Je t'aime, moi non plus.
Le nom de ce chapitre est pour Merry et Estella, parque leur relation, eh bien, est comme cela. Bon, je sais, le chapitre est court, mais pas moins important, si on veut en tout cas. J'avais envie de le laissé comme cela, parque... C'est juste tout mignon tout parfait ! Lol Ce n'est pas vraiment marrant, c'est juste... Ah... ! ^^
Bref, savourez-bien hein ! Vous verrez que ça va passer vite !
Le matin, le soleil se levait, réveillant certains qui avaient dormit à la belle étoile.
-Veux dormir encore ! Se plaignit Pippin.
Il remua dans son « lit » improvisé et couvrit ses yeux avec son bras. Quelqu'un souffla à côté de lui et le força à se lever.
-Si c'est pour dormir, tu n'as qu'à rentrer chez toi ! Dit Merry.
-Au moins là-bas, il y a Diamond !
-Pippin... C'est justement pour ça qu'on est ici !
-Et Sam alors ? Pourquoi il n'est pas resté avec nous ? Dit Pippin.
-Rosie a besoin de Sam en ce moment. Répondit son cousin.
-Et moi j'ai besoin de Diamond ! Dit Pippin. Elle me manque !
Merry soupira, puis finalement, dit :
-Bon, c'est vrai que ça fait deux jours, je crois qu'on a dû couper notre dépendance depuis, non ? Elles nous ont peut-être même oublier !
En imaginant cela, Pippin allait se mettre à pleurer.
-Non, non ! Se reprit Merry qui ne voulait pas réconforter Pippin pendant une demi-heure. Je suis sûre qu'elle t'attend...
En entendant cela, Pippin s'empressait déjà de retourner chez lui, suivit d'un Merry qui se demandait s'ils n'auraient pas dû attendre plus longtemps.
Diamond attendait dehors dans le jardin de Sam ou elle et Estella avaient pris l'habitude d'attendre. Rosie avait aussi prit l'habitude de les surveiller pour qu'elles n'abiment pas le jardin de Sam. Et Sam, lui, surveillait son épouse, même s'il restait plus à l'écart comme les hobbites parlaient de chose de... De hobbites.
-S'il revient, qu'est que tu feras ? Demanda Estella à Diamond.
Diamond eut un petit sourire qui en disait long sur ce qu'elle avait prévu de faire.
-Tu es sûr qu'il sera d'accord ? Dit Estella qui donnait l'impression de lire dans les pensées de son amie. Tu sais que tu ne peux pas le forcer...
-Mais je n'ai jamais fait ! Dit Diamond.
-Je me rappelle d'une certaine scène que j'ai surprise qui me donner l'impression du contraire. Dit-elle.
-Quelle scène ? S'intéressa Rosie.
-Des choses malsaines et indécentes ! Dit Estella en imitant la voix de Sam.
Elles se mirent à rire. Sam préféra sourire en entendant cela. Il écoutait la conversation, presque contre son gré. Il faisait cela souvent, il écoutait les conversations, contre son gré...
De toute façon, elles ne continuèrent jamais cette discussion, puisque Pippin apparut, à bout de souffle comme il avait couru, devant elle. Diamond lui sauta au cou et l'embrassa. Ils restèrent un long moment comme cela, tellement long que Merry avait rattrapé son retard. Lui n'avait pas couru.
En voyant son cousin et Diamond, Merry s'attendit à la même chose de la part d'Estella. Elle s'approcha de lui et dit juste :
-Pourquoi es-tu parti si longtemps ?
Merry devint triste en imaginant qu'elle allait le « gronder ».
-Pourquoi tu n'es pas rester ici ? Idiot ! Disait Estella.
Merry se sentit mal pendant quelques secondes et puis, il remarqua qu'Estella souriait, sans raisons apparentes.
-Tu es revenu, c'est déjà ça. Se dit-elle.
Elle sourit toujours.
-Embrasse-le ! Ordonna Rosie qui les observé depuis un instant.
Comme s'ils étaient obligés d'obéir, ils le firent.
-Tu leur montres des comportements malsains ! Dit Sam qui avait « espionné » la scène.
-Ah, mon Sam ! Dit Rosie dans un soupir. Je n'en ferais plus alors, des choses « malsaines et indécentes ».
En voyant que son Sam rougissait, Rosie se mit à rire.
Ils se séparèrent, chaque petits couples voulaient être seuls pour leurs retrouvailles, ou juste être seuls, tout court. Diamond rentra chez elle avec un soupir, l'endroit semblait vide, mais dès que Pippin eut franchi la porte, elle se mit à sourire. Elle le regarda et devina à quoi il pensait.
-Tu as faim mon Pippounet ? Demanda-t-elle.
Le sourire de Pippin suffit à répondre. Diamond s'appropria la cuisine alors que Pippin l'observait, assit à une table, déjà prêt à manger.
-Me diras-tu pourquoi tu es parti ? Dit Diamond tout en coupant des légumes.
Il eut un silence, elle n'avait pas besoin de réfléchir pour savoir que Pippin réfléchissait.
-Merry m'a forcé ! Fut son excuse.
Diamond aurait pu faire remarquer qu'il pouvait refuser de le suivre mais elle se retint. Ça n'aurait fait que déclencher une dispute et ça, elle ne voulait pas. Il eut de nouveau un silence seulement Diamond était bien trop concentrée sur sa cuisine qu'elle n'y fit pas attention. Et puis d'un coup, elle s'arrêta, surprise d'avoir soudainement deux bras en plus. Pippin était derrière elle et imitaient ses gestes. Suivant ce qu'elle faisait. Elle essaya de terminer en restant concentrer mais elle ne le put pas. Pippin prenait plaisir à l'embrasser dans le cou et à passer ses mains dans ses cheveux. Ce qui n'était pas très hygiénique comme il venait juste de toucher de la nourriture. Elle s'arrêta de nouveau mais cette fois se retourna, se retrouvant en face de Pippin, dans ses bras. Elle le couvrit de baisers autant qu'elle le fut elle-même par lui. Leur étreinte dura un moment jusqu'à que Diamond ne put plus résister et déboutonna la chemise de Pippin. Celui-ci faisant la même chose avec la robe de Diamond. Ils se serrèrent, leurs peaux maintenant nus se touchaient, ils ne tenaient même plus debout. Rien ne leur servait de rester debout de toute façon.
Merry et Estella ne disaient rien. Ils se regardaient bêtement, face à face. Finalement, Estella demanda :
-Pourquoi es-tu parti ?
Elle n'aimait pas l'idée qu'il lui avait manqué, lui non plus. Cela faisait si longtemps qu'ils étaient habitués à se détester que ceux se manquaient leur étaient étranges.
-J'avais besoin de partir. Répondit Merry, ce qui n'était pas vraiment un mensonge.
-Pourquoi ? Demanda encore Estella.
-J'avais besoin de réfléchir. Dit Merry.
-Et pourquoi ? Dit Estella qui semblait un peu s'énerver de ne pas avoir une réponse claire.
-Je devais être loin de toi. Dit-il froidement.
Estella en eut le souffle coupé. Ce n'était pas tant la phrase mais la manière dont il l'avait dit. Comme si c'était une bonne chose qu'ils soient l'un de l'autre. Aucuns des deux n'auraient pu dire que c'était faux. Car ils étaient -d'une certaine manière- enfermés dans les rôles qu'ils avaient depuis l'enfance. Pourtant, Estella sentait que, quelque part, elle se devait de dire quelque chose. Qui était stupide de se faire croire que tous étaient comme avant.
-Merry... Chuchota-t-elle presque surprise par sa propre voix. Ne dis pas ça.
Merry fut surprit lui aussi, il ne s'attendait pas à cette réaction. Il pensait qu'elle se serait moquer de lui, comme elle le faisait toujours. Et à son plus grand étonnement, elle éclata en sanglot. Elle, Estella Bolger, pleurait devant lui. Celle qui était pour lui, l'exemple de la « plus forte ». Qui ne pleurait jamais, pas même quand elle avait subi les pires moqueries de sa part. La voir pleurée ainsi, devant lui, brisa quelque chose chez Merry. Il n'arrivait plus à concevoir de pouvoir se moquer d'elle. Il ne supportait pas l'idée de la voir souffrir, quelqu'un la fasse souffrir. Surtout, il s'en voulait, il l'avait fait souffrir, il ne voulait pas. Il se sentait stupide. Il voulait la protéger mais qui la protégerait de lui ?
-Je suis désolé ! S'écria-t-il désespéré, pensant qu'elle arrêterait ce supplice qu'était de la voir pleurée. Je ne voulais pas ! Je suis vraiment désolé !
Il continua de s'agiter devant elle en criant qu'il était désolé. Au bout d'un moment, les pleurs d'Estella devint un rire.
-Qui a-t-il de si drôle ? Demanda Merry pas ravi qu'elle ne le prenne pas au sérieux.
-C'est la première fois. Murmura-t-elle, ses pleurs avaient usé sa voix. Que je vois Meriadoc Brandebouc être désolé.
-C'est la première fois que je vois Estella Bolger pleurait. Dit Merry.
Estella eut un demi-sourire. Et puis, Merry la prit dans ses bras, ce qui surprit Estella. Mais elle ne dit rien, savourant sa chaleur, son odeur... Seulement, Merry y mit vite fin. Il voulait la regarder dans les yeux.
-Je suis désolé. Dit-il. Je ne voulais pas te faire pleurer... Je veux... (il eut un peu de mal à poursuivre :) Je veux que tu sois heureuse, Stella.
Cela semblait être la plus belle chose qu'on ne lui ait jamais dite. Même si c'était une phrase toute simple... Savoir que quelqu'un s'inquiétait de ce qu'elle pouvait ressentir, ce fut comme une explosion qui la submergea. De la joie peut-être, elle ne le savait pas vraiment elle-même. Toute compte fait qu'elle dit à haute voix, ne pouvant s'empêcher :
-Je t'aime Merry !
Sur le coup, Merry faillit tomber, tellement cela le surprit.
-Tu... Tu... ? Fut la seule chose qu'il arriva à dire. Moi ?
Il avait dû mal à y croire.
-Moi ? Continua-t-il. Moi le pauvre Meriadoc Brandebouc ?
-Oui. Dit-elle plutôt amusée par sa réaction. Moi, Estella Bolger, j'aime Meriadoc Brandebouc !
On aurait dit qu'on venait de lui annoncer la fin du monde. Il reprit son souffle comme venant de faire une course. Et puis, il la serra dans ses bras, plus fort cette fois. Estella sentit quelque chose d'humide dans son cou.
-Merry... ? Demanda étonnée. Tu... Tu pleures ?
-Non. Répondit faiblement alors qu'on entendait bien qu'il avait le nez bouché. Un Brandebouc ne pleure pas.
Estella sourit, elle savait qu'il pleurait, elle le sentait bien. Pourtant, elle ne dit rien, elle le laissa sans rien dire, se remettre de ses émotions dans ses bras. Elle sourit sans qu'il ne le sache.
