Et injustement, je leur en voulais un peu pour ça. J'avais tellement besoin d'aide.
Elle déglutissait difficilement.
- Il avait une grosse livraison pour un type dangereux. Et il ne pouvait pas gérer ça tout seul. Alors, je l'ai aidé en lui faisant promettre qu'après ça, il arrêtait tout. Le truc … C'est que j'ai adoré.
Je la dévisageais avec incompréhension. J'étais loin de m'attendre à ça.
- L'adrénaline que je ressentais en livrant cette drogue … c'était quelque chose que je n'avais jamais ressenti jusqu'à présent. J'ai goûté un peu. Mais ça ne me plaisait pas tellement. Je préférais la vendre que la consommer. C'était plus intéressant. Surtout financièrement.
Elle triturait ses mains, tournait la tête de l'autre côté, évitant à tout prix mon regard. Sans doute était-elle honteuse.
- On s'est fait prendre. Je ne m'en suis pas trop mal sortie. Seulement un an d'emprisonnement. Quant à Neal …
Une larme roulait sur sa joue. Une seule.
- Son père l'a aidé. Il est sorti indemne. Il n'est pas venu me voir une seule fois durant toute l'année. Lors des visites, Lily et Elsa disaient qu'elles n'avaient pas de nouvelles mais qu'il reviendrait sûrement à ma sortie.
Elle ravalait un rire amer.
- Un an plus tard … l'appartement était vide. Aucun meuble. Aucun mot. Rien. Il avait définitivement disparu. Emportant avec lui tout ce qu'il me restait.
Après de longues secondes de silence, alors que je réfléchissais à quoi répondre, elle poursuivait.
- Vivre à Boston était un calvaire. Alors il m'a fallu quelques mois pour prendre la décision de revenir à Storybrooke. Ma sœur me manquait terriblement. Mon frère aussi. Mais ni l'un ni l'autre ne m'ont accueillie comme je m'y attendais. À cause de moi, un trop grand fossé à été creusé. Aujourd'hui, je n'ai plus rien. Plus personne.
Je m'approchais d'elle pour la serrer dans mes bras.
- C'est faux, Emma. Je suis là pour toi.
- Je ne veux pas être un fardeau, murmurait-elle.
- Tu ne l'es pas.
Je me reculais pour encrer mon regard au sien.
- Je suis tellement heureuse d'avoir rencontré quelqu'un de si incroyable que toi. Ce Neal, je ne sais pas ce qui l'a poussé à t'abandonner. Mais je ne le ferais jamais. Il a perdu beaucoup. Tu es unique et je suis véritablement chanceuse que ce soit sur ce banc que tu te sois arrêté, il y a de cela bientôt trois mois.
- C'était mon anniversaire, soufflait-elle.
Je fronçais les sourcils.
- Pardon ?
- Le jour de notre rencontre. Le 3 Octobre. J'avais vingt-huit ans ce jour là.
Je souriais.
- Bon anniversaire très en retard, alors.
- Il a été bon, oui.
Nous échangions un sourire timide.
Mon cœur battait si vite. Il était évident qu'elle représentait beaucoup pour moi. Mais comment lui faire comprendre ça ?
La réponse se trouvait-elle sous mes yeux ? Là, sur ses fines lèvres pâles, légèrement tordus en un faible sourire. Un sourire qui disparaissait peu à peu, laissant place à une expression plus sérieuse. Je relevais les yeux dans les siens pour voir qu'elle me dévisageait avec interrogation.
En étais-je capable ? En avais-je envie ? Et elle ? Allait-elle me rejeter ?
J'approchais mon visage du sien. Son souffle rapide se mêlant au mien. Elle fermait les yeux alors que je fixais à nouveau cette bouche tentatrice.
Et alors que je ne me trouvais qu'à un ridicule petit centimètre, que je frôlais déjà ses lèvres, la porte du Granny's s'ouvrait brusquement nous faisant toutes les deux sursauter.
Tink, les yeux écarquillés, les mains tremblantes, semblait totalement affolée.
- Le bébé de Zel arrive !
Tellement de pensées auraient pu me traverser l'esprit à cet instant. Comme … « Je vais être Tata ! » Ou « Mon Dieu, Zelena doit être paniquée ! » Ou encore « Il faut aller aux urgences ! »
Et pourtant, honteusement, la première chose à laquelle je pensais était tout simplement « Seigneur, pourquoi ma sœur brise toujours mes meilleurs moments ? »
Alors alors ? Verdict ? Pas trop frustrée par cette fin ?
Je vous dis à la semaine prochaine pour le chapitre 10 intitulé You'll end up hurting her
Merci encore pour votre lecture, votre enthousiasme. Vos Reviews sont vraiment très réconfortants.
À très bientôt :)
